|
|
Hygiènes
1999 - Volume VII - n°1
15,50 €
|
Recommandations européennes pour la surveillance des infections du site opératoire
HELICS
Résumé > HELICS est un projet de collaboration européen destiné à développer
la standardisation des méthodes de surveillance en Europe. Les protocoles standards
proposés par HELICS sont basés sur les contributions du plus grand nombre
possible de réseaux de surveillance, tant nationaux que régionaux, afin
que les méthodes proposées constituent une sorte de dénominateur commun
entre ce qui est réalisé, réalisable ou tout au moins prévu dans
les différents pays concernés. Ainsi, HELICS peut être considéré
comme un réseau de réseaux. Les responsables d'HELICS ont ainsi pu s'appuyer
sur la somme considérable de connaissances déjà rassemblée par
les Centers for Disease Control (CDC) dans le cadre du programme NNIS (Système
National de Surveillance des infections nosocomiales) ainsi que sur les données
recueillies par l'OMS-EURO, en collaboration avec le Statens Seruminstitut, au moyen
des logiciels DANOP puis WHOCARE.Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien
financier de la Commission des Communautés Européennes, Direction Générale
V.Le présent document est le fruit d'un atelier qui s'est tenu à Bruxelles
les 2 et 3 décembre 1994. Les travaux préparatoires ont été coordonnés
par un petit groupe de travail composé de membres du Statens Seruminstitut de
Copenhague, du CBO d'Utrecht et de l'Institut d'Hygiène et d'Èpidémiologie
de Bruxelles. Des représentants de 9 pays européens, des représentants
de Hongrie, du CDC et de l'Association contre les Infections Opératoires, Europe,
ont participé à cet atelier.L'objet de ce projet de collaboration consiste
par essence en la surveillance et la maîtrise des infections nosocomiales au-delà
de l'établissement hospitalier en soi ou de la seule unité chirurgicale.
HELICS a pour but d'aider les coordinateurs des réseaux de surveillance, tant
au niveau national que régional, en leur proposant des protocoles grâce
auxquels ils pourront confronter leurs résultats à ceux de leurs confrères
et, dans le long terme, une base de données internationale commune qui servira
de référence et offrira des éléments de comparaison. Cette base
de données pourra également devenir un outil d'évaluation des nouvelles
mesures préventives.Ce document vise à fournir, à l'échelle de
l'Europe, une synthèse la plus complète possible des méthodes et données
relatives à la surveillance des infections du site opératoire. Les méthodes
de surveillance décrites sont susceptibles de s'appliquer dans les services
de chirurgie de manière routinière et doivent être appréhendées
dans une optique d'assurance qualité continue et non de recherche pure.Très
souvent, les critères d'intégration à un réseau local sont moins
restrictifs que ceux conditionnant la participation à une base de données
européenne. En outre, cette dernière devrait avoir une portée plus
restreinte que la surveillance locale puisqu'elle intégrera uniquement les résultats
d'une liste de procédures précise. Les conditions de participation à
une base de données internationale figurent dans la deuxième partie de
ce document. [Note de la rédaction : Le développement d'une telle base
européenne reste à faire, notamment dans le cadre de la récente décision
n°2119/98/CE du Parlement européen et du Conseil " instaurant un réseau
de surveillance épidémiologique et de contrôle des maladies transmissibles
dans la communauté »1.]Il n'a pas été possible d'arriver à
un consensus sur tous les aspects de la surveillance des infections du site opératoire
mais nous avons pu émettre un point de vue sur tous les points importants tandis
que les points controversés ont été inclus dans le protocole de base
en tant qu'options. Certaines questions sont restées ouvertes dans l'attente
d'éléments supplémentaires de la part des réseaux. Si ce document
n'est ni parfait (ce qui serait remarquable) ni définitif (ce qui serait illusoire),
l'atelier s'est révélé un succès en parvenant à unir des
représentants de 11 pays autour d'un engagement commun, celui de dépasser
les pratiques locales pour aspirer à une vision d'ensemble, plus enrichissante
que la synthèse des intérêts isolés.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Une équipe d'hygiène dans un établissement de santé mentale - Particularités du milieu psychiatrique et conséquences sur les mesures à mettre en place prioritairement
M. Eveillard - C. Manuel - M. Caer - C. Sarnel - P. Bourlioux
Résumé > Les établissements de santé mentale ont de nombreux caractères
qui les différencient des autres établissements de soins. La plupart des
soignants ont reçu une formation spécifiquement psychiatrique, peu adaptée
à la pratique de l'hygiène hospitalière. Les relations entre les différents
intervenants (patients, soignants, psychiatres) sont conditionnées par la particularité
des patients (troubles mentaux) et des structures (services ouverts et contacts directs
multiples). La population hospitalisée comprend à la fois des personnes
âgées, souvent dépendantes ou grabataires, et une forte proportion
de patients de 20 à 40 ans, souvent à risques de séropositivité
pour les virus de l'immunodéficience humaine et des hépatites (toxicomanes,
SDF). Certaines pathologies psychiatriques peuvent rendre les patients réfractaires
à toute mesure d'hygiène corporelle. Des animaux domestiques sont fréquemment
adoptés par les
patients (animaux thérapeutiques). À part les soins dentaires, les soins
dispensés ne font pratiquement pas intervenir de procédures invasives.
Toutes ces particularités exposent les patients à des facteurs de risque
d'infection différents de ceux qui sont le plus souvent rencontrés dans
les autres établissements de soins. Les actions à entreprendre prioritairement
comprennent donc à la fois des mesures communes à tous les établissements
de soins (constitution d'une équipe opérationnelle en hygiène, sensibilisation
et formation du personnel, élaboration de protocoles écrits, isolement
infectieux) et des mesures plus spécifiques à la psychiatrie : surveillance
de l'hygiène corporelle des patients, contrôle des animaux thérapeutiques,
hygiène au cabinet dentaire et prévention des hépatites virales.
Une implication plus importante des psychiatres est également souhaitable.
Hôpitaux - Psychiatrie - Hygiène.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Place de l'environnement dans l'épidémiologie hospitalière des bactéries multirésistantes
D. Talon
Résumé > Afin d'orienter les mesures de prévention de la transmission croisée
dans les établissements de soins, nous avons analysé à travers la
littérature le rôle de l'environnement hospitalier en tant que réservoir
secondaire possible de contamination des patients par les bactéries multirésistantes.
L'environnement des patients colonisés et/ou infectés par des bactéries
multirésistantes est fréquemment contaminé par celles-ci qui survivent
sur de longues périodes sur les supports inertes. Ces supports peuvent contaminer
les mains des personnels soignants.
La maîtrise de l'environnement apparaît ainsi nécessaire à la
réduction de la transmission croisée mais les mesures proposées pour
ce contrôle, telles que le bionettoyage de la chambre à la sortie du patient,
l'utilisation de matériaux à activité anti-bactérienne intrinsèque,
le port de gants pour tout personnel entrant dans la chambre qu'il soit appelé
ou non à avoir un contact direct avec le patient, n'ont pas encore été
validées dans le cadre d'une stratégie globale de prévention
des infections à bactéries multirésistantes.
Environnement hospitalier - Bactéries multirésistantes - Transmission croisée - Prévention.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Surveillance des infections nosocomiales urinaires symptomatiques dans un service de gériatrie en 1997
S. Auger - C. Fichter - A. Polo - I. Biajoux - C. Laurencin - M. Ferry
Résumé > elon la littérature, les services de gériatrie présentent un taux
d'infections nosocomiales de 10 à 20 % et une densité d'incidence de 7
à 70 infections pour 1 000 patient-jours d'hospitalisation. Les infections urinaires
représentent
le tiers de ces infections.
Aucune incidence des infections nosocomiales dans le service
de gériatrie du Centre Hospitalier de Valence n'avait été recueillie
jusqu'en 1997. Durant cinq mois, nous avons réalisé une enquête d'incidence
des infections nosocomiales urinaires symptomatiques dans ce service. Nous avons
apprécié l'importance de ces infections et dressé
une carte de l'écologie
bactérienne locale liée à celles-ci.
Chez 40 des 217 patients inclus, nous avons relevé 51 infections nosocomiales
urinaires symptomatiques, soit 3,4 infections pour 1 000 patient-jours d'hospitalisation,
ce qui est comparable aux résultats publiés dans ce domaine. Le micro-organisme
le plus fréquemment responsable était Escherichia coli.
Cette surveillance a établi un état des lieux des infections nosocomiales
urinaires symptomatiques dans ce service. Mais, avant tout, elle a été
l'occasion d'une sensibilisation et d'une information du personnel soignant sur le
risque infectieux nosocomial.
Gériatrie - Enquête d’incidence - Infection urinaire.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Pour une utilisation raisonnée des antiseptiques : effets secondaires de la Polyvinylpyrrolidone iodée
D. Ambroise - M.-F. Blech
Résumé > La Polyvinylpyrrolidone iodée est un antiseptique précieux pour la prévention
des infections nosocomiales en raison de son large spectre d'action. Elle est utilisée
en milieu chirurgical à toutes les étapes des interventions. Le recours
à des antiseptiques sans souci de la dose appliquée peut cependant favoriser
l'apparition d'effets indésirables. Dans le cas de la Polyvinylpyrrolidone iodée,
des phénomènes irritatifs locaux ont été décrits. Sur les
plaies, une toxicité cellulaire responsable d'un retard de cicatrisation est
à craindre à la concentration usuelle du produit. Des réactions d'hypersensibilité
ont également
été observées, qui s'expriment à un niveau local ou général.
L'absorption de l'iode, favorisée par une fragilité ou une rupture de la
barrière cutanéo-muqueuse, conduit à une augmentation des concentrations
sériques qui peut provoquer des anomalies de la fonction thyroïdienne.
A très fortes doses, des désordres métaboliques et des troubles de
la fonction rénale pourraient également être observés. Ces effets
indésirables rapportés dans la littérature doivent inciter les utilisateurs
à une réflexion sur les indications de ce produit, sur les doses à
appliquer et sur la traçabilité de ce traitement.
Polyvidone iodée - Antiseptiques - Effets indésirables.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
1999 - Volume VII - n°4
15,50 €
|
Bilan de 17 mois de surveillance microbiologique d'un laveur-désinfecteur d'endoscopes
F. Chavoix - I. Secher - J.-F. Trolese - G. Bou - E. Da Cunha - S. Alvarez - J.-C. Texier - F. Carreau
Résumé > En 1997, le centre hospitalier d'Angoulême a fait l'acquisition d'un laveur-désinfecteur
d'endoscopes destiné au service de gastro-entérologie.Lors de son installation,
un protocole de surveillance du fonctionnement de l'appareil a été instauré.
Les contrôles consistent en un prélèvement mensuel des différents
types d'eau utilisés et en un prélèvement hebdomadaire d'un fibroscope
pris au hasard.Les résultats mettent en évidence une contamination importante
par du P. aeruginosa de l'eau utilisée pour les phases de nettoyage, rinçage
intermédiaire et désinfection. En revanche, l'eau servant au rinçage
final des endoscopes est bactériologiquement propre. Les résultats concernant
les fibroscopes sont satisfaisants.Cette contamination de l'eau est la conséquence
de la conception du circuit hydraulique de l'appareil qui ne peut pas être totalement
désinfecté par le cycle d'autodésinfection. Ceci va à l'encontre
du point 3 de la lettre circulaire du 15 juillet 1998. Ce texte confirme la nécessité
de surveiller le fonctionnement de ce type d'appareil, mais ne donne pas de précision
sur la fréquence, les modalités techniques et l'interprétation des
résultats de la surveillance.
Laveur-désinfecteur d’endoscopes - Surveillance - Eau - Circuit hydraulique.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Évaluation d'une procédure de fabrication de solutés de nutrition parentérale dans une unité de réanimation néonatale
Nkouwap - A. Elgellab - I. Noyon - C. Adjidé - JM. Perez - L. Merault - C. Berchel
Résumé > Un audit de la fabrication des solutés de nutrition parentérale pour nourrissons
par les infirmières a été réalisé au sein d'une unité
de réanimation néonatale. Le taux de contamination des solutés a également
été évalué et une enquête d'incidence des infections sur
cathéter central a été réalisée. La fabrication était
basée sur un système clos de transfert aseptique des nutriments via des
perfuseurs et une rampe de robinets. Ce système n'était pas validé
et la fabrication ne répondait pas aux exigences de base des Bonnes Pratiques
de Fabrication.
Néanmoins, le taux de contamination observé était de 4,04 %, comparable
à ceux obtenus sous hotte à flux laminaire. Le taux d'incidence des infections
(10,1 pour 1 000 cathéter-jours) était dans
la fourchette des taux rencontrés dans les unités de soins intensifs pédiatriques.
Aucune de ces infections ne pouvait être attribuée à la contamination
des solutés.
Cette surveillance n'a duré que trois mois. Or, les infections sur cathéter
dues à la contamination des solutés sont rares mais sporadiques. La qualité
bactériologique et galénique des solutés ne peut être garantie
que par des mesures d'assurance qualité.
Nous avons ainsi proposé des mesures correctives à court terme : local
à atmosphère contrôlée ; procédures écrites de fabrication,
de nettoyage, de contrôle ; traçabilité des lots fabriqués ;
formation et évaluation du personnel. Á moyen terme, une unité centralisée
sous responsabilité pharmaceutique est nécessaire.
Audit - Fabrication – Solutés - Nutrition Parentérale - Nourrissons.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Marqueurs moléculaires en quête de bactéries nosocomiales épidémiques
F. Grattard - B. Pozzetto
Résumé > La prise en charge des épidémies nosocomiales est un objectif prioritaire
de la lutte contre les infections acquises en milieu hospitalier. Face à une
épidémie probable non contrôlée par des mesures d'hygiène
standard, il est important dans certains cas d'identifier une source potentielle
commune de contamination, dans l'environnement ou chez le personnel soignant, afin
d'assurer la mise en place de mesures efficaces pour contrôler l'épidémie.
L'épidémiologie hospitalière a pour but de différencier les cas
sporadiques d'infection des cas épidémiques et d'identifier les facteurs
de risque d'infection et de transmission des agents pathogènes.
La stratégie visant à déceler, investiguer et maîtriser une épidémie
associe la mise en place obligatoire de nouvelles procédures d'hygiène
ou leur amélioration, l'épidémiologie descriptive et analytique des
cas, l'exploration microbiologique des réservoirs potentiels de contamination,
et le typage des agents pathogènes incriminés. Ce dernier volet est l'objet
du présent article. A travers trois exemples courts tirés de notre expérience,
nous souhaitons montrer l'apport des marqueurs moléculaires explorant l'ensemble
du génome bactérien dans l'investigation des épidémies nosocomiales.
Epidémie - Infection bactérienne noso-comiale - Epidémiologie moléculaire - Ribotypie - Amplification aléatoire - Electrophorèse en champ pulsé.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Bactériémies nosocomiales dans les unités de moyen et de long séjour : résultats du réseau de surveillance de l'Est de la France
O. Bajolet - Laudinat - V. Bussy-Malgrange - M. Jebabli - S. Gayet - Réseau Bactériémie C.CLIN Est
Résumé > Les résultats de l'épidémiologie
des bactériémies nosocomiales
des unités de moyen et de long séjour ont été extraits de la
base de données du réseau de surveillance mis en place dans le cadre du
réseau C.CLIN Est. Les lits de moyen et de long séjour représentaient
22,7 % des lits des établissements de soins ayant participé à la surveillance.
L'étude des 197 épisodes bactériémiques recensés au cours
de trois périodes, totalisant 11 mois entre juin 1996 et avril 1997, montre
une part de contamination au sein des hémocultures positives de 19,3 % (n=38),
10,7% de bactériémies communautaires (n=21) et 70 % de bactériémies
nosocomiales (n=138). L'âge médian de la population était de 84 ans.
La durée d'hospitalisation précédant l'épisode bactériémique
variait de 0 à 2 437 jours avec une médiane à 51 jours. La porte d'entrée
la plus fréquente pour les bactériémies nosocomiales était urinaire
dans 46 % des cas (n=64). La répartition des micro-organismes montrait une prédominance
des entérobactéries (50 %) puis des cocci à Gram positif (38,4 %).
La résistance aux antibiotiques des principales bactéries responsables
de bactériémies nosocomiales était importante puisque 75 % des Staphylococcus
aureus étaient résistants à la méticilline et que 52,1 % des
souches d'E. coli étaient résistantes à l'amoxicilline. Ces résultats
montrent l'intérêt d'axer les mesures de prévention sur le site urinaire
dans les unités de moyen et de long séjour, afin d'éviter ces complications
rares mais graves que sont les bactériémies nosocomiales.
Bactériémie - Moyen séjour - Long séjour - Surveillance.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
1999 - Volume VII - n°5
15,50 €
|
Antisepsie et désinfection :étapes et principes pour l'élaboration de protocoles
A.-F. Pauchet-Traversat
Résumé > Dans le domaine de l'antisepsie, les données de la littérature scientifique
ne manquent pas même s'il n'existe pas actuellement de recommandations internationales.
Portées à la connaissance des utilisateurs, ces informations leur permettraient
d'utiliser les antiseptiques et les désinfectants à bon escient en respectant
leurs conditions d'emploi.Un des moyens de traduire ces connaissances en actions
est leur diffusion sous la forme d'un document de référence.L'intérêt
d'un tel document décrivant ce qui doit être fait, qui doit le faire, quand,
où et comment cela doit être fait, quels matériels, équipements
et documents doivent être utilisés, comment enregistrer des informations
d'exécution et de suivi, n'est plus à démontrer même si la portée
de ces références écrites est parfois limitée.Ces références
écrites, applicables au quotidien, sont nécessaires lorsque les soignants
au sens large adoptent des conduites différentes face à une situation identique.
Divergences qui ne peuvent se justifier uniquement par des différences en terme
de contexte ou de caractéristiques du patient ou du soignant.Il s'agit par exemple
d'une fiche technique ou d'un protocole de soins fondés sur l'analyse de la
littérature, des recommandations de bonnes pratiques et/ou un consensus . Parfois,
de simples rappels de bonne pratique sont suffisants.Mais avant de choisir un type
de formalisation en guise de solution, il convient de définir le problème
clinique considéré ou la situation que l'on souhaite améliorer.Si
nous restons dans le champ de l'asepsie, il peut s'agir de la prévention des
maladies infectieuses transmissibles.Cela peut sembler déconcertant si l'on
observe la problématique dans son ensemble. Un des moyens de trouver plus aisément
des solutions à cette problématique est de la scinder en questions plus
précises .Les domaines de l'asepsie susceptibles de bénéficier d'une
élaboration de documents de référence peuvent être l'antisepsie,
la désinfection et la stérilisation. Ces trois composantes, considérées
par de nombreux auteurs comme indissociables, sont complémentaires dans une
stratégie préventive. Le protocole de soins permettra par exemple de les
situer les unes par rapport aux autres et de montrer leurs complémentarités,
leurs particularités, ou de décliner au sein de chacun de ces domaines
une stratégie spécifique.
Protocole - Fiche technique - Antiseptie - Désinfection - Evaluation
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Bilan de la mise en concurrence 1998-2000 des antiseptiques et des désinfectants à l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP)
O. Bourdon - P. Paubel - D. Verjat - F. Vincent - J.-C. Darbord - I. Renaux
Résumé > L'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris a mis en place un processus de contrôle
qualitatif et quantitatif des antiseptiques et des désinfectants. Le principe
d'une mise en concurrence pour trois ans a été retenu, et un cahier des
charges a été établi pour présenter aux fournisseurs la classification
adoptée, les exigences microbiologiques et toxicologiques, les besoins quantitatifs
pour les produits en fonction de leur utilisation. L'étude scientifique a reposé
sur la vérification des exigences techniques (normes AFNOR, CEN, études
toxicologiques) et réglementaires sur la base de l'analyse détaillée
des dossiers.Des analyses microbiologiques et physico-chimiques ont été
réalisées par les laboratoires de contrôles de la Pharmacie Centrale
des Hôpitaux pour valider les produits présentés. Puis une réunion
avec des représentants des utilisateurs hospitaliers a permis de définir
une liste « positive » de produits pouvant être retenus. Enfin, une
étude économique a été effectuée afin de retenir les produits
les mieux-disants en privilégiant la qualité des soins.
Cette mise en concurrence a permis de réaliser environ 1,5 million de francs
d'économies par rapport à 1997, pour un budget annuel prévisionnel
de 26 millions de francs.
Antiseptiques - Désinfectants - Cahier des charges - Pharmaco-économie - Coût
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Les méthodes d'entretien des sols et des surfaces en milieu hospitalier
D. Soulier - J.-C. Labadie
Résumé > L'entretien des locaux des établissements de soins a pour premier objectif d'assurer
un état de propreté. Le deuxième objectif est de participer à
la maîtrise du risque infectieux environnemental. Une classification des locaux
selon ce risque doit permettre d'établir des niveaux d'exigence en ce qui concerne
les méthodes d'entretien, les produits utilisés et la périodicité
des procédures.Les techniques d'entretien se classent en trois catégories
: techniques de dépoussiérage,
de lavage et de traitement des sols. Les produits utilisés sont de trois types
: détergents, désinfectants et détergents-désinfectants.Les exigences
souhaitables selon le type d'activité et le taux d'occupation permettront d'établir
un calendrier d'entretien. Ces exigences doivent faire l'objet d'une discussion interne
à l'établissement entre hygiénistes, comités de lutte contre
les infections nosocomiales, conseillers techniques et responsables d'entretien.
Entretien - Nettoyage - Locaux - Sols - Surfaces - Désinfections
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Enquête de prévalence des infections en milieu psychiatrique - Utilisation d'un questionnaire spécifique et dépistage systématique des infections urinaires
M. Eveillard - C. Manuel - M. Caer - M. Mounier - S. Antier - C. Sarnel - M. Sace - M. Vial - L. Boucat - P. Bourlioux
Résumé > La plupart des enquêtes de prévalence réalisées en psychiatrie
utilisent des questionnaires qui ne tiennent pas compte des particularités des
patients de ces établissements. Notre objectif a donc été d'évaluer
l'intérêt de l'utilisation d'un questionnaire spécifique, élaboré
et validé par le CLIN de notre hôpital. Les principales particularités
de ce questionnaire portaient sur les conduites à risque potentiel d'infection
en psychiatrie et l'utilisation de médicaments à forte activité anticholinergique.
De plus, un dépistage systématique des infections urinaires par bandelette
réactive a été demandé pour tous les patients. Le taux de prévalence
des infections a été de 6,2 (2,6 % d'infections cliniques et 3,6 % d'infections
urinaires asymptomatiques). Si l'on ne considère que les patients pour lesquels
une bandelette réactive a été effectivement réalisée (73
%), le pourcentage de patients non sondés atteints d'infections urinaires était
de 5,3 %. Pour l'ensemble des infections, les principaux groupes à risque étaient
les porteurs de plaies cutanées (14,8 % vs. 4,7 % ; p < 0,01), les patients
ayant des conduites alimentaires anormales (11,9 % vs. 4,7 % ; p < 0,02) et les
patients débilités (26,3 % vs. 5,1 % ; p < 0,001). Les patients de plus
de 50 ans et les patients sous anticholinergiques constituaient les groupes à
risque d'infection urinaire chez les sujets non sondés. L'utilisation d'un questionnaire
adapté nous a permis d'identifier des indicateurs épidémiologiques
pour la surveillance des infections. Cependant, même si une expression clinique
peut être difficile à retrouver chez des patients fortement sédatés,
l'intérêt de dépister systématiquement les infections urinaires
asymptomatiques doit être évalué (étude des facteurs de virulence
des souches concernées, fréquence de survenue d'infections à expression
clinique chez ces patients).
Psychiatrie - Prévalence - Méthodologie - Infections urinaires
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Recommandations pour l'entretien des incubateurs
M.-N. Adam - D. Bloc - E. Breme - C. Casenave - A. Dufetelle - V. Ferry - L. Freslon - C. Hamrouny - A. Lehnert - F. Lointier - S. Lopez - O. Marchand- S. Marchand - C. Mourens - H. Pioche - C. Pistilli - F. Tendero - A.-M. Tissier - N. Van Der Mee-Marque
Résumé > Certains éléments de l'incubateur constituent une source de contamination
de l'environnement du nouveau-né : en particulier l'eau du réservoir du
bac, le matelas, l'habitacle et les hublots. La prévention du risque de contamination
de l'environnement du nouveau-né nécessite une organisation rigoureuse
des soins au quotidien, l'entretien journalier de l'incubateur en présence de
l'enfant, et une désinfection périodique de l'incubateur. Sous la responsabilité
de l'infirmière ou de la sage-femme, l'entretien des incubateurs constitue une
activité quotidienne des unités de néonatalogie. Les pratiques sont
diverses, et les produits utilisés peuvent présenter des risques de toxicité
vis-à-vis des nouveau-nés. Afin de standardiser les pratiques, sur la base
de travaux bibliographiques et du consensus du groupe pour les points qui n'ont pas
fait l'objet de publications scientifiques, un groupe de travail régional a
élaboré les recommandations qui constituent cet article.
Incubateurs - Entretien - Néonatalogie - Désinfection
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
1999 - Volume VII - n°2
15,50 €
|
Recommandations européennes pour la surveillance des infections nosocomiales dans les unités de réanimation
HELICS
Résumé > HELICS est un projet de collaboration européen destiné à standardiser
les méthodes de surveillance en Europe. Les protocoles standards proposés
par HELICS sont basés sur les contributions du plus grand nombre possible de
réseaux de surveillance tant nationaux que régionaux afin que les méthodes
proposées constituent une sorte de dénominateur commun entre ce qui est
réalisé, réalisable ou au moins prévu dans les différents
pays concernés. Ainsi, HELICS peut être considéré comme un réseau
de réseaux. Les responsables d'HELICS ont pu s'appuyer sur la somme considérable
de connaissances déjà rassemblées par les Centers for Disease Control
(CDC) dans le cadre du programme NNIS (Système National de Surveillance des
infections nosocomiales) ainsi que sur le travail réalisé dans le cadre
du projet EURONIS au début des années 90.Le présent document est le
fruit d'ateliers qui se sont tenus à Amersfoort (Pays-Bas) les 5 et 6 mai 1995
et à Lyon, les 13 et 14 octobre de la même année. Les travaux préparatoires
ont été coordonnés par un petit groupe de travail composé de
membres du CBO d'Utrecht (Pays-Bas) et du CCLIN Sud-Est à Lyon. Des représentants
de 14 pays de l'Union Européenne, de Hongrie, du CDC, de l'Association pour
la Lutte contre les Infections Nosocomiales au Royaume-Uni et enfin de l'Association
Euro-péenne de Médecine d'Urgence ont participé aux ateliers.L'objet
de ce projet de colla-boration consiste par essence en la surveillance et la maîtrise
des infections nosocomiales au-delà de l'établissement hospitalier en soi
ou de la seule unité de réanimation. HELICS a pour but d'aider les coordinateurs
des réseaux de surveillance, tant au niveau national que régional, en leur
proposant des protocoles grâce auxquels ils pourront confronter leurs résultats
à ceux de leurs confrères et, dans le long terme, une base de données
internationale commune qui servira de référence et offrira des éléments
de comparaison. Cette base de données pourra également devenir un outil
d'évalua-tion des nouvelles mesures préven-tives.Ce document vise à
fournir, à l'échelle de l'Europe, une synthèse la plus complète
possible des méthodes et données relatives à la surveillance des infections
nosocomiales dans les unités de réanimation (UR). Les méthodes de
surveillance décrites sont susceptibles de s'appliquer dans les services de
réanimation de manière routinière et doivent être appréhendées
dans une optique d'assurance qualité continue et non de recherche pure.Très
souvent, les critères d'intégra-tion à un réseau local sont moins
restrictifs que ceux condition-nant la participation à la base de données
européenne. En outre, cette dernière devrait avoir une portée plus
res-treinte que la surveillance locale puisqu'elle intégrera uniquement les
résultats d'une liste précise de patients et d'infections.Il n'a pas été
possible d'arriver à un consensus sur tous les aspects de la surveillance des
UR mais nous avons pu émettre un point de vue sur tous les points importants
tandis que les points controversés ont été inclus dans le protocole
de base en tant qu'options. Certaines questions sont restées ouvertes dans l'attente
d'éléments supplémentaires de la part des réseaux. Si ce document
n'est ni parfait ni définitif, l'atelier s'est révélé un succès
en parvenant à unir des représentants de 14 pays autour d'un engagement
commun, celui de dépasser les pratiques locales pour aspirer à une vision
d'ensemble, plus enrichissante que la somme des intérêts isolés.Ce
projet a pu voir le jour grâce au soutien financier de la Commission des Communautés
Européennes, Direction Générale V.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Place et efficacité de l'antisepsie et de la désinfection dans la transmission croisée de Staphylococcus aureus méticillino-résistant dans deux services hospitaliers<
P. Bailly - P. Minary - C. Marguet - M.-J. Sauvageot - I. Vieille - A.-M. Chareton - B. Mulin - R. Leprat - V. Devaux - A. Penfornis - D. Talon
Résumé > Afin d'orienter les mesures de prévention de la colonisation croisée par
Staphylococcus aureus méticillino-résistant, nous avons mesuré le
taux de contamination de l'environnement dans deux services à forte prévalence
de colonisation cutanée et la prévalence du manuportage ainsi que du portage
chronique chez le personnel soignant. L'isolement technique et la décolonisation
des sites positifs (nez et/ou plaies) étaient pratiqués vis-à-vis
de tous les patients positifs à l'admission. Un suivi hebdomadaire des patients
permettait de mesurer le taux d'acquisition et l'efficacité de la décolonisation.
Une détection du portage nasal chez le personnel était réalisée
ainsi que des empreintes bactériologiques des mains. Enfin des prélèvements
d'environnement étaient réalisés sur différents sites dans les
chambres des patients intégrés dans l'étude. La prévalence de
la colonisation à l'admission était de 4,5 % patients admis et l'incidence
de la colonisation acquise a été de 0,3 %. La décolonisation nasale
par mupirocine a été efficace chez six des sept patients évaluables
alors que la décolonisation cutanée sur plaie par AMUKINE® ne l'a
été que chez deux des sept patients. Aucun prélèvement nasal
n'était positif mais 8,3 % des empreintes de mains étaient positives, dans
un cas sur deux sans aucun contact avec les patients. Six chambres sur sept occupées
par des patients porteurs étaient contaminées sur un total de neuf sites.
En conclusion, si le personnel soignant ne représente pas un réservoir
de contamination, par contre l'environnement peut jouer le rôle de réservoir
secondaire à l'origine de la transmission croisée de SAMR.
Staphylococcus aureusméticillino-résistant - Environnement hospitalier - Transmission croisée - Prévention.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Les blattes et l'hygiène hospitalière
P. Denis - O. Meunier - M. Bientz
Résumé > Simples nuisances répugnantes ou réels vecteurs de maladies infectieuses,
les blattes sont omniprésentes dans notre environnement familial et professionnel.
La littérature nous permet de faire le point sur les connaissances des blattes
et leur responsabilité éventuelle dans la dispersion des bactéries
potentiellement pathogènes pour l'homme. Deux épidémies hospitalières
imputables aux blattes ont été décrites. La lutte contre ces insectes
est une nécessité dans les structures hospitalières, afin de supprimer,
notamment, la dissémination passive des germes pathogènes.
Blattes - Vecteurs - Epidémies - Hygiène hospitalière.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Évaluation des pratiques en hygiène hospitalière dans les établissements de santé mentalede l'inter-région Paris-Nord
S. Maugat - Z. Kadi - P. Astagneau - G. Brücker - Groupe de travail "hygiène en psychiatrie " du C.CLIN Paris-Nord
Résumé > Afin de sensibiliser les personnels soignants aux problèmes d'hygiène hospitalière
et de faire un état des lieux de l'hygiène générale, une évaluation
des pratiques a été réalisée par auto-questionnaire, de mai à
juin 1997, parmi trente établissements de santé mentale de l'inter-région
Paris-Nord, représentant 447 unités intra-hospitalières. Un tiers
des établissements ne disposait pas de CLIN, de référents en hygiène
ou d'infirmières hygiénistes. 57 % disposaient de protocoles écrits
de nettoyage et de décontamination des instruments médico-chirurgicaux.
45 % des unités pratiquaient la désinfection terminale, hors maladies à
déclaration obligatoire. Le port de gants pour l'entretien des locaux était
systématique dans 58 % des unités. Environ 30 % des unités fonctionnelles
ne disposaient pas de protocoles écrits pour l'évacuation des déchets
hospitaliers. La moitié des unités n'observait pas les bonnes pratiques
de stockage et de distribution des repas. Une surveillance des accidents d'exposition
au sang et des protocoles de conduite à tenir étaient en place dans la
plupart des établissements, mais les précautions universelles n'étaient
connues que dans 46 % des unités. La couverture vaccinale du personnel soignant
contre l'hépatite B était encore insuffisante.Cette évaluation montre
que les établissements de santé mentale connaissent les bonnes pratiques
en hygiène, mais certaines réglementations ou recommandations d'experts
demeurent insuffisamment respectées. Ainsi, les moyens de prévention de
la transmission de virus (VHB et VHC) sont encore peu connus.
Évaluation - Hygiène hospitalière - Psychiatrie.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Conditions d'utilisation des réfrigérateurs dans les unités de soins d'un centre hospitalier universitaire
C. Jolivel - O. Gerbouin - A.-M. Rogues - J.-C. Labadie - J.-P. Gachie
Résumé > L'objectif de cette étude est de faire le point sur les conditions d'utilisation
des réfrigérateurs dans les unités de soins d'un centre hospitalier
universitaire. L'enquête a porté sur les températures, la nature des
produits conservés et l'entretien de 226 réfrigérateurs. Elle a montré
que dans 75 % des cas, la température dépassait alors que la température
conseillée est de 4°C. Les services ne tiennent parfois pas compte de la
nature des produits alors qu'il est préférable de ne pas les mélanger
afin de respecter non seulement une température spécifique de conservation
mais aussi pour éviter une éventuelle contamination croisée. De plus,
40 % des services réalisent un nettoyage insuffisant de leurs appareils avec
des périodes d'un mois ou plus sans aucun entretien. Cependant, dans la moitié
des services, la nature des produits de nettoyage est adaptée à un entretien
correct des réfrigérateurs qui comprend l'utilisation d'un détergent
et d'un désinfectant, soit séparément soit simultanément dans
un produit unique. Après information du personnel, la mise en place d'un protocole
de surveillance et d'entretien régulier des réfrigérateurs a permis
un meilleur contrôle de la chaîne du froid et a contribué ainsi à
l'amélioration des règles d'hygiène à l'hôpital.
Réfrigérateur - Température - Entretien - Nettoyage - Hygiène.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Les risques infectieux associés aux traitements corticoïdes et immunosuppresseurs des maladies inflammatoires chroniques
T. Zenone - S. Durupt - I. Durieu - D. Vital Durand
Résumé > Les infections sont une cause importante de morbidité et de mortalité des
patients atteints de maladies inflammatoires chroniques (connectivites, vascularites,
entérocolopathies inflammatoires...). L'une des causes principales des infections
sévères rencontrées chez ces patients est l'utilisation des traitements
glucocorticoïdes ou immunosuppresseurs au long cours.
Dans la première partie de cet article, nous discutons les propriétés
immunosuppressives des glucocorticoïdes et les différentes infections bactériennes,
virales, fongiques ou parasitaires rencontrées au cours des traitements prolongés
par glucocorticoïdes. La seconde partie concerne les complications infectieuses
associées aux immunosuppresseurs : agents cytotoxiques (cyclophosphamide, azathioprine,
methotrexate) et cyclosporine. Dans la troisième partie, nous discutons l'intérêt
des prophylaxies primaires notamment en ce qui concerne la pneumocystose, la tuberculose
et l'anguillulose.
Glucocorticoïdes - Immuno-suppresseurs - Tuberculose - Pneumocystose - Prophylaxie.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
1999 - Volume VII - n°6 Thèmatique L'isolement en pratique
20,00 €
|
Les Articles ne sont pas disponibles au téléchargement pour les thématiques
|
|