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Hygiènes
2000 - Volume VIII - n°5
15,50 €
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Etude épidémiologique des infections cutanées et/ou muqueuses dans un établissement de soins de suite et de réadaptation, et de soins de longue durée
L. Laplace -F. Riou1 - G. Herengt - F. Lohezic - C. Cattenoz - P. Jouanny
Résumé > Suite aux résultats d'une étude de prévalence menée en
1995 dans un service de soins de longue durée et de soins de suite et de réadaptation
de Rennes, une enquête a été menée pour mieux connaître
les spécificités cliniques de cette population, évaluer le taux d'incidence
et les caractéristiques des infections cutanées et/ou muqueuses, et en
identifier les facteurs de risque. Au cours des 16 mois de l'étude, 1172 personnes
ont été incluses et ont fait l'objet d'un suivi de cohorte. Chaque patient
ayant une infection cutanée a été apparié à un témoin.
Un recueil d'information complémentaire rétrospectif a été effectué
pour chacun de ces cas. La moyenne d'âge était de 82,6 ans pour une population
féminine à 69,1%. 104 infections cutanées et/ou muqueuses ont été
recensées, soit un taux d'incidence globale de 0,95 infections pour 1000 jours
d'hospitalisation. L'aspect le plus fréquent était les lésions suintantes
des plis. Les deux germes les plus fréquents étaient S. aureus et C. albicans.
L'immunodépression était le seul facteur favorisant significativement les
infections identifiées. Les résultats n'ont pas permis de mieux cibler
la population à protéger des infections cutanées. Cette prévention
restera générale, basée sur l'hygiène et la lutte contre les
facteurs favorisants communément admis.
Infections cutanées - Personnes âgées - Long Séjour - Moyen Séjour - Facteurs de risque - Epidémilogie
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Infections urinaires nosocomiales : suivi d'incidence et évaluation des pratiques de sondage lors de la mise en place d'un nouveau protocole
L. Casenave - J. Prevost - A. Berges - M. Barrere - A. Dakar - M.-P. Labernadi - M. Capet - A. Djihoud
Résumé > Durant huit mois, une surveillance des infections nosocomiales urinaires
chez les patients sondés a été réalisée dans un service
de Neurologie au cours de deux périodes se situant avant et après une formation
du personnel à un nouveau protocole et à l'utilisation d'un nouveau matériel
de sondage. Lors de la deuxième période, les résultats montrent une
diminution de la durée de sondage et de l'incidence des infections urinaires
nosocomiales. Au-delà de ces résultats positifs, la surveillance a permis
la sensibilisation du personnel au risque infectieux nosocomial et la recherche d'une
meilleure prévention des infections urinaires chez les patients sondés.
Au terme de cette étude, une observation des pratiques a permis d'identifier
les points qui restent à améliorer.
Infections urinaires - Infections nosocomiales - Incidence - Sondage urinaire
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Etats septiques ante mortem et soins de conservation : quelles précautions pour quels risques ?
E. Rivollier - Ph. Berthelot
Résumé > L'objectif de cette étude était d'évaluer le risque de contamination
microbiologique des opérateurs et de l'environnement au cours des soins de conservation
post mortem.
En premier lieu, les dossiers médicaux et les certificats de décès
de 150 patients décédés en établissements de soins ont été
examinés pour déterminer la proportion de patients présentant un état
infectieux ante mortem. Dans un second temps, un questionnaire relatif aux conditions
matérielles et à l'hygiène de la réalisation des soins de conservation
a été rempli par des thanatopracteurs pour 100 patients pris en charge.
Les résultats obtenus montrent à la fois la fréquence des états
septiques ante mortem et l'insuffisance des précautions d'hygiène sur les
lieux de réalisation des soins post mortem. Une meilleure connaissance du statut
infectieux des patients décédés est donc indispensable pour permettre
d'adopter des précautions permettant de minimiser le risque de dissémination
d'agents pathogènes au cours des soins de conservation.
Soins de conservation - Risque professionnel - Infection - Marériel et équipement
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Sites implantables- Suivi prospectif des complications infectieuses et non infectieuses
A.-L. Darlay - R. Girard - C. Réat - L. Morandat - J. Fabry
Résumé > Un suivi prospectif des complications infectieuses, ou non, liées aux sites
implantables posés et suivis dans huit services du Centre Hospitalier Universitaire
Lyon-Sud a été réalisé du 1/1/96 au 31/12/97, après la mise
en place d'un protocole de soins proposant une asepsie simplifiée après
cicatrisation.
549 sites implantables ont été posés chez 530 patients. L'indication
principale était la chimiothérapie (94,5 %). 239 complications ont été
observées (0,43 par site, 3,4 pour 1 000 jours-cathéter) : absence de reflux
(82), obstructions (39), inflammations (25), infections (17, 0,031 par site, 0,24
pour 1 000 jours-cathéter), diffusions (15), autres (61). 209 sites ont subi
une ablation. Les motifs ont été : décès (133), fin d'usage (37),
infection (13), obstruction (12), désadaptation du cathéter (4), non précisé
(10).
Par rapport à des études réalisées dans des populations comparables,
le taux de complications non infectieuses est élevé (1,9 pour 1 000 jours-cathéter),
mais celui des complications infectieuses (0,24 pour 1 000 jours-cathéter) est
proche des meilleurs résultats publiés (0,21 et 0,23). Ce résultat
montre qu'un allégement des mesures d'asepsie après cicatrisation est possible.
Site implantable - Complication - Infection - Epidémiologie
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Hygiène en radiologie interventionnelle : présentation d'un guide de bonnes pratiques
N. Baffoy-Fayard - M. Aggoune - P. Astagneau - L. Averso
Résumé > En 1997, deux études réalisées dans les services de radiologie interventionnelle,
l'une par le C.CLIN Paris-Nord et l'autre par l'équipe de radiologie vasculaire
de Strasbourg, en collaboration avec le C.CLIN Est, ont mis en évidence des
dysfonctionnements et des insuffisances en matière d'hygiène. Le C.CLIN
Paris-Nord a réuni un groupe de travail constitué de radiologues, de manipulateurs
de radiologie, d'infirmières et d'hygiénistes afin d'élaborer un guide
de bonnes pratiques de l'hygiène en radiologie interventionnelle.
Ce guide a été construit à partir de la réglementation en vigueur,
des conférences de consensus ou d'experts, des évaluations ou des études
disponibles, ayant montré ou non un bénéfice en terme de risque infectieux.
Le groupe de travail a également formulé des recommandations lorsqu'aucune
documentation n'était disponible. L'ensemble des recommandations a été
hiérarchisé selon les critères de preuves en terme de risque infectieux.
Radiologie interventionnelle - Service hospitalier de radiologie - Infections nosocomiales - Prévention - Précautions standard - Architecture
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Hygiènes
2000 - Volume VIII - n°4
15,50 €
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Evaluation d'un programme de formation du personnel soignant sur les bactéries multirésistantes par un audit des connaissances
M. Eveillard - M.-H. Fave - M. Gresanleux - M. Henicque - B. Major, B. Weibel - D. Cornet - F. Eb
Résumé > Objectif : Dans le cadre de la maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes
(BMR), un programme de formation sur ce thème, basé notamment sur des ateliers
d'information, a été mis en place par l'unité d'hygiène du CHU
d'Amiens. Notre objectif a été d'évaluer ce programme par un audit
des connaissances. Méthodes : Cet audit a comparé des unités où
avait eu lieu un atelier à d'autres où aucun atelier n'avait été
organisé. Dans chacun des deux groupes, 15 unités ont été tirées
au sort.
Résultats : Parmi les personnes interrogées, le lavage des mains n'a pas
été cité comme moyen de maîtrise des BMR dans 17,9 % des cas.
La signalisation est apparue peu connue (citée par moins d'une personne sur
cinq). Cependant, les résultats comparatifs sont encourageants. En effet, dans
les services où un atelier avait été réalisé et dans ceux
plus souvent confrontés aux BMR, les connaissances des personnes interrogées
étaient meilleures.
Conclusion : Des lacunes importantes persistent (méconnaissance de la signalisation
et des solutions hydro-alcooliques). Une modification du programme de formation en
remplaçant les ateliers par la formation de " correspondants BMR "
dans chaque unité de soins est envisagée.
Evaluation - Connaissances - Formation - Personnel hospitalier - Bactéries multirésistantes
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Staphylococcus aureus résistant à la méticilline. Importance et sensibilité aux autres antibiotiques en Franche-Comté en 1998
X. Bertrand - N. Floret - M. Thouverez - D. Talon
Résumé > Objectifs : Les objectifs de notre é tude étaient de mesurer l'incidence
des colonisations/infections à Staphylococcus aureus résistant à la
méticilline (SARM) en Franche-Comté en 1998 et de faire le point sur les
co-résistances vis-à-vis des principales autres classes antibiotiques.
Méthodes : Nous avons mené une enquête prospective au sein de 21 établissements
d'hospitalisation. La morbidité était évaluée par mesure de l'incidence
des colonisations/infections à SARM en fonction de la taille des établissements.
Les fréquences des co-résistances ont été établies selon
le génotype des souches déterminé par électrophorèse en
champ pulsé. Résultats : L'incidence des patients colonisés/infectés
par SARM était globalement de 0,62 %. Cette incidence variait de 0,31 % à
0,64 % en fonction de la taille des établissements et de 0,44 à 0,88 pour
mille jours d'hospitalisation. Un clone épidémique représentant 69,7
% des isolats était sensible à la gentamicine. Aucune souche ne présentait
de résistance à la vancomycine.
Conclusion : Les données recueillies par le Réseau Franc-Comtois de Lutte
contre les Infections Nosocomiales sur la morbidité liée à SARM sont
concordantes avec les données publiées par d'autres réseaux français.
Ce type de surveillance apparaît nécessaire pour matérialiser un risque
encore trop souvent perçu comme théorique par bon nombre de cliniciens
Staphylococcus aureus - Résistance à la méticiline - Résistance aux antibiotiques - Incidence
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Le point sur la situation épidémiologique actuelle de Staphylococcus aureus de sensibilité diminuée aux glycopeptides (vancomycine et teicoplanine) en France
Résumé > En France, les premières souches de Staphylococcus aureus résistants à
la méticilline (SAMR) et de sensibilité réduite aux glycopeptides
ont été isolées dés 1992 et le premier échec thérapeutique
rencontré avec la vancomycine date de 1995. Selon les données disponibles
actuellement, la proportion de SAMR de sensibilité intermédiaire à
la teicoplanine et à la vancomycine varie de 1 à 25 % selon les hôpitaux
et les régions. Ce problème est probablement sous-estimé notamment
du fait de l'absence actuelle de consensus sur les techniques de détection.
La pression de sélection au cours des dix dernières années, liée
à l'utilisation importante des glycopeptides et à leur prescription parfois
inappropriée, favorise l'émergence et la diffusion de ces souches. La rationalisation
de l'usage de ces antibiotiques est donc cruciale. De plus, une étude nationale
visant à estimer précisément la proportion de souches de SAMR de sensibilité
diminuée à la teicoplanine et à la vancomycine et de S. aureus de
sensibilité intermédiaire devra être conduite et ces indicateurs feront
l'objet d'un suivi dans le temps. Le devenir clinique des patients infectés
par ces germes doit également faire l'objet d'une évaluation.
Staphylococcus aureus - Résistance aux antibiotiques - Glycopeptides - Vancomycine - Teicoplanine
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Vaccination contre la grippe et personnels de santé
Pr. B. Pozzetto - Jacques Lisfranc
Résumé > La grippe demeure une préoccupation de santé publique majeure de par sa
gravité sur certains terrains et le caractère imprévisible de son
épidémiologie. La vaccination anti-grippale constitue l'un des atouts essentiels
pour contrôler cette infection. Administrés sur un mode annuel, les vaccins
actuels à base de virus inactivés sont bien tolérés ; leur efficacité
protectrice est estimée autour de 70 %. De nouvelles formulations vaccinales
sont en préparation pour améliorer ces performances. En France, la vaccination
anti-grippale a été jusqu'à présent surtout destinée aux
sujets fragiles, âgés et/ou porteurs de pathologies chroniques. Outre des
notions sur les virus grippaux, leur variabilité et les vaccins anti-grippaux
à notre disposition, cette revue traite de la protection des personnels de santé
contre la grippe, notamment des facteurs de non vaccination, des bénéfices
de la vaccination en termes d'infections nosocomiales évitées et de meilleure
prise en charge des besoins de la communauté en période épidémique
et des moyens d'incitations des soignants à sa mise en œuvre. Avec l'arrivée
de nouveaux antiviraux à visée anti-grippale, la place respective de la
prophylaxie vaccinale et de la chimiothérapie spécifique dans la prise
en charge du risque grippal chez les personnels de santé doivent être définies.
Virus grippaux - Vaccin anti-grippal - Vaccinaiton - Antiviraux - Infections nosocomiales - Personnel hospitalier
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Hygiènes
2000 - Volume VIII - n°2
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L'hygiène dans les secteurs de radiologie interventionnelle : une évaluation parisienne
N. Baffoy-Fayard - P. Astagneau - G. Brücker
Résumé > Une évaluation des ressources et des pratiques, portant sur l'organisation générale
et l'hygiène, a été réalisée dans onze services parisiens
de radiologie interventionnelle en 1997. Le référentiel du bloc opératoire
chirurgical a servi de base pour l'évaluation. Seules trois unités étaient
installées en secteur protégé. Sept unités programmaient les
patients en fonction du risque infectieux. Dans toutes les unités, les radiologues
portaient une tenue hospitalière minimale comportant pantalon et tunique, gants
et masque. Six unités réalisaient un nettoyage et une désinfection
du sol de la salle d'intervention en fin de journée, et seulement cinq unités
entre deux interventions. Le matériel d'intervention était à usage
unique, le matériel recyclable étant nettoyé dans chaque unité
avant envoi à la stérilisation centralisée. La totalité des unités
disposaient de conteneurs à aiguilles, qui étaient peu utilisés en
cours d'intervention. Six unités informaient ou formaient le personnel sur les
précautions universelles et les règles d'hygiène. La préparation
cutanée préopératoire du patient était pratiquée dans les
onze établissements, un rasage étant effectué dans sept cas. Trois
unités disposaient d'un point d'eau équipé d'un lavabo à commande
non manuelle, d'un filtre terminal, de savon antiseptique et d'essuie-mains à
usage unique. Cette étude démontre la nécessité de renforcer
le respect des règles d'hygiène et de disposer d'un référentiel
adapté à la radiologie interventionnelle.
Un guide de bonnes pratiques d'hygiène pour cette spécialité est disponible
auprès du C.CLIN Paris-Nord.
Radiologie interventionnelle - Service hospitalier de radiologie - Infections nosocomiales - Prévention - Précautions standard - Architecture
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Faire une étude mesurant l'incidence des infections urinaires nosocomiales ? Pourquoi ? Quand ? Comment ?
R. Girard - C. Réat - L. Ayzac
Résumé > Faire une étude épidémiologique pour mesurer l'incidence des infections
urinaires nosocomiales est indispensable dans de nombreux programmes de prévention.
Une étude doit être bien conduite pour permettre des décisions adaptées
aux besoins. L'article détaille les indicateurs pertinents, la population à
inclure, les définitions et leurs enjeux, les documents requis et la préparation
de l'étude. Il rappelle les étapes du recueil et de l'analyse des données
ainsi que l'importance de la communication dans ce travail.
Infections urinaires - Infections nosocomiales - Incidence - Epidémiologie
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Le point sur la vaccination contre l'hépatite B
F. Denis - M. Mounier
Résumé > Les hépatites B sont des maladies graves parfois mortelles, elles peuvent être
prévenues grâce à un vaccin très efficace. En France, où
la vaccination est obligatoire pour le personnel soignant, près de 90 % des
médecins et du personnel hospitalier des établissements publics sont vaccinés
: le taux de couverture est plus faible dans les établissements privés
(70 %). La moitié de la population générale est vaccinée avec
un fort taux de couverture (69 %) dans la classe d'âge des 13-20 ans. Après
une vaccination sélective des groupes à risque et une prévention spécifique
de la transmission du virus de la mère à l'enfant, la France avait opté
pour une prévention du programme vaccinal aux adolescents et aux enfants (nourrissons
notamment). Récemment des effets indésirables (neurologiques et immunologiques
essentiellement) attribués à la vaccination ont fait l'objet de campagnes
médiatiques antivaccinales. Ces informations ne reposent pas sur des arguments
scientifiques ou statistiques et les calculs bénéfices/risques sont en
faveur de la vaccination.
Hépatites B - Vaccination - Effets secondaires - Personnel hospitalier
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Moyens de protection au bloc opératoire et accident d'exposition au sang : résultats d'une enquête nationale
H. Johanet - A. Tarantola - E. Bouvet
Résumé > Une enquête nationale a été réalisée auprès de 5 000
chirurgiens tirés au sort pour connaître les moyens de protection utilisés
au bloc opératoire contre le risque d'exposition au sang. Le taux de vaccination
complète contre l'hépatite B est de 79,2 %. Le port de la double paire
de gants est constant pour 72,0 % des orthopédistes, mais seulement pour 28,2
% de l'ensemble de la population chirurgicale. 46,1 % des casaques utilisées
sont en tissu alors que la qualité barrière de ce type de matériel
humidifié est très aléatoire. La protection au bloc opératoire
contre l'exposition au sang peut encore être améliorée.
Risque professionnel - Prévention - Transmission de pathologies de patient à profesionnel - Agents pathogènes transmissibles par le sang - Vaccination - Tenue de protection - Matériel de sécurité - Chirurgie
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Hygiènes
2000 - Volume VIII - n°1
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Effet de l'exposition à l'iode chez des patients préparés avant intervention chirurgicale avec des produits iodés (Communication Beaune 1998)
J. Chemardin - M. Artis - D. Vaillant - et al.
Résumé > Nous présentons ici les premiers résultats d'une étude relative à
la variation de l'iodémie et ses conséquences sur le métabolisme thyroïdien
avant et après un protocole d'antisepsie préopératoire avec des PVP-I
identique chez des patients d'urologie (n = 18) et de chirurgie cardio-vasculaire
(n = 16). L'iodémie a été multipliée par 6 chez les patients
d'urologie et par 20 chez ceux de chirurgie cardio-vasculaire un jour après
intervention (J+1).Le passage de l'iode à travers la peau est très variable
selon les sujets ; il dépend directement de la dose relative d'exposition et
de la surface d'exposition à l'iode.La surcharge iodée non négligeable
induite par les PVP-I devrait inciter à une réflexion en vue d'une utilisation
plus rationnelle de ces produits lors de la préparation de l'opéré.
Iomédie - Chirurgie - PVP-I - Thyroïde
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Suivi des plaies opératoires en fonction de l'antiseptique utilisé : polyvidone iodée en solution aqueuse versus chlorhexidine alcoolique (Communication Beaune 1998)
C. Cohidon - M.-F. Blech - J. Chemardin - et al.
Résumé > La préparation cutanée de l'opéré a fait l'objet de nombreuses
publications montrant l'efficacité comparable de certaines molécules mais
elle reste souvent livrée à l'arbitraire quant au choix des produits utilisés.
Cette étude a été menée afin d'évaluer le rôle respectif
dans la prévention des infections du site opératoire (ISO) des deux molécules
les plus utilisées (chlorhexidine alcoolique et polyvidone iodée en solution
aqueuse) dont l'intérêt n'a plus à être démontré. Deux
groupes de patients de deux services de chirurgie ont été comparés,
le premier ayant subi un protocole de préparation du site opératoire utilisant
de la chlorhexidine alcoolique, et de la polyvidone iodée en solution aqueuse
pour le deuxième en respectant la même séquence. Le suivi sur un minimum
d'un mois suivant l'intervention chirurgicale a permis de détecter cinq cas
d'ISO (dont quatre dans le groupe chlorhexidine) survenus chez des patients présentant
de nombreux facteurs de risque (immunodépression). Le taux global de ces infections
est de 1,8 % (1,0 % pour le groupe polyvidone iodée et 2,3 % pour le groupe
chlorhexidine). Après analyse statistique, la répartition des ISO dans
les deux groupes n'est pas significativement différente, ce qui confirme les
études antérieures et montre que les " impressions " liées
à un faible effectif ne doivent pas conduire à des jugements péremptoires
quant à l'inefficacité ou la supériorité de tel ou tel produit.
Chirurgie - Antiseptie - PVP-I - Chlorhexidine - Infection du site opératoire
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Mise en place d'une procédure de choix des savons au sein d'un groupement d'achat
N. Thilly - E. Dufay - A.-M. Adam - et al.
Résumé > A l'occasion du renouvellement des marchés du groupement d'achats des Vosges,
une procédure de choix d'un savon antiseptique a été mise en place
au centre hospitalier de Lunéville. L'article présente les différentes
étapes de cette procédure. Il s'agit de :
l'étude analytique des dossiers techniques des produits proposés pour l'appel
d'offres, constituant une première étape de sélection ;
la deuxième étape est l'étude qualitative de l'utilisation des savons.
Cette dernière se scinde en une enquête de tolérance et une enquête
de satisfaction, menées de manière concomitante sur 36 agents testant chaque
savon antiseptique pendant quinze jours consécutifs ;
la troisième étape est le choix d'un savon antiseptique représentant
un compromis entre les différents critères précédemment cités.
A l'issue de la première étape d'analyse des dossiers techniques,
quatre des sept savons antiseptiques proposés ont été retenus en raison
de leur formulation intéressante et de leur activité bactéricide attestée
par les normes AFNOR NFT 72-150 ou 151. En ce qui concerne l'enquête de tolérance,
l'analyse statistique des résultats ne permet pas de départager les quatre
produits testés. Cependant, il semble se dégager une certaine tendance,
confortée par les réponses à l'enquête de satisfaction. L'analyse
multicritères des résultats des diverses étapes nous a ensuite permis
de faire un choix parmi les produits proposés.
Procédure de choix - Savon antiseptique - Tolérance cutanée
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Activité bactéricide de la PVP-I en solution alcoolique en comparaison avec la PVP-I en solution dermique, après application unique sur la flore résidente du pli du coude chez les sujets sains et évaluation de la tolérance après applications répé
M.-E. Reverdy - A. Martra - C. Stamm - et al.
Résumé > Le but de ce travail était d'étudier l'activité bactéricide,
in vivo, de la PVP-I solution alcoolique (PVP-I à 5 % dans de l'éthanol
à 70 %), en comparaison avec la solution dermique, ainsi que sa tolérance
cutanée et thyroïdienne. L'efficacité immédiate des deux solutions
a été mesurée, sur la flore résidente du pli du coude, 30 s après
une application unique de 10 s, l'efficacité résiduelle deux heures après
des applications répétées biquotidiennes, pendant sept jours, chaque
sujet étant son propre témoin.
Les prélèvements cutanés ont été effectués par la technique
du lavage de Williamson, Kligman et
Fleurette chez 40 sujets sains.
Après application unique, on observe une réduction significative des flores
aérobie et aéro-anaérobie de l'ordre de 2 log10 UFC/cm2 de peau comparable
avec les deux solutions. Deux heures après la fin des applications répétées,
la réduction reste encore significative, de l'ordre de 1,6 log10. La tolérance
cutanée pour les deux antiseptiques a été bonne, les dosages thyroïdiens
n'ont pas mis en évidence d'anomalie particulière. L'association PVP-I
et alcool permet d'obtenir in vivo une réduction significative de la flore bactérienne,
tout en réduisant les temps d'application et de séchage.
Antiseptique - Polyvinyl-Pyrrolidone Iodée - Etudes in vivo - Bactéricidie
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Hygiènes
2000 - Volume VIII - n°3 Thématique Vigilance environnementale
20,00 €
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Hygiènes
2000 - Volume VIII - n°6 Thématique Conférence de consensus : Prévention du risque aspergillaire chez les patients immunodéprimés
20,00 €
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