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Hygiènes
2002 - Volume X - n°1
15,50 €
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Lettre à la Rédaction - Intérêts de la désinfection par voie aérienne : revue critique de la littérature
G. Kampf
Résumé > La désinfection par voie aérienne est encore utilisée dans les blocs opératoires et dans les chambres de patients infectés de nombreux pays. Des formulations contenant du formaldéhyde sont en général utilisées dans ce cas. Peu d’études sur l’efficacité de ce mode de désinfection ont été publiées. Les travaux disponibles soulignent l’efficacité limitée de cette méthode, même vis-à-vis de bactéries végétatives. De plus, cette efficacité est influencée par différents paramètres tels que l’humidité relative, la réalisation d’un nettoyage préalable et l’efficience du calfeutrage des locaux. Par ailleurs, ses effets indésirables cutanéomuqueux et respiratoires sur le personnel sont fréquents. La désinfection par voie aérienne ne présente aucun avantage par rapport à une classique désinfection des surfaces par contact dans la plupart des situations en milieu hospitalier (à l’exception des cas de fièvres hémorragiques liées à des virus transmissibles par l’air) et doit donc être abandonnée au profit de cette dernière.
Désinfection – Environnement – Hygiène hospitalière – Formaldéhyde – Évaluation.
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L’hygiène et l’asepsie dans la gestion d’une nutrition parentérale à domicile par un(e) infirmier(ère)
J.-M. Januel
Résumé > Depuis près de 25 ans, les patients dont l’affection nécessite une nutrition parentérale peuvent bénéficier d’une prise en charge à leur domicile en lien avec la structure hospitalière dans laquelle ils sont suivis. Un centre agréé de nutrition parentérale à domicile (CANPAD) coordonne alors la prise en charge de leurs soins spécifiques et le cabinet infirmier libéral du secteur constitue le relais local indispensable à la préparation et aux branchements et débranchements quotidiens des solutions nutritives. L’infirmier doit trouver dans les documents qui lui sont proposés par les CANPAD les éléments nécessaires à une qualité de soins maximale pour le patient. L’étude comparative des documents fournis par les CANPAD met en évidence une grande diversité de forme et de fond, en ce qui concerne l’hygiène et l’asepsie. Le point commun entre tous les documents inclus dans l’étude réside dans une inadaptation fréquente des techniques de soins et des matériels préconisés à une pratique courante au domicile. Les recommandations proposées se veulent pratiques et adaptées aux situations, toutes individuelles, que l’infirmier libéral est amené à rencontrer.
Nutrition parentérale exclusive domicile – Infection – Prévention – Soins infirmiers à domicile – Protocoles
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Prise en compte des recommandations relatives à l’isolement septique en cas de BMR en Franche-Comté en 2000
P. Minary - V. Denizot - S. Lamard - C. Cormy - C. Coll - R. Dinard - B. Grivel - L. Deshayes - C. Arnould - I. Cornevaux - M.-L. Saloux - C. Biteille - D. Talon
Résumé > Un audit a été réalisé dans sept établissements de Franche-Comté afin de connaître le niveau de prise en compte des recommandations relatives à l’isolement septique, en analysant leur application par les soignants et les ressources disponibles. La plupart des recommandations spécifiques pour la prise en charge des patients colonisés et/ou infectés étaient explicitement prises en compte dans tous les établissements participants. Les moyens pour la réalisation de l’isolement étaient disponibles mais de nombreuses erreurs techniques et le non-respect de certaines règles pouvaient induire des risques importants d’inefficacité. En conclusion, les insuffisances en matière de respect des procédures et/ou de connaissances de ces procédures doivent nous conduire à accentuer l’effort de formation et d’information auprès de l’ensemble des catégories de professionnels exerçant dans ces établissements.
Isolement malade – Hygiène hospitalière – Bactéries multirésistantes – Audit – Évaluation
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Evaluation de la tolérance cutanée d’une solution hydro-alcoolique
M.-P. Rigaud - C. Deblangy - C. Fargeot - V. Descamps - D. Abiteboul - I. Lolom - A.-E. Andremont - E. Bouvet - J.-C. Lucet
Résumé > Dans le cadre de l’implantation des solutions hydro-alcooliques (SHA) pour la désinfection des mains par friction dans notre hôpital, la tolérance cutanée lors de l’utilisation préférentielle du Sterillium® a été comparée avec celle de l’utilisation des savons doux et antiseptiques dans trois services de réanimation. Au cours de deux périodes successives de quinze jours, l’état d’irritation et de sécheresse des mains à été évalué chez 40 infirmiers ou aide-soignants par un observateur extérieur, au début et à la fin de chaque période. Un questionnaire d’auto-évaluation a ensuite été rempli par l’ensemble des personnels à la fin de l’étude. Alors que l’état des mains s’était significativement dégradé durant la première période, celui-ci s’était significativement amélioré durant la seconde (utilisation de Sterillium®). Les soignants indiquaient que l’état de leur mains s’était amélioré dans 65 %, dégradé dans 13 %, et était resté stable dans 23 % des cas, avec l’utilisation de SHA. Ces résultats confirment ceux de plusieurs publications récentes rapportant une amélioration de l’état des mains avec l’utilisation des SHA.
Désinfection – Main – Anti-infectieux locaux – Tolérance cutanée
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Colonisation d’un réseau d’eau chaude hospitalier par des légionelles : expérience de mesures correctives et de suivi bactériologique
I. Sécher - I. Hermès - M. Liège - R. Ricou - S. Alvarez
Résumé > En 1993, l’eau chaude du bâtiment principal du Centre Hospitalier d’Angoulême, distribuée par des canalisations en acier galvanisé, était produite par adoucissement de l’eau d’adduction, puis chauffage dans quatre ballons. Les recherches de légionelles montraient une colonisation de 49,5 % des points de puisage (taux supérieurs à 1 000 UFC/l pour 19 % des prélèvements). De 1993 à 2001, les contrôles suivants ont été effectués sur l’eau chaude : recherche de légionelles, température, taux de chlore libre. À partir de 1997, de nombreuses mesures ont été prises pour lutter contre la colonisation du réseau, essentiellement liée à des phénomènes d’encrassement et de corrosion. Les mesures les plus efficaces ont été la diminution de l’encrassement du réseau (nettoyage à l’air comprimé, purges généralisées), l’instauration d’une surchloration et les changements d’éléments de robinetterie ; elles ont permis de négativer les prélèvements en août 1998. Les interactions chloration/corrosion ont ensuite conduit à diminuer le taux de chlore en octobre 1999, tout en augmentant la température aux points de puisage à 60°, afin de maintenir des prélèvements négatifs. La prévention de la légionellose nosocomiale a été menée par un groupe de travail multidisciplinaire, et évaluée par un suivi bactériologique. Ce travail illustre la complexité de la lutte contre la légionellose nosocomiale.
Legionella – Hygiène hospitalière – Eau – Désinfection – Chlore – Corrosion
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Les mesures d’hygiène face au risque de bioterrorisme
D.-R. Vidal - J.-D. Cavallo - F. Squinazi - D. Garin - T. Debord
Résumé > Le risque d’utilisation de bactéries, de virus ou de toxines à des fins de terrorisme est pris en compte depuis plusieurs décennies mais plus encore depuis les cas de charbon pulmonaire enregistrés aux États Unis en octobre 2001 après la dissémination volontaire de spores de charbon dans du courrier. Les pays européens ont pu gérer ce risque grâce aux plans interministériels de prévention. Le renforcement des mesures d’hygiène et de biosécurité sur le lieu d’intervention, dans les laboratoires et dans les établissements de soins est un élément essentiel dans la lutte contre ces actes de terrorisme.
Guerre biologique – Charbon (pathologie) – Peste – Variole – Toxine botulinique – Ligne directrice – Traitement urgence – Prévention
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Lettre à la Rédaction - Les infections nosocomiales au service de réanimation polyvalente du Centre Hospitalier Universitaire Béni-Messous (Alger) : résultats de six mois de surveillance en 1999
M. Lamine Atif - G. Brahimi - H. Boukheris - A. Soukehal
Résumé > Une surveillance épidémiologique a été instituée dans le service de réanimation polyvalente du CHU Béni-Messous en 1999. Elle avait comme objectifs de déterminer l’incidence des infections nosocomiales, d’évaluer les risques liés à l’exposition aux dispositifs invasifs et d’identifier les germes responsables de ces infections. Entre mars et août 1999, 101 patients hospitalisés depuis 48 heures et plus ont été surveillés ; 28 ont présenté une ou plusieurs infections nosocomiales ; 39 infections ont été notées, soit une incidence cumulée de 27,7 patients infectés pour 100 patients admis, et 38,6 infections nosocomiales pour 100 patients admis. L’assistance ventilatoire a été identifiée comme le facteur de risque le plus important, l’incidence cumulée des pneumopathies nosocomiales chez les patients exposés était de 54,3 % pour une durée d’exposition médiane de six jours. Parmi la flore microbienne en cause, le germe le plus fréquemment retrouvé dans les pneumopathies était Acinetobacter (64,3 %) et Escherichia coli prédominait dans les bactériuries (44,4 %). Du fait de la petite taille de la cohorte observée, cette étude a montré ses limites mais elle met en exergue l’intérêt de la mise en place d’une surveillance en réseau.
Réanimation – Infection nosocomiale – Surveillance – Facteur de risque
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Hygiènes
2002 - Volume X - n°2
15,50 €
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Lettre à la Rédaction - Séroconversions professionnelles par le VIH et le VHC chez le personnel de santé en France, le point au 30 juin 2001
F. Lot - B. Miguéres - Y. Yazdanpanah - A. Tarantola - D. Abiteboul - M. Domart - E. Bouvet
Résumé > En France, la surveillance des contaminations professionnelles chez le personnel de santé a été instaurée dés 1991 pour le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et en 1997 pour le virus de l'hépatite C (VHC). Cette surveillance repose sur plusieurs sources d'information : données recueillies par les médecins du travail de tous les établissemens de soins publics et privés (soit environ 2500 établissements, déclarations obligatoires de SIDA chez les personnels de santé, les déclarations d'accident du travail dans le cadre du régime général de la sécurité sociale, suivis sérologiques des patients obtenus dans le cadre de l'évaluation nationale des prescriptions de prophylaxie antirétrovirale après exposition. Au 30 juin 2001, ont été recensés 13 cas de séroconversions VIH (toutes liées à une piqûre) et 43 séroconversions VHC (liées à une piqûre dans 40 cas, à une coupure dans deux cas et à un contact sur peau lésée dans un cas). Aucune nouvelle contamination professionnelle par le VIH n'a été déclarée depuis 1997 et les séroconversions VHC sont peu nombreuses au cours des dernières années. Ces phénomènes pourraient notamment être expliqués par la diminution du nombre d'accidents exposant au sang observés, la diminution de la charge virale des patients infectés grâce aux stratégies thérapeutiques actuelles. Néanmoins, près de la moitié de ces séroconversions professionelles auraient pu être évitées par le respect des précautions standard.
HIV - Virus de l’hépatite C - Personnel hospitalier - Maladies professionnelles - Accident travail – Risque – Sang – Prévention des accidents.
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Lettre à la Rédaction - Aspects opérationnels de la vaccination anti-méningococcique systématique pratiquée dans le Puy-de-Dôme
J. Beytout - O. Baud
Résumé > Plusieurs cas de méningococcies ont été observés entre novembre 2001 et janvier 2002 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) (cinq septicémies avec Purpura fulminans en cinq semaines dont deux décès chez des jeunes âgés de 14 à 24 ans, puis deux autres cas, un Purpura fulminans mortel chez un enfant de 16 mois et une méningite chez un nourrisson de huit mois). Dans chaque cas, une antibioprophylaxie et une vaccination par le vaccin antiméningoccocique A+C ont été appliquées au sujet contacts. De plus, l'incidence élevée des cas déclarés dans le Puy-de-Dôme, nettement supérieure à celle des autres départements et la survenue des deux derniers cas chez de jeunes enfants ont conduit à mettre en place une campagne de vaccination systématique chez tous les individus de moins de 21 ans et les sujets de moins de 25 ans en contact étroit avec les communautés de jeunes (enseignants, éducateurs, personnel soignants...) de l'agglomération et des communes environnantes où des cas avaient été répertoriés. Au cours de cette campagne, le vaccin anti-méningocoque A+C a été administré à plus de 60000 jeunes et aucun cas supplémentaire n'a été recensé depuis janvier 2002.
Méningocoque, infection - Vaccination - Epidémie - Prévention.
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Elaboration d'un système qualité pour la prévention du risque infectieux
A.-M. Cuny - D. Valzer - N. Tuefferd - A. Henon - R. Dohen - P. Minary - M.-J. Girod - P. Bailly - D. Talon - B. Mulin
Résumé > Le Réseau Franc-comtois de Lutte contre les Infections Nosocomiales (RFCLIN) a élaboré un outil afin d’aider les CLIN et les équipes opérationnelles d'hygiène hospitalière des établissements de Franche-Comté à gérer leurs documents relatifs à la lutte contre les infections nosocomiales (IN) et à organiser la traçabilité de leurs actions. Un groupe de travail multi-professionnel représentant de nombreux établissements de Franche-Comté a conduit ce projet découpé en quatre phases principales : acquisition d'un vocabulaire qualité commun, définition du contenu et du contenant du document, recensement documentaire et rédaction, phase de test de l'outil dans un établissement. L'outil finalisé est composé d'un guide méthodologique pour l'élaboration d'un manuel qualité, d'un référentiel constituant une synthèse des préconisations institutionnelles sur la lutte contre les infections nosocomiales et d'un classeur de suivi des actions du CLIN assurant la lisibilité du travail effectué par ses membres. L'outil proposé est déjà utilisé par le CLIN du RFCLIN et est en cours de diffusion et de mise en place dans différents établissements de Franche-Comté. Il représente d'ores et déjà le fil conducteur des travaux du RFCLIN et est appelé à s'enrichir (notamment pour le référentiel) et à évoluer en fonction des remarques des utilisateurs.
Qualité - Accès, évaluation, soins - Infection nosocomiale
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Enquête d'observation sur le bon usage des antiseptiques
C. Le Grognec - M.-J. Durnet-Archeray - G. Guerre - E. Muggeo - L.-S. Aho
Résumé > Les antiseptiques sont des médicaments avec des indications, des précautions d'emploi définies. Le non-respect des règles d'utilisation conduit à des risques d'infection ou de colonisation. Une étude a été conduite afin d'évaluer leur utilisation. Méthode : Après un tirage au sort stratifié, le recueil de données a été fait de manière prospective, anonyme en observant le personnel infirmier. Le critère de jugement principal était l'adéquation de l'antisepsie, déterminée par rapport aux recommandations. Une analyse statistique multivariée a été effectuée à l'aide d'une régression logistique. Résultat : L’acte d'antisepsie est conforme aux recommandations dans 30,2 % des cas. Les erreurs sont surtout liées au temps de contact (insuffisant) et au choix du produit en fonction du site. L'analyse a montré une confusion entre nettoyage et antisepsie dans certains cas. Conclusions : Les variables significatives en analyse multivariée ont montré l'intérêt d'accroître la connaissance des utilisateurs, de formations différentes en fonction du type de service. Afin de suivre l'évolution des pratiques en matière d'antisepsie, le renouvellement de cette enquête est souhaitable.
Antisepsie - Agents anti-infectieux, locaux - Evaluation - Qualité des soins - Ligne directrice.
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Infections nosocomiales chez les patients infectés par le VIH : revue de la littérature
F. Bourguignon - C. Chircop - A. Athanase - J. Fabry - Ph. Vanhems
Résumé > L’avènement de la trithérapie diminue les hospitalisations des patients infectés par le VIH mais leur statut immunitaire les expose aux infections nosocomiales (IN). Tuberculose exclue, les taux d’attaque varient de 1,84 à 11,9 ‰ jours et diffèrent selon le stade de l’infection (6,40 ‰ en cas de SIDA avéré vs 1,84 ‰ en cas de séropositivité asymptomatique). Les IN les plus fréquentes sont les bactériémies (29 % à 57 %), les infections urinaires (10 % à 30 %) et les pneumopathies (15 % à 30 %). Toutes IN confondues, les germes les plus impliqués sont : Staphylococcus sp, Enterococcus sp, P. aeruginosa. Les facteurs de risque (FR) sont : la présence d’un cathéter veineux (Odd ratio (OR) = 1,9-3,2) ou urinaire (OR = 6,54), une longue hospitalisation et un état général altéré (OR = 1,9-2,5) et un taux de CD4 < 200/mm3. La tuberculose implique désormais des mycobactéries multirésistantes, entraînant une forte mortalité (jusqu’à 83 %). Le principal FR est une hospitalisation dans le semestre précédant le diagnostic de tuberculose (OR = 11-75). Une transmission nosocomiale de P. carinii est également suspectée entre patients infectés par le VIH et d’autres patients immunodéprimés. Les patients séropositifs semblent moins exposés aux IN que durant les années 80 et le début des années 90. La prévention, la surveillance des IN et la formation du personnel soignant restent néanmoins primordiales.
HIV - SIDA - Infection nosocomiale - Bactériémie - Pneumopathie - Urinaire, infection – Tuberculose pharmacorésistante – Prévention.
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Maîtrise des risques infectieux en laboratoires de microbiologie
S. Touche - A. Leprince - D. Abiteboul
Résumé > L’activité des laboratoires de microbiologie comporte des risques infectieux pour les professionnels concernés. La nature et l’importance de ces risques dépendent des types de laboratoires considérés. Il est donc important que les équipes de biologie et tous ceux qui concourent à leur sécurité au travail puissent mener leur propre démarche de prévention. Cet article décrit la méthodologie préconisée, en l’illustrant de deux exemples d’application en milieu hospitalier. Dans un premier temps, doivent être identifiés les dangers liés aux micro-organismes potentiellement manipulés, leurs modes de transmission, leur épidémiologie. Les risques des techniques pratiquées et de leurs conditions matérielles de réalisation sont ensuite évalués et analysés. Cet état des lieux doit conduire à une stratégie de maîtrise des risques prenant en compte des mesures organisationnelles et techniques collectives, des moyens de protection individuels, la médecine préventive, ainsi que la formation du personnel, incluant la conduite à tenir en cas d’accident. La démarche décrite doit ensuite se pérenniser, en procédant régulièrement à l’inventaire des risques résiduels et émergents, et en adaptant, les stratégies de prévention.
Infection laboratoire - Risque - Prévention - Personnel, laboratoire - Hygiène professionnelle.
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Infections urinaires nosocomiales liées au cathétérisme vésical
M. Leone - Y. Miliani - C. Martin
Résumé > Les infections urinaires nosocomiales sont associées dans la plupart des cas au cathétérisme vésical. Les patients nécessitant un cathétérisme vésical sont souvent atteints de pathologie sévère, il est donc important de prévenir l’apparition de tout foyer infectieux. Les données de la littérature sur la prise en charge des infections urinaires nosocomiales sont abondantes et hétérogènes. L'objectif de cette revue est de présenter l'état de l'art sur cette question. Les recherches ont été effectuées sur la base de données PUBMED®, en utilisant les articles publiés employant les mots clés suivants: catheter associated urinary tract infection. L’ensemble des investigations humaines a été considéré. Lorsque les références sur un thème étaient nombreuses, les études contrôlées et randomisées ont été l’objet d’une analyse plus détaillée. L’incidence des infections urinaires nosocomiales chez les patients porteurs d’un cathéter vésical est en diminution constante depuis les premières publications. L’objectif actuel, d’après les études récentes, doit tendre vers l’obtention d’une incidence comprise entre 10 et 15 %. Les moyens de prévention sont fondamentaux, le premier d’entre eux étant de limiter les indications de cathétérisme vésical. Les procédés de drainage des urines les plus coûteux n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité. Le traitement de ces infections est bien établi quand elles sont symptomatiques mais la prise en charge d’une bactériurie isolée reste à définir. Leur surveillance est fondamentale. Les infections urinaires nosocomiales associées au cathétérisme vésical semblent fortement refléter la qualité du travail de l’unité en charge du patient
Infections urinaires - Infection nosocomiale - Cathétérisme urinaire - Bactériurie - Prévention.
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Les recommandations pour la désinfection chirurgicale des mains par friction Une proposition élaborée par la SFHH, la DGHM et la DGKH
J.-C. Labadie - G. Kampf - B. Lejeune - M. Exner - O. Cottron - R. Girard - M. Orlick
Résumé > La Société Française d'Hygiène Hospitalière (SFHH), les sociétés allemandes « Deutsche Gesellschaft für Hygiene und Mikrobiologie » (DGHM) et « Deutsche Gesellschaft für Krankenhaushygiene » (DGKH) et la société BODE ont élaboré un projet de recommandations franco-allemandes relative à la désinfection chirurgicale des mains par friction. La désinfection chirurgicale des mains par friction est indiquée pour toute procédure requérant un niveau d'asepsie chirurgicale. Le produit utilisé dans ce cadre doit bénéficier d'un large spectre d'activité, d'une efficacité prolongée, la tolérance du produit devant également être évaluée. Les temps d'application et la quantité de produit à utiliser seront déterminés en fonction des données du fabricant, la durée totale d'application ne devant pas être inférieure à deux minutes, et deux applications au moins étant nécessaires. L'ensemble de la procédure devra être établie conformément au projet de norme européenne prEN 12791.
Mains - Désinfection - Chirurgie - Anti-infectieux locaux - Lignes directrices - France - Allemagne.
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Hygiènes
2002 - Volume X - n°3
15,50 €
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Activité antibactérienne et antifongique de produits à base d'huiles essentielles
V.-G. de Billerbeck - C. Roques - P. Vanière - P. Marquier
Résumé > Les huiles essentielles ont un spectre d'action biocide très large puisqu'elles inhibent la croissance de moisissures, levures et bactéries. Le but de ce travail est de déterminer l'activité antimicrobienne de base de deux produits contenant des huiles essentielles micronisées et présentées sous forme de fumée sèche (sans effet mouillant) pour des systèmes de climatisation (Laboratoire Air Pharma, filiale des Sociétés Air Control). L'activité inhibitrice a été évaluée sur des bactéries, levures et moisissures, selon deux méthodes : en milieu gélosé et par micro-atmosphère. En milieu gélosé, le produit 505 est plus efficace que le produit 303 sur la plupart des micro-organismes testés. Les CMI (Concentrations Minimales Inhibitrices) du produit 505 sont comprises entre 0,1 et 0,5 % pour les bactéries et elles sont inférieures à 0,1 % pour les moisissures et les levures. Par micro-atmosphère, les produits 505 et 303 ont une activité inhibitrice comparable sur les bactéries, mais sur les moisissures et les levures testées, le produit 505 possède une activité inhibitrice plus élevée. L'utilisation du produit 505 est donc proposée pour l'assainissement du système de traitement de l'air en milieu hospitalier.
Huile essentielle – Désinfection – Climatisation
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Thermosoudeuses : mise en place d’un système qualité et étude de l’intérêt d’un révélateur de qualité du scellage
L Flet - L Hamon - C Matzner -C Blanchet - J.-P. Dubois - L Javaudin
Résumé > La qualité du scellage des emballages de stérilisation et la maîtrise de l’utilisation des thermosoudeuses en routine sont essentielles au maintien de la stérilité des dispositifs médicaux après stérilisation. A l’Hôpital de Pontchaillou (CHU de Rennes), un système qualité a été mis en place, intégrant relevé quotidien de l’état du scellage et suivi de l’entretien des thermosoudeuses. Par ailleurs, la qualité du scellage des emballages papier/plastique a été étudiée grâce au test visuel Seal Check® (Laboratoire SPS), à des tests de résistance sur dynamomètre et à des tests à l’eau. L’utilisation du test Seal Check® a permis de révéler des anomalies au niveau du scellage réalisé par certaines soudeuses et de classer ces dernières en fonction de leurs résultats (satisfaisant, acceptable, ou insuffisant). Les tests de résistance sur dynamomètre réalisés sur des sachets scellés par deux soudeuses sélectionnées grâce au Seal Check® (une insuffisante, une satisfaisante) ont montré des valeurs significativement différentes des forces mesurées. Par contre, les tests à l’eau n’ont pas révélé de passage de liquide, montrant l’insuffisance de ce test. Le test Seal Check®, dont les résultats sont corrélés à ceux des tests de résistance, peut donc être intégré à la démarche qualité, selon un rythme et des modalités à définir.
Stérilisation – Vapeur – Conditionnement produits – Équipement et appareillage - Norme – Contrôle qualité – Évaluation
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Pratiques en hygiène dans les secteurs de soins en odontologie ambulatoire : résultats d'une évaluation multicentrique
N. Baffoy-Fayard - D. Farret - A.-H. Botherel - R. Zeitoun - P. Astagneau - G. Brucker pour le groupe de travail «Odontologie» du C.CLIN Paris-Nord
Résumé > Lors de soins dentaires, les patients et les praticiens sont exposés à des micro-organismes par l'intermédiaire de liquides biologiques ou du matériel contaminés. Un état des lieux des pratiques d’hygiène en odontologie a été effectué dans cinq centres d’odontologie ambulatoire d’Ile de France entre décembre 1999 et janvier 2000. L'étude comportait cinq types d'audit (observation et connaissances), réalisés avec des grilles standardisées. Tous les secteurs de soins et les stérilisations de secteur étaient audités. Les actes de soins réalisés hors bloc opératoire étaient concernés. Globalement, la tenue et l'hygiène des mains du personnel, le soin de bouche du patient, l'entretien des matériels satellites, la prise en charge des prothèses, maquettes et teintiers n'étaient pas conformes au référentiel. Le personnel portait systématiquement des gants et un masque et était vacciné contre l'hépatite B. La stérilisation à l'autoclave, ses contrôles et la traçabilité étaient assurés. Cet état des lieux des pratiques et de l'organisation a mis en évidence un certain nombre de manquements qui devront être améliorés.
Dentisterie – Lutte contre l’infection – Audit - Equipement dentaire – Stérilisation – Architecture intérieure – Personnel hospitalier – Tenue de protection
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Hygiène des mains : choix d’un produit hydro-alcoolique adapté aux attentes des utilisateurs
B. Branchu - P. de Bandt - J. Merrer - D. Brossard
Résumé > L’objectif de l’étude était de choisir un produit hydro-alcoolique sur des critères d’efficacité, mais surtout de tolérance et d’acceptabilité par les utilisateurs afin de proposer une alternative au lavage des mains. Une liste non exhaustive de produits hydro-alcooliques a été établie. Deux sélections successives ont été réalisées : la première en fonction des dossiers techniques, de la taille des conditionnements, de la sensation sur les mains après une application ; la seconde par les utilisateurs sur la base de critères cosmétiques et d’utilisation grâce à une fiche d’évaluation. L’évaluation s’est déroulée sur trois mois. Dix produits hydro-alcooliques ont été étudiés : l’efficacité et la tolérance ont été démontrées pour tous et trois produits éliminés après la première sélection. 272 fiches d’évaluation ont été remplies (103 par les médecins et kinésithérapeutes et 169 par le personnel soignant). Trois produits hydro-alcooliques ont satisfait pleinement les utilisateurs. Les préférences des utilisateurs sur des critères subjectifs (odeur, sensation sur les mains…) doivent être prises en compte avant l’introduction d’un produit hydro-alcoolique dans un établissement, pour optimiser l’adhésion ultérieure de ces utilisateurs à ces produits. L’étape suivante sera une information « intensive » du personnel médical et paramédical suivie d’un audit sur l’utilisation des produits choisis.
Main – Désinfection – Anti-infectieux locaux – Prise décision – Compliance
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Audit multicentrique sur l'observance du lavage des mains dans les unités de soins
B. Placet - D. Zaro-Goni - P. Parneix - C. Aubaret
Résumé > Un audit par observation directe sur le lavage des mains dans les unités de soins a été proposé par le C.CLIN Sud-Ouest aux établissements de santé de l'inter-région Sud-Ouest du 1er novembre au 31 décembre 1999. 8 828 situations de soins ont été observées dans 57 établissements. L'observance du lavage des mains avant un soin a été mesurée à 63,8 %, celle après un soin à 67,7 %, et celle avant et après un soin à 51,0 %. En revanche, 20,3 % ne se sont lavées les mains ni avant ni après le geste effectué. Pour le lavage avant un soin, le type de lavage effectué en fonction du type d'acte pratiqué n'est pas toujours conforme aux recommandations : un lavage excessif est fréquemment pratiqué et à l'inverse, un lavage insuffisant est parfois réalisé dans des situations à risque (branchement/débranchement dialyse, petite chirurgie). En présence d'un patient en isolement (contact ou BMR), l'observance est généralement meilleure même si le type de lavage n'est pas toujours adapté à la situation (seules 10,9 % des personnes auditées ne se sont à aucun moment lavées les mains). Les résultats de cet audit montrent une observance satisfaisante de l'hygiène des mains en comparaison avec les données de la littérature même si le type de lavage effectué n'est pas toujours adapté au soin réalisé. De plus, il demeure encore une marge d'amélioration importante où les solutions hydro-alcooliques devraient trouver leur place.
Main – Désinfection – Audit – Compliance – Isolement malade
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Infections du site opératoire en chirurgie d’urgence
D. Maucort-Boulch - S. Tabutin - L. Besson - R. Girard - M.-C Laplace - M. de Montclos - J. Fabry - J.-L Caillot
Résumé > Cette étude préliminaire a été réalisée pour organiser une surveillance prospective allégée et pérennisable du service de chirurgie d’urgence. Elle a été réalisée en rétrospectif sur six mois, et a inclus tous les patients opérés en urgence au bloc d’urgence du Centre Hospitalier Lyon-Sud (CHLS). La recherche d’infection a été faite à partir des résultats positifs de prélèvements bactériologiques. Les résultats ont été comparés à ceux du réseau ISO Sud-Est dont la méthodologie permet un recueil plus exhaustif. L’analyse montre un taux brut d’incidence de 3,9 %. Les deux tiers de la population étudiée avaient un index NNIS supérieur à zéro et donc un risque infectieux supérieur à la population chirurgicale habituelle. A NNIS égaux, les taux d’infection sont voisins de ceux de la chirurgie programmée. Le recrutement en chirurgie d’urgence concerne une population potentiellement plus à risque, mais on peut s’interroger sur l’importance du risque infectieux attribuable au facteur urgence.
Infection du site opératoire – Urgences – Chirurgie – Surveillance – Epidémiologie
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Existe-t-il un risque minimum en chirurgie ?
A. Savey - E. Caillat-Vallet - J. Hajjar - J. Carlet - J. Fabry et les établissements participant au réseau ISO Sud-Est
Résumé > La surveillance en incidence des infections du site opératoire (ISO) au sein du réseau ISO Sud-Est bénéficie d'une méthodologie nationale standardisée. Ce travail a porté sur les différents facteurs de risque collectés afin d'étudier une population homogène de patients « à risque minimal d'ISO ». Méthodes : Régression logistique concernant les 114 966 patients de la base de données du réseau ISO SUD-EST 1995-2000. Résultats : L'analyse multivariée a permis de définir un profil du patient à risque minimal : âge inférieur à 60 ans, intervention programmée, opéré le jour même ou le lendemain de l'admission, de NNIS égal à 0.
Ce groupe de patients représente 40 % des opérés et le taux d'attaque est de 0,75 ISO pour 100 patients opérés. Cet indicateur permet d'approcher un seuil minimal d'ISO par type d’intervention et par spécialité, de disposer d'un outil supplémentaire pour les comparaisons entre services, d'étudier dans cette sous-population les tendances temporelles (baisse régulière de 1995 à 2000 des taux d'ISO pour 100 opérés de 1,1 à 0,6 (p=0,0004), soit une réduction de 47 %.
Infection du site opératoire – Surveillance – Incidence – Facteur de risque
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Infections du site opératoire en chirurgie d’urgence
D. Maucort-Boulch - S. Tabutin - L. Besson - R. Girard - M.-C Laplace - M. de Montclos - J. Fabry - J.-L Caillot
Résumé > Cette étude préliminaire a été réalisée pour organiser une surveillance prospective allégée et pérennisable du service de chirurgie d’urgence. Elle a été réalisée en rétrospectif sur six mois, et a inclus tous les patients opérés en urgence au bloc d’urgence du Centre Hospitalier Lyon-Sud (CHLS). La recherche d’infection a été faite à partir des résultats positifs de prélèvements bactériologiques. Les résultats ont été comparés à ceux du réseau ISO Sud-Est dont la méthodologie permet un recueil plus exhaustif. L’analyse montre un taux brut d’incidence de 3,9 %. Les deux tiers de la population étudiée avaient un index NNIS supérieur à zéro et donc un risque infectieux supérieur à la population chirurgicale habituelle. A NNIS égaux, les taux d’infection sont voisins de ceux de la chirurgie programmée. Le recrutement en chirurgie d’urgence concerne une population potentiellement plus à risque, mais on peut s’interroger sur l’importance du risque infectieux attribuable au facteur urgence.
Infection du site opératoire – Urgences – Chirurgie – Surveillance – Epidémiologie
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Pratique de l’antibioprophylaxie en chirurgie orthopédique et plastique : évaluation de l’efficacité d’une action d’information
P. Bailly - A. Maurin - S. Lallemand - A. Viennet - L. Obert - F. Hagopian - F. Mabilon - Y. Tropet - D. Talon
Résumé > L’efficacité d'une action d'information sur les prescriptions d'antibioprophylaxie en chirurgie orthopédique (CO) et plastique (CP) a été évaluée par une enquête prospective de type avant/après information. Les cinq critères étudiés étaient : la justification de l'indication, le choix de l'antibiotique, l’horaire d’injection de la première dose, la durée totale et la posologie. Le référentiel était les recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation, actualisées en 1999. Cent six interventions pour chaque période ont fait l’objet de l’analyse. L'information avait lieu sous forme d’une réunion avec l'équipe chirurgicale (chirurgiens et anesthésistes), chaque membre de l’équipe ayant reçu préalablement par courrier les résultats détaillés de la première période de surveillance. Les taux de conformité globale étaient de 14 % et 45 % avant l’information, respectivement en CO et en CP et de 41 % et 87 % après. En ne prenant pas en compte le choix de la molécule, les taux de conformité étaient de 63,5 % en CO et 96,8 % en CP, « avant » et respectivement 94,4 % et 87,5 % « après ». La surveillance suivie de l’information des prescripteurs a permis d’améliorer de façon significative la conformité globale des prescriptions d’antibioprophylaxie aux recommandations nationales.
Prophylaxie antibiotique – Infection de plaie opératoire – Chirurgie orthopédique et traumatologique – Chirurgie plastique – Évaluation – Compliance – Ligne directrice
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Hygiènes
2002 - Volume X - n°4 Thématique Infections nosocomiales en néonatalogie
20,00 €
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Hygiènes
2002 - Volume X - n°5
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Prévalence dans les hôpitaux de France des souches de Staphylococcus aureus de sensibilité diminuée aux glycopeptides en 2000-2001
H. Aubry-Damon - A. Carbonne - N. Marty - O. Bajolet-Laudinat - D. Talon - A. Ros - A. Savey -
Résumé > En 2000-2001, une étude épidémiologique
a estimé l'incidence des Staphylococcus aureus de sensibilité
intermédiaire aux glycopeptides (GISA) et leur
proportion au sein des S. aureus résistants à la méticilline
(SARM), grâce au partenariat entre les C.CLIN, le
CTIN et l'InVS dans le cadre du Réseau d'Alerte, d'Investigation
et de Surveillance des Infections Nosoco-miales
(RAISIN). Dans les laboratoires hospitaliers
participant aux réseaux de surveillance interrégionale
des Bactéries Multirésistantes (BMR), pendant un mois,
pour chaque premier isolat de SARM d'un prélèvement
à visée diagnostique, un protocole standardisé a
détecté les souches suspectes d'être des GISA puis
confirmé ou non ce caractère. Les 165 établissements
volontaires (31% des lits d'hospitalisation publics français)
ont inclus 2066 patients chez lesquels un SARM a
été isolé. 45 souches étaient des GISA (2, 2%), soit une
incidence estimée à 2,3/100 000 Jours d’Hospitalisa-tion
(JH)- IC95%[1, 7-3, 0]. Un quart des GISA sont
isolés de prélèvements à haute valeur diagnostique. Les
souches étaient de sensibilité intermédiaire à la teico-planine
(CMI médiane 8 mg/L, extrêmes 6 - 16 mg/L) et
sensibles à la vancomycine. Cette étude confirme donc
la présence dans les hôpitaux des cinq inter-régions en
2000-2001 de cas GISA acquis en cours d'hospitalisation.
Staphylococcus aureus – Résistance microbienne aux médicaments – Antibiotiques glycopeptides –
Prévalence – Hôpital – France – Gestion risques – Surveillance environnement – Ligne directrice
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Evaluation rétrospective des prescriptions de vancomycine dans un hôpital universitaire
N. Floret - B. Thalamy - J.-M. Estavoyer - M. Thouverez - D. Talon
Résumé > La prise en charge thérapeutique des infections
à Staphylococcus aureus résistants à la méthicilline
entraîne la prescription croissante de glycopeptides et
plus particulièrement de la vancomycine, impliquant un
coût élevé et le risque d’émergence de nouvelles résistances.
Les deux objectifs de notre étude, réalisée au CHU de
Besançon, étaient d’analyser les volumes et les situations
de prescription de la vancomycine et d’établir le degré
de conformité de ces prescriptions par rapport à un
référentiel. Sur les 311 traitements étudiés durant les six
mois de l’étude, les prescriptions étaient conformes
dans 66,7% des cas. Les 63 prescriptions non conformes
étaient des traitements empiriques d’infections nosocomiales
(39,7%) ou communautaires (28,6%), des
traitements documentés d’infections nosocomiales
(20,6%) ou communautaires (6,3%) et des traitements
prophylactiques (4,7%). Un programme d’information
des prescripteurs devrait permettre de réduire le
nombre de prescriptions non conformes.
Vancomycine – Ordonnance médicale médicament
– Evaluation résultats (santé) – Ligne directrice
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Hygiène des mains : résultats d’un audit réalisé dans le cadre d’une formation
N. Baffoy-Fayard - J.- M Germain - D. Farret - S. Maugat - F. Golliot - P. Astagneau
Résumé > En 2001, le C.CLIN Paris-Nord a proposé
une formation destinée à donner les outils méthodologiques
à la réalisation d'un audit en hygiène hospitalière
et à l'analyse des résultats. Afin de concrétiser les
apports théoriques, un audit portant sur les techniques
et les ressources relatives à l’hygiène des mains était
proposé aux seize participants dans leurs établisse-ments
respectifs. 409 opportunités de traitement des
mains ont été observées, majoritairement dans des services
de chirurgie. Le personnel observé était constitué
d’un tiers de médecins, d’un tiers d’infirmier(e)s,
d’un tiers d’aides-soignantes. Aucun traitement des
mains n’était effectué dans 26 % des cas. Un lavage
simple était réalisé dans 60 % des cas avant un soin
(n = 151), et 63 % après un soin (n = 232). Les durées
moyennes de lavage étaient inférieures à celles des référentiels,
(16 secondes versus 30 pour le lavage simple et
25 secondes versus 60 pour le lavage antiseptique). Les
points d'eau étaient tous équipés de savon doux, d'es-suie-
mains à usage unique et d'une poubelle. Les pro-duits
hydro-alcooliques étaient peu disponibles et donc
peu utilisés (4 % des cas). Cette formation a permis
aux participants de réaliser un audit «encadré» et de
fournir des résultats multicentriques relatifs à l'observance
des techniques d'hygiène des mains dans treize
établissements de l'inter-région Paris-Nord.
Audit – Lavage mains – Compliance – Hôpital – Formation continue
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Infections nosocomiales : que se passe-t-il après la sortie de la maternité ?
R. Girard - C. Huot - J. Lafarge - G. Bert - A.-M Dumas - M. Berland
Résumé > D’après la littérature, une large proportion
d’infections du site opératoire survenant chez les
patientes césarisées ne se manifeste qu’après la sortie de
la maternité, échappant ainsi à la surveillance épidémiologique.
Notre étude effectuée dans un service
d’obstétrique du CHU de Lyon a étudié les infections
nosocomiales survenant chez les patientes césarisées
ou accouchées par voie basse, non détectées par la surveillance
continue, au moyen d’un questionnaire remis
aux mères qui devaient le renvoyer 30 jours après leur
accouchement.
559 patientes ont été incluses (171 césarisées et 388
ayant accouché par voie basse). 424 femmes ont
répondu (76 %). Pour les patientes césarisées, 2,3 %
d’infections nosocomiales étaient dénombrées par la
surveillance de routine et 9,0 % d’infections par notre
étude post-sortie, pour les accouchées par voie basse, les
résultats obtenus étaient respectivement 1,5 % et 4,7 %.
Ces résultats, comparables à ceux d’autres études, montrent
la nécessité d’une surveillance après la sortie des
patientes.
Infection nosocomiale - Accouchement - Maternité (hôpital) - Méthode épidémiologique - Surveillance
épidémiologique - Evaluation résultats (santé)
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Etude d’un système de traitement d’eau par filtration pour laveur-désinfecteurs d’endoscopes
D. Mathieu - C. Sengelin - H. Dufour
Résumé > La prévention des infections liées à l’endoscopie
implique notamment la mise en oeuvre rigoureuse
de procédures de désinfection des dispositifs
médicaux et la maîtrise de la qualité de l’eau. Un système
de traitement de l’eau par filtration, alimentant
deux laveur-désinfecteurs d’endoscopes, a été évalué
pendant dix huit mois en contrôlant à la fois les paramètres
physiques de ce système et la qualité bactério-logique
de l’eau obtenue. L’unité de filtration étudiée
(PALL Aquasafe endoscopy ® ), dont la maintenance
s’est avérée simple, a permis d’obtenir une eau exempte
de bactéries, répondant ainsi aux exigences des recommandations
relatives au traitement des dispositifs médicaux.
Endoscopie – Désinfection - Eau – Filtration – Microbiologie, eau – Ligne directrice
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Sécurité sanitaire dans les établissements de santé Contrôle, inspection, évaluation, accréditation : quelles interactions ?
A. Farge-Broyart - C. Morand
Résumé > Différentes démarches permettent d’assurer
le suivi de la mise en oeuvre de la politique de sécurité
sanitaire dans les établissements de santé : les inspections
et contrôles effectués par les services déconcentrés
de l’Etat et plus récemment la démarche d’accréditation,
mise en oeuvre par l’ANAES et rendue obligatoire par
les ordonnances d’avril 1996. En effet, la fonction de
contrôle, d’inspection et d’évaluation est un devoir
général de protection des personnes qui incombe aux
services de l’Etat, et en particulier aux services déconcentrés
du ministère de l’emploi et de la solidarité
(Direction Départementale des Affaires Sanitaires et
Sociales (DDASS) et Direction Régionale des Affaires
sanitaires et Sociales (DRASS)). Démarches complémentaires,
accréditation et inspection se renforcent et se
facilitent mutuellement, et devront à court terme trouver
leur articulation.
Qualité, accès, évaluation, soins – Politique sanitaire – Hôpital – Contrôle qualité – Evaluation résultats
(santé)
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Lettre à la Rédaction - Collecteurs d'aiguilles : évolution des pratiques au CHU d’Angers de 1996 à 2000
D. Coignard - M. Leboucq - B. Ripault - G. David
Résumé > De 1996 à 2000, dans le cadre de la prévention
des accidents d’exposition au sang, une
démarche d’évaluation de l’utilisation des collecteurs
d’objets piquants/tranchants a été
mise en place au CHU d’Angers. Ont été étudiées
les conditions de montage, d’utilisation
et de remplissage des collecteurs ainsi que la
présence éventuelle d’aiguilles recapuchonnées,
grâce à un recueil des données « un jour
donné » effectué chaque année.
Au cours des cinq ans, le taux de recapuchonnage
des aiguilles a diminué alors que le respect
des conditions d’assemblage et d’élimination
des collecteurs s’est amoindri. Ces
phénomènes montrent la nécessité de soutenir
l’effort d’information/formation dans ce
domaine, notamment lors de l’introduction de
nouveau matériel.
Déchets hospitaliers – Matériel de sécurité – Prévention des accidents – Sang – Aiguille – Evaluation – Utilisation
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L’expérience d’une équipe opérationnelle en hygiène multi-sites: avantages, inconvénients
T. Levent - J. Alibert - P. Paradis
Résumé > La circulaire DGS/DHOS/E2 n°645 du 29
Décembre 2000 définit les conditions de la lutte
contre les infections nosocomiales (IN) en invitant
les établissements de santé à se doter
d’équipes opérationnelles d’hygiène (EOH)
multisites pour les petits établissements. Cette
organisation présente des avantages et des
inconvénients. L’animation commune au
niveau d’un groupe d’établissements et l’intervention
de professionnels de l’hygiène représentent
un aspect structurant pour les établissements
de soins (partage d’expériences, mise
en commun d’outils, animation et\ou création
des réseaux de correspondants médicaux et
paramédicaux en hygiène, rôle d’expertise,
réponse appropriée à l’obligation légale de
constituer une EOH …). La sous dotation en
personnel de l’équipe (les ratio actuels sont
d’un équivalent temps plein (ETP) médical et
d’un ETP d’infirmière hygiéniste pour 1856 lits)
génère les conséquences suivantes : essoufflement
de l’équipe, difficulté d’assurer une présence
physique suffisante, réalisation des prestations
dans un laps de temps non satisfaisant,
perte de temps de déplacements, difficulté à
faire face à la montée en charge des demandes
(évaluation, protocoles et évolution des vigilances
sanitaires).
Hygiène – Lutte contre infection – Hôpital – Service commun interhospitalier.
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Hygiènes
2002 - Volume X - n°6 Thématique Maîtrise du risque infectieux en endoscopie digestive
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