|
|
Hygiènes
2003 - Volume XI - n°1
15,50 €
|
Infections sur prothèses articulaires : diagnostic, épidémiologie et prévention
P. Dellamonica - A. Lortat-Jacob - H. Carsenti - et le Groupe Tiresias
Résumé > La fréquence des infections sur prothèse articulaire (hanche, genou) est difficile à apprécier. Les critères diagnostiques sont pour l'instant assez mal définis, ce qui vraisemblablement explique une sous-estimation du problème. Le seul critère objectif est l'isolement d'une bactérie et tout doit être mis en œuvre en ce sens, malgré la lourdeur des méthodes diagnostiques : ponction, prélèvements per-opératoires. Deux modes de contamination sont possibles : contaminations per-opératoires ou à partir d'un foyer infectieux à distance. L'antibioprophylaxie chirurgicale contribue à prévenir les premières, le traitement et la prévention des foyers focaux visant à éviter des infections secondaires. En dehors des essais datant des années 70-80 prouvant l'efficacité de l'antibioprophylaxie per-opératoire, des registres permettent d'approcher l'incidence de ces infections, malgré des méthodes diagnostiques rarement précisées. Quant aux infections secondaires, leur fréquence est mal connue pour les mêmes raisons.
Arthroplastie Hanche – Arthroplastie Genou – Prothèse Hanche – Prothèse Genou – Infection liée - Prothèse – Techniques et Procédés Diagnostiques – Prévention.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Évaluation de la préparation cutanée des patients dans un service de chirurgie
M. Hénicque - M. Eveillard - B. Weibel - R. Hugonny - M. Grésanleux - B. Major - A.-M. Zietkiewicz - P. Mertl
Résumé > Un audit de la préparation pré-opératoire des patients a été réalisé dans un service de chirurgie orthopédique disposant d’un protocole de préparation cutanée de l’opéré et d’une plaquette d’information aux patients. 108 patients ont été interrogés avant leur départ pour le bloc opératoire (BO) à propos de l’information reçue et des différentes étapes de la préparation. Une conformité partielle (CP) était définie comme la réalisation d’une préparation cutanée correcte à J-1 et J0 comprenant un shampoing à J-1 ou J0. Une conformité totale (CT) devait en plus comporter des soins de bouche et la mise à disposition de linge propre avant le départ pour le BO. La plaquette d’information a été remise dans 66,0 % des cas et une information orale dans le service a été donnée dans 81,0 % des cas. Pour les patients effectivement préparés à J-1 et J0, la CP était de 61,1 % et la CT de 5,1 % (55,0 % et 4,6 % respectivement pour l’ensemble des opérés). Le shampoing (réalisé dans 50 % des cas) et le renouvellement du linge (réalisé dans 30 % des cas) étaient les deux principaux points à améliorer. Les préparations ont été plus souvent conformes pour les interventions hyper-propres (prothèses, arthroscopies). L’information orale dans le service semble déterminante pour une meilleure observance de la préparation cutanée.
Infection Plaie Chirurgicale – Lutte contre infection – Peau – Désinfection – Etude Evaluation – Observance Prescription – Education Patient
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Mesures de prévention de la diffusion des bactéries multirésistantes en chirurgie :Enquête d’opinions dans un établissement hospitalo-universitaire
S. Gardes - P. Ferrarese - C. Chapuis - C. Poirier - V. Chatel
Résumé > En 2001, une enquête d’opinion un jour donné relative à la maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes (BMR) a été menée au sein des 27 unités de chirurgie d’un établissement hospitalo-universitaire de Lyon. Les modalités de prise en charge des patients porteurs de BMR ont été étudiées lors d’entretiens avec des cadres infirmiers (n = 25) et des médecins (n = 22) de chaque unité. Les questions portaient sur le dépistage des patients porteurs, les modalités d’isolement et de signalisation, les connaissances des équipes sur les mesures d’isolement et les difficultés rencontrées. D’après les résultats obtenus, le dépistage ciblé est peu réalisé (18,2 %) et ses modalités mal connues, l’isolement préventif en l’attente des résultats est également peu appliqué (10,0 %). En revanche, la transmission des informations relatives à la présence de BMR semble rapide et efficace et la mise en œuvre de l’isolement correcte. La formation médicale concernant le dépistage des BMR et la création d’un support de prescription de l’isolement permettront d’améliorer les pratiques.
Bactéries – Résistance microbienne aux médicaments – Isolement Malade – Etude Evaluation – Connaissances – Personnel infirmier, Hôpital – Personnel médical, Hôpital
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Aspergillose cutanée : aspects cliniques et conditions de survenue
H. Boulestreau - A.-M. Rogues, A. Lashéras - J.-C. Labadie - J.-P. Gachie
Résumé > Les aspergilloses humaines sont des maladies cosmopolites, principalement pulmonaires et constituent la deuxième mycose opportuniste la plus répandue chez l'homme. Aspergillus fumigatus est l'espèce la plus souvent pathogène pour l'homme, mais rarement pour l'homme sain, suivi d'Aspergillus flavus. Les formes cutanées surviennent dans moins de 5 % des cas. Deux formes principales sont décrites : les aspergilloses cutanées primaires liées à l'inoculation d'Aspergillus sur une peau lésée et les aspergilloses cutanées secondaires à une dissémination hématogène à porte d'entrée pulmonaire, ou par contiguïté à partir de cavités infectées. La morphologie des lésions cutanées n'est pas suffisamment spécifique pour permettre un diagnostic clinique de certitude ; biopsies cutanées et cultures s'imposent donc en complément. Un terrain immunodéprimé ou la rupture des barrières cutanéo-muqueuses, associés à la présence de fortes concentrations de spores aspergillaires dans l'environnement (air, surfaces, matériels de soins), sont des conditions favorables à la survenue d'aspergilloses cutanées.
Aspergillose – Mycose cutanée – Facteur Risque – Diagnostic
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Pneumopathies nosocomiales de la personne âgée
F. Puisieux
Résumé > Chez le sujet âgé, les infections respiratoires représentent 15 à 30 % des infections nosocomiales, au deuxième rang derrière les infections urinaires mais constituent la première cause de mortalité par infection nosocomiale. La grande vulnérabilité du sujet âgé aux infections broncho-pulmonaires s’explique par des facteurs associés généraux (vieillissement, comorbidités, dénutrition…) et locaux (altération du réflexe de toux, troubles de déglutition…). Le tableau clinique de pneumopathie est souvent atypique, trompeur, risquant de retarder le diagnostic et le traitement. A l’hôpital, seront réalisés une radiographie de thorax systématique pour confirmer le diagnostic, et des prélèvements bactériologiques (en particulier hémocultures, examen cytobactériologique des crachats, aspiration endotrachéale). La flore responsable, dominée par les bacilles Gram négatif et les staphylocoques, est globalement mal connue, mais varie en fonction de la date de survenue par rapport à l’hospitalisation (inférieure ou non à cinq jours), de l’utilisation préalable d’antibiotiques à large spectre, de la comorbidité et de la sévérité de l’infection. L’instauration d’une antibiothérapie probabiliste ne doit pas être différée mais une évaluation du traitement à 48 heures est indispensable. Des mesures associées telles que kinésithérapie respiratoire, correction des troubles hydroélectrolytiques, renutrition, mobilisation précoce…, conditionnent également le pronostic.
Pneumonie – Infection nosocomiale – Sujet âgé – Physiopathologie – Thérapeutique – Prévention
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Lettre à la Rédaction - Surveillance des bactéries multirésistantes à partir du laboratoire, interrégion Nord - Résultats 1996-2000
A. Carbonne
Résumé > Depuis 1996, le C.CLIN Paris-Nord coordonne un réseau de surveillance des bactéries multirésistantes (BMR). Les BMR surveillées sont Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) et les entérobactéries productrices de béta-lactamase à spectre étendu (BLSE) (souches isolées de prélèvements à visée diagnostique). Un groupe de 23 laboratoires a participé à la surveillance depuis 1996. Les résultats comparatifs montrent une augmentation significative de l'incidence pour 1 000 jours d’hospitalisation des cas de SARM (de 0,71 en 1996 à 0,96 en 2000), en court séjour (de 0,76 à 1,00) et en long séjour (de 0,58 à 0,76), de l’incidence pour 100 admis en court séjour (de 0,55 à 0,80), de la proportion de souches SARM chez S. aureus (de 35,6 à 40,0 %). En revanche, l’incidence des cas d’entérobactéries BLSE est stable. Au total, ces résultats démontrent la nécessité absolue de renforcer les actions de prévention de la transmission croisée des BMR dans ces établissements et les politiques de rationalisation de l’usage des antibiotiques.
Staphylococcus aureus – Résistance Méthicilline – Enterobacteriaceae – Résistance microbienne aux médicaments -– Epidémiologie – Incidence – Hôpital – France
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
2003 - Volume XI - n°3
15,50 €
|
Infections urinaires nosocomiales de l’adulte - Mercredi 27 novembre 2002 – Institut Pasteur, Paris
Conférence de Consensus co-organisée par la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et l’Association Française d’Urologie (AFU)
Résumé > Une conférence de consensus co-organisée en novembre 2002 par la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et l’Association Française d’Urologie (AFU) a établi des recommandations relatives à la prévention, au diagnostic et au traitement des infections urinaires nosocomiales de l’adulte. Concernant la prévention, les indications et la durée du sondage vésical à demeure doivent être limitées au maximum et reconsidérées chaque jour et le principe du système clos être impérativement mis en place. L'efficacité d'un programme de surveillance épidémiologique et de prévention des infections est démontrée. En ce qui concerne le traitement, le choix raisonné de l’antibiothérapie repose sur la nature du (ou des) micro-organisme(s) et de sa (ou leur) sensibilité aux antibiotiques. En l’absence de signe de gravité et d’un terrain particulier, la mise en œuvre de l’antibiothérapie doit donc être différée et reposer sur les données de l’antibiogramme. En cas d’infection parenchymateuse sévère, le traitement empirique immédiat repose sur les données de l’examen direct et la connaissance de l’écologie locale et sera systématiquement réévalué en fonction de l’antibiogramme. Il faut choisir un antibiotique au spectre le plus étroit possible et réserver les associations d’antibiotiques au traitement des infections ayant des signes de gravité (choc septique) ou dues à certaines bactéries (Pseudomonas æruginosa, Serratia marcescens ou Acinetobacter baumanii). S’il n’existe pas de surmortalité liée aux infections urinaires nosocomiales, leur gravité essentielle tient au réservoir microbien qu’elle constitue et au surcoût qu’elles génèrent.
Urinaire, infection – Infection Hospitalière – Ligne Directrice – Association Scientifique – France – Lutte Contre Infection – Qualité Soins – Cathétérisme
Urinaire – Antibiotiques.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Impact d’un comité d’uro-infectiologie sur l’écologie bactérienne et sur la consommation d’antibiotiques dans un service d’urologie
F. Bureau-Chalot - E. Piednoir - J. Colin - B. Gourdier - B. Lardennois - O. Bajolet
Résumé > Un comité d’uro-infectiologie, composé d’urologues, d’anesthésistes, de cadres infirmiers, de microbiologistes et d’hygiénistes a été instauré en 1996 dans un service d’urologie. Depuis, au cours de réunions hebdomadaires, ce comité confronte les données cliniques et microbiologiques dans le but de recenser les infections nosocomiales et d’optimiser la prescription d’antibiotiques. Entre 1996 et 2000, l’étude de l’écologie bactérienne des infections urinaires a montré la diminution de l’incidence pour 1000 jours d’hospitalisation de P. aeruginosa (1,51 vs 0,9), l’augmentation de celles d’E. coli (8,7 vs 11,97),
d’E. faecalis (3,79 vs 5,53) et de S. aureus (1,77 vs 3,05), la stabilité de Candida sp et la disparition d’A. baumannii.
Les résistances de P. aeruginosa à la ticarcilline et la ciprofloxacine (6/12 vs 2/8), d’E. coli à l’ampicilline (46,4 % vs 42,4 %), de S. aureus à la gentamicine (6/14 vs 5/27) et du groupe KES au cefotaxime (9/16 vs 1/16) et à la péfloxacine (6/16 vs 4/16) ont diminuées. De plus, l’analyse de la consommation d’antibiotiques sur cette période montre une diminution des consommations d’imipénème, ceftazidime, gentamicine, amikacine, vancomycine et ciprofloxacine. En revanche, une augmentation a été constatée pour l’ofloxacine et la teicoplanine.
Ce comité présente donc un impact et un rôle pédagogique indéniable et permet notamment d’obtenir une optimisation des traitements antibiotiques.
Comité Personnel Santé – Service Urologie Hôpital – Urinaire, Infection – Infection Hospitalière – Antibiotiques – Lutte Contre Infection – Gestion Risques.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
INSPEAR (International Network for the Study and Prevention of Emerging Antimicrobial Resistance) Réseau international dédié à l’étude et au contrôle
H. Richet
Résumé > Le caractère universel de la résistance des micro-organismes aux agents antibactériens et l’échec du contrôle des résistances émergentes nécessitent la création de réseaux internationaux dédiés à l’étude et au contrôle de ces phénomènes. Le réseau INSPEAR a été créé dans ce but en 1998. Ses objectifs sont la mise en œuvre d’un système d’alerte permettant de diffuser efficacement les informations, l’analyse des facteurs de risque d’émergence et l’organisation de programmes de contrôle et de prévention. À ce jour, deux études préliminaires ont évalué les modalités de diagnostic, de surveillance et de contrôle des infections à bactéries multirésistantes ainsi que la capacité des laboratoires participants à identifier des phénotypes de résistance potentiellement difficile à détecter. Les résultats, obtenus dans respectivement 90 et 116 hôpitaux de plus de 40 pays, ont montré de nombreuses déficiences dans la détermination et l’interprétation de la résistance aux antibiotiques. Dans le domaine de la surveillance, si 77 % des hôpitaux rapportaient l’existence d’un programme de surveillance, une minorité d’entre eux déterminait l’incidence des infections par nombre d’admissions (36,5 %) ou de jours d’hospitalisation (23 %). Enfin, 40 % des hôpitaux ne disposaient pas de programme de contrôle et 54 % ne surveillaient ni ne contrôlaient l’utilisation des antibiotiques. Ces résultats confirment donc l’importance de développer des systèmes d’alerte aidant les établissements de santé à gérer les événements émergents.
Surveillance par Système Sentinelle – Hôpital – Résistance Microbienne aux Médicaments – Antibiotiques – Techniques Bactériologiques – Lutte Contre Infection.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Epidémie de S. aureus résistant à la méticilline dans un service de réanimation
S. Malavaud - F. Cabrespine - A. Dubouix - B. Georges - J.-M. Conil - C. Duolé - N. Marty - G. Chabanon
Résumé > Au premier semestre 2001, dans un service de réanimation de 20 chambres individuelles du centre hospitalo-universitaire de Toulouse, un épisode épidémique totalisant 36 cas acquis de portage de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) est survenu en deux pics épidémiques distincts (densité moyenne d'incidence de 12,8/1000, délai moyen de contamination 19,5 j ± 2,4). Contrairement aux épisodes antérieurs, le renforcement des mesures d'isolement, d'hygiène des mains et d'entretien de l'environnement n'a permis de contrôler l’épidémie que de façon transitoire. La recherche de portage nasal parmi le personnel a été réalisée lors du deuxième pic. Douze agents sur 87 étaient porteurs de SARM, soit un taux de prévalence du portage en période épidémique de 13,8 %. Les porteurs ont fait l'objet d'un traitement par pommade nasale. La souche épidémique typée par électrophorèse en champ pulsé était retrouvée de façon majoritaire chez le personnel et exclusive dans l'environnement. Seule la prise en compte combinée des trois réservoirs - patients, environnement, personnel - a permis de réduire la densité d'incidence des cas acquis.
Staphylococcus aureus – Résistance Méthicilline – Epidémie – Soins intensifs – Hôpital – France – Isolement Malade – Personnel Hôpital.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Infections nosocomiales en pédiatrie : problèmes et perspectives
Y. Aujard - M. Rajguru - E. Bingen
Résumé > La fréquence des infections nosocomiales en pédiatrie est expliquée par le recours à des technologies invasives (ventilation artificielle et surtout alimentation parentérale sur cathéter central) et l’immaturité immunitaire, en particulier chez le nouveau-né. Leur incidence globale varie selon les spécialités, la plus élevée se trouvant en réanimation néonatale. Les données des réseaux de surveillance révèlent une extrême hétérogénéité en terme d’incidence parmi les services pédiatriques de même spécialité : la densité d’incidence des infections liées à un cathéter veineux central varie en néonatologie de 4 à 23 pour 1 000 jours-cathéter. Les staphylocoques coagulase négative sont les micro-organismes les plus fréquemment en cause. La surveillance locale, la connaissance des facteurs de risque et de l’épidémiologie bactérienne permettent de développer des protocoles préventifs et thérapeutiques rationnels. Toutefois, le traitement préventif par vancomycine est dangereux et les immunoglobulines polyvalentes sont inefficaces.
Infection Hospitalière - Nouveau-né – Épidémiologie – Facteur Risque - Cathétérisme Veineux Central – Lutte contre Infection.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Infections nosocomiales virales en pédiatrie
F. Denis - M. Mounier - S. Alain - S. Rogez
Résumé > En pédiatrie, environ 5 % des infections nosocomiales sont dues à des virus, les taux variant selon les moyens virologiques et épidémiologiques mis en œuvre pour les détecter, les saisons de l’année et le type de service surveillé (unité de néonatologie, service de pédiatrie non spécialisé ou entité d’onco-hématologie pédiatrique). Ces infections ont longtemps été sous-estimées du fait de leur période d’incubation variable, de formes fréquemment asymptomatiques, du manque d’outils diagnostiques et de la sensibilisation insuffisante des virologues, du personnel soignant et administratif à ce problème. La source virale peut être exogène et provenir d’autres enfants, du personnel soignant, de l’environnement familial et des visiteurs, mais aussi de l’environnement souillé (eau, air, surface), du matériel contaminé, voire d’aliments (lait maternel)… ou endogène, par réactivation de virus (herpès, adénovirus…). Les virus les plus fréquemment impliqués sont les rotavirus, les adénovirus, suivis par le virus de l’hépatite A pour les virus « entériques » et le virus respiratoire syncytial, les virus de la grippe et de la rougeole en ce qui concerne les virus à transmission respiratoire. Les risques liés aux virus transmissibles par le sang ont été très fortement réduits grâce à la vaccination du personnel contre l’hépatite B, au rejet des dons dangereux (sang, greffes), à la sécurisation des produits dérivés du sang et à l’utilisation de matériel à usage unique.
Infection Hospitalière – Viroses – Pédiatrie – Épidémiologie – Lutte contre Infection – Rotavirus – Adénovirus, Infection – Virus Hépatite A – Virus Respiratoire Syncytial – Grippe – Rougeole.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Lettre à la Rédaction - Évaluation de la transmission nosocomiale de la tuberculose d’un soignant aux patients exposés
M. Hillarus - J.-C. Lucet - R. Ruimy - E. Bouvet - J.-L. Vilde
Résumé > Le diagnostic d’un cas de tuberculose en octobre 2000 chez un personnel soignant a motivé une enquête épidémiologique relative à la contamination éventuelle de patients ayant été en contact avec ce dernier. Cent-vingt-quatre patients ont été exposés, 69 (56 %) en hospitalisation (durées moyenne et médiane d’exposition de respectivement 13 et 8 jours), et 55 (44 %) en consultation ou hôpital de jour. Trente-huit patients n’étaient pas à revoir (traitement antituberculeux en cours, décès, exposition inférieure à 10 minutes…). Parmi les 92 patients restants, aucun cas de tuberculose n’a été documenté. Cependant, un patient infecté par le VIH avec un taux de CD4 de 38/mm3, et exposé pendant 42 jours, a développé en décembre 2000 des images radiologiques compatibles avec une tuberculose, mais sans autre signe clinique ou biologique évocateur. Les images pulmonaires ont disparu sous traitement antituberculeux et avec la restauration immunologique. Il est probable que les anomalies radiologiques correspondaient à une autre pathologie s’intégrant dans le cadre d’un syndrome de restauration immunologique. L’absence de confirmation bactériologique de tuberculose ne permet toutefois pas de trancher entre les deux hypothèses.
Tuberculose – Transmission Maladie Personnel Médical-Malade – Enquête Santé – Épidémiologie – Facteur Risque – Sujet Immunodéprimé – Réaction Tuberculinique.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Lettre à la Rédaction - Gestion des déchets d’activités de soins de médecine dentaire en Tunisie
F. Maatouk - L. Dhidah - M.-S. Haddad - O. Hfaïdha
Résumé > Une étude relative à la gestion des déchets d’activités de soins (DAS) de médecine dentaire a été menée entre janvier et février 2001 dans les quatre grands centres de soins dentaires de Monastir et Sousse (Tunisie). Ses objectifs étaient d’analyser les modalités de gestion des DAS, d’identifier les dysfonctionnements dans ce domaine et de proposer des solutions correctives. Le référentiel était constitué notamment de la circulaire ministérielle n° 76/92 relative à la gestion des déchets hospitaliers. Selon les résultats obtenus, les obligations des établissements en la matière étaient respectées de façon variable dans les quatre centres de soins, avec une conformité moyenne au référentiel de 47 % pour le tri, 55 % pour l’acheminement, 58 % pour l’élimination et 40 % pour la récupération des déchets.
Parmi les mesures correctives proposées, outre la mise à disposition des moyens matériels nécessaires, figurent la mise en place systématique d’un comité d’hygiène et d’un responsable « déchets » au sein des établissements, l’adoption de règles de tri simples et adaptées aux spécificités de la Médecine Dentaire et l’information et la formation des personnels intervenant dans la gestion des déchets.
Soins Dentaires – Déchets Dentaires – Traitement Déchets Médicaux – Étude Évaluation – Tunisie – Ligne directrice.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
2003 - Volume XI - n°2 Thématique Les Accidents d’Exposition au Sang
20,00 €
|
Les Articles ne sont pas disponibles au téléchargement pour les thématiques
|
Hygiènes
2003 - Volume XI - n°4
15,50 €
|
Infections nosocomiales pédiatriques à rotavirus (hors période néonatale)
F. Chomienne - V. Courtin - I. Grimal - C. Radet - G. Seguin
Résumé > Les gastro-entérites, premières causes d'hospitalisation en pédiatrie, sont le plus souvent d'origine virale et le rotavirus (RV) en est le principal agent étiologique. Sur le plan épidémiologique, les infections à RV sont, en général, le reflet d'un phénomène épidémique communautaire. L'existence de formes asymptomatiques d'infection à RV, la présence de RV dans les selles avant l'apparition de la diarrhée et la persistance de celui-ci après l'épisode diarrhéique concourent à une transmission nosocomiale si les règles d'hygiène ne sont pas correctement appliquées dans les services hospitaliers. Le diagnostic d'infection à RV doit donc être porté rapidement pour limiter ce risque. La prise de conscience de ce problème par le personnel médical et soignant nécessite de mettre en place dans chaque service un programme de prévention associant les différentes catégories professionnelles et portant sur l'organisation des soins, la mise au point de fiches techniques adaptées à la situation du service se rapportant aux différentes mesures préventives à mettre en ?uvre (isolement technique, isolement géographique ou regroupement éventuel des patients atteints, information des parents, prise en charge individuelle du patient atteint?) et d'évaluer ce programme dans le temps. Actuellement, la diminution du portage du rotavirus dans les services de pédiatrie doit rester une priorité. De plus, la mise au point de mesures préventives spécifiques (utilisation de pré ou probiotiques, vaccination efficace) doit être poursuivie.
Rotavirus, Infection - Nourrisson - Enfant Age Pré-scolaire - Pédiatrie - Infection Hospitalière - Diagnostic - Isolement Malade - Lutte contre Infection - Vaccination.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Évaluation de l'exposition du personnel à l'acide peracétique dans le cadre de la désinfection des endoscopes
J.-M. Bordes
Résumé > Dans le cadre de la mise en application de la circulaire DGS/5C/DHOS/E2/2001/138 du 14 mars 2001 relative aux précautions à observer lors de soins en vue de réduire les risques de transmission d'agents transmissibles non conventionnels, l'acide péracétique peut être utilisé pour la désinfection des endoscopes en remplacement du glutaradéhyde. Une étude visant à évaluer les répercussions de l'utilisation de l'acide peracétique sur l'atmosphère des lieux de travail a donc été effectuée. Des dosages d'acide peracétique, d'acide acétique et de peroxyde d'hydrogène dans l'atmosphère de travail ont donc été réalisés dans les services d'endoscopie digestive de huit établissements de santé utilisant soit une procédure de désinfection manuelle, soit des laveurs-désinfecteurs. Les méthodes de prélèvement et de dosage utilisées sont celles préconisées par l'Institut National de Recherche et de Sécurité français (INRS). Les résultats obtenus montrent que, sous réserve de l'utilisation de système de traitement d'air adapté, les concentrations rencontrées sont toujours très inférieures aux limites maximales d'exposition existant en France.
Acide peracétique - Désinfection ? Endoscopie ? Personnel Hôpital ? Pollution air ambiant ? Exposition professionnelle ? Ligne directrice - France.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Déterminants du changement des comportements en milieu professionnel
B. Quintard - A. Lecigne - P. Parneix - A.-M. Rogues
Résumé > Les différents modèles fondamentaux relatifs aux déterminants des conduites humaines sont présentés dans cette revue critique. Quatre grands courants ont contribué à expliquer la genèse et l'évolution des conduites humaines : le courant psycho-dynamique (méta-théorie psychanalytique), le courant dispositionnel (modèles psychosomatique et épidémiologique), le courant situationniste et le courant interactionniste. Si les courants psycho-dynamique et dispositionnel accordent un rôle privilégié aux caractéristiques du sujet (type, traits ou structure de personnalité) pour expliquer les conduites et leur évolution, le courant situationniste suppose que le sujet réagit de façon quasi mécanique et passive aux divers stimuli dont il est l'objet. Quant au courant interactionniste, il s'intéresse au rôle central des interactions individu-environnement dans la genèse des conduites et propose des perspectives appliquées particulièrement heuristiques : loin de subir passivement certains déterminismes dispositionnels et/ou environnementaux, les sujets construisent, seuls et en groupe, des significations plus ou moins fonctionnelles ou rationnelles (croyances) en lien étroit avec le maintien ou le changement du comportement souhaité.
Comportement et mécanisme comportemental ? Travail ? Adaptation psychologique ? Dynamique groupe ? Prédisposition accident ? Prise risque.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Fonction linge et hygiène dans les établissements de soins
M. Lessire - M.-R. Mallaret
Résumé > Cette revue de littérature relative à la fonction linge dans les établissements de soins, expose après un rappel des risques infectieux liés au linge en milieu de soins, les différents éléments permettant d'assurer la qualité du linge délivré aux services utilisateurs, et notamment de maîtriser sa contamination microbiologique. Les blanchisseries hospitalières doivent mettre en ?uvre des procédures permettant à la fois de réduire les risques infectieux nosocomiaux et les risques encourus par les professionnels dans le cadre du traitement du linge sale. Au sein des établissements de santé, des conseils doivent être donnés pour la mise en ?uvre de la collecte, du transport, du tri et du lavage du linge sale, des finitions, du stockage et du transport du linge propre afin que l'ensemble du personnel soit informé des procédures adéquates de traitement du linge. Les exigences, notamment normatives, applicables aux blanchisseries sont valables aussi bien pour un circuit complètement interne à l'établissement que dans le cas de circuit commercial extérieur à l'établissement.
Lingerie Hôpital - Literie et Linge - Infection hospitalière - Exposition professionnelle - Hygiène professionnelle - Lutte contre Infection - Ligne directrice - Norme.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Enquête de prévalence des infections nosocomiales - Les résultats régionaux de la Lorraine de 1997 à 2000
F. Rigaux-Barry - M.-F. Blech
Résumé > Cet article analyse les résultats des enquêtes de prévalence des infections nosocomiales réalisées de 1997 à 2000 dans la région Lorraine. Les taux de prévalence bruts régionaux allaient de 7,5 à 9,2 %, avec une prédominance de l'infection urinaire. Au niveau régional, du point de vue de l'épidémiologie descriptive, un suivi régulier de quatre ans a permis, pour les établissements participants, d'identifier les facteurs de risque d'infection, de détecter les variations de la fréquence ou de la distribution des différents types d'infections nosocomiales, d'identifier des secteurs présentant des taux élevés, permettant à la fois de sensibiliser le personnel et d'améliorer l'application des procédures en vigueur.
En termes d'épidémiologie analytique, nous avons pu, par des tests statistiques simples d'analyse univariée, évaluer l'importance et la signification statistique des variations des taux de prévalence d'une enquête à l'autre, ainsi que l'impact de l'augmentation de certains taux spécifiques sur le taux brut de prévalence. Durant la période de notre suivi, les variations intra-hospitalières peuvent être rapportées à la disparité de facteurs de risque. Une étude future plus affinée avec des moyens d'analyse plus importants pourrait montrer l'impact des facteurs de risque et de la qualité de soins sur les variations de taux de prévalence.
Infection Hospitalière - Epidémiologie - Prévalence - Facteur Risque - France.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Lettre à la Rédaction - Exhaustivité du dépistage systématique des bactéries multi-résistantes : un des axes de l'évaluation du programme de surveillance
P. Ferrarese - E. Bouton - R. Girard - C. Réat - L. Morandat - R. Abbas - M. de Montclos
Résumé > Depuis 1996, un programme de surveillance des bactéries multi-résistantes (BMR) associant suivi épidémiologique des patients (création d'une base de données) et aide à l'isolement septique dans les unités a été mis en ?uvre au Centre Hospitalier Lyon-Sud (Lyon, France). En 2001, l'Unité d'Hygiène et d'Epidémiologie (UHE) a organisé dans cinq unités (gériatrie et réanimation) une évaluation de ce programme sur différents paramètres dont deux relatifs à l'exhaustivité du dépistage systématique à l'entrée et à l'exhaustivité de la transmission d'information des résultats bactériologiques positifs à l'UHE. Les résultats montrent que le dépistage est effectué de façon hétérogène entre les services (p<10-5 selon le c2 de Yates), variant de 51 % de dépistage en réanimation chirurgicale à 100 % en unité de gériatrie de court séjour. Quant à la transmission de l'information par télécopie du laboratoire de bactériologie vers l'UHE, elle est effectuée dans 98 % des cas. Ce travail a permis d'envisager les moyens d'optimiser cette surveillance et d'en motiver les différents acteurs.
Bactéries - Résistance microbienne aux Médicaments - Lutte contre Infection - Hôpital - Etude Evaluation - Qualité Soins.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
Hygiènes
2003 - Volume XI - n°5 Thématique Risques infectieux post-opératoires
20,00 €
|
Les Articles ne sont pas disponibles au téléchargement pour les thématiques
|
Hygiènes
2003 - Volume XI - n°6
15,50 €
|
Clostridium difficile : hygiène des mains et environnement
F. Barbut - S. Gotty - D. Neyme - S. Magne - Y. Bernardon - F. Ribadeau-Dumas - J.-C. Petit
Résumé > Clostridium difficile (CD) est le principal agent responsable de diarrhée nosocomiale chez l’adulte. Les objectifs de cette étude étaient :
1) de comparer l’efficacité in vivo, d’une part du lavage des mains à l’aide de savon doux (Anios®) ou de savons antiseptiques (polyvidone iodée 4 % [Betadine scrub®], chlorhexidine 4 % [Hibiscrub®]) et, d’autre part, de la friction hydro-alcoolique (isopropanol 60 % [Sterillium®]) sur des mains expérimentalement contaminées par CD ; 2) d’évaluer la dissémination environnementale de CD dans les chambres de patients atteints de diarrhées liées à ce germe. Les mains de 14 volontaires ont été expérimentalement contaminées par une souche de CD non toxinogène. Pour l’étude environnementale, dix prélèvements de surface ont été réalisés par écouvillonnage dans les chambres de patients ayant une diarrhée à CD (CD+) et dans des chambres témoins. L’efficacité du Sterillium® était significativement inférieure à celle de tous les savons (p<0,001). En revanche, la Betadine scrub® présentait une activité statistiquement supérieure à celle de l’Hibiscrub® et du savon doux (p<0,01). Le taux de contamination environnementale des chambres CD+ était significativement plus important que celui des chambres témoins (12,5 % vs 6,1 %, p<0,001). Ces résultats doivent nous inciter à la plus grande vigilance vis-à-vis des patients atteints de diarrhée à CD, tant au niveau du choix des produits d’hygiène des mains que de la qualité du bionettoyage.
Clostridium difficile – Diarrhée – Main – Désinfection – Savon – Chlorhexidine – Polyvidone Iodée – Surveillance Environnement – Lutte contre
Infection – Hôpital
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Infections à pneumocoque en établissements de santé et en collectivités
J.-P. Lavigne - H. Laurichesse - A. Sotto
Résumé > Le pneumocoque est une bactérie fréquemment rencontrée dans les infections communautaires. La prévalence de résistance du pneumocoque, notamment aux bêta-lactamines, n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Il est responsable d’une létalité quasi-incompressible chez les personnes fragilisées. La responsabilité de ce germe dans les infections nosocomiales et en collectivités est réelle notamment dans les infections précoces survenant chez les patients hospitalisés. L’incidence reste cependant très inégale d’après les données de la littérature. Des épidémies sont régulièrement signalées dans des institutions pour personnes âgées, dans des collectivités médicalisées regroupant des sujets particulièrement réceptifs et menacés de formes graves. Cette revue présente les facteurs de risque de contraction de cette bactérie à l’hôpital ou en collectivités et les mesures de prévention adaptées.
Streptococcus pneumoniæ, Infection – Infection Hospitalière – Épidémiologie – Facteur Risque – Sujet Âgé – Maison Médicalisée Personnes Âgées – Résidence Personnes Âgées – Prévention – Vaccins Antipneumococciques.
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Comparaison de deux méthodes de mesure de la consommation d'antibiotiques
B. Mandy - E. Koutny - C. Cornette - M.C. Woronoff-Lemsi - D. Talon
Résumé > En France, la circulaire DHOS/E2-DGSSD5A n° 2002-272 du 2 mai 2002 relative au bon usage des antibiotiques recommande aux établissements de santé d’effectuer un suivi de leurs consommations exprimé en jours de traitement ou en doses définies journalières (DDJ) reliées à un critère d’activité (journées d’hospitalisation ou nombre d’admissions). Notre étude avait donc pour objectif de comparer un indicateur observé, le nombre de jours de traitement, à deux indicateurs calculés sur la base de la DDJ et de la Dose Prescrite Journalière (DPJ), à la fois sur le plan de la faisabilité du recueil et de la pertinence de l’information produite. Pour les unités de soins étudiées, la durée d’exposition à un antibiotique donné était établie selon quatre indicateurs différents, deux indicateurs observés [dans le dossier patient (la référence) et dans le système de dispensation nominative informatisée de la Pharmacie Centrale] et deux indicateurs calculés (en divisant le nombre de grammes par la DDJ ou par la DPJ). La durée d’exposition rapportée à 1000 jours d’hospitalisation obtenue par les indicateurs calculés était supérieure à la référence (+ 52% pour la DDJ et + 33% pour la DPJ) et inférieure pour l’indicateur observé (système informatisé) (- 10%). Les variations observées étaient amples et aléatoires en fonction de l’unité étudiée, de l’antibiotique et de la voie d’administration. Cette étude montre donc l’importance du choix de l’indicateur, les deux indicateurs proposés dans la circulaire (indicateur observé et indicateur calculé) pouvant être complémentaires..
Antibiotiques – Etude Evaluation – Ligne Directrice – Résistance microbienne aux médicaments
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Enquête de prévalence des infections nosocomiales - Les limites de la comparaison des résultats : à propos de douze établissements lorrains
F. Rigaux-Barry - M.-F. Blech
Résumé > Dans le cadre des enquêtes régionales de prévalence des infections nosocomiales (IN) réalisées annuellement en Lorraine de 1997 à 2000, sont présentés ici anonymement les résultats de douze établissements lorrains ayant réalisé une enquête durant les quatre années consécutives. Après avoir présenté les variations des facteurs de risque (FR) étudiés et des taux de prévalence des IN, nous rapportons les difficultés méthodologiques et statistiques de comparaison des résultats entre les différents établissements hospitaliers. En ayant groupé les établissements selon leur taille, nous avons noté la grande variabilité de ces FR et des spécificités hospitalières. Ces considérations compliquent les tentatives de comparaison des différents taux de prévalence (taux bruts ou spécifiques).
Certains auteurs sont très réservés en ce qui concerne les comparaisons des taux de prévalence entre établissements hospitaliers et suggèrent qu’elles ne soient faites qu’après un ajustement des données. Notre travail confirme que ce type d’enquête ne permet d’envisager une comparaison inter-établissements que dans une étude à long terme avec la participation régulière de nombreux établissements avec ajustement des profils d’activité hospitalière et dans une optique de recueil régulier et de standardisation des FR individuels des patients.
Infection Hospitalière – Épidémiologie – Prévalence – Méthode Épidémiologique – Facteur Risque – France
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Lettre à la Rédaction : Infections nosocomiales dans un centre hospitalier spécialisé.Résultats d’une enquête d’incidence de trois mois
M. Thomas-Hervouet - F. Tissot-Guerraz - S. Bryssine
Résumé > L’épidémiologie des infections nosocomiales (IN) en secteur psychiatrique a fait l’objet de peu d’études. Une enquête d’incidence des IN a donc été réalisée sur une durée de trois mois afin de mieux connaître les phénomènes infectieux et facteurs de risque dans un établissement spécialisé. Sur 307 patients inclus, le taux d’attaque était de 7,5 % et la densité d’incidence de 2,7 pour 1 000 jours d’hospitalisation. Les actes à risque infectieux restaient peu nombreux (au total 101). En revanche, le seul facteur de risque retrouvé dans notre étude était le manque d’hygiène corporelle. Nous n’avons pas démontré de corrélation entre la pathologie mentale, les traitements administrés, tels que la prise de médicaments à activité anti-cholinergique, et la survenue d’IN. Les infections ORL et stomatologiques représentent la majorité des IN dans notre enquête d’incidence (30,4 %). Les autres infections sont respiratoires, urinaires, digestives et gynécologiques. Les IN sont essentiellement mycosiques, le plus souvent bénignes et guérissant sans séquelles. Elles ne conduisent donc pas à un surcoût en antibiotiques. La surveillance médicale de l’hygiène des patients est une mesure de prévention essentielle et probablement une des plus délicates à réaliser.
Infection hospitalière – Psychiatrie – Épidémiologie – Incidence – Méthode épidémiologique – Facteur Risque
Commander cet article (pdf) 4,00 €
Lettre à la Rédaction : De l’influence des gaz incondensables sur la qualité de la stérilisation à la vapeur saturante
J.-P. Fontaine
Résumé > Dans le cadre de la mise à disposition de contrôles de procédé de stérilisation à la vapeur basés sur des mesures physiques in situ, de nouveaux paramètres d’appréciation tels que le taux de saturation vapeur, le ratio P/T (pression/température), la F0 (valeur stérilisatrice) ainsi que le taux de gaz non condensables (GNC) peuvent être pris en compte. Cet article discute des GNC, de leurs différentes origines possibles et de leur influence sur la qualité de la stérilisation. Ces GNC sont indésirables dans la mesure où leur efficacité stérilisatrice est bien moindre que celle du gaz vapeur. Une des sources possibles de ces GNC est un défaut d’étanchéité de la chambre du stérilisateur, c’est-à-dire une fuite supérieure à la tolérance normative de 1,3 mbar/minute). Or au cours des qualifications opérationnelles des stérilisateurs, des fuites de l’ordre de 3 mbar/minute sont régulièrement constatées. Ce type de fuite ne peut pas être détectée par un test de Bowie-Dick et nécessite la réalisation d’un « test d’étanchéité » ou « test de fuite », la plupart des stérilisateurs récents étant munis de ce type de cycle. La vapeur admise dans la chambre de n’importe quel stérilisateur n’est jamais parfaite et contient toujours un peu d’eau et plus ou moins de GNC. La question est donc de savoir au-delà de quels seuils la qualité de la stérilisation est réellement compromise.
Stérilisation – Vapeur – Contrôle qualité – Équipement et appareillage
Commander cet article (pdf) 4,00 €
|
|