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Hygiènes
Volume XII - n°6 Décembre 2004
15,50 €
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L’infection nosocomiale comme indicateur de la qualité des soins en réanimation
A. Durocher
Résumé > L’infection nosocomiale représente encore un risque majeur en réanimation et justifie la recherche d’indicateurs, en particulier de résultats, susceptibles de fournir une information pertinente sur le niveau de la qualité des soins prodigués. Un indicateur doit d’abord répondre à des critères métrologiques de simplicité, d’acceptabilité, de validité, de pertinence, de fiabilité et de performance. L’indicateur « infection nosocomiale » pose plusieurs problèmes: celui de recueil des données liées à une surveillance continue, de définitions standardisées et reproductibles, notamment pour les infections nosocomiales broncho-pulmonaires, le mode d’expression des résultats faisant intervenir la durée d’exposition au risque. Par ailleurs, la signification de l’infection nosocomiale en terme de qualité des soins n’est pas univoque: infection endogène et/ou infection exogène, influence de la gravité de l’état du patient, du case-mix, de la charge en soins et des facteurs organisationnels. Les conséquences de l’infection nosocomiale en terme de durée de séjour sont évidentes. Les relations entre l’indicateur « infection nosocomiale » et la mortalité sont plus complexes. Enfin, si certaines mesures de prévention souvent complexes, s’intégrant dans un programme d’amélioration continue de la qualité, semblent efficaces, l’indicateur « infection nosocomiale » est toujours un indicateur terminal et tardif s’intégrant mal dans une réelle gestion du risque infectieux.
Indicateurs Qualité Santé – Infection Hospitalière – Soins Intensifs – Qualité Soins – Gestion Risques.
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Intérêt d’une surveillance des infections du site opératoire par intervention sentinelle
J.-C. Séguier, N. Bataille, E. Ghiles, T. Montariol, A. Fingerhut, J. Merrer
Résumé > Les infections du site opératoire (ISO) compliquent environ 2 % des interventions chirurgicales. Des programmes de surveillance ont montré leur efficacité pour réduire ce taux de 20 % à 35 %. Pour disposer d’un indicateur d’incidence continue, sans surcharge de travail excessive, la mise en place d’un indicateur « sentinelle » par surveillance continue d’une intervention chirurgicale a été proposée dans notre établissement. Deux services de chirurgie digestive ont choisi de surveiller chacun une intervention pendant deux années consécutives. À la fin de la première année, l’un des deux services ayant un taux d’ISO supérieur au taux attendu, une amélioration de la préparation cutanée a été mise en place. Ce service a bénéficié d’un plan de communication avec un rendu nominatif du taux d’infection à chaque chirurgien. Après la deuxième année, le taux d’ISO a diminué (4,7 % à 1,1 % p = 0,08), le taux d’inclusion des patients a augmenté (67,9 % à 92,6 % p<0,001). Parallèlement, le taux d’inclusion du service ne nécessitant pas d’action d’amélioration ou de communication a diminué (84,4 % à 74,3 % p = 0,025) alors que son taux d’infection n’a pas significativement augmenté (1,4 % à 3,5 % p = 0,4). L’indicateur « sentinelle » mis en place a joué son rôle quand cela a été nécessaire. Le type et la qualité de la communication, modulable suivant les taux d’infection observés, ont été des éléments importants.
Infection Plaie Chirurgicale – Lutte contre Infection – Indicateur Qualité Santé – Méthode épidémiologique.
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Elaboration d’un protocole de surveillance de la qualité de l’air dans les blocs opératoires
D. Diulius, A. Dubouix, C. Roques, D. Blochs, S. Malavaud, N. Marty
Résumé > Suite à la parution de la norme NF S 90-351 de juin 2003, le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) du Centre Hospitalo-universitaire de Toulouse a entrepris de mettre en place un nouveau protocole de surveillance de la qualité de l’air dans les blocs opératoires. Le travail, effectué en collaboration avec le laboratoire d’hygiène, les services techniques et les praticiens hygiénistes, a consisté à créer un outil de gestion de la qualité de l’air adapté à l’activité des blocs et aux moyens existants. La démarche a donc commencé par la réalisation d’un classement des blocs en fonction des risques aéroportés, suivie par l’analyse de la surveillance environnementale antérieure, en vue de caractériser la qualité de l’air dans les salles d’intervention. Avec l’aide des services techniques, la dernière partie du travail préparatoire a consisté à faire l’état des lieux du fonctionnement des centrales, ainsi que le bilan des paramètres physiques devant être pris en compte dans le protocole de surveillance. Cette réflexion a abouti à l’élaboration du protocole de surveillance de la qualité de l’air, adapté aux moyens techniques de l’hôpital et représentatif de son environnement et en tenant compte des normes de façon optimale. En outre, un outil d’aide à la décision a été développé pour permettre une interprétation rapide des contrôles et une gestion des risques efficace.
Air – Environnement Contrôlé – Bloc opératoire – Hôpital – Gestion Continue Qualité – Norme – Microbiologie, Air – Infection Plaie Chirurgicale.
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DRYCULT® TPC : évaluation d’un test de numération des germes de l’eau
F. Squinazi, L. Bordenave
Résumé > L’objet de cette étude était d’évaluer l’intérêt du test DRYCULT® TPC (ORION DIAGNOSTICA, Finlande), en comparaison à la technique classique de numération des micro-organismes revivifiables pour le contrôle bactériologique des eaux dans les établissements de santé. Une centaine de dénombrements de différents échantillons d’eau, plus ou moins contaminés, et leurs dilutions (eau de ville, eau de lavage de blanchisserie, eau de rivière, eau traitée) ont été réalisés selon la technique classique de numération par incorporation en gélose et par le test DRYCULT® TPC. Les études statistiques (test Chi 2) n’ont montré aucune différence significative au seuil 5 % entre les résultats positifs du test DRYCULT® TPC et les résultats positifs obtenus par la méthode de référence. Du fait de sa facilité d’utilisation, le test DRYCULT® TPC peut être considéré comme un « outil de pilotage » d’un réseau de distribution d’eau et de ses divers points d’usage critiques pour détecter un accroissement de la flore bactérienne aérobie. Il peut être utilisé entre deux analyses de référence (habituellement trimestrielles) pour témoigner soit d’une maîtrise satisfaisante, soit au contraire d’une dégradation de la qualité de l’eau et conduire à pratiquer une analyse de référence pour confirmation. Les résultats satisfaisants obtenus par cette étude expérimentale justifient que d’autres études soient menées en milieu hospitalier pour apporter encore plus d’informations sur la place du test DRYCULT® TPC en pratique courante dans les établissements de santé.
Microbiologie Eau – Contrôle Qualité – Hôpital – Méthodes Microbiologiques – Ligne directrice.
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Apport de la désinfection complémentaire des surfaces dans un laboratoire de nutrition parentérale
D. Charlety, J. Calop
Résumé > L’objectif de ce travail était d’évaluer l’intérêt de la désinfection complémentaire hebdomadaire dans un laboratoire de nutrition parentérale, en complément du nettoyage désinfectant quotidien des surfaces en comparant trois périodes successives : désinfection par voie aérienne (DVA) au formol hebdomadaire, désinfection hebdomadaire par spray hydro-alcoolique et absence de désinfection complémentaire. Les résultats des prélèvements bactériologiques et mycologiques des surfaces ont été satisfaisants sur les trois périodes étudiées. Quelque soit le critère étudié, les trois méthodes d’entretien sont équivalentes (pas de différence statistiquement significative des résultats). Il n’existe pas, dans le cadre de nos pratiques, de différence d’efficacité entre la DVA au formol et la désinfection par spray. De même, une désinfection complémentaire hebdomadaire systématique par DVA ou spray n’optimise pas l’efficacité de l’entretien manuel quotidien des surfaces. La qualité bactérienne et fongique de l’environnement du laboratoire repose donc sur la qualité de l’entretien des surfaces, sur la conformité des locaux et des équipements, sur le respect des règles d’hygiène, sur la formation et l’évaluation des pratiques professionnelles.
Désinfection – Méthode – Environnement Contrôlé – Nutrition Parentérale – Préparations Pharmaceutiques – Pharmacie Hôpital.
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Hygiènes
Volume XII - n°5 Septembre 2004 Thématique Prévention de l'acquisition et de la transmission des germes respiratoires dans la mucoviscidose
20,00 €
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Hygiènes
Volume XII - n°4 Septembre 2004
15,50 €
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Comparaison de l’efficacité bactéricide in vivo de la polyvidone iodée alcoolique versus la chlorhexidine alcoolique pour la préparation du champ opératoire
O. Traoré - C. Dubray - M.-P. Schuller - H. Laveran
Résumé > La désinfection du champ opératoire constitue un élément primordial de la prévention des infections du site opératoire. L’utilisation d’antiseptiques en solution alcoolique a récemment été proposée pour optimiser l’efficacité anti-microbienne des procédures de désinfection actuelles et réduire le temps nécessaire à leur mise en œuvre. Le but de ce travail était de comparer in vivo l’activité bactéricide de deux antiseptiques: la polyvidone-iodée (PVP-I) alcoolique versus la chlorhexidine en solution alcoolique. Ces deux produits ont été testés simultanément sur deux hémi-champs délimités sur l’abdomen de 30 volontaires sains. Les prélèvements cutanés ont été effectués par une méthode de lavage-grattage de la peau. Les réductions du nombre de bactéries aérobies-anaérobies facultatives entre T0 et chacun des trois temps de prélèvement (T2min, T1h et T3h) ont été comparées entre les deux produits à l’étude. À 2 minutes, la réduction de flore est d’environ 2 log10 pour les deux antiseptiques. À 1 heure et 3 heures, la réduction de flore reste encore cliniquement pertinente. Les deux antiseptiques ont donc in vivo des activités bactéricides immédiates et prolongées comparables. La PVP-I en solution alcoolique, comme la chlorhexidine alcoolique, permet de réduire significativement la flore bactérienne du champ opératoire pendant au moins trois heures.
Anti-infectieux Locaux – Étude Évaluation – Iodophore – Chlorhexidine – Infection Plaie Chirurgicale – Lutte contre Infection.
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Stratégie pour une meilleure utilisation des gants à l’hôpital
M. Turco - C. Chalaye - O. Nuiry - F.-O. Mallaval - M. Moulin - J. Degiovanni - F. Rolly - L. Dimier - P. Fascia - F. Lucht - C. Auboyer - B. Pozzetto - P. Berthelot
Résumé > À l’hôpital, la bonne utilisation des gants est primordiale pour prévenir la transmission exogène d’agents infectieux aux patients et pour protéger le personnel. Suite aux nombreuses questions des utilisateurs de notre établissement sur les indications du port de gants et le choix du matériau à privilégier, et devant l’augmentation apparente du nombre d’allergies au latex, il nous a semblé nécessaire de proposer des outils d’aide à l’utilisation des gants dans la pratique quotidienne. Sous l’égide du Comité de lutte contre l’Infection Nosocomiale du CHU de Saint-Etienne, un groupe de travail multidisciplinaire a initié une démarche qualité dans un objectif de meilleure utilisation des gants. Trois sous-groupes ont été constitués : le premier a défini les normes et qualités nécessaires des gants avec rédaction d’une conduite à tenir en cas d’allergie, le second a élaboré un référentiel de bonne utilisation des gants et le troisième a conçu un film à visée pédagogique. Ce travail a permis une harmonisation des recommandations d’utilisation des gants (indications et choix du matériau constitutif) accompagnée d’une formation de l’ensemble des professionnels de l’établissement. À travers ce type de démarche, le CLIN vise à la fois la prévention des infections nosocomiales et l’amélioration des conditions de travail des personnels en matière d’hygiène, deux objectifs indissociables du strict respect des précautions standard à l’hôpital.
Gant Protection – Personnel Hôpital – Lutte contre Infection – Hypersensibilité Latex – Hôpital – Prise Décision Institutionnelle – Ligne Directrice – Communication.
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Diffusion régionale inter hospitalière d’un Acinetobacter baumannii multirésistant, producteur de bêta-lactamase à spectre étendu VEB-1
A. Carbonne - K. Blanckaert - T. Naas - E. Seringe - A.-H. Botherel - M. Aggoune - C. Lahoute - C. Cattoen - P. Astagneau - P. Nordmann - B. Coignard
Résumé > Du 30 juillet au 19 septembre 2003, le Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (C.CLIN) Paris-Nord a reçu cinq signalements d’infections nosocomiales à d’Acinetobacter baumannii (Ab) produisant une bêta-lactamase à spectre étendu (BLSE) de type VEB-1 (23 patients concernés dont huit décédés). Pour évaluer l’ampleur de cette épidémie, le réseau régional de microbiologistes a été sollicité. Fin septembre 2003, le C.CLIN a informé les présidents de CLIN de l’inter-région et diffusé des recommandations. L’alerte a ensuite été étendue au niveau national. L’Institut de veille sanitaire (InVS) a recommandé aux établissements de santé (ES) de signaler tous les cas de colonisation à Ab VEB-1. De juillet 2003 à février 2004, 215 cas (136 certains et 79 probables) répartis dans 28 ES ont été recensés. La courbe épidémique montre un pic initial en octobre 2003, un nouveau pic en décembre lié à l’alerte régionale, puis une décroissance régulière jusqu’en février 2004. La répartition géographique des ES concernés révèle une diffusion régionale très importante. La plupart des patients (96 soit 45 %) étaient hospitalisés en réanimation. La collaboration entre les services et laboratoires hospitaliers, le C.CLIN, l’InVS, un laboratoire expert et les autorités sanitaires a joué un rôle majeur dans l’identification précoce et le contrôle de cette épidémie et la diffusion rapide à tous les acteurs des informations utiles.
Acinetobacter, Infection – Multi-Résistance bactérienne aux Médicaments – Épidémie – Hôpital – Lutte contre Infection – Ligne Directrice – Communication.
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Tri des déchets d’activités de soins : Résultats d’une enquête menée dans un centre hospitalier général de 750 lits
S. Lefflo - V. Cozic - M. Barré
Résumé > Une évaluation de la qualité et de l’efficacité du tri des déchets d’activités de soins à risque infectieux (DASRI), hors piquants-tranchants, et des déchets assimilables aux ordures ménagères (OM) a été menée entre mars et mai 2003 dans toutes les unités d’hospitalisation et le service d’imagerie médicale du centre hospitalier de Cherbourg. L’objectif était de mesurer l’observance aux recommandations de bonnes pratiques de tri et de conditionnement à la source. Le contenu des sacs en plastique et des fûts cartonnés situés dans les locaux de soins a été examinéet le volume de déchets intrus apprécié visuellement. Parallèlement, la mesure de la proportion pondérale de DASRI a été utilisée comme indicateur d’efficacité du tri. Le taux de respect des recommandations de tri et de conditionnement était de 93 % pour les sacs de collecte des OM, et respectivement de 81 % et de 22 % pour les fûts et les sacs de recueil des DASRI. Le taux global de conformité était de 70 %. Le poids des DASRI représentait 21,6 % du poids total des DAS. Ces résultats encourageants nous incitent à reconduire la campagne de sensibilisation au respect du tri réalisée en 2001. Cette dernière devrait être accompagnée d’une mise à disposition de moyens matériels supplémentaires afin d’optimiser le tri à la source et de tendre vers une proportion de DASRI comprise entre 15 et 20 %.
Déchets médicaux -– Traitement des Déchets Médicaux – Hôpital – Gestion Risques – Étude Évaluation.
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Suivi d’indicateurs de la lutte contre les infections nosocomiales dans la région Languedoc-Roussillon en 2000, 2001 et 2002
L. Chantoiseau - A. Fraïssé - C. Razès
Résumé > Les Comités de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) des établissements de santé publics et privés sont tenus de remplir annuellement un bilan standardisé des activités de lutte contre les infections nosocomiales. Des indicateurs issus des bilans 2000, 2001 et 2002 de la région Languedoc-Roussillon ont été analysés : l’activité du CLIN, la constitution de l’équipe opérationnelle en hygiène hospitalière (EOH), la formation en hygiène hospitalière du personnel des établissements de santé, l’existence d’un livret d’accueil et l’intégration d’informations au sujet de la lutte contre les infections nosocomiales dans ce livret. Les établissements ayant envoyé leur bilan représentaient respectivement 88% des établissements interrogés en 2000, 56% en 2001, 83% en 2002. Les critères retenus pour l’activité des CLIN étaient insuffisamment mis en œuvre par les établissements répondants, mettant en exergue l’absence d’une stratégie régionale. Un programme régional pluriannuel de lutte contre les infections nosocomiales a été proposé à partir des lacunes constatées, incluant la création et l’animation d’un réseau régional avec les acteurs concernés par cette problématique.
Indicateurs Qualité Santé – Lutte contre Infection – Infection Hospitalière – Hôpital – Comité Consultatif – Programme Médical Régional – France
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Sensibilisation à l’hygiène hospitalière au moyen d’un jeu-concoursaux hôpitaux universitaires de Strasbourg
O. Meunier - C. Hernandez - B. Eisenmann - M. Bientz
Résumé > Pour sensibiliser à l’hygiène hospitalière tous les acteurs de soins des hôpitaux universitaires de Strasbourg, un nouveau mode de communication par le jeu a été proposé en 2002. Un jeu-concours en équipe (unité fonctionnelle ou service de soins) a été organisé sur la base d’un questionnaire de 30 items portant sur tous les thèmes de l’hygiène hospitalière ayant été abordés dans les quatre années précédentes par l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) au travers de ses supports de communication écrits (bulletins d’information, fascicules). Une question subsidiaire pour départager les ex aequo éventuels, permettait aux équipes de proposer un slogan ou une affiche dans le champ de l’hygiène hospitalière. Ce jeu a été très apprécié, 15 équipes ayant participé. La consultation des pages dédiées sur le site intranet de l’établissement a été importante. Dans le cadre de cette initiative, de nombreux services ont mis à jour leurs classeurs « hygiène » et des informations précises, utiles à l’activité quotidienne de chacun des acteurs de soins participants (agents des services hospitaliers, infirmiers, médecins et chefs de service) ont été délivrées. Ce type d’action semble donc susceptible de participer à la sensibilisation des acteurs de santé à l’hygiène hospitalière.
Communication – Formation Continue – Hygiène – Lutte contre Infection – Hôpital – Méthode.
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Lettre à la Rédaction - Commentaires sur le texte de conférence de consensus de la SFHH« Gestion pré-opératoire du risque infectieux »
J. Carlet
Résumé >
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Lettre à la Rédaction - Hygiène de l’environnement et des soins techniques dans un établissement de psychiatrie : impact des conclusions d’une évaluation externe
B. Choukroun - C. Robert - C. Mondain - B. Libeau - E. Denis
Résumé > Le Centre hospitalier spécialisé de Blain, établissement psychiatrique, dispose d’un Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) depuis 1996 et a adhéré au COLINES (Comité de lutte contre les infections nosocomiales de l’Estuaire, domicilié à Saint-Nazaire). En 1997, une évaluation de l’hygiène des soins techniques et de l’environnement a été réalisée dans deux unités de soins par l’équipe du COLINES et a conduit à l’élaboration de recommandations relatives aux aspects matériels, techniques et organisationnels en janvier 1997. En juin 2000, un nouveau bilan effectué avec les représentants du CLIN et de la direction du service de soins infirmiers a été l’occasion de souligner les évolutions de l’établissement qui a intégré l’hygiène hospitalière dans son projet thérapeutique. Si l’évaluation externe a enclenché cette démarche d’amélioration, la dynamique interne et les engagements à divers niveaux de l’établissement ont permis des progrès importants, notamment dans les domaines de la qualité de l’environnement des patients et de la sécurité des soins. Par ailleurs, l’appartenance à un réseau dédié à la lutte contre les infections nosocomiales a semblé un point crucial, permettant d’introduire un tiers neutre dans l’évaluation et les propositions d’amélioration.
Hôpital Spécialisé – Psychiatrie – Lutte contre Infection – Service Commun Interhospitalier – Étude Évaluation.
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Hygiènes
Volume XII - n°3 Juin 2004 Thématique Gestion pré-opératoire du risque infectieux
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Hygiènes
Volume XII - n°2 Juin 2004
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Recommandations pour la prévention de l’acquisition et de la transmission des germes respiratoires dans la mucoviscidose - Février 2004 - Texte court destiné aux professionnels
B. Branger - S. Ravilly
Résumé > Le rôle des infections pulmonaires bactériennes (et sans doute aussi virales) dans la dégradation de la fonction pulmonaire des patients atteints de mucoviscidose a été bien démontré. Certaines de ces infections sont acquises en milieu hospitalier ou lors de soins ambulatoires. Sous l’égide de l’Association « Vaincre la mucoviscidose », des recommandations destinées aux professionnels de santé ont donc été établies afin de prévenir cette transmission nosocomiale. Chaque recommandation a été associée à un niveau de preuve. Outre le respect des précautions standard, la détermination des précautions particulières à observer est basée sur la connaissance du statut microbiologique des sécrétions du patient, c’est à dire au risque infectieux lié aux micro-organismes présents classé de 1 à 4 (bactéries saprophytes et sensibles à la plupart des antibiotiques en classe 1, P. aeruginosa sensible à la plupart des antibiotiques en classe 2, bactéries multirésistantes en classe 3 et Burkholderia cepacia naturellement multi-résuistante et très pathogène en classe 4). Si la classe 1 relève des précautions standard, les classes 3 et 4 demandent un isolement de type gouttelettes et contact. La classe 2 nécessite une évaluation au cas par cas.
Mucoviscidose – Appareil Respiratoire, Infection – Infection Hospitalière – Lutte contre Infection – Isolement Malade – Ligne directrice – France.
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Evaluation clinique de la tolérance de la nouvelle formule de Clinogel® – gel hydroalcoolique pour les mains – contre comparateur
A. Sirvent - Y. Weltert - C. Gibaud - F. Girard - M.-P. Schuller
Résumé > L'objectif de cette étude était d'évaluer chez l’homme la tolérance de la nouvelle formule de
Clinogel® - gel hydroalcoolique pour les mains- par rapport à un comparateur de référence (solution hydroalcoolique ayant l'AMM pour le traitement hygiénique des mains par frictions). Il s'agissait d'une étude monocentrique, réalisée en aveugle pour l'évaluateur, versus comparateur, sur volontaires sains ambulatoires. Soixante-six volontaires ont été répartis de façon randomisée dans le groupe « Clinogel® » (n=33) ou le groupe « Comparateur » (n=33). Pendant 21 jours, les volontaires ont utilisé le produit sur les mains, à raison de 15 frictions par jour d'une minute environ jusqu'à évaporation. à J0 et J21, un examen clinique était réalisé. Quinze volontaires de chaque groupe ont été évalués sur des mesures biométrologiques de Perte Insensible en Eau (PIE) et d'hydratation cutanées. à J21, les volontaires répondaient à un questionnaire d'évaluation de la tolérance et l'acceptabilité du produit. Après utilisation intensive de l'un ou l'autre des produits, les scores cliniques n'indiquaient aucune détérioration de l'état cutané. Une préservation du taux d'hydratation et de l'intégrité de la fonction barrière cutanée a été constatée. L'acceptabilité auprès des volontaires était bonne : ils étaient 75 % à ne pas avoir ressenti de sensation d'inconfort lors de l'emploi de Clinogel®.
Désinfection – Main – Anti-infectieux locaux – Essai clinique Phase III – Test Irritation cutanée.
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Efficacité à long terme d’une action d’information sur les pratiques d’antibioprophylaxie chirurgicale
S. Lallemand De Conto - E. Bretl - B. Huc - A. Picard - N. Tuefferd - D. Talon
Résumé > En France, un certain nombre d’études concordantes rapportent un écart important entre les recommandations nationales (RN) relatives à l’antibioprophylaxie chirurgicale et les pratiques observées. En Franche-Comté en mai et juin 2000, le taux de conformité globale de l’antibioprophylaxie par rapport aux RN était de l’ordre de 40 %. Une action d’information et de sensibilisation a donc été mise en œuvre auprès des chirurgiens et anesthésistes. Son efficacité a ensuite été évaluée à court et à long terme. 13 équipes chirurgicales ont participé à la collecte des données durant trois périodes de surveillance suivies chacune d’une rétro-information. Les prescriptions étaient examinées afin de répondre aux questions suivantes : l’antibioprophylaxie était-elle justifiée par la procédure chirurgicale ? avait-elle été réalisée ? l’antibiotique choisi était-il celui préconisé ? l’heure d’injection de la première dose était-elle optimale ? la durée totale et la dose totale étaient-elles correctes ? Les recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR), actualisées en 1999 constituaient la référence. La conformité globale a été améliorée de façon significative au cours de la 3e période : elle est passée de 39,0 % pour P1 à 42,3 % pour P2 puis 61,0 % pour P3 (p = 2.10-4). Cette amélioration a été particulièrement sensible sur la durée de l’antibioprophylaxie. En conclusion, il semble qu’une surveillance périodique de l’antibioprophylaxie, intégrant sur la base du volontariat le plus grand nombre d’équipes chirurgicales possible, pourrait apporter une amélioration sensible des pratiques, sous réserve d’une rétro-information adaptée.
Prophylaxie Antibiotique – Chirurgie – Étude Évaluation – Ligne Directrice – France.
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Investigation d’une épidémie d’infections urinaires : évaluation rétrospective de la charge de travail en urologie
M.-P. Tavolacci - V. Merle - C. Brifault - D. Woinet - P. Grise - P. Czernichow
Résumé > Nous rapportons l’investigation d’une épidémie d’infections urinaires dans un service d’urologie, révélée par la surveillance épidémiologique continue des infections nosocomiales, au cours de laquelle nous avons tenté de relier l'épidémie à une augmentation du ratio charge en soins/effectif soignant. Les indicateurs indirects de la charge en soins choisis en collaboration avec le service d’urologie ont été le nombre de patients sondés, la durée de sondage et le nombre de patients porteurs de bactéries multirésistantes. Le nombre de jours où le personnel soignant était en sous-effectif a été évalué. Notre étude a montré que l'épidémie d’infections urinaires a été précédée d'une période de ratio charge de travail/effectifs en soignants augmenté depuis plusieurs semaines. L’intérêt de notre étude est de montrer qu’il est possible, de manière rétrospective, de faire un lien chronologique entre le ratio charge de travail/effectif en personnel et une augmentation de la fréquence des infections nosocomiales. Le lien de causalité reste difficile à démontrer.
Epidémie – Infection urinaire – Infection hospitalière – Charge Travail – Facteur Risque – Service Urologie Hôpital.
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Pneumopathies nosocomiales en réanimation : facteurs de risque, diagnostic et prévention
L. Papazian
Résumé > Les pneumopathies nosocomiales (PN) figurent au premier rang des infections acquises en réanimation. Leur incidence réelle est cependant difficile à préciser en raison des disparités principalement liées aux types de patients admis et aux différents critères de diagnostic utilisés. La ventilation mécanique (VM), facteur majeur associé à l'émergence de PN, est souvent la conséquence de leur survenue et non pas leur cause. Le développement des PN acquises sous ventilation mécanique (PNAVM) correspond à deux mécanismes, le premier par voie endogène (inhalation de liquides colonisés autour du ballonnet d’intubation…) étant beaucoup plus fréquent que la voie exogène (transmission manuportée, matériel contaminé…). On suspecte une pneumopathie acquise sous ventilation mécanique en présence d'une fièvre ou d'une hypothermie, d'une hyperleucocytose ou d'une leucopénie, de sécrétions purulentes et d'une dégradation gazométrique, en présence d'un infiltrat radiologique nouveau et/ou extensif. Aucune méthode de diagnostic microbiologique ne possède une sensibilité et une spécificité parfaites.
Pneumonie bactérienne – Infection hospitalière – Réanimation – Ventilation artificielle – Facteur Risque – Techniques et Procédés diagnostiques – Lutte contre Infection.
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Facteurs influençant la présence de légionelles dans le réseau d'eau chaude sanitaire d'un hôpital
S. Ducki - J.-L. Mauffrey - M.-F. Blech
Résumé > En France, les circulaires n° 98/771 du 31 décembre 1998 et n° 2002-243 du 22 avril 2002, relatives à la surveillance des réseaux d'eau chaude sanitaire dans les établissements de santé et les bâtiments recevant du public, demandent la surveillance de la contamination des réseaux par la recherche de légionelles. L'identification de facteurs favorables ou défavorables à la croissance de ces bactéries permettrait de proposer des moyens de prévention, d'améliorer la stratégie d'échantillonnage et ainsi réduire les coûts des contrôles. Ce travail a été réalisé sur une partie de réseau de distribution d'eau chaude présentant des caractéristiques classiquement décrites pour être favorables à la présence de légionelles. Les prélèvements ont été effectués au niveau de deux sous-stations (éléments de production) et sur des points d’usage au niveau des services. Les résultats montrent que 59 % (26/44) des prélèvements présentent une contamination par légionelles supérieures à 1 000 UFC/l. Les analyses microbiologiques et chimiques réalisées ont permis de mettre en évidence des concentrations de Legionella et de la flore aérobie totale à 44 °C plus élevées au niveau des éléments de production qu'au niveau des points d'usage (corrélation faiblement positive, r = 0,51). En revanche, les numérations totales de la flore aérobie à 30 et 37 °C étaient plus élevées au niveau des points d'usage qu'au niveau des éléments de production. Par ailleurs, une corrélation positive a été montrée entre la concentration de l’eau en fer et la numération des Legionella.
Legionella – Microbiologie, Eau – Hôpital – Surveillance Environnement – Facteur Risque – Ligne directrice – France.
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Hommage à Florence Nightingale, la pionnière de l’hygiène hospitalière holistique
M. Exner - L. Lajoie - P. Hartemann
Résumé > Florence Nightingale (1820-1910), pionnière de l’hygiène hospitalière à l’extraordinaire vision futuriste, s’impliqua vivement dans le nettoyage, la propreté des locaux et du matériel hospitaliers, la formation et l’éducation des infirmières de même que dans les soins aux malades, qu’elle dispensa avec dévouement. Ayant reçu une formation d’infirmière, elle prendra la tête en 1853 d’un hôpital londonien où elle développera sa vision originale de la manière de concevoir et de gérer un hôpital, pour optimiser et assurer des soins de qualité orientés sur le patient. Elle publiera ses principes de base en 1860 dans un premier recueil, légendaire, intitulé « Notes on Nursing ». En 1854, lors de la guerre de Crimée, elle partit en Turquie, à Scutari, avec un groupe de bénévoles pour soigner les blessés britanniques et fut officiellement nommée à la tête des hôpitaux militaires anglais. Elle entreprit d’améliorer, avec peu de moyens, les conditions sanitaires de prise en charge des blessés, ayant identifié les conditions d’hygiène désastreuses comme un facteur explicatif de la forte mortalité de ces derniers et obtint des résultats spectaculaires. Après cela, elle s’attacha à promouvoir une gestion hospitalière de qualité, l’optimisation des conditions de prise en charge des patients et le développement des statistiques médicales. Les recommandations et concepts holistiques développés par Florence Nightingale ont contribué à construire les principes de base de l’hygiène hospitalière moderne.
Florence Nightingale – Histoire Soins Infirmiers – Hygiène – Infection Hospitalière – Prévention.
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Hygiènes
Volume XII - n°1 Mars 2004
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Infections nosocomiales liées à Clostridium difficile
V. Lalande - F. Barbut - J.-C. Petit
Résumé > Clostridium difficile n’a été reconnu comme agent entéropathogène de première importance qu’à la fin des années 70. Cette bactérie anaérobie sporulée est responsable de 15 à 25 % des diarrhées post-antibiotiques et de la quasi totalité des colites pseudomembraneuses. Elle est également isolée dans les selles de moins de 3 % de la population adulte saine et jusqu’à 70 % des nouveau-nés asymptomatiques. La pathogénie des infections digestives liées à ce germe repose sur l’altération de la flore digestive due principalement à une antibiothérapie puis l’implantation d’une souche de C. difficile sécrétrice des toxines responsables des lésions de la muqueuse digestive. Clostridium difficile est considéré comme le principal agent responsable de diarrhée nosocomiale. La transmission est principalement manuportée et est facilitée par la grande résistance des spores dans l’environnement. Actuellement, les mesures visant à réduire la transmission nosocomiale reposent sur un diagnostic rapide, la mise en œuvre d’un isolement septique de type contact, le renforcement du lavage des mains à l’aide d’un savon antiseptique et surtout le port de gants, la désinfection quotidienne de la chambre et la sensibilisation aux mesures d‘hygiène du personnel et des patients infectés.
Clostridium difficile – Infection Hospitalière – Diarrhée – Colite – Épidémiologie – Facteur Risque –
Antibiotiques
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Etat des lieux de l’utilisation de l’acide peracétique pour la désinfection des endoscopes dans les établissements de santé de l’inter-région Sud-Ouest
C. Dumartin - C. Gautier - P. Parneix - M. Gilleron - E. Reyreaud - J.-C. Labadie
Résumé > Certains établissements de santé ont constaté la survenue de phénomènes d’altérations des endoscopes avec l’utilisation de désinfectants à base d’acide peracétique (APA). Dans ce contexte, le C.CLIN Sud-Ouest a mené une enquête par questionnaire, fin 2002, afin d’établir un état des lieux de l’utilisation de ces désinfectants et de recenser les difficultés rencontrées. Cent vingt-huit établissements de santé sur les 222 potentiellement concernés ont répondu. 73 établissements, soit 57 %, n’utilisaient pas encore de désinfectant à base d’APA. Les motifs de non utilisation les plus fréquents étaient l’attente d’une nouvelle circulaire relative à la désinfection des endoscopes et la crainte de détériorer le matériel. Parmi les 55 établissements utilisateurs d’APA, 18 (33 %) signalaient la survenue d’un incident au moins, soit 39 incidents au total (altération des joints et colles, perte d’étanchéité, détériorations de la gaine, du canal opérateur, du béquillage). Les difficultés signalées par les utilisateurs concernaient le surcoût lié à l’APA, le ternissement ou le changement de coloration des appareils. Certains des incidents rapportés étaient connus des fabricants : actions sur les colles, joints, vernis. D’autres étaient peu documentés (perforations, fissures, fuites), rendant difficile la détermination du rôle de l’APA dans leur survenue, notamment en l’absence de données sur la maintenance des endoscopes avant le passage à l’APA. Une analyse de ces incidents, en lien avec les fabricants, devrait permettre de préciser la part de ces phénomènes imputable strictement à l’APA.
Endoscope – Désinfection – Désinfectants – Acide peracétique
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Audit de la technique de désinfection chirurgicale des mains par frictions au bloc opératoire
F. Depaix-Champagnac - M. Bertholat - C. Chapuis
Résumé > Un audit par observation directe de la désinfection chirurgicale des mains par frictions au bloc opératoire a été réalisé à la demande des chirurgiens au Centre Hospitalier de Givors, 18 mois après l’implantation de cette technique. Le recueil des données a été effectué à l’aide d’une grille établie à partir du protocole en vigueur par deux observateurs extérieurs. L’étude a porté sur 31 observations regroupant l’ensemble des intervenants du bloc. Un faible taux d’observance, lié principalement à un lavage des mains trop long et à des temps de frictions trop courts, a été observé. Cette étude met en évidence la difficulté des changements de pratique. Les temps globaux de frictions, garants de l’efficacité de la technique, sont inférieurs aux temps définis par le protocole, en dépit de l’utilisation d’un nombre de doses de solution hydroalcoolique supérieur aux préconisations. Ces éléments non conformes peuvent expliquer la moindre acceptabilité de la méthode. Les professionnels reproduisent la technique du lavage chirurgical pendant la phase de lavage des mains et valorisent mal le rôle de la friction. Cette étude et les dernières recommandations de la Société Française d’Hygiène Hospitalière vont permettre la réactualisation du protocole et l’amélioration des pratiques.
Étude Évaluation – Main – Désinfection – Bloc opératoire – Hygiène – Lutte contre Infection
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Evaluation du risque nosocomial lors des soins chez les pédicures-podologues : étude exploratoire sur 30 cabinets de la Région Centre
E. Saracino - Y. Delion - J.-P. Guyonnet
Résumé > Une enquête portant sur 30 cabinets libéraux de pédicurie-podologie en Région Centre a mis en évidence de profondes insuffisances sur le plan de la sécurité des soins, générant un risque de transmission nosocomial pour les personnes soignées. Les actes de pédicurie s'accompagnent fréquemment d'une effraction de la barrière cutanée avec saignement. Le niveau de risque infectieux est donc classifié comme élevé, justifiant la mise en œuvre de conditions d'asepsie rigoureuses. Les principaux points critiques mis en évidence sont l'utilisation insuffisante de dispositifs médicaux (DM) à usage unique, l'utilisation de méthodes de stérilisation et de désinfection inadéquats des DM, une mauvaise hygiène des mains (77 % des pédicures ne portent pas de gants lors des soins), la mauvaise gestion des déchets dans près de 40 % des cas, notamment des objets piquants, et l’absence de formation professionnelle continue. Cette enquête a été bien acceptée par les professionnels, qui ont exprimé leur méconnaissance des niveaux d'exigences actuellement requis en matière d'hygiène. Une formation a été organisée, très rapidement, en liaison avec le syndicat des podologues de la région Centre. Compte tenu de son succès, d'autres sessions seront programmées dans les mois à venir devant la nécessité de progresser très rapidement vers de meilleures pratiques d'hygiène en pédicurie.
Podologie – Pied, Maladies – Hygiène – Lutte contre Infection – Equipement et Appareillage –
Stérilisation – Désinfection – Matériel Usage Unique
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Lettre à la Rédaction - Amibiase : une transmission nosocomiale exceptionnelle
L. Hugard - Ph. Dubrous - F. Désèmerie - M. Roumegou
Résumé > L'amibiase est rare dans les pays industrialisés et l'absence d'éléments épidémiologiques évidents peut gêner le diagnostic. Nous rapportons ici le cas exceptionnel d'une amibiase survenue chez une infirmière ayant été au contact d'un patient atteint d'un abcès pulmonaire amibien. Les réflexions menées sur la contamination privilégient la transmission manuportée malgré l'absence de confirmation parasitologique moléculaire. Cet épisode illustre l'importance du respect des précautions standard en toutes circonstances.
Amibiase – Entamoeba, Infection – Entamoeba histolytica – Infection Hospitalière – Exposition professionnelle – Lutte contre Infection.
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Lettre à la Rédaction - L’endoscope flexible stérilisable, une réalité
D. Luu Duc - L. Pineau - C. Desbuquois
Résumé > Les établissements de santé rencontrent certaines difficultés pour la mise en oeuvre d’un entretien des nasofibroscopes et des fibroscopes utilisés pour les intubations difficiles conforme aux dernières recommandations en vigueur de la circulaire DHOS/E2/DGS/SD5C/ 2003 n°591 du 17 décembre 2003. La mise sur le marché français récente d'endoscopes optiques, souples, sans canal et stérilisables par la vapeur, dont un nasofibroscope, pourrait apporter une alternative intéressante. Ce matériel, innovant grâce à sa compatibilité avec la stérilisation par la vapeur, permettrait de réduire le risque de transmission d’agents transmissibles conventionnels mais également celui liés aux micro-organismes conventionnels. La prise en charge de son entretien par les services cliniques serait simplifiée. Notre étude a permis de vérifier l’efficacité d’un cycle de stérilisation par la vapeur (134°C, 18 min) sur un endoscope après perforation de la gaine ayant entraîné la contamination du matériel. Les résultats encourageants des tests effectués en laboratoire devront être complétés par des essais sur sites pour vérifier si ce matériel répond aux attentes de chacun.
Endoscope – Stérilisation – Vapeur – Désinfection – Ligne Directrice – France
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Lettre à la Rédaction - Temps dévolu au bionettoyage entre deux interventions chirurgicales : une évaluation à l'hôpital de Nevers
O. Chanay - P. Derkac
Résumé > Un audit des pratiques d’entretien du bloc opératoire entre deux interventions a été conduit dans les trois blocs du Centre Hospitalier de Nevers entre avril et mai 2000. 57 procédures d'entretien ont été étudiées. Les moyennes du temps consacré à l'entretien et du temps opératoire étaient respectivement de 16 minutes (écart-type : 10 min) et de 30 min (écart-type :
26 minutes) hors installation du patient sur la table, temps d'induction… La révision de la procédure d’entretien a conduit à rendre non systématique l'entretien des sols entre deux interventions, permettant ainsi de raccourcir la durée de mise en œuvre de la procédure.
Étude Évaluation – Hygiène – Bloc opératoire – Lutte contre Infection
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