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Hygiènes
Volume XIII - n°6 Décembre 2005 Thématique Infections Nosocomiales Virales
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Hygiènes
Volume XIII - n°5 Décembre 2005
15,50 €
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Surveillance des infections grippales : évaluation de treize épisodes de grippe dans des collectivités accueillant des personnes âgées et/ou démentes par le GROG Géronto-Alsace
Résumé > L’objectif de ce travail était d’organiser une stratégie de surveillance des infections grippales dans des collectivités hébergeant des personnes âgées et/ou démentes et d’investiguer les épisodes de grippes identifiés. Méthode: Cette enquête pilote prospective a été réalisée au cours de l’hiver 2004-2005 dans 22 établissements (1797 lits) du secteur sanitaire 3 de l’Alsace, avec déclarations d’infections grippales et mise en œuvre de deux types de stratégies de surveillance (surveillance « active » avec un accompagnement des services et « passive » sans aucune action spécifique) sur une période de 24 semaines. Résultats: Treize épisodes grippaux ont été identifiés (118 patients atteints) avec un taux d’attaque moyen de 16,1 %. Les taux d’attaque étaient très inférieurs dans les établissements avec surveillance « active »: 9,9 % versus 28,4 % dans les services avec surveillance « passive ». Conclusion: Ce travail confirme la nécessité de développer des stratégies de surveillance et de prise en charge active des infections grippales dans les établissements accueillants des personnes âgées et/ou démentes, en intensifiant cette surveillance durant la période d’épidémie de grippe communautaire.
Grippe – Sujet Âgé – Surveillance par Système Sentinelle – Centre de Soins Long séjour – Maison Médicalisée Personnes âgées – Infection Hospitalière – Lutte contre Infection.
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La problèmatique des effluents liquides hospitaliers
Résumé > Les eaux usées hospitalières ont la réputation d’être dangereuses pour l’environnement en raison des micro-organismes qu’elles pourraient disséminer. Les volumes d’eau utilisés journellement sont très importants, croissants avec la taille de l’établissement jusqu’à 750 l à 1 m3 par lit et par jour. Ceci entraîne une forte dilution de la charge microbienne et les études réalisées montrent que sur le plan microbiologique les eaux usées hospitalières sont quantitativement moins chargées que les eaux usées urbaines. Le danger est plutôt lié à la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques. En revanche, la contamination chimique de ces effluents pose beaucoup plus de problèmes, tant quantitatifs que qualitatifs. Antibiotiques, désinfectants, cytostatiques, produits de contraste, métaux et autres résidus médicamenteux sont présents à des concentrations non négligeables et, compte tenu des volumes, contribuent nettement à la contamination de la ressource en eau. L’avenir conduira certainement les hôpitaux à devoir mettre en place des filières de collecte sélective des excreta de certains patients et des installations de traitement des eaux usées avant introduction dans le réseau général de collecte.
Eau Égout – Traitement Déchets – Hôpital – Microbiologie Eau – Pollution Chimique Eau – Pollution Radioactive Eau – Purification Eau.
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Qualité de l’information médicale : le codage des infections nosocomiales dans les secteurs de soins critiques à l’hôpital
Résumé > L’objectif de cette étude était d’évaluer la qualité du codage des infections nosocomiales dans le Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) pour trois services de réanimation du centre hospitalo-universitaire de Nice et d’en mesurer les répercussions financières pour l’année 2003. Méthode: Un croisement des données de la surveillance épidémiologique en continue des infections nosocomiales en réanimation et des données du PMSI des séjours des patients enregistrés en 2003 a été effectué. Les données du PMSI ont été corrigées ou complétées si nécessaire (ajout ou correction des codes manquants ou erronés d’infection et du caractère nosocomial en diagnostic associé significatif pour chaque séjour). Les données corrigées ont été groupées avec le logiciel Fonction Groupage version 7.9. Les valorisations totales des Groupes Homogènes de Séjours ont ensuite été comparées avant et après correction, le groupage avant et après correction portant sur l’ensemble du séjour hospitalier de chaque patient. Résultats: 153 patients infectés ont été inclus, le code Y95, traceur du caractère nosocomial, n’était jamais retrouvé. Globalement les infections nosocomiales n’étaient correctement codées que dans 1,9 % des cas. La valorisation moyenne initiale des séjours était de 21386 euros pour un total de 3272032 euros; après correction, elle était de 22596 euros pour un total de 3457110 euros, soit un déficit de 185078 euros. Conclusion: La qualité du codage des données du PMSI, support de la valorisation des séjours, est un enjeu crucial pour l’établissement, un codage exhaustif et correct permettant une meilleure valorisation des séjours.
Infection Hospitalière – Soins Intensifs – Système Information Hôpital – Collecte Données – Coûts Hôpital.
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Désinfection des locaux des établissements de soins - Résultats d’une enquête nationale réalisée dans les centres hospitaliers universitaires et les centres de lutte contre le cancer en 2004
X. Verdeil, L. Daubisse-Marliac
Résumé > La désinfection des locaux des établissements de soins ne fait pas l’objet d’un consensus en ce qui concerne les indications et les procédures mises en œuvre. En France, une enquête nationale a été réalisée en mai-juin 2004 auprès des équipes d’hygiène des centres hospitalo-universitaires et des centres de lutte contre le cancer. Le taux de réponse était de 78 %. L’abandon de la désinfection par voie aérienne était déclaré par 76 % des établissements. Pour 50 % des établissements utilisant cette technique de désinfection, celle-ci restait d’utilisation exceptionnelle. La désinfection des surfaces par dispersats dirigés était la technique la plus fréquemment utilisée (74 % des établissements). Treize établissements (26 %) citaient comme technique de « nettoyage-désinfection » l’application de détergent-désinfectant seul sur les surfaces. Les pratiques de désinfection des locaux se sont modifiées essentiellement depuis les années 1990. Ces évolutions prennent en compte la toxicité des produits utilisés. Elles peuvent également s’expliquer par l’avis des équipes d’hygiène sur l’inadéquation de la réglementation en vigueur en France jusqu’en août 2004. La nouvelle réglementation a supprimé le lien artificiel existant entre désinfection des locaux et déclaration obligatoire d’une maladie. La désinfection des locaux doit dorénavant être réalisée, lorsqu’elle est nécessaire, par des produits biocides selon des procédés ou des produits agréés. Les hygiénistes, en collaboration avec d’autres professionnels, devraient pouvoir se prononcer sur les indications de cette désinfection.
Sujet Âgé – Centre de Soins Long Séjour – Maison Médicalisée Personnes âgées – Infection Croisée – Épidémiologie – Facteur Risque.
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Contamination manuportée par Staphylococcus aureus Méti-S et Méti-R des tenues et de l’environnement dans les services à vocation gériatrique
Résumé > Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) et d’autres bactéries multirésistantes aux antibiotiques sont fréquemment isolées chez les patients hospitalisés dans les services de soins de longue durée. La colonisation des patients par SARM est également souvent rapportée dans la littérature, sans pour autant recommander la réalisation de prélèvements systématiques dans le cadre d’un dépistage. Cette étude descriptive a pour objectif de modéliser, au niveau de l’environnement, la dissémination manuportée de SARM dans des services de gériatrie. Une étude portant sur 435 prélèvements d’environnement a permis d’identifier un certain nombre de facteurs critiques. Le niveau de contamination le plus important est retrouvé en services de soins de longue durée. De plus, le degré de dépendance des patients augmente significativement le niveau de dissémination. Les autres paramètres ayant un impact sur les taux de contamination concernent l’organisation et les pratiques des services et notamment trois éléments: le niveau de consommation de produits d’hygiène des mains, l’utilisation des tenues et l’importance de certains points critiques (les tenues, le chariot de soins, les stylos, les bip/portables). Ces observations confirment la nécessité d’appliquer les règles élémentaires en termes d’hygiène dans les établissements à vocation gériatrique (hygiène des mains, port des tenues, bio-nettoyage…).
Staphylococcus aureus – Résistance Méticilline – Sujet Âgé – Surveillance Environnement – Environnement Service Santé – Hôpital – Lutte contre Infection.
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Hygiènes
Volume XIII - n°4 Septembre 2005
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Développement des indicateurs d’infections nosocomiales : Apports du projet COMPAQH
Résumé > Les objectifs du projet COMPAQH (2004-2005) sont de développer et de tester la qualité métrologique d’indicateurs mesurant la qualité des soins, de proposer une comparaison inter-hospitalière des résultats, et de définir les modalités d’utilisation des indicateurs comme aide à l’amélioration de la qualité au sein d’un établissement. Le projet COMPAQH a notamment participé au développement du tableau de bord des indicateurs d’infections nosocomiales présenté dans le programme national 2005-2008 de lutte contre les infections nosocomiales. À partir d’octobre 2004, il a eu en charge l’étude de faisabilité de ces indicateurs: l’Indice Composite des Activités de Lutte contre les Infections Nosocomiales, le volume annuel de produits hydroalcooliques par journée-patient, le taux de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline pour 1000 journées-patient, le taux d’infections du site opératoire et le volume d’antibiotiques consommés pour 1000 journées-patient. L’étude s’est déroulée du 1er octobre 2004 au 15 mai 2005 dans les 36 établissements de santé participants au projet COMPAQH. D’une manière générale, les résultats montrent que le développement des indicateurs dans leurs formes actuelles est faisable, moyennant des ajustements. Suite à cette étude, le projet COMPAQH participe actuellement au groupe de travail créé par le comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins (CTINILS) et chargé de réviser les cahiers des charges des indicateurs et d’envisager les modalités de traitement des données et de comparaison inter-établissements de ces indicateurs
Indicateurs Qualité Santé – Infection Croisée – Lutte contre Infection – Hôpital – Collecte Données – Méthode – France
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Existe-t-il un risque d’acquisition nosocomiale du virus GB-C ?
Résumé > Le virus GB type C (GBV-C) ou de l’hépatite G a été identifié pour la première fois en 1995. Sa transmission nosocomiale a été rapportée dans différentes études. La présence de signes histologiques basés sur l’immuno-histochimie d’hépatite aiguë, de cirrhose et d’hépatite chronique a été documentée. Cependant, aucune étude n’a pu lui attribuer un pouvoir pathogène précis. La prévalence du GBV-C chez les donneurs de sang se situe entre 1 et 5 % dans les pays développés, mais peut atteindre 36 % chez les sujets hémodialysés ou transplantés. Il n’existe pas de mesure préventive spécifique concernant la transmission nosocomiale du GBV-C, hormis les précautions « standard » pour la maîtrise de la diffusion des infections nosocomiales. Même si le potentiel pathogénique de ce virus n’a jamais été clairement prouvé, il n’en demeure pas moins que la dissémination virale doit être prise en compte et évaluée
Virus GB-C – Infection Croisée – Facteur Risque – Lutte contre Infection
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Le staphylocoque doré résistant à la méticilline en établissement de long séjour : cas importés versus cas acquis. Quelle stratégie de prévention de la transmission croisée mettre en place ?
Résumé > Les objectifs de cette étude étaient d’établir la fréquence d’acquisition de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SAMR) dans un centre de long séjour de 250 lits et de discuter de la place du dépistage des porteurs de SAMR, du mode d’isolement à mettre en place et de l’efficacité de la chimiodécontamination. Les résultats d’une enquête de prévalence de portage de SAMR confrontés aux données de dépistage à l’admission a permis de mesurer le risque d’acquisition selon les caractéristiques des patients en terme d’autonomie et les caractéristiques des « circuits » hospitaliers de ceux-ci. L’enquête de prévalence menée sur un mois a montré un taux de portage de SAMR de 15,2 %. À leur arrivée dans l’établissement, 23,3 % des patients étaient positifs. Parmi les patients exempts de portage à l’admission et n’ayant fait l’objet d’aucun transfert, 14 % sont devenus positifs, tous parmi les patients ayant perdu toute autonomie. La chimiodécontamination évaluée chez 25 patients a été efficace chez 22 (88 %). Dans les services et/ou établissements de long séjour, la fréquence de la transmission croisée ne peut pas être identifiée par les seuls prélèvements à visée diagnostique. L’acquisition de SARM concernait exclusivement les patients totalement dépendants. Aussi, l’isolement géographique strict qui s’oppose à la « resocialisation » est sans doute inutile, l’isolement technique lors des soins restant indispensable. La chimiodécontamination apparaît fréquemment efficace et peut permettre la levée de l’isolement technique. Face à l’augmentation de la morbidité liée à SARM et à l’évolution de ces souches vers la résistance aux glycopeptides, la mise en place d’une stratégie incluant dépistage, isolement technique et chimiodécontamination dans les services et établissements de long séjour apparaît comme une urgente nécessité
Staphylococcus aureus – Résistance Microbienne aux Médicaments – Méticilline – Centre de Soins Long Séjour – Dépistage Systématique – Décontamination – Infection Croisée – Lutte contre Infection
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Évaluation de la transmission de l’information relative au portage de bactéries multirésistantes aux services d’imagerie médicale et d’explorations fonctionnelles
Résumé > L’objectif de cette étude était d’évaluer la transmission de l’information relative au statut des patients porteurs de bactéries multirésistantes (BMR) par les services demandeurs d’examens ou le service des transports internes aux services d’imagerie médicale et d’explorations fonctionnelles au sein de notre établissement. Pendant les six semaines d’étude, 73 examens ont été prescrits pour des patients porteurs de BMR. Parmi eux, 54 ont été inclus dans l’étude. La transmission de l’information sur le statut des patients a été réalisée dans 51,9 % des cas. Elle était 3,5 fois plus fréquente pour les patients porteurs de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (p < 0,03), et 2 fois plus fréquente lorsque le délai entre la mise en évidence de la BMR et la demande d’examen était supérieur à sept jours. Cette étude a permis de montrer que le système d’information mis en place n’était pas exhaustif et nécessitait une re-sensibilisation des services et peut-être une modification des bons de demande d’examens afin de faciliter cette information
Gestion Information – Résistance Microbienne aux Médicaments – Service Radiologie Hôpital – Staphylococcus aureus – Méticilline – Hôpital – Lutte contre Infection
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Le signalementde certaines infections nosocomiales : bilan et perspectives pour deux services de réanimation chirurgicale
Résumé > Un premier bilan de la mise en place du dispositif de signalement de certaines infections nosocomiales conformément au décret n° 2001-671 du 26 juillet 2001 et à la circulaire n° 2004-21 du 22 janvier 2004 a été dressé aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Une liste des situations à signaler a été élaborée par l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) et les laboratoires de microbiologie en fonction des besoins de la surveillance épidémiologique et de l’écologie bactérienne locale. La nécessité du signalement et ses avantages ont été largement argumentés auprès des médecins de l’hôpital. Après 26 mois, 44,4 % des services que compte l’hôpital ont effectué au moins un signalement interne et deux services de réanimation chirurgicale réalisent un signalement interne exhaustif de toutes les situations proposées par l’EOH. Au total, 206 fiches ont été adressées. Le signalement, tel qu’il a été mis en place dans notre établissement, permet de repérer les événements infectieux sentinelles, objectif premier du dispositif réglementaire, mais procure surtout à l’EOH de nombreuses opportunités de discussion avec les services de soins et les médecins pour les sensibiliser à l’hygiène hospitalière, leur faire découvrir cette spécialité et l’aide que nous pouvons leur apporter dans leur pratique quotidienne
Gestion Information – Infection Croisée – Législation Hôpital – Centre Hospitalier Universitaire – Lutte contre Infection
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Lettre à la rédaction - Découverte d’une virémie à virus de l’hépatite B chez un obstétricien, dans la prise en charge d’un accident d’exposition au sang : rappel de 134 patientes
Résumé > À l’occasion d’un bilan réalisé suite à un accident d’exposition au sang (AES) chez un obstétricien, la découverte d’un portage du virus de l’hépatite B chez ce dernier a déclenché une enquête épidémiologique concernant 134 patientes ayant fait l’objet d’un acte invasif avec intervention de ce praticien. Une cellule de crise et de suivi a dû mettre au point une stratégie d’action vis-à-vis des patientes, de l’opérateur et du personnel. Après neuf mois d’enquête, 133 patientes ont été retrouvées, dont une probablement contaminée et guérie. Cette enquête repose le problème du portage de certains virus par le personnel de santé et montre tout l’intérêt de la déclaration de tous les AES et du respect de la procédure de leur prise en charge. Outre le problème de l’avenir professionnel du praticien qui reste posé, une notion est apparue essentielle aux personnes rappelées: la transparence dont a fait preuve l’établissement tout en agissant dans la discrétion et le respect du secret médical
Transmission Maladie, Personnel de santé-Malade – Virus Hépatite B – Accident travail – Sang – Chirurgie
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Lettre à la rédaction - L’infection nosocomiale existe-t-elle dans les structures d’hébergement pour personnes âgées?
Résumé > Les personnes âgées se trouvant dans des structures d’hébergement spécifiques le sont le plus souvent à titre définitif et sont fréquemment polypathologiques, grabataires avec des troubles psycho-comportementaux. Les décès de ces personnes âgées sont essentiellement d’origines cardiovasculaires et infectieuses. Les infections nosocomiales sont fréquentes dans ces institutions, avec un taux de prévalence de l’ordre de 10 %. Les pneumonies nosocomiales sont fortement liées aux troubles de la déglutition, à la nutrition entérale et à l’état fonctionnel du patient. Les infections urinaires nosocomiales sont essentiellement liées aux gestes invasifs. Le taux de portage du SARM est élevé à l’admission (supérieur à 10 %) avec près de 15 à 30 % d’acquisition au cours du séjour. Ces structures constituent en effet un réservoir de souches résistantes (SARM et entérocoque) et des épidémies sont fréquemment décrites. Le déficit de médecins et de soignants dans ces unités pose le problème de l’applicabilité des mesures de prévention qui devraient être renforcées, les mesures d’isolement étant par ailleurs difficilement applicables
Sujet Âgé – Centre de Soins Long Séjour – Maison Médicalisée Personnes âgées – Infection Croisée – Épidémiologie – Facteur Risque
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Hygiènes
Volume XIII - n°3 Juin 2005
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Prévalence du portage oropharyngé de Candida sp. en chirurgie cardiaque Étude d’un protocole d’hygiène oropharyngée
Résumé > Une enquête prospective d’incidence du portage des levures présentes au niveau oropharyngé a été réalisée chez des patients de chirurgie cardiaque, avec évaluation de l’impact de deux types de bains de bouche sur l’évolution de ce portage. Les prélèvements oropharyngés ont été systématiquement réalisés à l’admission, 36 heures après l’intervention, puis renouvelés à huit jours de celle-ci. Sur 189 patients inclus, 62 prélèvements réalisés à l’admission contenaient des Candida (32 %), et principalement Candida albicans. Seuls les 106 patients ayant fait l’objet de l’ensemble des prélèvements ont été retenus pour étudier l’impact des protocoles de bains de bouche. Ceux-ci étaient réalisés par série de trois mois soit avec Givalex®, soit avec une solution de bicarbonate de sodium à 1,4 %. Au huitième jour, le taux de prélèvement positif a été significativement plus faible dans le groupe « Bicarbonate » (21 %) que dans le groupe « Givalex® » (53 %) (P < 0,01). Dix patients ont développé une candidose oropharyngée et douze patients présentaient des colonies nombreuses au huitième jour. Cet aspect quantitatif inciterait à rechercher d’autres sites de colonisation. En revanche, il semble judicieux de réserver le traitement antifongique aux lésions cliniques avérées et d’utiliser de préférence la solution de bicarbonate de sodium pour les soins d’hygiène oropharyngée
Épidémie – Infection Plaie Chirurgicale – Staphylococcus aureus – Résistance Méticilline – Infection Hospitalière – Dépistage Systématique – Lutte contre Infection
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Colonisation de canaux d’endoscopes en explorations digestives : suivi bactériologique et expérience de mesures correctives
Résumé > Dans le cadre de la politique d’assurance qualité en endoscopie digestive de notre établissement, la mise en place d’une procédure de contrôle bactériologique des endoscopes a permis d’identifier des dysfonctionnements des modalités de désinfection. À la suite de la contamination de la plupart des endoscopes par des germes de la flore digestive, malgré la mise en œuvre correcte de la procédure de désinfection, les investigations ont mis en cause le désinfectant à base d’acide peracétique utilisé au niveau de la paillasse de désinfection semi-automatique et surtout le sens de l’irrigation des produits à l’intérieur des canaux des endoscopes. De nouvelles modalités d’irrigation des canaux ont été mises au point par l’unité d’hygiène, le service biomédical et le fabricant de la paillasse semi-automatique, conformément aux recommandations des experts: les canaux sont irrigués par l’intermédiaire de l’extrémité proximale de l’endoscope et non plus par l’intermédiaire de l’extrémité distale comme cela était préconisé par le fabricant. Parallèlement, un nouveau produit désinfectant pour lequel la validité du niveau de concentration peut être évaluée par bandelettes, a été mis en place, sans qu’il n’ait toutefois été possible de faire la preuve de l’implication du précédent produit dans le dysfonctionnement constaté. Dans le courant de l’année 2004, la paillasse semi-automatique a été équipée de nouvelles pompes péristaltiques double-flux afin d’optimiser la pression des flux à l’intérieur des canaux. Depuis les modifications apportées, les résultats des analyses bactériologiques ont été à nouveau conformes et aucune altération des gaines des endoscopes n’a été constatée
Endoscopie Digestive – Endoscope – Désinfection – Équipement et Appareillage – Contrôle Qualité – Évaluation Résultats et Méthodes (Soins) – Prélèvement Biologique
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Intérêt des unités septiques chirurgicales dans la prévention de la dissémination de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline
Résumé > Dans le cadre des mesures proposées pour maîtriser la diffusion des Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) figure l’idée de séparer les patients colonisés/infectés des autres patients. Le concept d’unité septique incluant lits d’hospitalisation, bloc opératoire et unité de consultation reste cependant contesté. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt de ce type d’unité dans le contrôle de la dissémination de SARM. Nous avons donc mesuré le risque d’acquisition avec ce type d’unité et modélisé le risque en son absence. Au CHU de Besançon, le service d’orthopédie est composée de trois unités « standard » et d’une unité septique comportant un bloc dédié, une unité d’hospitalisation (20 lits) et une unité de consultation. Tous les patients infectés admis dans ce service sont hospitalisés dans ce secteur septique. Du 1er octobre 2000 au 30 septembre 2001, la pression de colonisation (PC) exercée par les patients admis colonisés et/ou infectés par SARM a été calculée pour l’ensemble des unités de soins du CHU comme le ratio du nombre de jours de présence des patients positifs SARM sur le nombre de jours d’hospitalisation réalisés. La corrélation entre le nombre de cas acquis et la PC a été calculée et une modélisation mathématique a permis de déterminer le nombre de cas acquis qui aurait été observé en l’absence d’unité septique. La PC moyenne pour l’hôpital était de 0,997 pour 100 jours d’hospitalisation. Le coefficient de corrélation entre la PC et le nombre de cas acquis par unité était de 0,62 (p<10-5). Le risque d’acquisition de SARM par un patient indemne variait de 1 à 7,5 pour des classes de PC allant de 0,02 à 1,28 %. En l’absence d’unité septique dans le service d’orthopédie, le risque d’acquisition de SARM aurait été multiplié par 160 %.
Staphylococcus aureus – Résistance Méticilline – Infection Hospitalière – Isolement Malade – Service Hospitalier – Intervention Orthopédique – Gestion Risques
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Investigation d’une épidémie d’infections du site opératoire à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline
Résumé > Ce travail décrit l’investigation d’une épidémie d’infections du site opératoire à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) dans un service de chirurgie vasculaire en 2004. L’alerte a été donnée par ce service de chirurgie devant une augmentation inhabituelle de cas d’infections du site opératoire dues à des souches de SARM. De décembre 2003 à février 2004, 24 patients ont fait l’objet d’une intervention de chirurgie vasculaire et quatre cas d’infections du site opératoire à SARM ont été identifiés. L’enquête épidémiologique réalisée a montré que les délais d’apparition de ces infections n’étaient pas en faveur d’une contamination per-opératoire. La stricte application des précautions standard, le renforcement des mesures de désinfection des mains et de bionettoyage des locaux ont permis de juguler l’épidémie. Aucun nouveau cas n’a été détecté après la mise en œuvre de ces mesures simples. L’enquête a également montré l’intérêt du dépistage systématique de SARM à l’admission de patients provenant d’institutions ou d’autres établissements hospitaliers ainsi que de la mise en place d’une transmission d’informations entre établissements lorsque la colonisation ou l’infection du patient par une bactérie multirésistante aux antibiotiques était connue
Épidémie – Infection Plaie Chirurgicale – Staphylococcus aureus – Résistance Méticilline – Infection Hospitalière – Dépistage Systématique – Lutte contre Infection
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Voies veineuses périphériques : stop à la banalisation. Audit sur la pose et la traçabilité
Résumé > À la suite de cas de bactériémies nosocomiales en relation avec des voies veineuses périphériques, plusieurs établissements des Hospices Civils de Lyon (HCL) ont souhaité évaluer l’observance de la procédure harmonisée de pose, de soins, de surveillance et de traçabilité pour les cathéters veineux périphériques. Un projet collaboratif HCL, regroupant les UHE de plusieurs hôpitaux et un institut de formation en soins infirmiers, a été lancé. La qualité de la pose a été évaluée au moyen d’une enquête par observation de soignants et la qualité de la traçabilité par révision des dossiers de soins et des dossiers médicaux dans les unités d’hospitalisation. Trois cent quatre-vingt-onze poses et la traçabilité relative à 580 cathéters ont été évaluées. De nombreux points pouvant entraîner un risque de bactériémie accru ont été identifiés: la faible observance (53 %) des temps de lavage, rinçage, séchage du site de pose avant l’application de l’antiseptique, le rinçage du cathéter effectué avec la perfusion et non à la seringue (15 %), l’insuffisance de la désinfection des mains et du recours à la désinfection hygiénique des mains par friction, et enfin la durée excessive du cathétérisme. Pour les soignants, le risque d’accident d’exposition au sang (AES) était majoré par un port de gants insuffisant et une médiocre observance de l’élimination immédiate du mandrin. La traçabilité était médiocre, notamment en cas de dossier de soins informatisé. Un réajustement du protocole, une campagne sur les AES et une réflexion sur le dossier de soins informatisé ont donc été programmés. À long terme, la surveillance des bactériémies permettra de vérifier l’efficacité du travail réalisé.
Cathétérisme Périphérique – Audit Soins Infirmiers – Évaluation Méthodes Santé – Qualité Soins – Bactériémie – Hôpital
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Évaluation des connaissances et pratiques des infirmières vis-à-vis du risque d’accident d’exposition au sang : résultats d’une enquête multicentrique en Picardie (2002)
Résumé > Une enquête par auto-questionnaire a été réalisée en octobre 2002 dans les huit établissements publics et privés adhérents au réseau sectoriel d’hygiène hospitalière regroupés autour du centre hospitalier de Creil (Picardie) pour évaluer le niveau de connaissance des infirmières sur le risque d’accident d’exposition au sang (AES) et identifier les pratiques à risque. Parmi les 305 infirmières ayant répondu, 24,6 % déclaraient avoir reçu une formation sur les AES. Le risque de contamination par les trois principaux virus hématogènes (VIH, VHB, VHC) était connu par 90 % des infirmières et 75,4 % ont dit penser à ce risque au cours de leur pratique quotidienne. 98 % des infirmières se savaient vaccinées contre l’hépatite B mais seulement 21,3 % connaissaient leur taux d’anticorps protecteurs post-vaccinal contre l’hépatite B. L’existence d’un protocole institutionnel relatif à la conduite à tenir en cas d’AES était connu par 70 % d’entre elles mais 37 % ne connaissaient pas son emplacement. Les pratiques à risque restaient assez nombreuses, même parmi les infirmières déclarant avoir reçu une formation: 21,3 % recapuchonnaient les aiguilles, 18,7 % ne portaient pas de gants pour les prélèvements sanguins, 6,6 % n’amenaient jamais le conteneur à objets piquants/coupants à portée de mains lors des soins et 30,7 % déclaraient forcer sur l’ouverture de ce conteneur en cas de difficulté lors de l’introduction d’objets souillés. En cas d’AES, 50,5 % des infirmières connaissaient la nécessité d’un nettoyage de la plaie et 63,3 % d’une antisepsie avec un produit chloré. De façon générale, les résultats ont montré une connaissance insuffisante des mesures de prévention et de la conduite à tenir en cas d’AES.
Personnel Infirmier Hôpital – Sang – Accident Travail – Prévention Accident – Connaissance, Attitude, Pratique
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Hygiènes
Volume XIII - n°2 Avril 2005 Thématique Bonnes pratiques d’hygiène en hémodialyse Recommandations de la Société Française d’Hygiène Hospitalière
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Hygiènes
Volume XIII - n°1 Mars 2005
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Lettre à la rédaction. Alerte aspergillaire dans un service d’hématologie : résultats d’antigénémies faussement positifs
Résumé > La pratique d’antigénémie aspergillaire par test Elisa constitue un progrès dans le diagnostic précoce des infections invasives à Aspergillus. Nous rapportons les circonstances d’une alerte survenue en mai 2003 suite à l’obtention de résultats d’antigénémies aspergillaires faussement positifs pour plusieurs patients d’un service d’hématologie. Aucun cas d’aspergillose invasive n’a été confirmé chez les patients concernés. Après investigation par le comité de lutte contre les infections nosocomiales (Clin) de l’hôpital, il a été conclu à l’existence d’une interférence entre le test et un antibiotique, la pipéracilline-tazobactam. Ce phénomène a ensuite fait l’objet d’une alerte par l’Afssaps en mars 2004. Les repercussions humaines et économiques ont été importantes dans notre établissement, avec transfert de 20 patients, inquiétude de ceux-ci ainsi que des personnels, augmentation d’examens paramédicaux, administration d’antifongiques très coûteux. Elle a aussi été l’occasion d’une nouvelle mise au point à propos du risque aspergillaire dont la gestion est complexe.
Aspergillus – Infections de l’Appareil Respiratoire – Aspergillose – Diagnostic Précoce – Techniques et Procédés Laboratoire – Elisa.
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Étude de la colonisation du réseau hydrique de neuf hôpitaux par les mycobactéries atypiques
Résumé > Cette étude a évalué la colonisation par les mycobactéries atypiques (MA) du réseau d’eau de neuf hôpitaux français dont trois en Ile de France, un dans l’Est, trois dans le Sud-Est, un dans le Sud-Ouest et un à l’Ouest. Neuf à treize prélèvements d’eau du réseau ont été effectués dans chaque établissement, incluant eau chaude et eau froide, filtrée ou non. Des mycobactéries atypiques ont été isolées dans 57 échantillons sur 94 (60 %), étant présentes dans le réseau des neuf établissements (100 %). Quatorze espèces différentes de MA ont été isolées. M. gordonae était le principal « colonisateur » des réseaux (9/9), M. chelonae colonisait sept établissements sur neuf, M. kansasii cinq sur neuf et M. xenopi trois sur neuf. D’autres mycobactéries (M. vaccae, M. avium, M. szulgai, M. fortuitum, M. lentiflavum, M. gastri, et des mycobactéries scotochromogènes et achromogènes non identifiées) colonisaient de façon inégale six établissements. Une grande hétérogénéité dans la colonisation des neuf réseaux hospitaliers par les MA était notée dans cette étude, puisque de deux à sept espèces différentes ont été isolées d’un même réseau, avec une charge bactérienne allant de 1000 à 6000 UFC/l. La recherche des MA n’est pas intégrée dans la surveillance systématique des eaux hospitalières. Si cette recherche est laissée à l’appréciation de chaque établissement, la recherche de MA sur des points du réseau judicieusement choisis doit, à notre sens, être mise en œuvre pour la prévention des risques liés à ces micro-organismes.
Eau – Mycobacteria Atypique – Microbiologie Eau – Contrôle Qualité – Hôpital – Mycobacterium chelonae – Mycobacterium kansasii – Mycobacterium xenopi.
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Qualité des membranes des filtres à eau terminaux : étude au Centre Hospitalier de Valenciennes
Résumé > Un contrôle d’intégrité des filtres à eau terminaux utilisés dans notre établissement a été réalisé lors de l’installation d’une rampe de séchage, devant être utilisée pour sécher ces filtres après nettoyage et avant stérilisation. Les non-conformités constatées ont conduit à mettre en quarantaine un certain nombre de filtres. Tous les filtres ont ensuite subi un test de point de bulle, certains filtres non conformes à ce test ayant également subi un test de diffusion, réputé plus fiable, un test de colmatage de membrane pour évaluer l’impact de la qualité de l’eau et un test de point de bulle inverse, permettant de définir le type d’agression subie par ces filtres (mécanique ou chimique). 33 % des filtres N500 et 4 % des PV1000 ont dû être éliminés bien avant le nombre maximal d’utilisations recommandé par le fournisseur. L’altération des membranes aurait eu une origine mécanique, cependant, aucune cause n’a pu être réellement identifiée. Une déclaration de matériovigilance a été faite et un contrôle des filtres en routine a été instauré par évaluation du point de bulle sur tous les filtres toutes les 9+10n utilisations (n compris entre 0 et 3 pour les filtres N500 et entre 0 et 8 pour les filtres PV1000). Cette expérience nous a conduits à revoir le choix des filtres terminaux pour notre établissement.
Filtre Micropore – Filtration – Eau – Microbiologie Eau – Contrôle Qualité – Stérilisation – Hôpital.
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Mortalité hospitalière liée aux infections nosocomiales. Bilan de deux années d’activité de l’observatoire mis en place au centre hospitalier universitaire de Besançon
Résumé > Les infections nosocomiales (IN) peuvent être liées au décès de patients mais il très difficile d’imputer à l’IN la responsabilité du décès. L’objectif de l’observatoire des décès est d’identifier la part de mortalité attribuable aux IN et de proposer le cas échéant des actions correctives. L’enquête descriptive rétrospective a été menée en 2002 et 2003 au CHU de Besançon. À partir de la liste exhaustive des décès, un questionnaire standardisé (score pronostic de McCabe, présence d’une infection au moment du décès, le cas échéant nature du site infecté et caractère ou non nosocomial) a été envoyé au médecin correspondant en hygiène du service où est survenu le décès. L’équipe opérationnelle d’hygiène a colligé les fiches renseignées et les a analysées avec recherche de l’imputabilité du décès à l’IN, et, secondairement recherche d’évitabilité à partir de l’examen attentif du dossier médical. Sur la période étudiée, 2516 décès sont survenus soit un taux brut de mortalité pour 100 patients admis de 2,44 en 2002 et 2,56 en 2003. Sur 295 patients décédés avec une IN, 17 décès ont été retenus imputables à l’infection dont quatre classés comme évitables. Cette étude tend à démontrer la faisabilité de la démarche, en faveur de la réhabilitation des comités d’analyse des décès, basés sur la notion culturellement difficile d’erreur utile.
Mortalité Hôpital – Infection Hospitalière – Causalité – Enquête Système de Santé – Mécanismes Evaluation Soins – Gestion Risques – Hôpital.
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Harmonisation des procédures d’hygiène aux Hospices Civils de Lyon : bilan de quatre ans
Résumé > En 2000, le comité de lutte contre les infections nosocomiales (Clin) des Hospices Civils de Lyon (HCL) a créé le groupe Igor (Inter Groupe d’Organisation des Recommandations) dans le but d’harmoniser les méthodes de prévention des infections nosocomiales au sein des différents établissements des HCL. Cet article dresse le bilan de quatre ans de fonctionnement. Méthode : le groupe Igor, constitué de 10 professionnels de disciplines différentes, définit les priorités d’harmonisation de pratiques et confie la rédaction des procédures et fiches techniques correspondantes à des professionnels de terrain. Les documents produits sont relus, validés par le Clin des HCL puis diffusés. Résultats : de juin 2000 à juin 2004, 71 documents ont été harmonisés, 21 étant en cours de rédaction et 23 de relecture, le sommaire prévisionnel en décomptant 202 au total. Plus de la moitié des documents a été harmonisée avec un délai moyen de 10, 8 mois. Les points positifs de cette démarche sont l’approche consensuelle, l’économie de travail surtout pour les petits établissements, l’impact fort d’une validation par le Clin central et la forte mobilisation des personnes et des ressources. Les difficultés sont liées à la charge de travail pour les professionnels impliqués, les modalités de diffusion (informatisation incomplète) et parfois la difficulté d’application liée à l’hétérogénéité des hôpitaux concernés. Conclusion : Le projet d’harmonisation est entré dans une phase de routine. Parmi ses projets, figure le développement de documents plus synthétiques et plus facile à utiliser au quotidien.
Lutte contre Infection – Infection Hospitalière – Comité Consultatif – Qualité Soins – Méthode.
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Mesure de la satisfaction du personnel d’un centre hospitalier pour les prestations du Clin et de l’équipe opérationnelle d’hygiène
Résumé > Une enquête de satisfaction par questionnaire concernant les prestations du comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) et de l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) a été proposée au personnel du centre hospitalier d’Aubagne. Ses objectifs étaient l’amélioration du service rendu et la prise en compte du ressenti des personnes interrogées. Le questionnaire a été remis en mains propres par les enquêteurs à des catégories professionnelles identifiées, un nombre minimal de représentants par catégories devant être obtenu dans chaque service. Selon les résultats, il existait une confusion entre CLIN et EOH et les actions du CLIN étaient assez mal identifiées. L’information et l’évaluation étaient citées comme les prestations prioritaires de l’EOH. Or bien que l’offre de formation en hygiène ait été organisée dans notre établissement, les agents semblaient insatisfaits. Les actions des correspondants passaient encore trop souvent inaperçues. Malgré un important effort de communication en matière de risque infectieux depuis plusieurs années, ce domaine faisait encore l’objet des demandes les plus importantes. Parmi les mesures adoptées suite à cette enquête, figurent notamment la prise en charge de l’inscription aux formations en hygiène par l’EOH et la rédaction d’une procédure définissant le fonctionnement du réseau des correspondants.
Satisfaction Consommateur – Personnel Hôpital – Hygiène – Lutte contre Infection – Comité Consultatif – Enquête Système de Santé – Hôpital.
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Lettre à la rédaction. Le staphylocoque doré résistant à la méticilline comme marqueur de qualité des soins en matière d’hygiène hospitalière : quel indicateur utiliser ?
Résumé > Au CHU de Besançon, un programme de surveillance des staphylocoques résistants à la méticilline (SARM) a été mis en place en 1999. Trois indicateurs relatifs au risque lié aux SARM ont été mis en place : le nombre total de cas de SARM (Prélèvement à visée diagnostique positif, PVD+) pour 1000 jours d’hospitalisation réalisés (A), le nombre de cas de SARM acquis (PVD+ après 48h d’hospitalisation dans l’unité) pour 1000 jours d’hospitalisation (B) et le nombre de cas de SARM acquis pour 1000 jours de pression de colonisation (C). Pour évaluer leur pertinence, l’évolution du risque lié aux SARM a été mesurée au travers de chacun d’eux. La comparaison entre les groupes d’unités de soins a fourni un classement différent selon l’indicateur utilisé. De plus, l’ampleur de l’évolution pour un groupe d’unités sur une période donnée et donc la mesure des améliorations ou des détériorations en terme de qualité des soins en matière d’hygiène hospitalière (QSHH) varient dans des proportions très importantes selon l’indicateur. Les résultats observés nous conduisent à penser que seul l’indicateur C présente une pertinence en terme de QSHH.
Staphylococcus aureus – Méticilline – Résistance microbienne aux médicaments – Indicateurs Qualité Santé – Qualité Soins – Hôpital.
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