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Hygiènes
Volume XIV - n°6 Décembre 2006
15,50 €
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Clostridium difficile 027 : caractéristiques microbiologiques et épidémiologiques
F. Barbut, B. Coignard, L. Bonné, B. Burghoffer, J.-C. Petit
Résumé >
Clostridium difficile est un bacille à Gram positif anaérobie sporulé responsable de 15 à 25 % des cas de diarrhées post-antibiotiques et de plus de 95 % des cas de colites pseudomembraneuses. C’est la première cause de diarrhée infectieuse nosocomiale chez l’adulte. Depuis 2003, l’incidence et la proportion de formes sévères d’infections à C. difficile ont augmenté de manière importante au Canada et aux États-Unis. Cette évolution serait liée à l’émergence et à la dissémination d’un clone particulier de C. difficile appelé 027 en référence à son profil par PCR-ribotypage ou « NAP1 » en référence à son profil en électrophorèse en champ pulsé. La plus grande virulence de ce clone serait due à l’hyperproduction des toxines A et B et/ou à la production d’une troisième toxine appelée toxine binaire. Ce clone est également caractérisé par sa résistance à l’érythromycine et aux nouvelles fluoroquinolones (moxifloxacine, lévofloxacine). D’abord détecté en Amérique du Nord, il a diffusé en Grande-Bretagne, en Belgique, aux Pays-Bas et plus récemment en France où il a été responsable de plusieurs épidémies dans le Nord de la France. Cette évolution préoccupante nécessite un renforcement de la vigilance dans les établissements de santé afin de contrôler précocement sa diffusion. Cette vigilance repose sur la recherche systématique de C. difficile chez tout patient présentant une diarrhée nosocomiale, sur le signalement à la DDASS et au CCLIN des cas groupés et des formes sévères d’infections et sur la caractérisation des souches par des laboratoires experts organisés autour du Centre national de référence des anaérobies.
Clostridium difficile – Diarrhée – Entérocolite Pseudomembraneuse – Infection Croisée – Épidémies – Facteur de Risque – Fluoroquinolones – Polymerase Chain Reaction – Ribotypage.
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Transmission nosocomiale de la tuberculose
E. Bouvet
Résumé > En France, comme dans la plupart des pays développés, l’incidence de la tuberculose (TB) diminue régulièrement. Néanmoins, en milieu hospitalier, le nombre de situations présentant un risque de contamination augmente. La transmission de la TB s’effectue presque uniquement par voie respiratoire à partir d’un patient atteint de TB maladie, pulmonaire ou laryngée. La détection des contaminations nosocomiales est rendue particulièrement difficile par la non-fiabilité des critères de diagnostic de l’infection tuberculeuse. La mise à disposition très récente de nouveaux tests de diagnostic de l’infection par la mesure de la production d’interféron gamma, en plus ou à la place de l’intradermoréaction (IDR) à la tuberculine, devrait conduire à redéfinir la surveillance des personnes, patients ou personnels. La prévention de la transmission de la TB en milieu de soins repose sur le diagnostic et le traitement précoces des cas et sur la mise en œuvre des mesures de précautions respiratoires (PR), incluant notamment le port de masques de protection respiratoire de type FFP1 au minimum et de type FFP2 en cas de multirésistance ou de risque d’exposition majeure. Les PR doivent être mises en œuvre à la suspicion diagnostique de TB pulmonaire dès l’entrée à l’hôpital, en cas de tuberculose active, lorsque l’examen des crachats est positif à l’examen microscopique, lors de certaines procédures à risque de déclencher la toux et la production d’aérosols, telles qu’intubation, expectoration induite, fibroscopie bronchique, aérosols, et ce, quel que soit le patient. La durée de la période contagieuse après mise en route d’un traitement efficace est variable, de l’ordre de deux à trois semaines, dépendant de l’inoculum initial.
Tuberculose – Infection Croisée – Transmission Maladie, Patient à Professionnel – Transmission Maladie, Professionnel à Patient – Isolement Malade – Masque Protection Respiratoire – Lutte contre Infection.
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Actualités sur le risque iatrogène d’infection par agent à transmission non conventionnelle lors de la transfusion sanguine et d’un acte invasif
P. Hartemann et le Comité européen SCENIHR
Résumé > En 2004, deux publications ont décrit des cas probables de transmission du nouveau variant de la maladie de Creutzfeld-Jakob (vMCJ) par transfusion sanguine. Jusque là, seuls des cas de transmission iatrogène de la maladie de Creutzfeld-Jakob soit lors d’intervention chirurgicale, soit par administration d’hormone de croissance d’origine humaine avaient été décrits. Ces deux nouveaux cas posent la question de la possibilité de contamination par transfusion sanguine ou par acte invasif à partir de donneurs asymptomatiques ou infectés de façon subclinique. Tandis que tous les cas cliniques de vMCJ étaient jusqu’à maintenant homozygotes pour la méthionine (MM) sur le codon 129 du gene PNPP, un de ces deux cas liés à la transfusion était hétérozygote (MV). De plus, les résultats d’une étude britannique sur des appendices récupérés après intervention chirurgicale ont montré que l’infection par vMCJ pouvait être plus fréquente qu’attendu. Ainsi, il est possible que suite à l’exposition à des aliments issus d’animaux atteints d’encéphalopathie spongiforme bovine, une infectivité par vMCJ soit présente chez un nombre significatif d’individus, au minimum en Grande-Bretagne. L’objectif de cet article est de présenter l’état actuel des connaissances en ce domaine et les mesures de prévention recommandées par le comité européen SCENIHR afin d’éviter la transmission de vMCJ à la population générale par voie sanguine ou lors d’actes invasifs.
Maladie de Creutzfeldt-Jakob – Maladies à Prions – Encéphalopathie Spongiforme Bovine – Transmission Maladie – Lutte contre Infection – Instruments Chirurgicaux – Transfusion Sanguine.
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Prévention de la transmission de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob à partir de patients suspects : bilan de quatre ans d’expérience de la cellule MCJ des Hospices civils de Lyon
M.-L. Valdeyron, A. Perret-Liaudet, F. Rochefort, N. Streichenberger, J. Grando, J. Fabry, P. Vanhems
Résumé > La cellule d’experts « Maladie de Creutzfeldt-Jakob» (MCJ) a pour objectif de prévenir la transmission de cette maladie et de proposer une aide au diagnostic lors de survenue de cas suspects au sein des Hospices civils de Lyon et dans d’autres hôpitaux de la région. Un bilan de quatre ans est présenté. Après signalement d’un patient suspect, les actes invasifs effectués dans les six mois précédents sont recherchés afin de séquestrer les dispositifs médicaux (DM) utilisés. En cas de décès du patient, si l’autopsie ne conclut pas à l’existence d’une MCJ, les DM séquestrés sont libérés ; ils sont incinérés dans le cas contraire. La cellule étudie régulièrement les dossiers, conclut sur chaque cas et gère le devenir des DM. Sur 62 dossiers traités en quatre ans, ont été dénombrés 27 cas certains de MCJ, quatre cas probables, 28 cas exclus et trois patients perdus de vue. Les autopsies réalisées pour dix patients pour lesquels des DM avaient été séquestrés ont permis de libérer des DM pour une valeur de 31_200 euros, somme supérieure au coût de l’autopsie pour l’ensemble des patients concernés (23_680 euros). L’intérêt de l’autopsie est avant tout de clarifier les causes de décès. Cependant, onze familles sur 42 l’ont refusée. L’exhaustivité du recueil de ces données centralisées reste à améliorer car cette maladie rare est diagnostiquée et/ou signalée insuffisamment ou avec du retard.
Maladie de Creutzfeldt-Jakob – Maladies à Prions – Diagnostic Différentiel – Autopsie – Instruments Chirurgicaux.
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Revue systématique des décès associés aux infections nosocomiales dans un hôpital du nord de la France
M.-F. Demory, A. Decoster
Résumé >
Le but de cette étude était d’évaluer la part de décès imputable aux infections nosocomiales parmi les patients d’un établissement hospitalier du Nord de la France (59), d’en déterminer les causes et en cas de décès évitable, de mettre en œuvre des mesures correctives. Méthodes : 306 dossiers de patients décédés entre le 1er décembre 2004 et le 31 mai 2005 ont été analysés. Une commission « Mortalité-Morbidité » a été mise en place afin de statuer sur le caractère imputable et/ou évitable du décès de certains patients sélectionnés. Résultats : 23,5 % des patients décédés présentaient au moins une infection nosocomiale. Les cancers représentaient la cause la plus fréquente de décès (31,4 %), suivis des maladies cardiovasculaires (29,7 %). Trente patients (41,7 %) étaient décédés avec une bactériémie et vingt (27,8 %) avec une pneumopathie. Le décès a été jugé imputable à l’infection nosocomiale et évitable pour respectivement 4,2 % et 2,4 % des cas. Conclusion : L’analyse systématique des décès est citée par la Haute Autorité de santé comme l’une des méthodes d’amélioration de la qualité. Cette étude tend à démontrer la faisabilité de la démarche.
Mortalité Hôpital – Infection Nosocomiale – Étude d’Évaluation – Qualité Soins – France.
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Évaluation en culture du pouvoir désinfectant de l’hypochlorite de sodium sur le virus de la diarrhée virale bovine, virus modèle du virus de l’hépatite C
P. Parvaz, D. Tille, M. Perraud, P. Chevallier, J. Ritter, M.-A. Trabaud, J. Fabry, C. Trepo
Résumé >
Le virus de la diarrhée virale bovine (BVDV) est utilisé comme virus modèle pour le virus de l’hépatite C (VHC). Son inactivation par contact de durées variables avec différentes concentrations d’hypochlorite de sodium (HS) a été étudiée dans un système de culture cellulaire. Des suspensions non concentrées (≥107 Eq. génomiques/ml) ou concentrée (environ 5 x 108 Eq. génomiques/ml) de BVDV ont été mises en contact avec les solutions d’HS. Pour de faibles concentrations d’HS (2125 et 2500 ppm), les temps de contact étaient de 15 et 30 min. À concentrations élevées (37500 et 75000 ppm), les temps de contact étaient de 15, 30 et 60 secondes. Le virus ainsi traité a été mis en culture sur une couche de cellules BT et l’effet cytopathique a été étudié à partir du troisième jour et jusqu’au septième jour. L’HS à des concentrations de 2125 et 2500 ppm, avec des temps de contact de 15 et 30 min réduisait de manière efficace (≥ 3,98 log10 pour 2125 ppm et ≥ 4,02 log10 pour 2500 ppm) le pouvoir infectieux du BVDV non concentré. Avec le virus concentré, une solution de 2125 ppm d’HS était inefficace même après 30 min de contact. Cependant, avec 30 min de contact mais à 2500 ppm, l’HS diminuait la dose infectieuse 50 (DI50) du BVDV de plus de 5 log10. Des concentrations de 37500 et 75000 ppm d’HS, étaient également efficaces pour réduire la DI50 du virus avec seulement 15 secondes de contact. Le pouvoir d’inactivation augmentait avec des temps de contact de 30 et 60 secondes.
Virus de la Diarrhée Virale Bovine – Hepacivirus – Hypochlorite de Sodium – Désinfection – Étude Évaluation.
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Hygiènes
Volume XIV - n°5 Novembre 2006 Thématique Évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
20,00 €
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Hygiènes
Volume XIV - n°4 Octobre 2006
15,50 €
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Rectorragies et stagnation pondérale en période néonatale. A propos d’un cas d’infection nosocomiale à Enterobacter sakazakii chez un nouveau-né ayant reçu du Pregestimil®
L. Warin, B. Douvillez, B. Grisi, M. Chambon, P. Rebaud
Résumé >
Nous rapportons un cas d’infection nosocomiale à Enterobacter sakazakii, révélé par des rectorragies et une stagnation pondérale, chez un nouveau-né à terme, hospitalisé en néonatalogie et alimenté par Pregestimil®. Ce cas s’intégrait dans une épidémie nationale en France ayant eu lieu entre octobre et décembre 2004 et ayant concerné dix nouveau-nés hospitalisés en néonatalogie et alimentés par trois lots contaminés de Pregestimil®. La prise en compte de ces cas a conduit au retrait du Pregestimil® du marché, et au niveau national à l’émission de recommandations relatives à l’utilisation des hydrolysats de protéines et à des consignes strictes de préparation, manipulation et conservation des biberons et seringues pour alimentation continue de lait en établissement de santé.
Enterobacter sakazakii – Nouveau-né – Infection – Formule Infantile – Epidémie – Hôpital.
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Prélèvements et détection de légionelles aérosolisées au niveau d’une douche dans un établissement de santé
C. Landelle, D. Zmirou-Navier, P. Vanhems, M. Maurin, J.-M. Seigneurin, P. Hartemann, L. Mathieu
Résumé > La contamination humaine par Legionella se produit par inhalation d’un aérosol formé à partir d’un milieu hydrique colonisé. La quantification des légionelles dans l’eau des réseaux est actuellement préconisée pour évaluer le risque de survenue de légionellose. Notre travail a consisté à évaluer différentes techniques de quantification des légionelles dans les aérosols. Quatre séries de prélèvements ont été effectuées au même point d’usage, dans un établissement de santé, sur une période de sept jours : deux prélèvements d’eau chaude (premier jet et fin de douche) et six prélèvements d’aérosols réalisés avec deux impacteurs en milieu liquide (Impinger SKC), deux impacteurs sur gélose (MAS100®) et deux membranes de filtration. Les légionelles ont été quantifiées par culture sur gélose (méthode de référence) et par hybridation in situ (Fluorescescence in situ hybridization, FISH). L’eau chaude contenait entre 104 et 105 UFC/L de Legionella sp. cultivables (essentiellement Legionella pneumophila SG 2 à 14). Aucune Legionella cultivable n’a pu être détectée dans les aérosols de douche. Par contre, la technique FISH associée à l’impaction en milieu liquide a permis la détection de 10 à 100 légionelles/L d’air. Les ratios des concentrations en légionelles dans l’eau et dans l’air varient de 1,9.103 à 1,8.104. La technique FISH présente l’avantage d’être rapide (1 jour versus 10 jours pour la culture). Le couplage d’une collecte par impaction en milieu liquide et une détection par FISH permettrait un gain de temps important lors d’une investigation de cas et pourrait permettre de mieux caractériser l’exposition de population à l’agent Legionella.
Legionella – Microbiologie Eau – Aérosol – Hybridation in situ Fluorescence – Techniques de Culture – Techniques Bactériologiques – Hôpital.
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Epidémie d’Acinetobacter baumannii multirésistants dans une unité de réanimation du CHU de Reims
F. Bureau-Chalot, E. Piednoir, M. Jaussaud, M. Carlier, J. Madoux, V. Vernet-Garnier, O. Bajolet
Résumé > L’émergence d’infections à Acinetobacter baumannii multirésistants aux antibiotiques reste préoccupante en raison du risque d’impasse thérapeutique. Nous décrivons une épidémie à A. baumannii multirésistants qui s’est déroulée d’août à décembre 2002 dans une unité de réanimation de douze lits. Le cas index était un patient transféré du Maroc présentant une infection respiratoire à A. baumannii multirésistant à son admission ainsi qu’une colonisation à plusieurs bactéries multirésistantes, dont une deuxième souche d’A. baumannii. En raison de la multirésistance de ces souches et de l’absence d’isolement du patient avant l’obtention des résultats bactériologiques, un dépistage pharyngé et rectal hebdomadaire des patients de l’unité a été réalisé. Six patients ont ainsi présenté une colonisation (n = 3) ou une infection (n = 3) à A. baumannii. Ces patients avaient reçu des antibiothérapies à large spectre favorisant l’implantation de ce type de souche. L’unité d’hygiène a alors réalisé une information aux équipes soignantes, une évaluation de l’entretien des locaux et des dispositifs médicaux réutilisables. L’analyse des antibiogrammes et des marqueurs génotypiques des souches suggérait la dissémination simultanée de deux clones (l’un sensible et l’autre résistant à l’imipénème). Le renforcement des mesures d’hygiène et la recherche active des cas ont permis de mettre fin à l’épidémie sans fermeture de l’unité.
Acinetobacter baumannii – Multirésistance aux Médicaments – Épidémie – Soins Intensifs – Lutte contre Infection – Hôpital.
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Les rejets liquides hospitaliers représentent-ils un risque pour la santé humaine et l’environnement ?
B. Jolibois, M. Guerbet, S. Vassal
Résumé > Les hôpitaux rejettent dans leurs eaux usées de nombreux composés chimiques pouvant avoir un impact sur l’environnement et la santé humaine, certains de ces produits, génotoxiques, étant suspectés d’être impliqués dans le développement de certains cancers. Une évaluation de la génotoxicité des rejets liquides du CHU de Rouen a été effectuée à l’aide de deux tests bactériens (SOS chromotest et test de fluctuation d’Ames) sur des échantillons prélevés lors de six périodes d’une semaine entre 2001 et 2003. Cette étude a ensuite été étendue aux eaux usées et aux stations d’épurations de l’agglomération de Rouen lors de deux campagnes de prélèvements d’une semaine en 2003. Au niveau du CHU, une très forte majorité des échantillons testés (82 %) présentaient une réponse positive à au moins un des deux tests. Une activité génotoxique a également été retrouvée au niveau du réseau des eaux usées de la ville, le CHU de Rouen étant identifié comme l’une des sources de contamination. Les différentes stations d’épuration étudiées ont cependant été capables d’éliminer la contamination génotoxique détectée, excluant a priori un risque pour la santé humaine et l’environnement. Ce résultat n’est cependant pas extrapolable à l’ensemble des hôpitaux et des stations d’épuration. Des efforts doivent donc être entrepris afin d’intégrer la connaissance et la maîtrise des effluents liquides des établissements de soins dans le cadre d’un programme global de gestion des risques.
Eau Égout – Hôpital – Pollution Chimique Eau – Test Mutagénicité – Purification Eau – Assainissement.
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Infections du site opératoire après césarienne : intérêt d’une surveillance après la sortie de l’hôpital
C. Lemarié, I. Teguete, O. Champion, A. Fournie, Ph. Descamps, P. Six
Résumé > En 2001, nous avons réalisé une étude en deux étapes des infections du site opératoire (ISO) après césarienne. Au cours de la première étape, la surveillance des ISO était limitée à la durée d’hospitalisation et l’incidence des infections ainsi obtenue était basse (1,5 %). Dans la seconde étape de six mois, toutes les plaies opératoires étaient contrôlées au cours de l’hospitalisation et une surveillance après la sortie était faite grâce à une visite à la maternité environ 30 jours après la chirurgie. 330 femmes ont été incluses dans cette seconde phase. L’incidence des ISO était alors de 12,4 %, montrant la nécessité d’une surveillance après la sortie de l’hôpital pour obtenir une estimation juste. Deux facteurs de risque ont été identifiés: l’âge était associé à un risque augmenté d’endométrites et l’indice de masse corporelle à un risque augmenté d’infection de l’incision.
Césarienne – Endométrite – Infection d’une Plaie Chirurgicale – Incidence – Facteur Risque – Méthode Épidémiologique – Collectes Données – Sortie Patient.
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Comparaison des facteurs de risque et pronostic des pneumopathies nosocomiales précoces et tardives acquises en réanimation
M. Giard, A. Lepape, B. Allaouchiche, C. Guerin, J.-J. Lehot, M.-O. Robert, M. Bret, G. Fournier, D. Jacques, D. Chassard, P.-Y. Gueugniaud, F. Artru, P. Petit, D. Robert, I. Mohammedi, R. Girard, A. Savey, J.-C. Cetre, M.-C. Nicolle, J. Grando, J. Fabry,
Résumé > L’objectif était de comparer les facteurs de risque et les facteurs pronostiques des pneumopathies nosocomiales précoces et tardives acquises en réanimation. Des données de surveillance ont été recueillies prospectivement dans onze services de réanimation de Lyon entre 1995 et 2002. Une régression logistique stratifiée sur l’âge a comparé les facteurs de risque des pneumopathies précoces et tardives. Les risques relatifs de décès après la survenue de la pneumopathie ont été évalués par un modèle de Cox. Parmi les 7236 patients inclus, 356 pneumopathies nosocomiales précoces et 590 tardives ont été diagnostiquées. Chez les patients de moins de 60 ans, les facteurs de risque de pneumopathie tardive par rapport à une pneumopathie précoce étaient un IGS II élevé, l’existence d’une infection à l’admission et la survenue d’une autre infection nosocomiale avant la pneumopathie. Chez les plus de 60 ans, le facteur de risque de pneumopathie précoce était le type de réanimation chirurgicale, et les facteurs de risque de pneumopathie tardive étaient l’existence d’une infection à l’admission et la survenue d’une autre infection nosocomiale avant la pneumopathie. La survenue d’une pneumopathie précoce par rapport à une tardive est un risque indépendant de mortalité. La différence des facteurs de risque selon le type de pneumopathie devrait aider les cliniciens à faire un diagnostic précoce et confirme l’existence de deux pathologies distinctes.
Pneumonie Bactérienne – Soins Intensifs – Infections Nosocomiales – Épidémiologie – Facteur Risque – Intubation Trachéale – Respiration Artificielle – Diagnostic Précoce – Pronostic – Mort.
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Hygiènes
Volume XIV - n°3 Juin 2006
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Prévalence de l'escarre parmi 1560 patients hospitalisés :enquête sur une semaine donnée dans un centre hospitalier universitaire.
A. Corbin, C.-A. Martin, M.-A. Blanchon, R. Gonthier
Résumé >
Une étude prospective a été réalisée une semaine donnée (du 4 au 8 octobre 2004), pour établir la prévalence de l’escarre au sein d’un centre hospitalier universitaire, faire le point sur le profil des patients atteints, les caractéristiques de ces escarres et leur prise en charge. Méthodes: L’enquête a été réalisée au moyen d’un passage systématique dans tous les services de l’établissement, avec consultation des dossiers et interrogatoire des médecins et soignants. Résultats : La prévalence globale était de 5,1 %, (IC 95 % : 4,0 - 6,2 %) (4,7 % en services de soins aigus, 8,9 % en soins de suite et 12,0 % en soins de longue durée), avec un âge moyen de 75 ans (23 - 97) et un sex-ratio légèrement en faveur de la femme. Les facteurs de risque les plus pertinents étaient la réduction de la mobilité (totale pour 78 %, modérée pour 16 %), l’incontinence urinaire (80 %), les troubles cognitifs (66 %). 127 escarres ont été comptabilisées (respectivement 33 %, 20 %, 21 % et 8 % pour les stades 1, 2, 3 et 4). 73 % avaient été acquises pendant l’hospitalisation, 12 % à domicile et 15 % en maison de retraite. Cependant, une échelle de risque a été remplie pour un patient sur deux seulement, la prise en charge de la douleur et/ou de la dénutrition était insuffisante dans 1/3 des cas. Conclusion : Nous avons observé une prévalence d’escarre basse par rapport à celle décrite dans la littérature, avec une majorité de stades 1 et 2. Ces résultats semblent démontrer une bonne sensibilisation des soignants vis-à-vis de la prévention de l’escarre. Cependant, des progrès sont encore nécessaires pour l’utilisation systématique des échelles de risque ou pour la prise en charge de la douleur et de la dénutrition. Cela nécessite outre la formation des équipes, l’éducation du patient et de son entourage. Escarre – Prévalence – Centre Hospitalier Universitaire – Facteur Risque – Prévention.
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Stratégie thérapeutique des infections sur cathéter chez l'enfant en nutrition parentérale à domicile au centre hospitalier universitaire de Lille
C. Fijalkowki, S. Neuville, M. Delval
Résumé >
L’infection sur cathéter veineux central est la complication la plus fréquente de la nutrition parentérale, nécessitant généralement une antibiothérapie systémique prolongée. Le but de cette étude rétrospective était de décrire les procédures de prise en charge mises en œuvre par le centre agréé pédiatrique de nutrition parentérale à domicile de Lille. Patients et méthodes: les enfants suivis par ce centre avec au moins un épisode infectieux sur cathéter survenu à domicile en 2004 étaient inclus dans l’étude. La prise en charge consistait initialement à instaurer un traitement anti-staphylococcique comprenant une antibiothérapie systémique sur cinq jours associée à un verrou local sur 12 heures de teicoplanine pendant 15 jours. La nutrition parentérale pouvait être ainsi poursuivie sur un mode cyclique nocturne. Cette antibiothérapie était par la suite adaptée en fonction du germe isolé. Résultats: 28 épisodes infectieux ayant concerné 12 enfants ont été recensés en 2004 et analysés dans l’étude. 16 infections étaient dues à des cocci à gram positif, huit à des bacilles à gram négatif, une à des levures et dans trois cas les hémocultures ont été négatives. La durée d’hospitalisation était en moyenne de 10,3 jours pour les patients ayant bénéficié de la double antibiothérapie systémique anti-staphylococcique associée à des verrous, de 13,6 jours lorsqu’un verrou ne pouvait pas être réalisé et de 13,9 jours lorsqu’un bacille à gram négatif était isolé. Conclusion: la courte durée de l’antibiothérapie systémique, améliorant le confort et la qualité de vie de l’enfant, est possible lors d’infection sur cathéter à staphylocoque lorsque des verrous par teicoplanine lui sont associés.
Alimentation Parentérale Domicile - Enfant - Infection - Cathétérisme Veineux Central - Anti-infectieux.
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Evaluation de l'efficacité détergente d'un composé iodé versus deux comparateurs et l'eau
C. Noize-Pin, S. Chartier, A. Sirvent, F. Girard, R. Alvart
Résumé > L’objectif de cette étude était de comparer, in vivo, le pouvoir détergent de Bétadine® alcoolique 5% versus deux antiseptiques à base de chlorhexidine et l’eau. Les deux comparateurs choisis revendiquent des propriétés légèrement détergentes à détergentes qui favorisent leur utilisation dans la phase de détersion de la peau saine avant antisepsie. Il s’agissait d’une étude en ouvert, randomisée, sur 32 volontaires ambulatoires. Cinq zones définies au niveau des avant-bras ont été souillées de façon standardisée avec une suspension de carbone puis nettoyées avec les produits à tester ou l’eau, une zone témoin restant non nettoyée. Des évaluations du pouvoir détergent en surface, par score clinique, et en profondeur, par analyse d’images, ont été réalisées. Les résultats ont mis en évidence un meilleur effet détergent en surface de Bétadine® alcoolique 5% vs les deux comparateurs ou l’eau (p < 0,01; tests des rangs signés de Wilcoxon). La quantification par analyse d’images des salissures indiquait que les trois antiseptiques présentaient tous une efficacité détergente significative (p < 0,001; test t de Student) et comparable à celle de l’eau. Ces résultats montrent que Bétadine® alcoolique 5% se révèle plus détergente que les produits de comparaison. Antiinfectieux Locaux - Iodophore - Détersifs - Études d'Évaluation.
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Le décrochage du biofilm par le procédé Pronetron® : une nouvelle approche de la désinfection
K. Marion, E. Bergeron, F. Renaud, D. Hartmann, J. Traeger, J. Freney
Résumé > Les micro-organismes adhèrent naturellement aux surfaces pour former un biofilm. Ce phénomène se produit notamment au niveau des générateurs de dialyse. Les produits habituellement utilisés pour la désinfection de ces générateurs sont de bons bactéricides mais laissent persister en surface un biofilm résiduel. Cette étude présente les résultats de l’évaluation in situ de l’efficacité anti-biofilm d’un nouveau procédé de désinfection thermochimique, le Pronetron®. Des expériences successives basées sur des séances de dialyse fictives entrecoupées de séances de désinfection ont été réalisées. Après chaque expérience, la contamination résiduelle en surface des tubulures a été comparée à celle d’une tubulure témoin non traitée, le principal paramètre de jugement étant le pourcentage de surface couverte résiduelle. Des expériences de surcontamination ont conduit au développement d’un biofilm mature et très dense en quelques jours sur la tubulure témoin (108 UFC/cm2), alors que le reste du circuit ne comportait aucune bactérie adhérente détectable après traitement par le Pronetron®. Inversement, les mêmes tubulures traitées par de l’acide peracétique ou de l’acide citrique présentaient jusqu’à 50 % de surface couverte. Le procédé Pronetron®, en agissant par décrochage de la biomasse, a permis d’éviter l’accumulation des micro-organismes sur les surfaces étudiées et représente de ce fait une excellente alternative à la désinfection classique. Dialyse Rénale - Équipement et Appareillage - Biofilm - Désinfection - Détersifs - Enzymes.
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Comment l'opinion publique perçoit-elle les infections nosocomiales ?
J. Hajjar, M.-R. Mallaret, P. Berthelot, M.-N. Cacherat, J. Fabry
Résumé > Une enquête a été conduite en partenariat avec « Le Dauphiné libéré », quotidien de la presse régionale de Rhône-Alpes afin d’évaluer la perception et les attentes des lecteurs en matière d’infections nosocomiales (IN). Il s’agissait d’une enquête d’opinion par auto-questionnaire, accompagnée d’un article de présentation paru dans ce journal. Quatre cent soixante treize questionnaires ont été renseignés par 215 hommes (45,5 %) et 258 femmes (54,5 %) dont l’âge moyen était de 61 ans. Trois cent cinquante cinq personnes (77,1 %) ont déclaré qu’elles (ou un membre de leur entourage) avaient été confrontées à une IN. Concernant cette IN, 227 (63,9 %) d’entre elles déclaraient n’avoir pas eu d’information par le médecin de l’établissement de santé et 297 (83,7 %) pensaient que cette IN aurait pu être évitée. Deux cent quatre vingt dix neuf répondants (63,2 %) considéraient que les médias ne les informaient pas sur les IN. La qualité estimée de l’information fournie par le ministère de la Santé ou les autorités sanitaires locales était jugée négativement par la quasi-totalité des répondants (96,3 %). Malgré ses limites méthodologiques, cette étude confirme le déficit d’information exprimé par l’opinion publique qui pourrait expliquer sa perception erronée d’un risque croissant. Opinion publique - Infection Croisée - Connaissance - Evaluation Risque - Journaux.
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Épisode fébrile après une séance de dialyse : gestion des risques et investigation microbiologique
A. Dubouix, C. Roques,L. Rostaing, L. Cavalie, S. Malavaud, P. Lacroix, N. Marty
Résumé > Durant la même semaine, quatre patients ont présenté un syndrome fébrile post-dialyse à leur domicile, nécessitant une réadmission dans le service de néphrologie. Une bactériémie à Pseudomonas aeruginosa a rapidement été diagnostiquée pour l’un des patients. Dans les jours précédents, deux prélèvements systématiques d’eau du réseau avaient retrouvé le même agent pathogène dans un autre service de l’établissement situé au même étage que le service de néphrologie. Une cellule de crise multidisciplinaire a été alors immédiatement constituée. La mise en place de filtres à eau terminaux et le renforcement des mesures d’hygiène ont permis la continuité des soins. Parallèlement, une enquête environnementale a été conduite mais n’a pu mettre en évidence de réservoir. En outre, la comparaison phénotypique et génotypique de la souche responsable de la bactériémie avec les souches environnementales (points d’eau précédemment positifs du même étage) a permis d’écarter une contamination d’origine hydrique. Finalement, les diverses hémocultures pratiquées n’ont pu mettre en évidence P. aeruginosa chez les autres patients. La mise en place rapide de la cellule multidisciplinaire a permis une gestion du risque infectieux rapide et efficace tout en maintenant l’activité du service. Dialyse Rénale - Bactériémie - Gestion du Risque - Pseudomonas aeruginosa - Eau.
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Enquête sur la traçabilité des actes endoscopiques au centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil
C. Dupont, E. Cauchetier, L. May-Michelangeli, C. Housset, J.-M. Descoutures
Résumé > La traçabilité des actes endoscopiques est abordée dans différents textes officiels. Elle englobe à la fois la traçabilité de l’acte endoscopique lui-même et celle de la désinfection des endoscopes. Pour l’assurer, une fiche de traçabilité a été mise en place dès 1997 au centre hospitalier d’Argenteuil et actualisée en fonction de l’évolution des référentiels. L’objectif de ce travail était de réaliser un état des lieux de cette traçabilité au travers d’une enquête rétrospective portant sur les 50 derniers actes de l’année 2001 de quatre services d’organisation différente. Les résultats de cette enquête montrent une bonne traçabilité des patients pris en charge et des dispositifs médicaux utilisés. Par ailleurs, l’importance de l’organisation des services dans la qualité de la traçabilité de la désinfection des endoscopes a été mise en exergue ; l’automatisation de la désinfection et le personnel dédié à cette tâche améliorent de façon notable cette traçabilité. Ceci amène une réflexion sur la centralisation et l’automatisation systématique de la désinfection des endoscopes au centre hospitalier d’Argenteuil ainsi que sur la mise en place d’un outil informatique de traçabilité. Endoscopie - Désinfection - Stockage et Recherche Information - Collecte Données - Ligne Directrice.
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Hygiènes
Volume XIV - n°2 Avril 2006
15,50 €
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Risques et maîtrise des infections nosocomiales en réanimation : texte d'orientation
C.Brun-Buisson et le groupe de travail
Résumé > La réanimation, « épicentre de la résistance aux antibiotiques », est et restera la discipline médicale où les infections nosocomiales sont les plus fréquentes. Cette situation est évidemment due à la conjonction de la fréquence d?utilisation des dispositifs invasifs, de la réduction des défenses associée à l?immunodépression relative secondaire à la pathologie aiguë et de la fréquence croissante ? avec le vieillissement de la population ? des pathologies chroniques associées. Pour autant, la fréquence des infections nosocomiales est en baisse, et non pas en augmentation comme le laisse souvent craindre la présentation au public d?épisodes complaisamment médiatisés à l?excès. Une information objective du public sur ces questions est indispensable. Ce document à vocation didactique tente de réunir de manière synthétique les notions essentielles sur la physiopathologie, les facteurs de risque, l?interprétation et la comparabilité des taux d?infection observés en réanimation, et les principales mesures préventives qui nous sont accessibles actuellement. Les réanimateurs ont depuis longtemps, et continuent, de travailler activement sur les problèmes posés par ces infections et les meilleures méthodes de leur prévention, et les résultats obtenus dans certains domaines tels que les bactéries multirésistantes aux antibiotiques sont démonstratifs. Les propositions d?indicateurs de processus et de résultats présentées dans ce document doivent permettre aux services de réanimation de témoigner de leur engagement dans la lutte contre les infections nosocomiales.
Infections Hospitalières ? Risques ? Incidence ? Prévention ? Réanimation.
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Efficacité de la décontamination nasale par mupirocine pour le contrôle des infections à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) en unités de soins intensifs
D. Talon, A. Muller, A. Potier, E. Belle, G. Cappelier, M. Thouverez, X. Bertrand
Résumé > L’objectif de cette étude était de déterminer si l’utilisation de mupirocine, intégrée dans une stratégie globale de contrôle de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) en service de réanimation, a une influence sur le risque infectieux lié à SARM. Méthodes : une étude rétrospective a été réalisée pendant 4 ans dans le service de réanimation médicale du centre hospitalier universitaire de Besançon. Ce service admet environ 400 patients par an pour une moyenne annuelle de 5000 patient-jours. L’étude a été séparée en deux périodes de 2 ans avec (P1) et sans (P2) utilisation de mupirocine dans l’éradication du portage nasal de SARM. L’efficacité de cette mesure a été évaluée par observation du risque infectieux lié à SARM. Résultats : Quinze patients ont présenté un prélèvement à visée diagnostique positif à SARM au cours de P1 versus 23 pour P2 (p>0,05). Cependant le nombre de colonisations/infections endogènes liées à SARM était significativement augmenté au cours de P2 (14 vs 3, p=0,016). De plus, le nombre d’infections invasives (bactériémies + pneumonies) était également plus élevé (9 vs 1, p=0,02). Conclusion : nos résultats suggèrent que la décontamination nasale par mupirocine, dans le cadre d’une stratégie globale de maîtrise de SARM, est efficace pour réduire les infections endogènes liées à SARM dans un service de réanimation où la situation de SARM est plutôt bien contrôlée. Une telle mesure ne peut être généralisée à l’ensemble des services sans une évaluation précise et au cas par cas de son efficacité et de son impact éventuel en terme d’émergence de la résistance à la mupirocine.
Staphylococcus aureus – Résistance Méthicilline – Mupirocine – Soins Intensifs – Lutte contre Infection.
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Place des prélèvements à visée épidémiologique en réanimation et soins intensifs : à travers l’exemple de Pseudomonas aeruginosa
D. Talon, M. Thouverez, X. Bertrand
Résumé > L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt des prélèvements à visée épidémiologique couplés au typage moléculaire dans la classification des cas d’infections liées à P. aeruginosa en fonction de leur origine endogène ou exogène. Quatre services de réanimation de Franche-Comté ont participé à cette étude pendant une période de deux ans. La réalisation de prélèvements systématiques à l’admission et une fois par semaine tout au long de l’hospitalisation au niveau rectal, nasal et trachéal nous a montré que 15,7 % des patients étaient porteurs de P. aeruginosa (473/3009). À travers les seuls prélèvements à visée diagnostique, 212 patients avaient été identifiés comme tels soit 7 % des patients inclus et seulement 45 % de l’ensemble des patients positifs. L’identification clonale par typage moléculaire des souches nous a permis de prouver ce que nous suspections: différents clones sont présents dans chaque service en même temps, la plupart des infections sont dues à une souche qui colonisait déjà le patient depuis un certain temps et enfin la contamination croisée est un phénomène largement répandu. Sur la base de ce typage, seuls 60 patients des 116 patients ayant acquis une infection en réanimation avaient acquis la souche dans le service de réanimation. Les services de réanimation représentent des microcosmes complexes dans lesquels le faible nombre de patients accueillis limite l’intérêt d’une surveillance reposant sur les seuls prélèvements à visée diagnostique.
Soins Intensifs – Pseudomonas aeruginosa – Épidémiologie Moléculaire – Clone Cellulaire – Prélèvement Biologique – Infection Croisée – Lutte contre Infection.
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Cas groupés d’infections du site opératoire dans un service de chirurgie de l’obésité. Importance de la préparation cutanée de l’opéré
A. Brenet, D. Massenet, M. Hamdan, J.-F. Cazeneuve, F. Vitry, B. Grandbastien
Résumé > Les abdominoplasties sont réalisées dans un nombre limité d’établissements et peu de données relatives au risque infectieux nosocomial associé sont disponibles. Un signalement interne en août 2004 a permis d’identifier des cas groupés d’infections du site opératoire suite à ce type d’intervention au centre hospitalier de Laon. Une enquête d’observation sur dossier, de type cohorte rétrospective a été mise en œuvre par le service d’hygiène hospitalière de l’établissement. Les 31 patients ayant subi une abdominoplastie entre 1er février et le 1er août 2004, date du signalement des infections, ont été inclus. Treize d’entre eux (42 %) avaient présenté une complication infectieuse, justifiant dans sept cas une reprise au bloc opératoire. Le diagnostic d’infection du site opératoire était clinique, à l’exception d’un patient pour lequel avait été pratiqué une culture bactériologique mettant en évidence Staphylococcus aureus. Parmi les hypothèses étudiées, l’identité des infirmières ayant réalisé la préparation cutanée du patient était le seul facteur statistiquement significatif par rapport au taux de complications infectieuses. La qualité de cette préparation cutanée a donc été mise en cause. Suite à la sensibilisation du personnel à son importance et à la stricte application des procédures après cet épisode, aucun nouveau cas n’a été constaté.
Obésité - Chirurgie – Infection d’une Plaie Chirurgicale – Facteur Risque – Peau – Désinfection.
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Antibioprophylaxie en chirurgie orthopédique et viscérale :évaluation de l’observance du protocole au centre hospitalier de Ploërmel
P. Da Col, H. Pichavant, M. Vercel, A. Belan, J. Lobréaux
Résumé > Une
étude rétrospective sur dossiers a permis d’étudier la conformité de l’antibioprophylaxie mise en œuvre au centre hospitalier de Ploërmel par rapport au protocole mis en place par le Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) de cet établissement. Six types d’interventions chirurgicales (pose de prothèse totale de hanche, pose de prothèse totale de genou, arthroscopie de genou, traitement de hernie de la paroi abdominale, cholécystectomie et appendicectomie) ont été pris en compte. Les critères étudiés étaient la prescription justifiée ou non d’une antibioprophylaxie, le moment de la première administration, le choix du principe actif, la posologie administrée, la durée de l’antibiothérapie. Le paramètre « conformité totale » correspondait à l’obtention de la conformité pour l’ensemble des cinq précédents items. Sur 131 dossiers, 118 ont été exploitables. Les interventions orthopédiques étaient plus souvent programmées (87,8 % des interventions) que les interventions digestives (57,4 %) (p = 0,0002). Dans notre étude, la conformité totale était trouvée dans 58,5 % des cas. Ce résultat est proche de ceux publiés dans la littérature. Les interventions orthopédiques programmées montraient un taux de « conformité totale » de 75 %.
Prophylaxie Antibiotique – Infection d’une Plaie Chirurgicale – Lutte contre Infection – Qualité Soins – Études d’Évaluation.
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Infection à Pseudomonas aeruginosa et tatouage à l’encre de chine en radiothérapie
C. Lemarié, S. Bourdon, D. Dupoiron, P. Leynia de la Jarrige, M. Mège, E. Espaze, J. Cottin
Résumé > Une femme,
âgée de 62 ans, traitée pour un cancer du sein, a présenté une infection à Pseudomonas aerugionsa dix jours après la réalisation d’un tatouage à l’encre de chine pour repérage avant radiothérapie. Cette infection avec épanchement de la paroi thoracique a nécessité, outre l’antibiothérapie, un traitement chirurgical mais son évolution a été favorable. En raison de la nature de la bactérie isolée et du délai séparant le repérage de l’apparition de l’abcès, le rôle du tatouage a été mis en cause et des investigations ont été réalisées par le président du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN). Celles-ci ont montré que l’encre de chine utilisée était non stérile et la mise en culture de flacons ouverts et non ouverts a montré la présence de P. aeruginosa. L’aplasie présentée par la patiente au moment du tatouage a probablement joué un rôle favorisant dans l’apparition de l’infection. Malgré l’absence de recommandations officielles relatives aux modalités de tatouages en vue d’une radiothérapie, il paraît indispensable d’utiliser des pigments stériles dans cette indication.
Encre – Tatouage – Radiothérapie Carcinologique – Infection Croisée – Pseudomonas aeruginosa.
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Hygiènes
Volume XIV - n°1 Thématique Information des patients exposés à un risque viral hématogène nosocomial Guide Méthodologique
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