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Hygiènes
Volume XV - n°6 Janvier 2008 Thématique Prévention des risques infectieux dans les laboratoires d'analyses de biologie médicale
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Hygiènes
Volume XV - n°5 Décembre 2007
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Pose des cathéters veineux périphériques : étude randomisée multicentrique pour l’évaluation d’une technique de préparation cutanée en deux temps
P. Amirault, P. Besnard, D. Bloc, B. Branger, M.-F. Boucher, M. Chabaud-Mayer, C. Chapon, F. Coulomb, D. Dansou, M. Decesvre-Fricheteaux, C. Decreux, K. El Haichouni , P.-L. Etienne, C. Fièvre, F. Fongauffier, N. Girard, B. Gireaudeau, Y. Guimard, A. Ham
Résumé > Une procédure de préparation cutanée (PPC) avant l’insertion d’un cathéter veineux périphérique (CVP), en deux temps consistant en deux essuyages successifs de la peau au moyen de compresses imbibées d’un antiseptique alcoolique, a été développée. Objectif : Une étude multicentrique randomisée a comparé cette procédure en deux temps (A) à la procédure en quatre temps (B) (détersion, rinçage, séchage, antisepsie) actuellement recommandée en France, afin de montrer une efficacité équivalente des deux procédures. Méthode : La fréquence des signes précurseurs d’infection au site d’insertion a été comparée pour les deux procédures. L’étude s’est déroulée sur une période de 8 mois. Résultats : 248 sites d’insertion de CVP ont été évalués, parmi lesquels 130 posés avec (A) et 118 avec (B). L’incidence globale des signes précurseurs d’infection a été de 11 % à 24 heures après l’insertion (27/248), 25 % à 48 heures (50/203) et 29 % à 72 heures (34/119). Pour 11 patients, les complications ont nécessité le retrait du CVP mais aucune complication majeure n’a été observée pendant la durée de l’étude. La fréquence des complications locales associées aux CVP, simples ou sévères, n’a pas varié en fonction de la PPC utilisée. Conclusion_: Malgré les limites de cette étude (nombre de dossiers insuffisant, non-utilisation de l’antiseptique alcoolique dans la procédure (B), absence de suivi des infections liées aux CVP), elle pourrait néanmoins constituer un élément à considérer lors d’une révision des actuelles recommandations.
Cathétérisme Périphérique – Peau – Désinfection – Études d’Évaluation – Ligne Directrice – France.
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Signalement des infections nosocomiales : perception du dispositif par les responsables du signalement des établissements de santé du Sud-Ouest
H. Bricout, A.-G. Venier, T. Tombrey, J.-P. Gachie, C. Dumartin, P. Parneix
Résumé > Cinq ans après l’instauration du dispositif de signalement des infections nosocomiales, moins du tiers des établissements de santé (ES) de l’interrégion Sud-Ouest a effectué un signalement. Afin d’évaluer la perception du dispositif par les ES et de mieux connaître leurs attentes, une enquête transversale par auto-questionnaire a été conduite auprès des 383 responsables du signalement identifiés dans le Sud-Ouest. Résultats : Le taux de participation a été de 43 %, similaire que les ES aient ou non réalisé un signalement externe. La principale raison de « non-signalement » était l’absence de cas répondant aux critères (87 %). Des réticences au signalement externe étaient rapportées plus souvent par les ES ayant déjà signalé (42 % versus 15 %, p < 10-3), notamment liées à des craintes pour la notoriété et des craintes de médiatisation. D’après les commentaires libres exprimés, les freins au signalement le plus souvent cités étaient : définitions peu claires des cas à signaler, formation insuffisante des acteurs, difficultés d’organisation interne à l’établissement. Conclusion : Cette enquête de perception a permis d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des pistes d’action pour améliorer l’adhésion des ES à ce dispositif, en particulier développer le retour d’expérience et fournir des outils de formation et d’organisation interne du signalement.
Infection Nosocomiale – Déclaration Obligatoire – Études d’Évaluation – Hôpital – France.
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Prévalence des traitements antibiotiques dans les établissements de santé, France, 2006
S. Maugat, J.-M. Thiolet, F. L’Hériteau, C. Gautier, H. Tronel, M.-H. Metzger, P. Jarno, L. Lacavé, B. Coignard pour le groupe de travail Raisin ENP 2006
Résumé > Le volet antibiotique de l’enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales 2006 avait pour objectif de décrire les antibiotiques prescrits dans les établissements de santé (ES). Réalisée un jour donné en juin selon un protocole standardisé, l’enquête incluait tous les patients en hospitalisation complète ; les antibiotiques étaient recueillis selon la classification ATC5. Sur 358 353 patients inclus (2337 ES), 55624 (15,5 %) recevaient un traitement pour un total de 74515 antibiotiques. La prévalence des patients traités (PpATB) était plus élevée en court séjour (24,8 %), notamment en réanimation (49,0 %), qu’en soins de suite et réadaptation (SSR, 9,9 %) ou de longue durée (SLD, 4,3 %). Elle variait selon l’indication : infection communautaire (7,4 %), nosocomiale (IN, 3,9 %), antibioprophylaxie chirurgicale (2,4 %), prophylaxie des infections opportunistes (1,3 %) ou indication multiple (0,5 %). Les molécules les plus prescrites étaient l’amoxicilline-acide clavulanique, l’ofloxacine, l’amoxicilline, la ceftriaxone et la ciprofloxacine. De 2001 à 2006, la PpATB s’est peu modifiée (16,4 % vs. 16,7 %) dans les 1351 ES ayant participé aux deux enquêtes. Elle a augmenté en réanimation, mais a diminué en obstétrique, SSR, SLD ou psychiatrie. Elle a diminué pour les IN ou la prophylaxie et évolué de façon contrastée selon l’âge pour les infections communautaires. Un renforcement des actions pour préserver l’efficacité des antibiotiques à l’hôpital est nécessaire.
Antibiotiques - Données Hospitalières – Prévalence – France – 2006.
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Prévalence des infections nosocomiales, France, 2006
J.-M. Thiolet, L. Lacavé, P. Jarno, M.-H. Metzger, H. Tronel, C. Gautier, F. L’Hériteau, B. Coignard pour le groupe de travail Raisin ENP 2006
Résumé > L’enquête nationale de prévalence (ENP) 2006 des infections nosocomiales (IN) avait pour objectif la description un jour donné des IN dans les établissements de santé (ES). Proposée en juin à tous les ES selon un protocole standardisé, elle incluait les patients en hospitalisation complète sauf les entrants du jour. Les 2337 ES participants ont inclus 358353 patients. La prévalence des patients infectés (PPI) était de 4,97 % et celle des IN de 5,38 %. Les sites infectieux les plus fréquents étaient l’infection urinaire (30 % des IN), la pneumopathie (15 %) et l’infection du site opératoire (14 %). Les principaux micro-organismes responsables d’IN étaient Escherichia coli (25 %), Staphylococcus aureus (19 %, dont 52 % résistants à la méticilline, SARM) et Pseudomonas aeruginosa (10 %, dont 25 % résistant au ceftazidime). La PPI variait selon le type d’ES, de séjour, les caractéristiques des patients et la région. Restreinte aux IN acquises dans 1351 ES participants aux deux enquêtes, une analyse ajustée sur les caractéristiques des ES, services et patients montre qu’entre 2001 et 2006, la PPI diminuait de 12 % et la PPI à SARM de 40 %. Ces résultats sont en faveur d’un impact positif des plans nationaux de lutte contre les IN, tout particulièrement pour les SARM.
Infection Nosocomiale – Prévalence – France – 2006.
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Place du dépistage du portage de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline dans le parcours de soins du patient âgé
M. Eveillard, M.-L. Joly-Guillou
Résumé > Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) est la principale bactérie multirésistante isolée en France, comme dans de nombreux pays. Les personnes âgées (PA) représentent une population à risque de portage pour des raisons variables_: lésions cutanées chroniques, sondage vésical à demeure, soins à domicile, hospitalisations itératives, institutionnalisation (maisons de retraite). La prise en charge des PA en milieu de soins doit donc tenir compte de ce risque. L’identification précoce des patients porteurs étant reconnue comme l’une des mesures les plus efficaces pour la maîtrise de la transmission croisée en court séjour (la transmission des SARM y étant principalement liée aux soins), le dépistage des patients porteurs de SARM chez les PA les plus à risque doit être recommandé lors de leur admission dans ce type de services. En revanche, la transmission des SARM en institution gériatrique (soins de longue durée, établissements d’hébergement) peut être favorisée par les soins, mais également par d’autres facteurs, y compris par des contacts directs entre les résidents. De plus, la maîtrise de la diffusion des SARM ne doit pas se faire aux dépens de la qualité de vie des PA institutionnalisées. Enfin, les capacités de maîtrise de la diffusion dépendent de la pression de colonisation dans l’institution et donc de la prévalence de la colonisation parmi les résidents. Une mesure de cette prévalence peut être le préalable au choix d’une stratégie de contrôle, qui sera basée au minimum sur le respect des précautions standard, et éventuellement sur des précautions complémentaires.
Résistance Méticilline – Staphylococcus aureus – Sujet Âgé – Adulte de 80 ans et plus – Épidémiologie – Lutte contre Infection – Services de Gériatrie – Hôpital.
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Candidoses orales chez les personnes âgées hospitalisées : fréquence, facteurs de risque et prévention
S. Herbaud, J. Vouriot, M. Berle, E. Paillaud
Résumé > Entre 17 et 47 % des personnes âgées hospitalisées présentent une candidose buccale. En général, l’infection ne provient pas d’une contamination, mais résulte du passage de la levure du saprophytisme au parasitisme. Quelques cas de transmission interhumaine ont cependant été décrits. Différents facteurs physiologiques contribuent chez le sujet âgé à favoriser cette infection, comme la diminution du flux et de la concentration en immunoglobulines A salivaires avec l’âge et l’altération fonctionnelle des polynucléaires neutrophiles dans la salive. De plus, différents facteurs locaux ou généraux, fréquents chez le sujet âgé institutionnalisé, sont également favorisants : port de prothèses dentaires, prise d’antibiotiques ou de médicaments responsables d’hyposialie, dénutrition, perte d’autonomie et mauvais état bucco-dentaire. La prévention vise à corriger les facteurs favorisant la survenue de la candidose buccale, notamment en maintenant une hydratation suffisante et un bon état nutritionnel, en limitant l’utilisation de certains médicaments responsables d’hyposialie, et surtout en ayant une bonne hygiène buccale et de la prothèse dentaire en milieu hospitalier.
Candidose Buccale – Sujet Agé – Épidémiologie – Facteur Risque – Lutte contre Infection – Services de Gériatrie – Hôpital.
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Prévalence de l’infection nosocomiale au centre hospitalier universitaire Tidjani Damerdji en Algérie
H. Hassaine, A. Soulimane
Résumé > L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de l’infection nosocomiale (IN) au CHU de Tlemcen (Algérie) pour juger de la nécessité de renforcer les mesures de prévention. Méthodologie : notre étude s’est réalisée un jour donné pour chaque service et sur une période d’au maximum une semaine pour tout l’hôpital, pour tous les patients présents à l’hôpital depuis plus de 48 heures. Résultats : 350 patients ont été inclus (taux d’occupation des lits de 72,80 %). Le taux de prévalence des patients infectés était de 16,9 % et le taux de prévalence des IN de 16,9 %. Les infections urinaires représentaient 42,4 % de l’ensemble des infections identifiées, les infections du site opératoire 39 %, les infections sur cathéters 8,5 % et les infections de la peau et des tissus mous 5,1 %. Un traitement antibiotique était administré à 214 patients (61,1 %), parmi lesquels 159 ne présentaient aucun signe d’infection. L’ampicilline était l’antibiotique le plus administré, suivi de la céfotaxime et du ceftizoxime, les associations ampicilline-gentamycine et gentamycine-oxacilline étaient les plus prescrites. Conclusion_: après cette première évaluation, des enquêtes similaires permettront d’évaluer l’efficacité des moyens préventifs qui pourront être mis en œuvre.
Infection Nosocomiale – Prévalence – Centre Hospitalier Universitaire – Lutte contre Infection – Algérie.
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Hygiènes
Volume XV - n°4 Décembre 2007 Thématique Logistique
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Hygiènes
Volume XV - n°3 Septembre 2007
15,50 €
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Épidémiologie des accidents exposant au sang et évaluation de leurs déclaration et prise en charge au CHU de Saint-Étienne en 2004-2005
I. Tchiakpé, T. Bourlet, P. Fascia, A. Frésard, O. Nuiry, F. Lucht, C. Cabal, B. Pozzetto, P. Berthelot
Résumé > Les objectifs de cette étude étaient d’estimer le nombre d’accidents exposant au sang (AES) survenus en 2004-2005 au CHU de Saint-Étienne, d’en effectuer une synthèse épidémiologique et de calculer le délai d’obtention des résultats des sérologies virales du patient source. Résultats : La médecine du travail a recensé 626 AES, dont 516 déclarés à la direction du CHU ; le laboratoire de virologie a effectué 726 sérologies de patients sources. Après recoupement des deux bases de données, le nombre total d’AES a été de 831, dont 15 avec un patient source séropositif pour le VIH et 20 pour le VHC. Aucune séroconversion pour ces deux agents n’a été observée chez les victimes. Les accidents étaient majoritairement des piqûres survenant lors du retrait ou de l’élimination de matériels non sécurisés. Les élèves infirmiers, les infirmiers de bloc opératoire et les internes étaient les plus exposés. Les matériels les plus à risque étaient les aiguilles pour chambre implantable et les épicrâniennes non sécurisées (respectivement 47 et 22 AES pour 100 000 utilisations). Par rapport au délai de prise en charge optimale de 4 heures, la médiane de délai d’obtention des résultats sérologiques du patient source était de 3 heures ; néanmoins, 23 % des résultats arrivaient au-delà de 4 heures. Conclusion : L’évaluation de la typologie des AES et de leur prise en charge est importante pour corriger les dysfonctionnements et optimiser la prévention, notamment en terme de délai de prise en charge des victimes.
Sang – Exposition Professionnelle – Accident Travail – Epidémiologie – Sérologie VIH – Tests Sérologiques – Hepacivirus – Chimioprévention – Hôpital Universitaire.
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Impact du matériel de sécurité sur les accidents d’exposition au sang aux Hospices civils de Lyon : intérêt d’un système d’alerte
M.-A. Denis, J. Iwaz, A. Bernadet, R. Ecochard, M.-F. Forissier, J.-M. Porst, O. Robert, C. Volckmann, A. Bergeret
Résumé > Cet article présente un système d’alerte destiné à étudier les répercussions de l’introduction de matériels de sécurité sur la fréquence des accidents d’exposition du sang (AES). Méthode : Depuis 1996, aux Hospices civils de Lyon, les AES font l’objet d’un système de surveillance et d’alerte qui fournit le nombre d’accidents attendus par geste pour une année donnée en fonction des accidents survenus au cours des années précédentes. Le décompte observé du nombre d’accidents montre alors, avec deux degrés de fiabilité, l’évolution au cours du temps. Toute diminution significative du nombre d’accidents peut alors être rapportée aux changements de pratiques. Résultats : L’étude montre que les diminutions du nombre d’accidents survenus dans les contextes de perfusion, de prélèvement sanguin (tout type), de transfusion sanguine, et de rangement/évacuation de déchets sont probablement liées à l’adoption de matériel adéquat : cathéter/microperfuseurs de sécurité ou systèmes sans aiguille, corps à usage unique avec aiguilles protégées ou solidaires et d’autopiqueurs autorétractables à usage unique, mesures et recommandations spécifiques pour les déchets, respectivement. Conclusion : Basé sur une modélisation simple, ce système de suivi annuel automatique des variations du nombre d’AES s’est révélé particulièrement utile pour évaluer l’efficacité des dispositifs de sécurité, permettant ainsi d’optimiser les actions de prévention.
Sang – Exposition Professionnelle – Accident Travail – Dispositif Protection – Surveillance par Système Sentinelle – Prévention Accident – Hôpital.
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Observance des précautions standard lors d’un geste ciblé : le prélèvement veineux
C. Carrot, F. Depaix-Champagnac, C. Chapuis
Résumé > Dans le cadre de la stratégie de prévention des accidents d’exposition au sang (AES) et de l’évaluation des pratiques, un audit des prélèvements veineux a été réalisé au centre hospitalier de Givors. L’objectif était d’évaluer l’observance des précautions « standard » et l’utilisation du matériel sécurisé dans le cadre de ce geste ciblé. Méthode : La population étudiée était composée des infirmier(e)s de l’ensemble des services d’hospitalisation (hors secteurs de bloc opératoire et de consultations). L’audit par observation directe a été conduit au moyen d’une grille de recueil standardisée par un auditeur unique (infirmière hygiéniste) sur une période de six semaines. Résultats : 103 observations ont été réalisées sur 32 soignants. Le port des gants était effectif pour 77 observations sur 103. L’utilisation des conteneurs à objets piquants coupants (COPT) était systématique. Le niveau de remplissage était respecté pour 101 observations. 36 observations sur 103 montraient un positionnement du COPT à proximité du geste. La fermeture intermédiaire n’était utilisée que dans 8 % des observations. Le matériel de sécurité à disposition a été utilisé dans 75 % des observations (77/103 observations) et la mise en sécurité réalisée dans 86 % des cas (66/77). Aucun recapuchonnage d’aiguille n’a été observé. Conclusion : Il est nécessaire de poursuivre le travail de prévention des AES en faisant la promotion de l’observance des précautions standard et en formant le personnel à l’utilisation des matériels sécurisés.
Sang – Ponction – Dispositif Protection – Exposition Professionnelle – Accident Travail – Prévention Accident – Études d’Evaluation – Lignes Directrices – Hôpital.
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Vaccination anti-grippale des personnels en charge de personnes âgées : efficacité, obstacles et mise en œuvre
C. Trivalle, A. Burlaud, H. Anard
Résumé > La grippe est une cause de morbidité et de mortalité importante chez les personnes âgées. La vaccination est fortement recommandée après 65 ans, mais la réponse immunologique est souvent moins bonne chez les sujets polypathologiques vivants en institution. Trois études randomisées ont prouvé que la vaccination des soignants au contact de patients âgés entraînait une diminution de la mortalité chez les résidents. Aussi, en France comme dans de nombreux autres pays, la vaccination annuelle contre la grippe est fortement recommandée pour les soignants s’occupant de personnes à risque. Malheureusement, la majorité des soignants ne se sentent pas concernés par ce vaccin, et les taux de vaccinations, quels que soient les pays, sont le plus souvent inférieurs à 40 %. Comprendre pourquoi les soignants acceptent ou refusent de se faire vacciner est un élément important pour améliorer la formation et la communication autour de cette vaccination.
Personnel Sanitaire – Vaccins Antigrippaux – Vaccination – Sujets Agés – Services de Gériatrie – Maisons Médicalisées pour les Personnes Agées – Lutte contre Infection.
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Les plaies chroniques et l’indication du prélèvement bactériologique
J.-Ph. Lavigne, A. Sotto
Résumé > Actuellement aucun outil permettant de différencier une plaie cutanée colonisée d’une plaie infectée n’est disponible. Or seules les plaies infectées nécessitent une antibiothérapie. Le danger réside dans l’utilisation abusive des antibiotiques, avec risque de sélection de bactéries multirésistantes. De la bonne qualité du prélèvement à visée bactériologique d’une plaie cutanée dépend l’interprétation des résultats. Cette dernière s’inscrit dans un dialogue entre le clinicien et le bactériologiste. C’est au prix de prélèvements cutanés réalisés selon une méthodologie rigoureuse que l’usage des antibiotiques dans ce domaine pourra être optimisé avec pour conséquence une diminution des bactéries multirésistantes. Cet article présente les indications du prélèvement bactériologique de plaie cutanée, ses différentes modalités de réalisation et son interprétation.
Infection de Plaie – Peau – Prélèvement Biologique – Techniques et Procédures Laboratoire – Biopsie – Diagnostic.
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Diarrhées bactériennes nosocomiales de l’adulte
J.-Ph. Lavigne, C. Lechiche, A. Sotto
Résumé > Les étiologies infectieuses des diarrhées nosocomiales (DN) sont principalement virales, surtout chez les enfants. Les bactéries mises en cause sont plus rares : Clostridium difficile, le plus fréquemment identifié, mais aussi Salmonella spp., Shigella spp., Campylobacter jejuni, Yersinia spp., Escherichia coli, Klebsiella spp., Staphylococcus aureus, Bacillus cereus, ou C. perfringens. En fonction des étiologies, ces DN peuvent être induites par la prise d’antibiotiques, la contamination de l’alimentation, la transmission croisée et survenir dans le cadre d’épidémies hospitalières. Les principaux facteurs de risque sont l’allongement de la durée de nutrition entérale, de la durée de séjour, l’âge avancé et le nombre important d’antibiotiques reçus. Le diagnostic de certitude repose sur la coproculture. Sa rentabilité chez des patients hospitalisés au-delà de 72 heures est faible. Certains auteurs ont proposé de la limiter aux patients âgés de plus de 64 ans avec comorbidité(s), aux patients immunodéprimés et aux situations épidémiques. Le traitement symptomatique, la maîtrise des facteurs favorisants et du mode de contamination sont fondamentaux. Dans les formes peu sévères, une antibiothérapie spécifique n’est habituellement pas nécessaire. Un isolement septique de type entérique doit être prescrit. Les DN ont pour conséquence d’allonger la durée de séjour des patients, d’augmenter le risque de contracter d’autres infections nosocomiales. Elles auraient également un impact sur la mortalité hospitalière.
Diarrhée – Infections Bactériennes – Infections Nosocomiales – Adulte – Facteur Risque – Diagnostic – Hôpital.
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Évaluation de la qualité microbiologique de l’air aux blocs opératoires de l’hôpital universitaire de Monastir
N. Chaari-Chebel, T. Khalfallah, M.-A. Henchi, M.-S. Hadded, Y. Kadri, N. Bchir, M. Akrout
Résumé > L’objectif de notre étude était d’évaluer la qualité microbiologique de l’air et des surfaces des blocs opératoires du centre hospitalier universitaire de Monastir (Tunisie) et d’élaborer des recommandations pour une meilleure maîtrise du risque infectieux aéroporté. Méthode : Les contrôles microbiologiques de l’air ont été effectués grâce à un biocollecteur utilisant une technique d’impaction directe et le comptage particulaire à l’aide d’un capteur de particules par méthode optique. Les contrôles bactériologiques des surfaces ont été effectués par écouvillonnage. Résultats : 92 prélèvements microbiologiques d’air ont été effectués. Les résultats variaient de 9 à plus de 100 UFC/m3 et n’étaient pas conformes à la norme NF S 90-351 pour tous les blocs, à l’exception de celui d’urologie. Les mesures de l’empoussièrement des blocs effectuées au repos et hors présence humaine ont montré que toutes les salles d’interventions chirurgicales étaient classées ISO 7. Seuls les blocs d’ORL et de gynécologie répondaient aux exigences normatives. Les espèces bactériennes identifiées au niveau des surfaces ont été les mêmes que celles mises en évidence dans l’air. Conclusion : Ces résultats peuvent être expliqués par la qualité insuffisante du traitement de l’air. En effet, le traitement de l’air centralisé tend à être abandonné dans les zones à haut risque infectieux. De plus, certaines défaillances pouvaient être mises en cause, tels que la non-étanchéité des portes, le manque de propreté des grilles de soufflage et d’extraction et le colmatage de certains filtres de soufflage. Enfin, des campagnes de formation du personnel ont été entamées, afin d’établir une discipline de comportement aux blocs opératoires pour une meilleure maîtrise du risque infectieux aéroporté.
Air – Environnement Contrôlé – Bloc opératoire – Hôpital – Gestion Continue Qualité – Norme – Microbiologie, Air – Infection Plaie Chirurgicale – Tunisie.
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Hygiènes
Volume XV - n°2 Juin 2007
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Infections à Clostridium difficile NAP1/027 : l’expérience du Québec
B. Hubert, R. Gilca, M. Dionne
Résumé > La province du Québec au Canada a été largement confrontée à une augmentation des infections à Clostridium difficile provoquée par la diffusion du génotype NAP1/027. Cet article décrit la chronologie des événements et les principales caractéristiques épidémiologiques récentes de ces infections au Québec. L’identification précoce d’une épidémie par un système de surveillance adapté est un élément primordial pour limiter l’impact de l’introduction de NAP1/027 dans un établissement. La gestion d’une épidémie suppose en effet de disposer de données descriptives précises, en particulier de taux d’incidence par service. La connaissance du génotype prédominant dans l’établissement devient importante dans ce contexte. Les études cas-témoins sont longues et complexes à analyser ; il est probablement plus intéressant de focaliser les énergies sur la mesure des consommations d’antibiotiques par service (selon la méthode des doses définies journalières (DDJ) pour 1000 journées d’hospitalisation) et sur les audits des mesures de prévention. Les informations sur les difficultés pratiques rencontrées par les établissements québécois ne sont pas encore disponibles ; il n’est pas non plus possible de documenter l’impact respectif de chacune des principales mesures de prévention (isolement, précautions « contact », désinfection de l’environnement, réduction de la consommation des antibiotiques à risque). Les caractéristiques de virulence de NAP1/027 et son important potentiel épidémique devraient conduire à reconsidérer la place de C. difficile au sein des infections nosocomiales.
Clostridium difficile – Infections à Clostridium – Épidémiologie – Épidémie – Incidence – Hôpital – Facteurs de Virulence – Résistance Microbienne aux Médicaments – Mortalité – Québec.
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Première enquête nationale tunisienne de prévalence de l’infection nosocomiale : principaux résultats
Th. Annabi Attia, L. Dhidah, R. Hamza, M. Kibèch, A. Lepoutre-Toulemon
Résumé > Une enquête nationale de prévalence de l’infection nosocomiale (IN) a été menée en Tunisie début 2005 en vue d’établir un état des lieux initial et de préparer la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique continue. Méthode : Cette enquête descriptive, transversale, « un jour donné », de type « prévalence instantanée » a concerné tous les centres hospitalo-universitaires (CHU), centres spécialisés, hôpitaux régionaux et certaines cliniques privées. Tous les patients présents le jour de l’enquête et hospitalisés depuis plus de 48 heures ont été inclus. La réalisation de l’enquête s’est échelonnée du 17 janvier au 19 février 2005. Dix-neuf équipes d’enquêteurs (soit 38 personnes) ont été impliquées dans la collecte des données. Résultats : 66 établissements hospitaliers ont participé à l’enquête, dont 54 hôpitaux publics (21 CHU et 33 hôpitaux régionaux) et 12 cliniques privées volontaires. Le nombre de patients inclus s’élevait à 7 065 (soit 72,3 % de l’effectif prévu). Le taux global de prévalence des malades porteurs d’IN était de 6,6 %. Les spécialités les plus concernées étaient l’hématologie (23,5 %) et les soins intensifs (19,9 %). Le nombre total d’infections identifiées était de 485, soit une prévalence des IN de 6,9 %. Les infections de l’appareil respiratoire arrivaient en tête (30,3 %), suivies des infections de l’appareil urinaire (16,9 %). 31 % des IN ont été documentées bactériologiquement. Pseudomonas aeruginosa était le germe le plus fréquent (17,9 %). Une résistance microbienne aux anti-infectieux a été mise en évidence pour 69,4 % des germes concernés. Conclusion : Malgré ses limites, inhérentes à la méthodologie et aux difficultés liées au terrain, cette première enquête de prévalence des IN à l’échelle nationale a permis d’avoir une description globale de la situation dans notre pays. Elle a eu le mérite par ailleurs de mobiliser les équipes hospitalières et de les sensibiliser à l’importance du problème infectieux nosocomial.
Infection nosocomiale – Hôpital – Prévalence – Méthode Épidémiologique – Facteur de Risque – Tunisie.
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Évaluation de l’utilisation des antibiotiques dans un centre hospitalier général
E. Piednoir, G.-C. Borderan, E. Krug, P. Verger, T. Le Dinh† et le Groupe des médecins enquêteurs
Résumé > Afin de répondre aux exigences de la circulaire n° 2002-272 du 2 mai 2002 relative au bon usage des antibiotiques dans les établissements de santé et dans le cadre de l’évaluation des pratiques professionnelles, une évaluation de l’utilisation des antibiotiques a été mise en œuvre au centre hospitalier d’Avranches-Granville. Méthodes : Cette enquête a été réalisée un jour donné dans tous les services. Seules les antibiothérapies par voie générale en cours ont été prises en compte. Résultats : Sur les 540 patients inclus, 95 patients recevaient un traitement antibiotique (17,6 %). Les infections nosocomiales (IN) représentent 24,7 % des motifs de prescription, les infections communautaires (IC) 63,9 % et les antibioprophylaxies 11,4 %. Une infection sur deux était documentée bactériologiquement. Les trois principales bactéries responsables d’infection étaient E. coli (27,1 %), S. aureus (16,9 %) et P. aeruginosa (10,2 %). Les trois principaux antibiotiques utilisés étaient l’association amoxicilline-acide clavulanique (22 %), les fluoroquinolones (19,9 %) et les céphalosporines de troisième génération (17,7 %). Toutes les prescriptions mentionnaient les posologies (avec cependant 8 cas de sous-dosage et 9 de surdosage) et les rythmes d’administration (cinq cas de rythme d’administration non conforme). L’antibiotique utilisé avait une bonne diffusion au niveau du site infectieux dans 136 cas sur 138 (98,55 %). Dans deux cas (1,45 %), l’antibiotique utilisé était inefficace sur la bactérie responsable de l’infection. Près de deux tiers des antibiothérapies avaient été réévalués avec un délai moyen de 2,07 jours pour les IC et 3,36 pour les IN. Conclusion : Cette enquête a permis de mettre en évidence trois axes d’amélioration des antibiothérapies : la réévaluation, l’adaptation posologique et le relais per os dès que possible.
Antibactériens – Prescriptions de Médicaments – Utilisations Thérapeutiques – Qualité des Soins – Études d’Évaluation – Hôpital.
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Évaluation d’un dispositif mobile de décontamination pour la maîtrise de l’air au bloc opératoire
T. Schoenleber, H. Gbaguidi Haore, L. Jeunet, D. Talon
Résumé > L’objectif de notre étude était d’évaluer l’intérêt dans le cadre d’un bloc opératoire, d’un dispositif mobile destiné à maîtriser l’aérobiocontamination en secteur protégé, « Plasmair » (modèle : Coolplasmair™), récemment mis à disposition des établissements d’hospitalisation. Méthode. Les niveaux de biocontamination, les cinétiques de décontamination particulaire et les taux de brassage d’une salle d’intervention équipée en flux turbulent ont été mesurés en l’absence puis en présence du dispositif « Plasmair ». Résultats. Les taux de biocontamination hors activité et en activité étaient diminués par un coefficient de l’ordre de 2,5 (p<10-4) en présence du dispositif, les cinétiques de décontamination réduites en-dessous de 10 minutes et les taux de brassage augmentés. La présence du dispositif réduisait également l’impact du nombre de personnes présentes au bloc sur le taux de biocontamination. Conclusion. Dans notre étude, la mise en place de ce dispositif dans la salle d’intervention a amélioré de façon significative les performances en terme de traitement d’air. Une étude prospective incluant un nombre de salles suffisamment grand pour disposer de situations initiales variées, permettrait une évaluation des bénéfices et des limites de ce dispositif.
Environnement Contrôlé – Bloc Opératoire – Microbiologie Air – Pollution de l’Air Ambiant – Hôpital – Etudes d’Évaluation.
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Optimisation de la qualité microbiologique de l’eau d’alimentation des générateurs de dialyse aiguë par l’utilisation d’un filtre hydrophobe
K. Marion, H. Loctin, V. Chambost, C. Gay-Bellile, J. Doucet
Résumé > Le service de réanimation du centre hospitalier Lyon-Sud possède un générateur d’hémodialyse dédié à des séances en mode aigu. Il est alimenté par une eau osmosée destinée à un usage de laboratoire dont la faible qualité microbiologique impose un traitement local supplémentaire. Un dispositif de filtration a donc été mis en place en entrée de générateur. L’objectif de cette étude était de valider l’efficacité de ce dispositif en terme de rétention de germes et d’endotoxines et de déterminer une fréquence optimale de renouvellement du filtre. Méthode : Des prélèvements d’eau ont été effectués régulièrement pendant plus de deux ans. Le nombre de bactéries cultivables a été déterminé par filtration et incubation sur milieu oligotrophe. Le taux d’endotoxines a été mesuré par le test LAL chromogénique cinétique. Résultats : Alors que l’eau prélevée en amont du filtre présentait une importante contamination microbiologique, l’eau prélevée en aval est restée très faiblement contaminée pendant toute la durée de l’étude. Une périodicité de changement du filtre de quatre semaines a été proposée et confirmée par les analyses régulières ultérieures. Conclusion : Cette étude a montré la très bonne efficacité du dispositif testé résultant de l’effet synergique de la porosité et des propriétés adsorbantes de la membrane chargée positivement. L’usage de ce dispositif pourrait être étendu à tout générateur de dialyse aiguë ou chronique à domicile.
Solutions d’Hémodialyse – Microbiologie Eau – Équipement et Appareillage Hospitaliers – Filtration – Bactéries – Endotoxine – Unité d’Hémodialyse, Hôpital.
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Cas grave d’infection à Clostridium difficile lié à une souche de PCR ribotype non 027
V. Kottmann, M. Giard, P. Vanhems
Résumé > Nous rapportons un cas sévère d’infection à Clostridium difficile (ICD) de souche PCR ribotype non 027. Ce cas est comparé à d’autres cas décrits dans la littérature, de souches PCR ribotype 027 ou non. Des tableaux sévères d’ICD peuvent être dus à des souches hyper-virulentes non 027 ou à des facteurs liés à l’hôte. D’une manière générale, les formes sévères d’ICD, notamment sous forme de colites pseudo-membraneuses, existaient déjà avant l’émergence de la souche 027. Inversement, toutes les ICD de souche 027 ne présentent pas systématiquement un tableau d’infection sévère. L’inquiétude actuelle et légitime concernant la diffusion d’un clone 027 très pathogène ne doit donc pas masquer l’existence d’ICD sévères d’origine nosocomiale ou communautaire liées à d’autres souches de Clostridium difficile.
Clostridium difficile – Infections à Clostridium – Infection Croisée – Facteurs de Virulence – Hôpital.
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Contamination récurrente de l’eau de rinçage final d’un laveur-désinfecteur d’endoscopes
S. Ducki, J. Shum, P. Wicart, S. Mazaudou, P. Bichard, M.-R. Mallaret
Résumé > L’automatisation du traitement des endoscopes par des laveurs-désinfecteurs (LDE) permet d’avoir une assurance de la qualité du traitement. Du fait du risque de contamination de ces automates, une surveillance de la qualité de l’eau est recommandée dans les référentiels. L’investigation d’une série de prélèvements non conformes de l’eau de rinçage final d’un laveur-désinfecteur d’endoscopes est relatée. L’analyse des résultats microbiologiques de l’eau et les investigations menées ont permis d’identifier un problème technique (joint défectueux), source de la contamination. Cet incident a fait l’objet d’une information auprès du fabricant ainsi que d’une déclaration de matériovigilance à l’AFSSaPS et incite à intégrer dans la maintenance préventive des LDE une surveillance de la qualité de l’auto-désinfection, et en particulier de toutes les pièces concernées (pompes, connexions, joints…), et d’envisager avec le fabricant des modifications de conception, notamment la mise en place d’alarmes supplémentaires permettant de surveiller le bon fonctionnement de l’automate.
Endoscope – Désinfection – Équipement et Appareillage – Microbiologie Eau – Guides de Bonne Pratique – Assurance Qualité – Surveillance après Mise sur le Marché.
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Hygiènes
Volume XV - n°1 Mars 2007
15,50 €
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Le signalement des infections nosocomiales, France, 2001-2005
B. Coignard, I. Poujol, A. Carbonne, C. Bernet, H. Sénéchal, C. Dumartin, I. Raclot, A. Lepoutre, J.-M. Thiolet, L. Bouraoui, J.-C. Desenclos
Résumé > En 2001, les autorités sanitaires ont rendu obligatoire le signalement des infections nosocomiales (IN) rares ou graves, afin de les détecter précocement et de favoriser leur contrôle. Nous décrivons les événements détectés par ce système d’août 2001 à décembre 2005. Ce sont des cas d’IN isolés ou groupés, signalés par les établissements de santé (ES) aux Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales, à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales et à l’Institut de veille sanitaire s’ils répondent à certains critères en lien avec le micro-organisme (virulence ou résistance), le site infectieux, la gravité de l’infection ou son mode de transmission. De 2001 à 2005, 3 110 signalements totalisant 9 322 infections ont été reçus de 787 ES ; 755 (24 %) correspondaient à des cas groupés. L’augmentation du nombre de signalements a été constante de 2001 à 2005, mais les taux de signalement variaient selon le type d’ES et la région. Les micro-organismes les plus fréquemment signalés étaient Staphylococcus aureus (16 % des signalements), les entérobactéries (12 %), Acinetobacter baumannii (10 %) et Pseudomonas aeruginosa (7,5 %). Le signalement a permis d’identifier des IN récurrentes (hépatites C, aspergilloses, infections invasives à streptocoques du groupe A, endophtalmies ou méningites iatrogènes). Il a aussi permis de détecter des infections rares (Enterobacter sakazakii) ou émergentes (bactéries multi-résistantes telles que les entérocoques résistants à la vancomycine, certaines souches d’Acinetobacter baumannii ou de Klebsiella pneumoniae). Du fait de leur impact international potentiel, trois événements ont été signalés aux états membres de l’Union européenne. Le signalement des IN a favorisé en France l’investigation et le contrôle des IN. En identifiant certaines pratiques à risque, il a permis de renforcer les recommandations de prévention. La capacité du système à détecter et contrôler rapidement des épidémies dépend de l’adhésion des professionnels de santé et de la réactivité des structures de coordination et d’expertise.
Infection Nosocomiale – Alerte – Investigation d’Épidémie – France.
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Optimiser la désinfection des mains : une action positive en hématologie
N. De Santis-Devin, N. Berthelard, A. Deteix, N. Gentes , F. Massard, N. Meguenaoua, J. Jourdan, N. Ambard, M. Gourioud, M. Landry, P. Ferrarèse, R. Girard
Résumé > En service d’hématologie, l’hygiène des mains se doit d’être observée à un degré optimal afin de limiter les infections nosocomiales. La rénovation du bâtiment d’hématologie du centre hospitalier Lyon-Sud a donné l’occasion au personnel de revoir l’ensemble de la prise en charge des patients et de réaliser un programme de promotion de la désinfection des mains avec le soutien de l’unité d’hygiène et d’épidémiologie de l’hôpital. Méthode : Un audit clinique a été réalisé en service d’hospitalisation traditionnelle afin d’identifier les points forts et faibles de cette pratique indispensable à la qualité des soins. Une campagne d’amélioration adaptée a été ensuite conduite et évaluée à l’aide d’une deuxième phase d’observation identique à la première. Résultats : La première phase de l’audit a porté sur 308 occasions où une désinfection des mains, quel que soit son type, était attendue au cours d’une période de travail. La seconde a inclus 358 occasions. L’observance brute de la désinfection des mains s’est accrue de 67,5 % à 76,0 % (p = 0,015), surtout chez les aides-soignants (63,4 % à 77,8 %, p = 0,05) et les infirmières (74,6 % à 93,5 %, p < 10-6). La proportion de techniques de désinfection correctement réalisées a été améliorée (13,2 % à 57,5 %, p < 10-6) mais le port des bagues et bijoux est resté supérieur à 50 % des cas. Conclusion : Ces résultats montrent un effet immédiat de la campagne mais la nécessité de poursuivre cette promotion.
Main - Désinfection – Lavage Mains – Personnel, Hôpital – Études d’Evaluation – Pédagogie – Hématologie – Service Hospitalier.
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Infections du post-partum à streptocoque béta-hémolytique du groupe A : résultats d’une étude épidémiologique prospective
M. Le Bail, P. Pouedras, A. Quemener
Résumé > Une enquête prospective d’incidence des infections du post-partum à streptocoque béta-hémolytique du groupe A (SGA) en maternité s’est déroulée au Centre hospitalier Bretagne Atlantique du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2005. Méthode : Toutes les accouchées hospitalisées pendant cette période ont été incluses. Toutes les parturientes présentant des signes cliniques d’infection (fièvre, douleurs faisant suspecter une endométrite) avaient des prélèvements bactériologiques systématiques avant toute antibiothérapie : prélèvement vaginal, hémocultures, examen des urines. Le diagnostic d’infection à SGA était porté après l’isolement de la bactérie. Si l’origine endogène ne pouvait être retenue (prélèvements de gorge négatifs chez la parturiente) ou s’il existait des cas groupés, des prélèvements pharyngés étaient demandés au personnel ayant été en contact avec la parturiente. Pour les cas groupés, des électrophorèses en champ pulsé étaient réalisées. Résultats : 17 infections à SGA ont été recensées, dont 13 survenues au cours de six épisodes de cas groupés, touchant soit uniquement des accouchées, soit une accouchée et des patientes présentant une infection communautaire à SGA et prises en charge dans un des secteurs du service. L’incidence pour la période globale de suivi (sur 16 077 accouchements) était de 1,05 pour 1 000 accouchements (et non 1 000 naissances). Les modes de transmission étaient soit des contaminations par gouttelettes, soit des contaminations par contact indirect à partir de patientes examinées en secteur de consultations externes. Conclusion : Conformément aux recommandations en vigueur, des mesures d’hygiène adaptées aux modes de transmission devraient permettre de réduire ce risque.
Streptococcus pyogenes – Infections à Streptocoques – Post-partum – Incidence – Service Gynécologie et Obstétrique Hôpital.
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Rôle des Pseudomonas et apparentés dans les infections nosocomiales
D. Talon, M. Thouverez, X. Bertrand
Résumé > À travers la surabondance de descriptions d’épidémies, les professionnels de l’hygiène ont une image univoque de l’épidémiologie hospitalière de P. aeruginosa : pathogène opportuniste, il est responsable d’épidémies majeures chez les patients fragiles contaminés via le réseau d’eau de l’hôpital, qui héberge ces clones épidémiques souvent multirésistants aux antibiotiques. L’objectif de cette revue de la littérature est d’évaluer la part de l’acquisition hospitalière de P. aeruginosa, l’importance des épidémies cataclysmiques dans l’incidence des infections acquises, et la place de l’environnement en tant que réservoir de contamination des patients. Le typage moléculaire des souches isolées chez différents patients permet de passer de la notion d’infection « importée/acquise en réanimation » à la notion d’infection « d’origine endogène/exogène ». Si la proportion d’infection acquise en réanimation est de l’ordre de 80 %, la proportion d’infection d’origine exogène avec la notion de « contamination du patient » n’est quant à elle guère supérieure à 50 %. Même en situation épidémique majeure, le clone épidémique ne concerne environ que 20 % des patients colonisés/infectés et parmi ces patients, seuls 50 % sont identifiés par les seuls prélèvements à visée diagnostique. De nombreuses études indiquent que les points d’eau sont une source importante de P. aeruginosa en service de soins intensifs. D’autres études n’identifient qu’un lien épidémiologique faible entre les souches environnementales et les souches cliniques. Une étude récente, la plus importante sur ce sujet, identifie les points d’eau comme une source très fréquente de colonisation des patients. Cependant, ces souches ne seraient pas responsables d’infections. Chez tous les patients ayant développé une pneumonie associée à la ventilation causée par P. aeruginosa, aucune souche n’était d’origine environnementale, mais toutes d’origine endogène. En conclusion, les données disponibles à ce jour sont en faveur d’une épidémiologie plus diverse que celle imaginée encore récemment pour P. aeruginosa.
Pseudomonas aeruginosa – Infections nosocomiales – Unité Soins Intensifs – Épidémiologie – Réservoirs de Maladies – Épidémie.
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Présence de souches cliniques de Pseudomonas aeruginosa dans les eaux usées hospitalières ? Résultats d’une étude au CHU de Besançon
E. Tuméo, I. Patry, H. Gbaguidi Haore, X. Bertrand, M. Thouverez, D. Talon
Résumé > Les études sur la contamination biologique des eaux usées hospitalières se sont intéressées à Pseudomonas aeruginosa et à sa résistance aux antibiotiques mais sans établir de niveau de clonalité avec les souches cliniques. Nos objectifs de travail étaient de quantifier la présence de P. aeruginosa dans l’eau résiduaire de notre établissement, d’analyser son antibiorésistance et de tracer les souches cliniques résistantes aux antibiotiques pour confirmer ou infirmer leur présence dans ces eaux usées. Méthode : Les prélèvements ont été réalisés à la sortie du réseau de l’hôpital Jean Minjoz au niveau de la fosse de dégrillage, avant que les effluents ne soient rejetés dans le réseau de la collectivité. Deux prélèvements ont été réalisés chaque lundi durant douze semaines. L’ensemble des souches cliniques (isolées de prélèvements à visée diagnostique) provenant des patients hospitalisés pendant la période d’étude était collecté. Le typage des souches cliniques ou issues des eaux usées a été réalisé par détermination du profil de macrorestriction de l’ADN total. Résultats : Un total de 44 souches identifiées sur le plan phénotypique a été isolé des 19 prélèvements positifs réalisés. Les mécanismes impliqués dans la résistance des souches aux antibiotiques étaient différents selon qu’il s’agissait de souches environnementales ou de souches cliniques. Aucun profil de macrorestriction ne correspondait à la fois à une/des souche(s) clinique(s) et une/des souche(s) résiduaire(s). Conclusion : Dans notre étude, le risque biologique extra-hospitalier lié à la fréquence et à la multirésistance de P. aeruginosa dans les eaux résiduaires semble être limité en terme de santé publique.
Pseudomonas aeruginosa – Multirésistance Microbienne aux Médicaments – Eau Égout – Hôpital – Électrophorèse Gel Champ Pulsé – Microbiologie Environnement – Santé Publique.
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Quelles mesures de prévention des infections liées aux cathéters veineux centraux privilégier ?
J.-F. Timsit, C. Decouchon, C. Schwebel, D. Barnoud, A. Bonadona, R. Hamidfar, A. Daniel, L. Colombet, L. Garnier
Résumé > Les infections liées aux cathéters veineux centraux (CVC) sont en grande partie évitables si des politiques de contrôle sont mises au point, apprises et utilisées. Cet article est destiné à insister sur certains points clefs des recommandations nationales et/ou internationales et à évoquer certaines perspectives d’avenir. L’asepsie de type chirurgical et la pose des CVC dans une chambre individuelle ou dans une salle dédiée constituent un pré-requis indispensable. Le nettoyage et l’antisepsie du site d’insertion sont des éléments clefs de la politique de prévention. Le choix du site d’insertion du cathéter dépend non seulement du risque d’infection, mais aussi des risques de complications mécaniques ou de thrombose. La prophylaxie antibiotique à la pose des cathéters n’a pas montré son efficacité. Le rythme optimal de changements des pansements de CVC n’est pas connu, mais ne doit pas être inférieur à 72 heures, sauf en cas de souillures accidentelles. En règle générale, il faut éviter les manipulations excessives du CVC car elles augmentent le risque d’infection. Les tubulures de perfusions doivent être remplacées toutes les 72 heures au moins (sauf en cas de nutrition parentérale ou de transfusion de culots globulaires). Evidemment, la pertinence du maintien du CVC doit être réexaminée en permanence. En conclusion, il convient à chaque équipe d’hygiène de choisir les mesures les plus adaptées à la situation locale et les plus susceptibles d’être appliquées. Au sein des services, la politique générale de prévention doit être régulièrement rediscutée et mise à jour.
Cathétérisme Veineux Central – Infections Nosocomiales – Lutte contre Infection – Qualité Soins – Ligne Directrice.
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