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Hygiènes Volume XVI - n°6 Janvier 2009 Thématique Surveillance et nouveaux enjeux Tome II
25,00 €
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Hygiènes Volume XVI - n°5 Décembre 2008
18,00 €
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Impact des infections nosocomiales sur la mortalité hospitalière
C. Bernet, A. Minchella, P. Berthelot, A. Sotto
Résumé > La mortalité attribuable aux infections nosocomiales (IN) est mal connue. Les infections nosocomiales sont en effet sous-déclarées et le codage spécifique (Y 95) du programme de médicalisation du système d’information (PMSI) reste rarement utilisé. Une autre difficulté réside dans l’évaluation de l’imputabilité intrinsèque de l’IN dans la mortalité, en raison des facteurs pronostics des patients qui interfèrent dans la survenue du décès. D’après les données de la littérature, il apparaît que la mortalité attribuable est très variable selon le site d’infection, le secteur d’hospitalisation, le type de dispositif invasif et les différents agents infectieux en cause, allant de 0 à plus de 49 % selon le contexte. Quelle que soit cette variabilité d’appréciation, il est nécessaire d’analyser ces décès de façon approfondie afin de développer des moyens de prévention adaptés. L’amélioration de la qualité des soins et la gestion des risques commencent par l’optimisation du signalement des infections nosocomiales, notamment celles répondant au critère 2 « décès », selon les termes du décret n° 2001-671 de juillet 2001 et de la circulaire n° 21 du 22 janvier 2004. Un guide méthodologique dédié au critère 2 a été publié en 2007 et propose une méthodologie d’analyse permettant de conclure à une imputabilité partielle ou totale. Ce processus s’intègre aux démarches d’évaluation des pratiques professionnelles et complète les revues de morbidité-mortalité. Mots-clefs : Mortalité – Cause de Décès – Infection Nosocomiale – Facteurs de Risque – Surveillance Sentinelle – Mécanismes Évaluation Soins.
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Etude de l’effet rémanent du Bacoban,® détergent-désinfectant pour surfaces
S. Ayoubi, A. Schmitt, N. Glasser, D. Steinbach, O. Meunier
Résumé > Deux techniques expérimentales originales ont été mises au point pour évaluer l’effet rémanent (ER) antibactérien de désinfectants. Elles ont été utilisées pour évaluer l’ER de Bacoban® (Bacoban® alcoolique prêt à l’emploi, Bacoban WB® 1 % et Bacoban WB® 0,5 %, Romipex, France), détergent-désinfectant pour surfaces, et le comparer à celui éventuel de l’alcool et d’un produit détergent-désinfectant de surfaces (dD1) commercialisé. Méthode. D’une part, les courbes de croissance d’une souche de Pseudomonas aeruginosa (PA) déposée à la surface de puits d’une microplaque ont été étudiées. Ces puits ont été enduits de J-10 à J0 des produits à tester (n = 3 par produit et par jour) pour un temps de contact de 10 minutes, suivi d’un retrait. À J0, 250 µl d’une suspension de PA CIP 103467 (103 UFC/ml) ont été inoculés dans chaque puits. Les croissances bactériennes ont été détectées grâce à un lecteur de microplaque. D’autre part, des lames de verre porte-objet de 26 x 76 mm ont été traitées par application des différents produits tous les jours de J-10 à J-6 et de J-3 à J0. Trois essais ont été réalisés par produit et par jour étudié, et l’expérience a été réalisée quatre fois. À J0, toutes les lames ont été contaminées artificiellement de façon reproductible par une suspension de PA CIP 103467 (106 UFC/ml) appliquée à l’aide d’un tampon de velours. Après séchage, la survie des bactéries en présence des produits testés a été mesurée par application d’une gélose au sang de type Rodac® ensuite incubée 24 heures à 37 °C. Résultats. Bacoban® présentait une activité bactéricide sur PA, avec un ER d’au moins 10 jours pour la formulation alcoolique et 6 et 7 jours respectivement pour les formulations aqueuses à 0,5 et 1 %. Conclusion. Cet ER bactéricide pourrait être très intéressant en hygiène hospitalière pour le bionettoyage des surfaces les plus manipulées et devrait permettre de limiter le rôle de réservoir bactérien de certaines surfaces participant aux soins ou proches des patients. Mots-clefs : Désinfectants – Hôpital – Réservoirs de Maladies – Contrôle de l’Infection – Études d’Évaluation – Techniques Bactériologiques.
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Contamination aéroportée à l’hôpital : comparaison d’un impacteur sur gélose et d’un biocollecteur en milieu liquide pour la détection d’Aspergillus
H. Vu-Thien, E. Tessé, Q. Desjonqueres, E. Carvalho
Résumé > En milieu hospitalier, le contrôle de la qualité microbiologique de l’air est réalisé à l’aide de biocollecteurs. Différentes méthodes permettent de collecter les particules biologiques aéroportées : l’impaction, la filtration et le barbotage en milieu liquide. La méthode la plus utilisée aujourd’hui est l’impaction sur gélose (IG). Notre étude visait à comparer un nouveau type d’échantillonneur permettant la récupération des bio-aérosols dans un échantillon liquide, le biocollecteur cyclonique Coriolis® (BCC) à la technique classique d’IG. Méthode. L’étude a été réalisée à l’hôpital Armand Trousseau (AP-HP). Les prélèvements d’air devaient identifier et quantifier la présence de spores d’Aspergillus. Trois journées de séries de prélèvements ont été réalisées. Deux appareils de collecte ont été utilisés en parallèle : l’impacteur Air Ideal 3P™ (Biomérieux) et le BCC (Bertin Technologies). L’impacteur a été paramétré à un débit de 100 l/min et un temps de prélèvement de 2,5 min (soit un volume total de 0,25 m3) et le BCC à un débit de 200 l/min, et un temps de prélèvement de 5 minutes (soit un volume de 1 m3 d’air, minimum exigé par la norme ISO 14698-1). Pour l’IG, les milieux de collecte utilisés étaient des boîtes de Pétri de 90 mm de diamètre contenant un milieu gélosé Sabouraud additionné d’antibiotiques. Pour le BCC, le recueil était effectué dans 15 ml d’eau ultra-pure additionnée d’un tensio-actif. La totalité de l’échantillon liquide était filtrée en conditions stériles. Le filtre était ensuite déposé sur le même milieu gélosé. Résultats. Dans notre étude, l’efficacité de collecte du biocollecteur cyclonique était au moins équivalente à celle de l’impacteur. Conclusion. Combinée à une technique d’analyse microbiologique alternative comme la PCR, la technologie cyclonique devrait permettre une identification rapide et spécifique d’Aspergillus. Mots-clefs : Microbiologie de l’Air – Pollution de l’Air – Contrôle Qualité – Aspergillus – Hôpital – Études d’Évaluation.
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Bactéries multi-résistantes aux antibiotiques : évaluation des connaissances des professionnels en établissements hébergeant des personnes âgées
P. Gaspard, M. Szulc , M. Vauzelle, C. Oulerich, D. Gunther, E. Eschbach, C. Roth, D. Talon
Résumé > L’objectif de ce travail était l’évaluation du niveau de connaissance et de sensibilisation du personnel soignant vis-à-vis de la problématique des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques (BMR) en milieu gériatrique. Méthode. L’enquête s’est déroulée entre décembre 2006 et février 2007 dans dix-sept établissements. Un questionnaire a exploré trois thèmes majeurs : le contexte épidémiologique, les risques et les mesures de prévention liés aux BMR. Les connaissances et la sensibilisation étaient évaluées à partir d’une échelle continue de zéro à dix pour exprimer le niveau d’accord ou de désaccord par rapport aux affirmations proposées. Tous les types de professionnels devaient répondre. Résultats. Au total, 984 questionnaires ont été retournés, soit un taux de réponse de 63,7 %. La sensibilisation des équipes a été démontrée vis-à-vis des thèmes classiquement abordés en hygiène hospitalière : épidémie, hygiène des mains, isolement, infection, intervention des équipes opérationnelles d’hygiène. Le risque de diminution de la qualité des soins en cas d’isolement des patients-résidents était perçu de façon limitée. La formation et l’information sur le thème des BMR étaient considérées comme insuffisantes par un nombre important d’agents. Conclusion. Cette étude a permis d’identifier certains thèmes (colonisation et prise en charge, risque de diminution de la qualité des soins en cas d’isolement au long cours, contamination de l’environnement), qui devront faire l’objet d’actions, et notamment en termes de formation et d’information. Mots-clefs : Résistance Bactérienne aux Médicaments – Lutte contre Infection – Connaissances, Attitudes, Pratiques (Santé) – Personnel, Hôpital – Gériatrie – Hôpital – Établissements de Soins de Long Séjour – Maison Médicalisée pour les Personnes Âgées – Études d’Évaluation.
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Évaluation des risques biologiques professionnels du technicien de dialyse
O. Pichenot, A. Barbe, S. Thiriet, R. Benhassine, J.-J. Dion, J.-C. Reveil
Résumé > Les techniciens biomédicaux (TBD) travaillant en unité de dialyse sont quotidiennement exposés à des situations à risque de contamination microbiologique, du fait de la prise en charge pour maintenance ou réparation de matériel potentiellement contaminé. L’objectif de cette étude était donc d’identifier et de hiérarchiser ces risques biologiques dans le cadre du service d’hémodialyse du centre hospitalier Manchester (Charleville-Mézières), afin de mettre en place un plan de prévention adapté. Méthode. Une analyse a priori des risques a été effectuée Les situations dangereuses identifiées ont été analysées selon des critères de fréquence d’exposition, de gravité des dommages potentiels et d’efficacité des moyens de prévention mis en place, puis ont été hiérarchisées en fonction de leur criticité. Résultats. Cette analyse a permis de mettre en évidence de nombreuses situations dangereuses. Le plan d’action développé a prévu la rédaction de procédures de désinfection des dispositifs médicaux, la mise en place d’un système de traçabilité de la désinfection, l’optimisation de la couverture vaccinale contre l’hépatite B, la formation des TBD dans différents domaines : respect des précautions standard, sensibilisation au port des équipements de protection individuelle, et formation en hygiène. La modification des locaux du service biomédical avec la création d’une zone de lavage des dispositifs médicaux a également été envisagée. Conclusion. Un audit des pratiques pourra compléter cette approche a priori des risques, afin d’évaluer l’application et l’efficacité des mesures de prévention initiales et de celles complémentaires issues du plan de prévention. Mots clés : Unités d’Hémodialyse, Hôpital – Personnel Santé Auxiliaire – Prévention des Accidents – Accidents Professionnels – Virus – Sang – Désinfection – Dispositif Protection – Gestion du Risque – Études d’évaluation.
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En direct de …l’atelier « imputabilité et évitabilité des infections nosocomiales »
O. Keita Perse, P. Berthelot pour le groupe de travail de la SFHH
Résumé > Lors du XVIIIe congrès de la Société française d’hygiène hospitalière, le 8 juin 2007, s’est tenu un atelier interactif, via un outil informatique, sur l’imputabilité et l’évitabilité des infections nosocomiales. Des études de cas cliniques ont été présentées par les docteurs Jean-Luc Quenon, Anne Carbonne et Anne-Gaëlle Venier-Séverac. L’analyse de l’imputabilité aux soins et de l’évitabilité des infections nosocomiales (IN) par une démarche structurée est une notion récente et originale. Du fait du caractère innovant de cette méthode d’analyse, et en raison du peu de données encore disponibles actuellement, il a paru intéressant au groupe ayant organisé cet atelier de présenter les résultats des discussions interactives avec les participants, ainsi que les commentaires des médecins ayant présenté ces observations.
Cas clinique n° 1 : Sueurs froides au décours d’un accouchement
J.-L. Quenon, M. Lathelize, P. Michel
Cas cliniques n° 2 et n° 3 : Infections post-opératoires en chirurgie orthopédique
A. Carbonne
Cas clinique n° 4 :Cas groupés d’épidermolyse bulleuse parmi les nouveau-nés d’un service de gynécologie-obstétrique
A.-G. Venier-Séverac, J.-P. Gachie
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Hygiènes
Volume XVI - n°4 Novembre 2008 Thématique Surveillance et nouveaux enjeux Tome I
20,00 €
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Hygiènes
Volume XVI - n°3 Septembre 2008
18,00 €
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Les Staphylococcus aureus résistants à la méticilline acquis dans la communauté pourront-ils coloniser les établissements de santé ?
A. Tristan, O. Dauwalder, O. Dumitrescu, J. Grando, M. Bes, F. Vandenesch, J. Etienne
Résumé > Jusqu’en 1999, les infections à Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) en milieu communautaire étaient diagnostiquées chez des patients présentant des facteurs de risque ou chez du personnel médical porteur de SARM d’origine hospitalière. Des épidémies communautaires d’infections à SARM ont concerné des personnes en contact avec une structure de soins, mais aussi des minorités ethniques (indiens d’Amérique ou aborigènes), des usagers de drogue et des communautés fermées (équipes sportives, prisons) où des défauts d’hygiène étaient constatés. Depuis, des souches de SARM communautaires (SARM-C) impliquées dans des infections sévères, notamment des pneumonies nécrosantes, chez des enfants ou des sujets jeunes dépourvus de tout facteur de risque, ont été identifiées aux États-Unis et en France. Ces SARM-C diffusent actuellement au niveau mondial et posent un problème de santé publique, notamment en Grèce et aux États-Unis où la prévalence de ces souches est très élevée. Dans ces pays, les SARM-C ont désormais colonisé les hôpitaux. Même si la prévalence est beaucoup plus faible en France, il est indispensable de mettre dès maintenant en œuvre des mesures de prévention pour que la situation ne s’aggrave pas. Il faut donc définir des recommandations nationales de prise en charge et de prévention des infections à SARM-C (permettant notamment de prévenir la diffusion intrafamiliale). Il est en effet fondamental de mettre en place des mesures aussi bien à l’hôpital que dans la communauté. L’éducation des familles face à ces infections communautaires reste souvent difficile. Il convient donc de promouvoir de nouveaux systèmes éducatifs adaptés aux objectifs. Mots clés : Staphylococcus aureus – Résistance à la Méthicilline – Infections Communautaires – Hôpital – Épidémiologie – Facteurs de Risque – Lutte contre Infection.
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Bon usage des antibiotiques : mise en place d’un réseau régional d’antibiologie en Lorraine
C. Rabaud, T. Lecompte, C. Burty, T. May
Résumé > Après un rappel des mesures françaises destinées à préserver l’efficacité des antibiotiques (ATB), cet article présente l’expérience lorraine dans ce domaine, dont la mise en place d’un réseau d’antibiologie ville-hôpital (Antibiolor), expérience unique à ce jour en France. Ce réseau a été constitué en 2003 à l’initiative des praticiens du service de maladies infectieuses et tropicales du centre hospitalier universitaire de Nancy et des médecins libéraux impliqués dans la formation médicale continue. L’objectif du réseau est d’apporter une aide aux prescripteurs libéraux et hospitaliers et de promouvoir un meilleur usage des ATB en région Lorraine. Il a reçu le soutien de l’agence régionale d’hospitalisation et de l’union régionale des caisses d’assurance-maladie, qui en ont assuré le financement. Six commissions constituées de volontaires ont déjà abouti à diverses actions : élaboration de deux référentiels, l’un pour la ville, l’autre pour les ES, création d’un service de conseil téléphonique en antibiothérapie, analyse des consommations d’ATB dans les ES, formation et information des professionnels de santé, mise en place d’un site internet. De plus, une commission régionale des anti-infectieux, créée en janvier 2006, a pour objectif la mise en place d’une politique régionale des anti-infectieux dans les ES. En conclusion, le succès d’une politique de bon usage des ATB repose avant tout sur l’adhésion volontaire du corps médical. La diffusion de recommandations n’assure en effet pas à elle seule la modification du comportement des acteurs et doit s’assortir de méthodes appropriées : formation médicale continue interactive, audit clinique des prescriptions… L’amélioration des pratiques de prescription des ATB doit donc s’inscrire dans une vraie politique à la fois nationale, régionale et locale. Mots-clefs : Antibactériens – Réseaux Communautaires – Programme Médical Régional – Ordonnance Médicale Médicament – Adhésion aux Directives – Qualité des Soins.
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Aeromonas : un pathogène méconnu
L. Cavalié, N. Marty
Résumé > Les Aeromonas sont des bacilles à Gram négatif très répandus dans l’environnement. Le portage intestinal transitoire peut exister chez l’homme pour 1 à 3 % des sujets en Europe ; en zones tropicale et subtropicale, les taux de colonisation asymptomatique peuvent atteindre 30 %. Les Aeromonas sont des agents infectieux pour les animaux poïkilothermes et sont classés comme pathogènes opportunistes pour l’homme. On retrouve ainsi des gastro-entérites, des infections de plaies et cellulites liées à une exposition à de l’eau ou de la terre, des septicémies souvent associées à des pathologies malignes notamment hématologiques ou hépatobiliaires, ainsi que des infections extra-intestinales comme des méningites, péritonites, otites, endocardites, ostéomyélites. Ces bactéries pénètrent dans l’organisme par voie digestive (eau, nourriture) ou par effraction à partir de plaies. Les Aeromonas synthétisent une grande variété de composés extracellulaires assimilables à des facteurs de virulence, comme des fimbriae, des flagelles, des protéines de membrane, des endotoxines, des pili, des sidérophores et des entérotoxines. Des infections de plaies chirurgicales ont été recensées après utilisation de sangsues en période postopératoire, notamment en chirurgie plastique ou en microchirurgie. En effet, les Aeromonas font partie de la flore digestive des sangsues. À l’hôpital, la prévention repose sur la surveillance de la qualité de l’eau du réseau, particulièrement l’été lorsque les conditions climatiques sont favorables à la multiplication d’Aeromonas, ainsi que celle de l’eau des aquariums de sangsues. Il n’y a pas de transmission interhumaine habituellement ; l’isolement des patients infectés n’est pas nécessaire. Cependant, les recommandations en matière de prévention, et notamment de surveillance microbiologique de l’eau dans les établissements de santé, ne sont pas encore bien établies. Mots-clefs : Aeromonas – Aeromonas hydrophila – Pathogénicité – Facteurs de Risque – Microbiologie Eau – Hirudo medicinalis – Hôpital – Lutte contre Infection.
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Audit des pratiques dans les biberonneries des établissements de santé en région Rhône-Alpes
C. Schnebelen, C. Bernet, J. Fabry
Résumé > À la fin de l’année 2004, une épidémie d’infections à Enterobacter sakazakii chez des nouveau-nés prématurés ou hypotrophes a été constatée dans cinq établissements de santé (ES) français. Les laits administrés, reconstitués à partir de poudres industrielles, étaient à l’origine de la contamination. Dans ce contexte, le Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales de l’interrégion sud-est (CCLIN sud-est) s’est proposé d’évaluer les pratiques dans les biberonneries des ES de la région Rhône-Alpes (RA). Méthode. La grille d’audit regroupait 32 items portant sur les différentes étapes de préparation, conservation et administration des laits reconstitués à base de poudres. Les 23 établissements disposant d’une maternité de niveau II, les 7 de niveau III et les 3 centres périnatals de RA ont été sollicités pour participer à l’étude. Résultats. Le taux de participation a été de 45,5 % (15/33 ES), 18 observations ont été recueillies. Aucun manquement majeur à l’hygiène n’a été constaté. Toutefois certains éléments restaient insuffisamment mis en œuvre : méthode HACCP (16,7 % des cas), marche en avant (44,4 %), protocole de préparation des biberons disponible (55,6 %), formation spécifique des agents (50 %), maîtrise de la chaîne du froid (réfrigération dans les 30 min suivant la préparation dans 77,8 % des cas et transport à 4 °C dans 16,7 % des cas), traçabilité des produits utilisés (27,8 %)… Conclusion. Cette étude démontre l’intérêt de mettre en place une démarche de type HACCP dans les biberonneries des établissements de santé, comme le préconise l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Mots-clés : Nouveau-né – Lait – Formule Infantile – Alimentation au Biberon – Traitements Aliments – Hôpital – Lutte contre Infection – Évaluation Méthodes (Santé).
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Entretien des incubateurs de néonatalogie à l’aide d’un générateur de vapeur
C. Braux, A. Lagier, M.-C. Passet-Gros, S. Ducki, J. Shum, P. Andrini, T. Debillon, J. Croizé, M.-R. Mallaret
Résumé > Le but de notre étude était de valider l’utilisation au quotidien d’un générateur de vapeur pour l’entretien des incubateurs de néonatalogie (IN) entre deux enfants et d’évaluer la faisabilité de cette méthode au long cours. Méthode. L’appareil utilisé (Sanivap® 3000) produit de la vapeur d’eau à haute température (130-150 °C) sous pression de 4-6 bars et est équipé d’une lance coudée de petite taille permettant d’accéder à toutes les zones d’accès difficile. Après la mise au point d’une procédure d’entretien, tous les IN ont été entretenus avec l’appareil vapeur à partir du 1er mai 2005. L’évaluation a été réalisée par observation de la propreté visuelle des IN et en réalisant des prélèvements microbiologiques avant entretien, puis 30 min et 24 h après entretien. Le niveau cible était défini par la présence après entretien, de moins de 25 unités formant colonies et par l’absence de bactéries pathogènes. Résultats. La propreté visuelle des IN s’est avérée satisfaisante tout au long de l’étude, avec en particulier l’absence de traces sur l’habitacle en plexiglas. 92,1 % et 97,6 % des prélèvements étaient conformes respectivement 30 min et 24 h après entretien. Il est apparu indispensable de réaliser un séchage très performant après passage de la vapeur au moyen de gants en microfibres à potentiel d’absorption élevé. Conclusion. L’entretien des incubateurs de néonatalogie avec le procédé vapeur est efficace pour nettoyer et désinfecter ces dispositifs, en évitant l’utilisation de produits toxiques ou allergisants. La formation et l’entraînement des professionnels chargés de l’entretien des incubateurs sont néanmoins importants pour l’obtention de résultats de bonne qualité. Mots-clefs : Incubateur Nouveau-Né – Désinfection – Néonatologie – Lutte contre Infection.
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Évaluation de la prise en charge de l’hygiène corporelle des patients au centre hospitalier spécialisé de Caen
C. Guibaud, C. Gabriel-Bordenave, X. Le Coutour, V. Auclair, C. Roberge
Résumé > En établissement psychiatrique, l’hygiène corporelle (HC) peut poser un problème chez de nombreux patients. Une enquête sur la prise en charge de l’HC des patients par les soignants a été réalisée dans toutes les unités de soins (US) du centre hospitalier spécialisé de Caen. Méthode. Trois domaines ont été explorés : les installations sanitaires, les produits et matériels fournis par l’hôpital pour la toilette et les pratiques professionnelles. À l’aide d’un questionnaire standardisé, un infirmier et un aide-soignant de chaque US ont été interviewés. Résultats. Au total, 36 soignants ont été interviewés. Le nombre moyen de douches était d’un pour quatre lits et pour certaines US, il n’était que d’une douche pour sept lits. 64 % des soignants n’étaient pas satisfaits des installations sanitaires. Parmi les difficultés rencontrées, ont été cités le manque de personnel (14 %), les locaux inadaptés (11 %), le manque de douches (5 %) et la tenue vestimentaire non adéquate (3 %), le partage de l’intimité du patient (3 %) et le respect de la pudeur (14 %). Tous les soignants ont déclaré évaluer la présentation physique du patient (propre/sale) à l’entrée dans l’US de façon systématique. Mais l’évaluation de son autonomie par rapport à la toilette n’était faite à l’admission que par 16,7 % des soignants. Le lavage des mains avant une toilette n’était réalisé que par 55 % des soignants. Conclusion. Notre enquête a montré une grande hétérogénéité dans l’organisation des toilettes et a dégagé quelques axes d’amélioration : l’évaluation systématique de l’autonomie du patient vis-à-vis de son HC, la mise en place d’un outil de travail commun pour la planification et la traçabilité des toilettes, une sensibilisation des soignants à l’importance de l’hygiène des mains, la mise à disposition de tenues adaptées et une communication renforcée par rapport au protocole existant… Mots-clés : Hygiène Peau – Hygiène Bucco-dentaire – Patients Dépendants – Hôpital Psychiatrique – Lutte contre Infection – Infection Croisée – Évaluation Méthodes Santé.
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Hygiènes
Volume XVI - n°2 Juin 2008
18,00 €
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Prévention des infections liées aux soins : premier défi mondial pour la sécurité des patients de l’Organisation mondiale de la Santé
D. Pittet, S. Bagheri-Nejad, M.-N. Chraiti, C. Engineer, A. Leotsakos, H. Richet, H. Sax, J. Storr, B. Allegranzi
Résumé > L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé en 2004 une initiative appelée « Alliance Mondiale pour la Sécurité des Patients » incluant notamment deux défis mondiaux pour la sécurité des patients. Le premier de ces défis, « Un soin propre est un soin plus sûr » (Clean Care is Safer Care), lancé en octobre 2005, est consacré à la réduction des infections liées aux soins par l’application d’actions intégrées dans les domaines de la sécurité transfusionnelle, des pratiques cliniques, des injections et de la vaccination, de l’environnement, ainsi que de la promotion de l’hygiène des mains, fer de lance de la stratégie. Les facteurs de succès comprennent la sensibilisation à large échelle et l’organisation de campagnes, les promesses de contribution de la part des pays adhérents par l’intermédiaire de leur ministère de la santé, la mise à disposition de recommandations pratiques basées sur l’évidence, la conduite de projets pilotes stratégiques au plan mondial afin de traduire les recommandations pratiques en actions de terrain. Au cours des deux ans qui ont suivi le lancement du programme, une promesse d’engagement a été signée par plus de 80 ministres de la santé à travers le monde. À ce jour, l’initiative couvre 80 % de la population mondiale. Des progrès considérables ont déjà été documentés : nouvelles politiques de soins, allocation de ressources, lancement de campagnes nationales, de programmes de prévention et de nouveaux systèmes de surveillance des infections. Une stratégie multimodale de promotion de l’hygiène des mains est proposée par l’OMS et inclut des guides, des instructions de mesure, de promotion, d’éducation, et de motivation des soignants, ainsi que des stratégies de promotion institutionnelles et d’évaluation de l’impact des actions. Ces stratégies sont en test actuellement au sein de plus de 200 institutions de soins à travers le monde. Ces efforts combinés ont un potentiel extraordinaire de prévention des infections liées aux soins pour des millions d’individus. Mots-clefs : Organisation Mondiale de la Santé – Gestion de la Sécurité – Patients – Lutte contre Infection – Lavage des Mains – Main – Désinfection – Hôpital.
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Un audit de la désinfection des mains en gériatrie pour choisir les cibles des campagnes futures
J.-C. Faure, R. Girard, M. Bourjault, C. Chemorin, C. Coyault, B. Cracco, P. Ferrarese, S. Gardes, J. Grando, M. Hulin, G. Larrede, E. Laprugne Garcia, C. Mauranne, L. Morandat, V. Pergay, M. Roule, M.-H. Ruptier
Résumé > L’observance et la qualité de la désinfection des mains (DM) ainsi que les opinions et connaissances des soignants ont été étudiés au sein des huit établissements gériatriques des Hospices civils de Lyon (HCL). Cet audit devait servir de base à la révision des programmes de formation. Population et méthodes : Les unités étudiées ont été choisies par tirage au sort (20 % des unités). Tous les membres des unités ont fait l’objet d’une observation pendant au moins une heure consécutive. Un auto-questionnaire portant sur les opinions et connaissances était ensuite remis à chaque personne. Les enquêteurs étaient des professionnels des équipes opérationnelles d’hygiène d’un autre établissement que celui observé. Le référentiel était constitué des procédures harmonisées des HCL. Résultats : L’étude a inclus 245 soignants observés pendant 253 heures, soit une moyenne de 62 minutes chacun. Cette étude a permis d’observer 2011 occurrences où une DM était attendue ou non. Les DM attendues étaient au nombre de 1768 (87,9 %). L’observance a été de 82,8 %. Les principales erreurs concernaient la technique du traitement hygiénique des mains par friction. Les résultats montraient une meilleure observance lorsque la continuité du travail était respectée, aucune différence n’a été mise en évidence en fonction du niveau de risque infectieux de l’acte. Conclusion : L’observance de la DM élevée dans notre étude par rapport aux données publiées serait en faveur d’une efficacité des programmes de formation réalisés et de la politique globale d’hygiène des mains conduite. Les résultats de cette étude pourront être utilisés comme bases pour les programmes ultérieurs de formation. Mots-clefs : Lavage des Mains – Main – Désinfection – Mécanismes Évaluation Soins – Adhésion aux Directives – Connaissances, Attitudes et Pratiques (Soins) – Sujet Âgé – Adulte de 80 ans et plus – Maison Médicalisée pour les Personnes Âgées – Hôpital – Lutte contre Infection.
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Évaluation du portage de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline en service de soins de longue durée
P. Gaspard, E. Eschbach, D. Gunther, R. Schwindenhammer, C. Roth, M.-C. Brandhueber, J.-P. Fournier, L. Hamouda, A. Kasser, C. Koch, M. Louahla, M. Schmidt, M.-L. Schneider, B. Vautrin, S. Gayet, X. Bertrand, D. Talon
Résumé > La colonisation par Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) chez les patients âgés résidant en établissements gériatriques est rapportée dans de nombreuses études. Notre travail visait à déterminer le taux de prévalence du portage de SARM dans six unités de soins de longue durée. Méthode : Une enquête de prévalence a été réalisée un jour donné dans chaque unité entre juin 2005 et mars 2007. L’ensemble des patients présents le jour de l’enquête était inclus. Les critères analysés pour déterminer le profil des patients colonisés comportaient des facteurs individuels et des facteurs en lien avec la prise en charge médico-chirurgicale et les soins. La recherche de la colonisation par SARM a été réalisée par écouvillonnage de trois sites : le nez, le périnée et les plaies. Résultats : Sur les 235 patients inclus dans l’enquête, 42 étaient colonisés par SARM (17,9 %), pour un total de 54 sites de colonisation (10,5 % des sites prélevés). Le taux de prévalence de portage de SARM variait de 15,1 à 26,7 % selon les services, aucune différence significative n’était observée. Les facteurs significativement associés à ce portage étaient l’hospitalisation en service de soins aigus au cours des douze derniers mois et les traitements antibiotiques répétés. L’exposition aux fluoroquinolones était également un facteur significatif. Conclusion : Notre étude a montré que la colonisation par SARM était endémique dans les six services inclus. Ce résultat confirme la nécessité de poursuivre les efforts pour l’application et le respect des précautions standard, en lien avec les partenaires internes (blanchisserie, services logistiques…) et externes (transports, hôpitaux généraux, services d’examens complémentaires…). Mots-clefs : Staphylococcus aureus – Résistance à la Méthicilline – Sujet Âgé – Adulte de 80 ans et plus – Prévalence – Diagnostic – Établissements de Soins de Long Séjour – Maison Médicalisée pour les Personnes Âgées – Lutte contre Infection.
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Toilette du patient dépendant : comment sont appliquées les précautions standard d’hygiène ?
S. Reboux, S. Levet, C. Braux, B. Vérit, P. Gontier, C. Kocalénios, C. Giner, M.-R. Mallaret
Résumé > La toilette du patient dépendant (TPD) est un soin entraînant de nombreux contacts entre patient, soignant et environnement. Les contaminations qui en résultent participent à la transmission par contact de micro-organismes. Une évaluation de l’application des précautions standard (PS) lors de la TPD a été conduite dans six établissements de santé. Méthode : Les établissements disposaient d’un référentiel commun sur les PS et la TPD ainsi que des consommables nécessaires. Les enquêteurs étaient des infirmières en hygiène expérimentées, disposant d’un protocole d’enquête détaillé. Les données ont été recueillies par observation directe de TPD (au lit ou en chariot-douche) à l’aide d’une fiche standardisée comptant 41 items. Résultats : 293 TPD ont été observées (unités de court, moyen et long séjour). Une médiane de 5 non-conformités (NC) d’hygiène par toilette a été obtenue. Ces NC concernaient la désinfection des mains, le port des gants, la protection de la tenue vestimentaire et l’entretien des surfaces et du matériel. En analyse univariée, plusieurs facteurs conduisant à réduire le nombre d’erreurs ont été identifiés (qualification professionnelle, toilette réalisée à deux soignants, utilisation d’un guéridon de soins, absence d’interruption du soin, durée du soin) mais en analyse multivariée, le seul facteur significatif était l’utilisation d’un guéridon permettant de mieux organiser le travail et l’ergonomie du soin. Les professionnels ont été motivés par cette évaluation qui est apparue utile pour les actions correctives. Conclusion : Lors de la TPD, les NC d’hygiène peuvent être minimisées par l’utilisation d’un guéridon de soins. L’évaluation fine des pratiques est indispensable pour affiner les messages de prévention et fournir aux professionnels des référentiels informatifs et ciblés. Mots-clés : Hygiène Peau – Hygiène Bucco-dentaire – Patients Dépendants – Patients Hospitalisés – Hôpital – Lutte contre Infection – Infection Croisée – Évaluation Méthodes Santé.
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Prévention du risque infectieux dans les établissements de médecine physique et de réadaptation pour enfants et adolescents
C. Chapuis, I. Laroyenne
Résumé > Les établissements de médecine physique et de réadaptation accueillant des enfants et des adolescents ont la particularité de regrouper les problématiques de prévention du risque infectieux en milieu de rééducation et celles propres à toute collectivité infantile. Les activités de rééducation nécessitent souvent un contact physique entre patient et rééducateurs et l’utilisation de matériel commun. Les thérapeutes se déplacent d’un patient à l’autre dans la salle de rééducation ou entre les chambres du service d’hospitalisation et les différents plateaux techniques. Ceci expose tout particulièrement les patients au risque de transmission croisée par manuportage et par contact. Les activités de rééducation en groupe ainsi que la scolarisation et les animations et activités ludiques vont être également des facteurs de transmission directe de micro-organismes d’enfant à enfant. Les mesures de prévention du risque infectieux reposent avant tout sur le respect des règles d’hygiène de base, des précautions standard et sur l’adoption de précautions complémentaires d’hygiène en fonction de la situation. La mise en place de ces précautions complémentaires ne doit cependant pas constituer un frein au processus de socialisation et de réinsertion des enfants et nécessite d’être intégrée au sein d’une démarche pluridisciplinaire d’établissement. Mots-clefs : Rééducation et Réadaptation – Enfant – Adolescent – Infection Croisée – Facteurs de Risque – Lutte contre Infection – Lignes Directrices – Hôpital.
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Tuberculose bacillifère chez un soignant : sélection et information des patients exposés
A. Carbonne, C. Poirier, C. Burnat, G. Antoniotti, C. Delacourt, C. Orzechowski, P. Deny, E. Bouvet, P. Astagneau
Résumé > De juin à octobre 2003, six cas de tuberculoses (CT) contagieuses ont été signalés chez des soignants travaillant dans cinq établissements de santé de la région parisienne. Cet article décrit la démarche d’investigation chez les patients « contact » (PC), à la recherche d’une infection tuberculeuse. Méthode : Afin de définir la cohorte des PC, le risque de contamination a été évalué en fonction de la contagiosité du soignant, des caractéristiques des patients, de la proximité et de la durée de l’exposition. L’information des PC a été réalisée par courrier simple. Un protocole de dépistage a été défini conformément aux recommandations du conseil général du département (radiographie thoracique, consultation médicale, test intradermique tuberculinique systématique chez les enfants et discuté en fonction de chaque cas chez l’adulte). La périodicité de ce suivi a été adaptée à chaque cas. Résultats : Dans les six CT, la toux était présente, l’examen direct et les cultures des produits bronchiques étaient positifs et les sujets ne recevaient pas de traitement efficace. Ils étaient donc tous contagieux. Le nombre de PC sélectionnés a été très variable, de 43 à 1255 selon les cas. Une faible proportion a été revue en consultation, sauf pour un service pédiatrique où 43 PC avaient été identifiés. Dans cette cohorte, deux PC présentaient une infection tuberculeuse dont le lien avec le soignant contagieux n’était pas certain. Conclusion : La gestion pluridisciplinaire et transversale de ces situations a permis de dégager une procédure commune de sélection et d’information des PC. Ces cas montrent la nécessité d’une réactivation de la vigilance des soignants à l’hôpital ainsi qu’une revalorisation du rôle de la médecine du travail par rapport au risque de tuberculose. Mots-clefs : Tuberculose – Transmission de Maladies du Personnel Soignant au Patient – Hôpital – Études Épidémiologiques – Lignes Directrices.
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Investigation d’une épidémie d’infections et de colonisations à Staphylococcus capitis dans un service de réanimation pédiatrique et néonatale
D. Lepelletier, S. Gilles-Fournier, C. Chamoux, E. Espaze, J.-C. Rozé, C. Gras-Le Guen
Résumé > Un cluster de trois cas d’infections à Staphylococcus capitis a été identifié dans le service de néonatologie et de réanimation pédiatrique du CHU de Nantes en mai 2002. Cet article décrit les mesures de contrôle et les investigations épidémiologiques. Méthode : Une analyse rétrospective (AR) des données du laboratoire de bactériologie, une étude cas-témoin (ECT) et une surveillance prospective ont été mises en œuvre. Résultats : L’AR a identifié 16 cas, le cas index remontant au 17 juin 2000. Le caractère clonal de la souche a été confirmé en biologie moléculaire par électrophorèse en champ pulsé. De nouveaux cas ont été identifiés au cours de l’été 2002 malgré les mesures d’isolement. Au total, 24 infections et 9 colonisations ont été dénombrées chez des enfants prématurés d’âge gestationnel moyen de 28 semaines d’aménorrhée et de poids de naissance moyen de 1044 grammes, dans un tableau clinique non spécifique et d’évolution rapidement favorable sous antibiothérapie. L’ECT uni- et multivariée n’a permis d’identifier que des facteurs de gravité habituels des prématurés. Un audit d’observation des pratiques en octobre 2002 a suggéré le rôle potentiel de l’huile d’amande douce (HAD), utilisée pour des massages des nouveau-nés, confirmé par la présence de la souche clonale dans l’un des flacons. Conclusion : L’arrêt de l’utilisation de l’HAD a permis de réduire significativement le nombre de cas d’infections ou de colonisation à S. capitis. Depuis l’arrêt du dépistage systématique, de rares souches de S. capitis présentant le même phénotype ont été identifiées entre 2003 et 2004, rappelant le rôle primordial des précautions standard dans la maîtrise de la diffusion de souches épidémiques. Mots-clefs : Prématurés – Épidémies – Staphylococcus capitis – Huile d’amande douce – Unité Soins Intensifs, Néonatologie – Lutte contre Infection – Études Épidémiologiques.
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Hygiènes
Volume XVI - n°1 Mars 2008
18,00 €
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Le Sénégal face aux infections associées aux soins : actualités et perspectives
B. Ndoye, D. Massenet
Résumé > À de rares exceptions près, les établissements sénégalais ont des pratiques de soins et de fonctionnement bien éloignées de celles en vigueur dans les pays développés. Les facteurs du risque infectieux associés aux soins y sont très nombreux, expliquant les fréquentes épidémies sur un fond endémique. Parmi ces facteurs défavorables, on notera la présence permanente d’accompagnants auprès des malades, des fréquents glissements de tâches entre les différentes catégories professionnelles, l’absence de protocoles, l’insuffisance de la formation en hygiène… En l’absence de surveillance épidémiologique, la situation est cependant difficile à évaluer. Dans le cadre de l’aide au développement, un crédit de près de 6 millions d’Euros a été mis à disposition pour équiper les structures et former les personnels de santé à l’hygiène hospitalière. Ensuite, un Programme National de Lutte contre les Infections Nosocomiales (PRONALIN) a été élaboré. Il repose sur la mise en place de structures de coordination au niveau national, régional et local (tous les hôpitaux du Sénégal disposant d’un Comité de lutte contre les infections nosocomiales). Il fixe des objectifs prioritaires réalistes, compte tenu des ressources humaines et matérielles disponibles : l’amélioration de l’hygiène Mots-clefs : Infection Croisée – Lutte contre Infection – Hôpital – Planification Santé Publique et Services Gouvernementaux Concernés – Sénégal.
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Prévention du risque aspergillaire dans le cadre de travaux : l’expérience des hôpitaux universitaires de Strasbourg
C. Hernandez, T. Lavigne, J. Foeglé, O. Meunier
Résumé > Les professionnels amenés à conduire des travaux dans les établissements de soins ne connaissent généralement pas le risque d’aspergillose et les mesures à mettre en œuvre pour maîtriser ce risque. Devant ce constat, les praticiens du service d’hygiène hospitalière des Hôpitaux universitaires de Strasbourg ont été amenés à concevoir une stratégie de prévention, reposant notamment sur l’élaboration d’une fiche de coordination pour tous travaux engagés afin de synthétiser leurs caractéristiques et les mesures de prévention qu’ils nécessitent, et sur des actions de formation destinées aux entreprises extérieures sous contrat. Utilisée depuis dix ans, la fiche de coordination des travaux a permis au service d’hygiène hospitalière d’encadrer de nombreux chantiers susceptibles d’exposer des patients immunodéprimés. Elle a apporté aux cadres des services de soins des informations relatives au bionettoyage et aux contrôles à effectuer après la phase d’intervention des services techniques. Elle a permis de fédérer des professionnels de métiers différents et de développer une culture institutionnelle du risque microbiologique. Depuis la mise en œuvre de cette stratégie, aucun chantier n’a été identifié comme étant à l’origine de cas d’infection fongique. Mots clés : Aspergillose – Lutte contre Infection – Hôpital – Conception et Construction Hôpital – Facteurs de Risque.
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Mise en place d’un programme de prévention de l’endométrite après accouchement par voie basse
S. Gardes, P. Ferrarese, F. Abad, M. Cohen, V. Sirand, A.-M. Dumas, E. Gay, L. Ayzac, E. Caillat-Vallet, M. Berland, R. Girard
Résumé > Depuis 2001, le réseau de surveillance épidémiologique MATER Sud-Est a introduit le ratio standardisé d’infection nosocomiale (RSIN) pour permettre aux établissements de se comparer entre eux. De 2001 à 2003, les RSIN de la maternité du Centre hospitalier Lyon-Sud la plaçaient en mauvaise position par rapport aux autres maternités en ce qui concerne les endométrites après accouchements par voie basse (AVB). L’objectif de notre travail était donc de diminuer le nombre d’endométrites après AVB par la mise en place d’un programme de prévention basé sur l’harmonisation et l’amélioration des pratiques de soins. Méthode : De mai 2005 à novembre 2006, ce programme a comporté communication des résultats de la surveillance auprès des équipes de soins, recherche bibliographique, rédaction de protocoles et audit de pratiques. Le suivi des résultats des RSIN ainsi que des résultats de la surveillance ont permis de mesurer directement l’impact du programme. Résultats : Des protocoles adaptés au recrutement, aux locaux et aux équipements ont été rédigés en prenant en compte le niveau de risque infectieux de chaque acte. D’après les résultats de l’audit, le port du masque après rupture des membranes et l’observance générale de la désinfection des mains étaient satisfaisants. Mais l’ensemble des mesures de prévention n’étaient pas encore totalement appliquées. Ce programme a permis une amélioration des pratiques objectivables par les données de la surveillance. Conclusion : La restitution des résultats de la surveillance est l’occasion de rappeler à l’équipe soignante les mesures de prévention validées et leur justification. Par ailleurs, la diffusion des recommandations de bonnes pratiques se poursuit, notamment par le biais de l’élaboration d’un livret d’accueil des nouvelles sages-femmes. Mots-clefs : Maternité, Hôpital – Endométrite – Délivrance Obstétrique – Lutte contre Infection – Qualité des Soins – Recommandations – Audit Clinique – Mesures Épidémiologiques.
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Évaluation multicentrique des pratiques d’antibioprophylaxie chirurgicale en région stéphanoise
F. Dufour, P. Berthelot, J.-P. Lachat, M. Cobo, J.-P. Chaussinand, G. Braly, S. Molliex, C. Auboyer
Résumé > Les variations de pratiques médicales ont fait l’objet de constats réitérés en matière d’antibioprophylaxie (ABP), notamment en France. Notre étude avait pour but d’évaluer l’adéquation aux recommandations nationales et locales de l’ABP chirurgicale dans la région stéphanoise. Méthode : Une étude multicentrique a été réalisée au moyen de l’auto-évaluation des médecins anesthésistes au sein du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, de trois centres hospitaliers et d’une clinique. Le référentiel de pratiques professionnelles sur l’ABP périopératoire, publié par le Collège français des anesthésistes-réanimateurs (CFAR) en juin 2005, a été utilisé. Résultats : 1100 dossiers patient ont pu être analysés. Sur l’ensemble des dossiers étudiés, en prenant en compte les 984 dossiers pour lesquels la conférence de consensus de la Société française d’anesthésie réanimation de 1999 (CC 99) recommandait ou non une ABP, la conformité globale de l’indication était de 88 %, avec 6 % d’excès et 6 % d’oublis. Les taux de conformité moyens étaient de 52,1 %, 34,8 %, 89,6 %, 63 % respectivement pour la programmation de l’ABP en consultation pré-anesthésique, la prise en compte des particularités du malade pouvant modifier l’ABP sur le dossier pré-anesthésique, la mention de l’heure de l’incision chirurgicale sur la fiche d’anesthésie peropératoire, l’indication de l’heure d’administration sur le dossier d’anesthésie. La moyenne de conformité du délai entre heures d’administration et d’incision était de 39,7 %. Conclusion : Notre étude, en s’intégrant dans une démarche d’évaluation des pratiques professionnelles, a permis l’implication de la plupart des médecins anesthésistes-réanimateurs des établissements concernés et leur prise de conscience d’éventuelles erreurs de pratique d’ABP. Elle a initié la mise en place d’actions d’amélioration spécifiques, notamment la rédaction de nouveaux protocoles dans chaque service. Un deuxième audit doit être réalisé afin d’évaluer leur application. Mots-clefs : Chimioprophylaxie – Antibactériens – Infection de Plaie Opératoire – Lutte contre Infection – Pratique Professionnelle – Évaluation Méthodes Santé – Hôpital – France.
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Réservoirs environnementaux d’Acinetobacter baumannii dans les chambres des patients : impact potentiel sur la transmission croisée
S. Legast, J. Crouzet, M. Thouverez, D. Talon
Résumé > Au cours d’une étude prospective incluant les patients colonisés/infectés par Acinetobacter baumanni (Ab), nous avons surveillé le niveau de contamination de l’environnement des chambres en situation considérée comme non épidémique et en l’absence de souches multirésistantes aux antibiotiques. Méthode : les patients présentant un prélèvement positif à A. baumannii (Ab) étaient inclus prospectivement. Les prélèvements étaient réalisés à distance de l’entretien de la chambre entre 14 et 16 heure une fois par semaine pour chaque patient inclus jusqu’à la sortie de celui-ci ou jusqu’à la 4e semaine en cas de présence prolongée. Ceux-ci comprenaient des écouvillonnages de surfaces (PS) et des prélèvements d’air (PA). Les souches cliniques et environnementales d’Ab ont été typées par détermination du profil de macrorestriction de l’ADN total. Résultats : sur un total de 728 prélèvements environnementaux réalisés au cours des 91 séquences, 21 (2,8 %) prélèvements (2,2 % des PS et 4,0 % des PA) étaient positifs à Ab au cours de 17 des 91 séquences (18,7 %) dans les chambres de 14 des 36 patients inclus (38,9 %). Douze souches environnementales appartenaient aux clones des patients correspondants et dans 9 cas présentaient des génotypes différents. Parmi ces 9 souches, une présentait un génotype micro-épidémique et deux présentaient des génotypes épidémiques. Au total, les clones micro-épidémiques et épidémiques isolées chez 10 (27,8 %) des 36 patients inclus ont été retrouvés dans 10 (62,5 %) des 16 séquences positives. Conclusion : notre étude confirme que l’environnement des chambres des patients colonisés et/ou infectés par Ab est souvent contaminé. L’environnement peut jouer un rôle important dans la pérennisation des épidémies hospitalières. Mots-clefs : Acintebacter baumannii – Réservoirs de Maladie – Chambre Malade – Air – Matières Contaminées – Infection Croisée – Hôpital.
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Place des points d’eau des chambres de réanimation comme réservoirs de contamination des patients par Pseudomonas aeruginosa
P. Cholley, M. Thouverez, D. Talon
Résumé > L’objectif de notre étude était de faire le point sur le rôle de l’environnement hydrique dans la contamination des patients hospitalisés en réanimation, en l’absence de toute épidémie identifiée. Méthode : Des prélèvements d’environnement ont été réalisés au niveau des points d’eau des chambres de deux services de réanimation du centre hospitalier universitaire de Besançon de façon hebdomadaire, indépendamment du statut des patients par rapport à P. aeruginosa. Le statut des patients par rapport à la colonisation/infection par P. aeruginosa a été suivi par la réalisation, en plus des prélèvements à visée diagnostique, de prélèvements de dépistage de façon hebdomadaire. L’isogénicité des souches cliniques et environnementales a été recherchée par détermination des profils de macrorestriction de l’ADN total par électrophorèse en champ pulsé. Résultats : Malgré une contamination très lourde de l’environnement hydrique, un seul patient sur les 14 évaluables a été infecté par un clone présent préalablement dans l’environnement hydrique de sa chambre. En conclusion, si le rôle de l’environnement hydrique sur l’acquisition de P. aeruginosa par les patients hospitalisés en réanimation est indiscutable, la part attribuable semble plus faible, hors situation épidémique, que celle attendue par de nombreuses équipes opérationnelles d’hygiène hospitalière. Mots-clés : Pseudomonas aeruginosa – Réservoirs de Maladie – Soins Intensifs – Chambre Malade – Eau – Matières Contaminées – Infection Croisée – Hôpital
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Le risque de grippe chez l’immunodéprimé : manifestations cliniques et prévention
S. Malavaud
Résumé > La grippe, virose respiratoire hivernale très contagieuse, présente un risque accru pour les patients immunodéprimés, avec une fois sur deux une évolution vers une forme pulmonaire grave, et parmi eux, une fois sur quatre des surinfections pulmonaires, des manifestations extra-respiratoires étant également possibles. La grippe peut également être responsable de rejet ou de dysfonctionnement du greffon chez les patients transplantés. Les performances du diagnostic virologique se sont accrues avec les techniques récentes de biologie moléculaire. La quantité de virus et une excrétion prolongée chez le patient immunodéprimé multiplie les opportunités de transmission nosocomiale et le risque d’émergence de souches résistantes aux médicaments anti-viraux connus. L’approche préventive doit conjuguer : des mesures d’hygiène de base, complétées par des précautions particulières adaptées ; la vaccination, qui malgré une réponse moindre des sujets immunodéprimés, doit être proposée non seulement aux patients mais aussi à leur entourage ; les anti-viraux, en chimioprophylaxie selon le contexte ou en traitement précoce post-contact. Mots-clefs : Grippe Humaine – Sujet Immunodéprimé – Facteur de Risque – Diagnostic – Lutte contre Infection.
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