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Hygiènes Volume XVII - n°6 Décembre 2009
18,00 €
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Physiopathologie et conséquences de l’immunodépression acquise en réanimation. Exemples du choc septique et des infections nosocomiales
C. Guignant, C. Landelle, G. Monneret
Résumé > Les états septiques sévères (associant une infection bactérienne ou fongique et une réponse inflammatoire systémique) sont la première cause de mortalité en service de réanimation. Ils sont caractérisés par la survenue d’une immunodépression majeure. Cette dernière semble jouer un rôle dans le risque d’infection nosocomiale. De nombreux marqueurs biologiques permettent d’identifier les patients les plus immunodéprimés et donc de proposer de nouvelles approches thérapeutiques ciblées visant à restaurer les fonctions immunitaires. Nous envisagerons dans cette revue les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent cette immunosuppression et les conséquences qu’ils induisent. Le propos sera illustré par l’intérêt que présente la perte d’expression de HLA-DR à la surface des monocytes (marqueur de référence de l’immunodépression acquise en réanimation) comme prédictif de la survenue d’infection nosocomiale et de la mortalité.
Choc septique – Sepsis – Infection nosocomiale – Immunosuppression.
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Etude rétrospective des complications précoces des cathéters à chambre implantable
T. Thevenet, R. Girard, J.-L. Caillot
Résumé > Objectifs. Cette étude rétrospective sur les complications des cathéters à chambre implantable (CCI) posés par le bloc opératoire d’urgence a été entreprise à la suite de signalements de complications infectieuses précoces majeures, afin de déterminer des taux d’incidence de complications, de les comparer aux données de la littérature, de rechercher les facteurs de risque et d’apporter des propositions de prévention. Patients et méthodes. Ont été inclus tous les CCI posés en 2006. La population de l’étude était composée d’adultes souffrant en majorité de pathologies cancéreuses. Les complications ont été recherchées jusqu’au 30 juin 2007, en utilisant les bases de données informatiques biologiques et médicales. Des informations sur les pratiques de pose ont été recherchées auprès de l’équipe du bloc opératoire. Résultats. Les 157 CCI inclus représentaient un total de 28 658 jours de suivi. Les incidences calculées étaient respectivement pour les complications infectieuses, mécaniques, obstructives : 1,01, 0,31 et 0,14 pour 1000 jours de suivi. Environ 30 % des complications mécaniques, et 40 % des infections ont été observées dans le premier mois suivant la pose. Le taux d’ablation était proche de 20 %, avec une médiane de survie avant ablation de 81,5 jours. Conclusion. L’incidence élevée des complications, notamment infectieuses, leur précocité ainsi que le fort taux d’ablation, ont conduit à réviser les pratiques, les techniques et le respect des règles d’hygiène lors de la pose des cathéters à chambre implantable mais aussi au début et tout au long de leur utilisation.
Mots-clés : Cathéter veineux central - Cathéter à Chambre implantable - Infection - Oncologie médicale - Sécurité des Dispositifs médicaux.
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Virus de l’hépatite E : un nouveau risque viral à prendre en compte dans les établissements de santé ?
M. Metais, N. Kamar, J. Izopet, S. Malavaud
Résumé > La fréquence du diagnostic de l’hépatite E s’est accrue dans les pays industrialisés au cours des dernières années. D’évolution habituellement résolutive, des formes persistantes ainsi que des formes d’évolution rapide vers la cirrhose hépatique sont désormais décrites dans les populations de patients immunodéprimés, en particulier chez les patients ayant bénéficié de transplantation d’organe. L’excrétion virale persistante doit inciter à un renforcement des précautions d’hygiène standard par des précautions complémentaires de type contact.
Mots-clés : Hépatite E – Transmission croisée – Précautions standard – Précautions complémentaires.
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Évaluation d’un système prototype de contrôle continu de la qualité de l’air dans une zone de reconstitution
V. Savoldelli, M. Jaillet, F. Benizri, S. Verdier, P. Prognon, B. Bonan
Résumé > Les anti-cancéreux injectables occupent une place majeure dans la thérapeutique du cancer. Le pharmacien hospitalier est responsable de leur préparation aseptique qui doit être effectuée dans une zone où la contamination de l’air et des surfaces est parfaitement maîtrisée. À l’heure actuelle, cet air est contrôlé ponctuellement à des périodes prédéfinies. En cas de non-conformité sur un contrôle, il est pratiquement impossible d’en retrouver la cause rétrospectivement. Un système prototype de contrôle en continu de l’air des zones à atmosphère contrôlées a été mis au point (Biovision – Air Liquide Santé – France). L’objectif de cette étude a été de mesurer les paramètres physiques de l’air d’une zone à atmosphère contrôlée de préparation de cytotoxiques injectables à l’aide de ce prototype. L’objectif secondaire a été de chercher si une corrélation existait entre le taux de particules de la zone de préparation et la contamination bactérienne de l’air et des surfaces. Durant sept mois, le système prototype a mesuré la température, la pression, l’humidité, le débit d’air, le taux de particules de la zone de préparations des anti-cancéreux injectables et des prélèvements microbiologiques d’air et de surfaces ont été réalisés en parallèle. Les résultats obtenus ont été comparés aux recommandations de l’Association pour la prévention et l’étude de la contamination et à la norme NF S 90-351. Un test de Spearman a permis de mettre en évidence une corrélation entre le taux de particules > 5 µm au fond de la salle de préparation et la flore totale (p = 4.10-4). Pour le milieu hospitalier, l’atout principal de ce système d’assurance qualité est d’être en « temps réel » et en continu 24 heures sur 24, ce qui permet d’appliquer des mesures correctrices éventuelles avec une grande réactivité. La principale contrainte du système prototype de contrôle de l’air est de nécessiter une formation des équipes pharmaceutiques et techniques.
Mots-clefs : Chimiothérapie parentérale – Comptage particulaire – Contamination microbiologique.
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Importance du matériel utilisé pour la préparation cutanée de l’opéré
A. Fonteneau, F. Marçon, F. Dourlens, J.-M. Dubaele
Résumé > Introduction. Au bloc opératoire, lors de la préparation cutanée de l’opéré, la seconde antisepsie nécessite souvent des trempages successifs du badigeon dans la solution antiseptique. Cette étude a pour objectif de vérifier qu’au cours de l’antisepsie, en fonction du type de badigeon et de la surface cutanée à traiter, le matériel se contamine ou pas. Méthode. Dans une première étude, nous avons étudié deux types de badigeons : les compresses montées sur pince et des badigeons mousse prêts à l’emploi. Les badigeons et les reliquats de solution antiseptique ont été neutralisés puis mis en culture microbiologique. Dans une seconde étude, l’asepsie a été contrôlée par écouvillonnage cutané. Résultats. Quarante patients ont été inclus dans la première étude et 31 dans la seconde. Toutes les cultures des badigeons ont été positives, les cultures de reliquats étaient positives dans 40 % des cas lors de l’utilisation de compresses et 22,6 % lors de l’utilisation des badigeons mousse. Enfin la culture des écouvillons réalisés avant le drapage opératoire était positive dans la moitié des cas. Conclusion. Cette étude montre l’importance du matériel utilisé au cours du second badigeon. Des recommandations sur le badigeonnage et le volume d’antiseptique à utiliser doivent être élaborées. Un set standardisé permettrait d’uniformiser les pratiques.
Mots-clés : Préparation cutanée – Badigeon – Antisepsie – Site opératoire.
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Évaluation des pratiques professionnelles concernant la désinfection automatisée des endoscopes avec canaux
J. Bertrand-Barat, H. Boulestreau, F. Mariette, H. Lamouliatte, V. Cahoreau, Y. Nicolas, J. Nunes, C. Mendes, C. Fratti, F. Bard, A.-M. Rogues, M.-P. Harel, S. Zamaron
Résumé > L’objectif de ce travail était de sécuriser les différentes étapes du processus de désinfection automatisée des endoscopes à canaux mais aussi d’harmoniser les pratiques de pré-traitement des endoscopes et la gestion du matériel et des accessoires. Méthode. Débuté en août 2006, cette évaluation des pratiques professionnelles (EPP) a utilisé plusieurs outils : brainstorming, questionnaire d’analyse des causes, diagramme d’Ishikawa et audits de pratiques. Résultats. L’analyse des facteurs de risque a conduit le groupe de travail à mettre en place trente-deux actions d’amélioration réparties en cinq thématiques : information du patient, formation - communication - évaluation, organisation des prélèvements, organisation liée au matériel et organisation liée à l’endoscopie nomade. Le suivi est assuré par la mise en place d’indicateurs permettant de surveiller l’évolution des principaux points critiques. Conclusion. Cette étude a permis de réunir les différents professionnels de santé concernés par l’endoscopie en vue d’améliorer la qualité de prise en charge des patients, de sécuriser les pratiques des professionnels, d’améliorer les locaux et de suivre avec des indicateurs pertinents la pérennité de la démarche engagée.
Mots-clés : Évaluation des Pratiques Professionnelles – Hôpital – Endoscopie – Matériovigilance – Gestion du Risque – Analyse des Causes – Audit de Pratiques – Indicateurs.
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Hygiènes Volume XVII - n°5 Septembre 2009
18,00 €
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L’objectif personnalisé de consommation de produits hydro-alcooliques : tentative de validation à travers l’enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales
S. Hénard, C. Rabaud, X. Bertrand, D. Talon
Résumé > La disponibilité en France de données de prévalence des infections nosocomiales (circulaire ENP) et de données de consommation de solutions hydro-alcooliques par établissements de santé sur une même période (2006) nous a semblé une excellente opportunité pour tenter de déterminer un pourcentage d’observance de désinfection des mains efficace sur la prévention des infections associées aux actes/dispositifs invasifs en établissement de santé. Des analyses par régression logistique ont été réalisées avec la prévalence des infections associées aux actes/dispositifs invasifs comme variable dépendante et comme variables explicatives des variables individuelles liées aux patients et des variables établissements et notamment l’indicateur de consommation de solutions hydro-alcooliques. Les analyses du lien entre la classe ICSHA des établissements et la prévalence des infections associées aux actes/dispositifs invasifs (avec ou sans ISO) observée ne montrent aucun lien significatif. Si la prévalence des infections associées aux actes/dispositifs invasifs augmente avec le pourcentage de réalisation de l’objectif personnalisé en termes de consommation de solutions hydro-alcooliques jusqu’au seuil de 70 %, au-delà de ce seuil, la courbe montre une réduction drastique de ces infections. Il existe une certaine convergence entre notre approche et les autres approches retenues pour l’évaluation du nombre d’opportunités liées aux contacts pour acte invasif. L’ensemble de ces résultats convergents plaident en faveur d’un objectif personnalisé rehaussé.
Mots-Clés : Solutions hydro-alcooliques – Infections associées aux Soins – Enquête de Prévalence.
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Relation entre les indicateurs ICSHA et ICALIN et les résultats d’un audit observationnel sur l’hygiène des mains
D. Verjat-Trannoy, M. Sitbon, S. Nguyen, K. Miliani, F. Daniel, D. Landriu, P. Astagneau
Résumé > Tous les ans depuis 2004, les établissements sont classés par le ministère de la Santé à partir de différents indicateurs de lutte contre les infections nosocomiales. Ces indicateurs sont calculés sur la base de données déclarées, sans être actuellement comparés à des données recueillies sur le terrain. Un audit inter-régional de l’hygiène des mains a été proposé en 2006 par le CCLIN Paris-nord. Les résultats 2006 de deux indicateurs, ICALIN et ICSHA, ont été comparés aux paramètres mesurés lors de cet audit : l’observance générale, l’observance de la friction hydro-alcoolique et la proportion d’utilisation des PHA. Cette étude a porté sur les établissements ayant les résultats d’audit les plus représentatifs (nombre de services participants, nombre de données recueillies). La moyenne des paramètres de l’audit a été analysée en fonction des classes d’indicateurs (analyse de variance). L’étude a mis en évidence une relation significative entre l’ICSHA et deux des paramètres de l’audit : la proportion d’utilisation des SHA (p < 0,00001) et l’observance de la friction (p = 0,0001), et entre l’ICALIN et l’observance de la friction (p = 0,02). L’ICSHA semble donc être un bon reflet des pratiques en matière d’hygiène des mains par friction. Les autres indicateurs du tableau de bord mériteraient d’être validés sur ce principe par de nouvelles études observationnelles.
Mots-clés : Indicateurs Qualité Santé – Audit clinique – Lavage des Mains - Infection croisée – Études de Validation – Étude comparative.
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Le lavage des mains en milieu de soins Attitude et perceptions - Étude auprès des sages-femmes
M. Tourki, J. Djedidi Trabelsi, H. Said Latiri, S. Khefacha, M.-B. Zouari, L. Dhidah
Résumé > Il est reconnu que l’hygiène des mains représente la première mesure de prévention des infections associées aux soins. Néanmoins, l’observance des soignants à ce geste reste faible. Ce problème mérite d’être abordé de différents points de vue. Notre objectif a été de déterminer la place du lavage des mains dans les perceptions et les attitudes d’un groupe de sages-femmes exerçant dans une maternité universitaire. Cette étude descriptive a été réalisée en 2005 auprès de 32 sages-femmes exerçant à la maternité de l’hôpital Farhat Hached de Sousse. Ont été recueillies les attitudes et les perceptions des participantes envers le lavage des mains en milieu de soins à l’aide d’un questionnaire auto administré et d’un support sous forme d’une grille de type Health Belief Model. Le lavage des mains occupe la sixième place parmi les valeurs et comportements qui ont influencé les sages-femmes durant leur enfance. Il occupe, avec le respect de l’hygiène en général, la dernière place parmi les pratiques apprises au cours de l’exercice professionnel. L’évaluation du comportement potentiel des sages-femmes et des différentes perceptions selon le Health Belief Model a montré que : le lavage des mains est plus perçu comme moyen d’autoprotection que comme moyen de protection du patient, le comportement de lavage des mains diminue quand le risque infectieux est moins « visible », la non-observance est associée à des situations d’urgence et à la surcharge de travail, la perception de la vulnérabilité des personnes vis-à-vis de l’infection est élevée. L’instrument utilisé a permis de mettre en évidence une bonne perception des risques et des bénéfices du lavage des mains, mais ces attitudes positives ne sont malheureusement pas toujours traduites en comportements pratiques. Ceci doit conduire à faire appel à une approche multidisciplinaire dans les stratégies de promotion du lavage des mains. Ces stratégies devraient ainsi tenir compte des attitudes et utiliser des techniques de communication efficaces en faisant participer tous les acteurs concernés, au niveau d’un établissement ou d’un service.
Mots clés : Hygiène des Mains – Attitudes – Perceptions – Milieu de Soins – Sages-femmes.
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Évaluation de l’observance de l’hygiène des mains et des pratiques associées dans quatre établissements du Maine-et-Loire participant à un réseau de lutte contre les infections nosocomiales
F. Raymond, V. Guilloteau, M-T. Pradelle, M.-M. Jammes, M.-L. Joly-Guillou, P. Brunel, M. Eveillard
Résumé > Notre objectif était de mesurer l’observance de l’hygiène des mains ainsi que celle de certaines pratiques associées (absence de bijou, qualité de la friction alcoolique, port de gants) dans quatre établissements participant à un réseau de lutte contre les infections nosocomiales (trois hôpitaux locaux et un centre de rééducation fonctionnelle). Pour chaque contact avec un patient ou son environnement, deux opportunités d’hygiène des mains (avant et après contact) ont été observées et notées sur une fiche d’audit. Sur chaque fiche, des renseignements permettant d’affiner l’analyse des résultats ont été notés. Au cours de l’étude, 468 contacts ont été observés (932 opportunités d’hygiène des mains). Une absence de bijou a été rapportée dans 72 % des cas. L’observance de l’hygiène des mains était de 52,9 %. La proportion de frictions alcooliques correctes était de 72,1 %. L’observance était très variable suivant la catégorie professionnelle et la nature du contact. De plus, lorsque l’opportunité d’hygiène des mains concernait un contact isolé ou était située aux extrémités d’une séquence de contacts (avant le premier ou après le dernier), l’observance était plus élevée que lorsqu’elle se trouvait entre deux contacts successifs (73,7 % vs 17,6 % ; p < 10-7). Des gants à usage unique ont été portés pour 34 % des contacts. Un mésusage des gants (port de gants non justifié ou absence de port de gants en cas d’indication) a été observé pour 32,5 % des contacts. Cette étude a permis d’identifier des axes de travail communs en vue d’améliorer les pratiques dans les établissements ayant participé.
Mots clés : Observance – Hygiène des Mains – Port de Gants – Séquence de Contacts – Réseau.
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Validation d’une méthode de friction des mains portant une bague de dosimétrie
M.-L. Valdeyron, V. Paix, R. Girard, M. Perraud
Résumé > Pour une bonne hygiène des mains, les bagues doivent être retirées avant les soins. Mais les bagues de dosimétrie sont nécessaires pour apprécier le degré d’exposition du personnel aux radiations ionisantes lors des actes de radiologie. Pour cela, une méthode de friction des mains avec une bague de dosimétrie a été élaborée et validée par un essai en laboratoire sur 15 sujets, essai inspiré de la norme EN1500. La moyenne des coefficients de réduction était de 5,44. L’essai a été validé selon les critères requis. Même si après friction, il restait chez 6 sujets des bactéries sur les mains, l’essai a permis de conclure que la technique de friction des mains avec bague de dosimétrie, adaptée pour ce cas précis était valide. Ainsi il est possible d’assurer à la fois la sécurité du patient et celle du soignant.
Mots clés : Sécurité du Personnel – Risque infectieux – Mains – Bague de Dosimétrie – Radiologie – Essai – Laboratoire.
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Évolution épidémiologique (2004-2007) des infections nosocomiales au CHU de Tizi-Ouzou – Algérie
F. Toudeft, A. Azzam, D. Haouchine, M.-A. Saadi, N. Zahem, Y. Dali, B. Aridj, L. Bellil, N. Bekri, N. Halli, N. Kitous, F. Saidi, A. Berkane
Résumé > Hôpital universitaire d’une capacité de 1 000 lits desservant une population de 3,4 millions d’habitants, le CHU de Tizi-Ouzou est confronté – comme les autres établissements de ce type – à la nécessité de prévenir les infections nosocomiales (IN), complications préoccupantes de l’activité hospitalière de ses services. Pour cela un programme de surveillance des IN a été élaboré en 2003 et mis en place début 2004, après formation de référents en hygiène hospitalière, pour renforcer les activités de prévention et les évaluations de pratiques déjà en place dans l’établissement. Parallèlement la prévalence ponctuelle a été mesurée à trois reprises. Toutefois nous avons souhaité mettre en place un dispositif plus actif et continu de surveillance de l’incidence des IN pour mieux caractériser et maîtriser les risques infectieux dans l’établissement. L’objectif de ce travail est d’analyser les résultats de cette surveillance continue afin de conforter notre programme d’action et d’améliorer notre surveillance.
Mots clés : Surveillance – Déclaration – Prévalence – Évolution temporelle.
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Journées « Précautions standard » : un modèle reproductible pluridisciplinaire
P. Battagliotti, F. Depaix, C. Carrot, P. Giroud, C. Chapuis
Résumé > Le respect des précautions standard est une priorité pour les établissements de santé mais leur méconnaissance constatée sur le terrain reste une problématique commune à la plupart des structures. Une équipe d’hygiène inter-établissements de la région lyonnaise a construit une démarche de formation reproductible avec un double objectif : réactualisation des connaissances des soignants sur les précautions standard et implication du réseau de correspondants en hygiène de l’établissement. Quatre thèmes sont retenus : hygiène des mains, équipements de protection individuels, matériels de sécurité et accidents exposant au sang. Afin de favoriser le questionnement des professionnels, la formation est basée sur une méthode participative et interactive : chaque professionnel participant est invité à parcourir des stands d’exposition de matériel tout en répondant à un test de connaissances ludique et en effectuant des exercices pratiques. L’animation des stands est assurée par les infirmières hygiénistes en binôme avec correspondants en hygiène. Cette démarche a, d’ores et déjà, été menée dans huit établissements et a permis de former plus de 700 professionnels. Elle permet de mettre en avant l’engagement institutionnel pour le respect des précautions standard et favorise la valorisation et la reconnaissance des correspondants en hygiène. Son impact sur les pratiques sera à mesurer par le biais du suivi de la consommation des solutés hydroalcooliques et d’évaluation des pratiques en particulier d’hygiène des mains et du port de gants.
Mots clés : Précautions Standard – Formation
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Hygiènes Volume XVII - n°4 Juin 2009
18,00 €
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« Mission mains propres » en faveur de l’hygiène des mains dans les établissements de santé - Évaluation de l’action nationale française 2008
V. Drouvot, L. May-Michelangeli, V. Salomon
Résumé > Le ministère français chargé de la Santé a décidé d’une journée nationale d’information et de sensibilisation consacrée à l’hygiène des mains réalisée dans tous les établissements de santé (ES). Baptisée « Mission mains propres » (MMP) avec le slogan « Des mains désinfectées = des risques évités », elle s’est déroulée le 23 mai 2008. Des outils de campagne standardisés avaient été adressés par voie postale aux 4 401 structures du territoire national. Cette initiative a fait l’objet d’une évaluation, dont l’objectif était d’identifier les points faibles de la campagne, afin d’optimiser les campagnes à venir. Méthode. À la demande du ministère, les cinq Centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CCLIN) ont sollicité les ES de leur inter-région pour recueillir les données relatives à la mise en œuvre de la campagne. Au total, 2 981 ES ont été sollicités. Résultats. 59 % des ES (1 706 sur 2 891) ont participé à l’évaluation. 1 651 des ES répondants avaient réalisé la journée, soit 57 % des ES du territoire. Parmi ceux-ci, 95 % ont utilisé l’affiche, 88 % les plaquettes destinées aux professionnels et 84 % celles destinées aux usagers. Au total, 139 509 personnes ont participé à la journée MMP, dont 89 939 professionnels de santé et 47 987 usagers ou visiteurs. Les ES ont souligné l’impact d’une telle journée en termes de sensibilisation à l’hygiène des mains. Il a été principalement regretté la réception trop tardive des outils et la mobilisation difficile de certains professionnels. Conclusion. La campagne MMP en 2008 a mobilisé un grand nombre d’ES, de professionnels et d’usagers et la liberté d’organisation laissée à chaque ES a permis la richesse et la diversité des actions mises en œuvre. Tenant compte de cette évaluation, le champ de la campagne 2009 s’est élargi à de nouveaux acteurs.
Mots-clefs : France – Gestion de la Sécurité – Patients – Lutte contre Infection – Lavage des Mains – Main – Désinfection – Hôpital – Études Évaluation.
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« Mains propres : vies sauvées » : le défi continue pour l’Organisation mondiale de la santé
D. Pittet, C. Engineer, C. Kilpatrick, S. Bagheri Nejad, M.-N. Chraiti, J. Storr, E. Mathai, L. Resal, A. Leotsakos, H. Sax, B. Allegranzi
Résumé > Chaque jour, 1,4 million de patients contracte une infection dans les hôpitaux à travers le monde. À cela, s’ajoutent toutes celles acquises au cours de soins extrahospitaliers. En octobre 2005, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lançait le premier défi mondial pour la sécurité des patients, avec pour objectif de réduire les infections liées aux soins, notamment par la promotion de l’hygiène des mains. Ce programme a été baptisé « Clean Care is Safer Care » (« Un soin propre est un soin plus sûr »). Entre octobre 2005 et mai 2009, 120 pays, représentant plus de 85 % de la population mondiale, y ont adhéré, faisant de la prévention des infections une priorité de leur politique de santé. À ce jour, 40 d’entre eux ont développé des campagnes de promotion à l’échelle nationale, diffusant largement les outils élaborés par l’OMS. Le 5 mai 2009, l’OMS a rappelé l’importance cruciale de l’hygiène des mains au cours des pratiques de soins dans le cadre d’une journée mondiale de sensibilisation. Les recommandations de l’OMS pour l’hygiène des mains au cours des soins et la stratégie de promotion largement testée et validée sont mises à disposition, ainsi que des outils validés, nouveaux ou révisés, destinés aux établissements de soins du monde entier. Ceux-ci aident les établissements à mesurer leur performance en matière d’hygiène des mains et à mettre en œuvre une stratégie de promotion efficace et pérenne. Les hôpitaux et établissements de soins sont invités à s’engager dans ce projet. L’objectif est de fédérer au moins 10 000 établissements de par le monde d’ici au 5 mai 2010. L’occasion de rappeler aux soignants du monde entier qu’à chaque étape du processus de soins, c’est au sens propre la vie des patients qu’ils tiennent entre leurs mains.
Mots-clefs : Organisation Mondiale de la Santé – Gestion de la Sécurité – Patients – Lutte contre Infection – Lavage des Mains – Main – Désinfection – Hôpital.
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Dysfonctionnements et complications infectieuses des cathéters veineux centraux de longue durée pour hémodialyse chronique
B. Canaud, H. Leray-Moraguès, A. Gontier-Picard, L. Chenine
Résumé > Les cathéters veineux centraux (CVC) sont indispensables à la gestion d’un programme thérapeutique de l’insuffisance rénale chronique. Les CVC demeurent néanmoins une arme à double tranchant : ils permettent de poursuivre sur le mode ambulatoire la thérapie de suppléance rénale en cas de perte de l’accès vasculaire permanent, mais en revanche, ils constituent une source de dysfonctionnements et de complications (infection, thrombose, sténose). Minimiser les risques associés aux CVC et optimiser leurs performances s’imposent donc en pratique quotidienne. La formation du personnel soignant, l’éducation des patients porteurs de CVC et la mise en place de protocoles d’utilisation sont les trois principales règles de bonnes pratiques. L’hygiène et les règles d’asepsie lors de la manipulation des cathéters préviennent de façon significative les infections de CVC. Selon de récentes études, l’utilisation régulière de solutions de verrouillage mixte antithrombotique et antiseptique s’annonce prometteuse et seule capable de réduire de façon significative les complications thrombotiques et infectieuses des CVC.
Mots clés : Dialyse Rénale – Cathétérisme Veineux Central – Cathétérisme Prolongé – Infections Liées au Cathéter – Thrombose – Prévention – Unités d’Hémodialyse, Hôpital.
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Prélèvements positifs à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline dans un service d’accueil d’urgences : origine hospitalière ou communautaire?
B. Tequi1, M.-E. Juvin, L. Moret, N. Asseray, G. Potel, H. Drugeon
Résumé > L’objectif de ce travail a été d’analyser l’origine communautaire ou hospitalière des Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) identifiés à partir d’un service de service d’accueil d’urgences (SAU). Méthode. L’étude rétrospective a porté sur le SAU « adultes » du centre hospitalier universitaire de Nantes du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2006. Les isolats de SARM inclus étaient issus des prélèvements à visée diagnostique réalisés au SAU. Résultats. 81 SARM ont été identifiés parmi les 291 isolats de S. aureus. La prévalence de la résistance à la méticilline a diminué, passant de 33 % à 28 % de 2003 à 2006, mais de façon non significative. L’âge moyen des patients concernés était de 77 ans (extrêmes 44-101). Des antécédents d’hospitalisation ont pu être identifiés pour la presque totalité des patients (76/81, 94 %). Pour quatre patients, il n’a pas été possible de confirmer ou non l’existence d’une hospitalisation antérieure. L’absence d’hospitalisation antérieure a pu être établie avec certitude pour un patient âgé de 45 ans en bonne santé admis pour une plaie de main infectée. Une identification d’un isolat de SARM antérieure au passage au SAU a été retrouvée chez 14 patients sur 81 (17 %). L’information n’avait été transmise au SAU pour aucun d’entre eux. Conclusion. Si la majorité des patients porteurs de SARM identifiés dans notre étude provenaient de leur domicile, des critères évocateurs d’une origine hospitalière des SARM ont été retrouvés, à l’exception d’un seul patient. Le raccourcissement des durées de séjour et le portage prolongé de SARM conduisent à sous-estimer son acquisition hospitalière. Le SAU constitue une plaque tournante et la surveillance épidémiologique doit s’attacher à détecter toutes modifications à ce niveau, et en particulier une éventuelle introduction de SARM communautaires au sein de l’établissement.
Mots-clefs : Staphylococcus aureus – Résistance à la Méthicilline – Infections Communautaires – Service d’Urgences, Hôpital – Épidémiologie – Facteurs de Risque – Lutte contre Infection – Études d’Évaluation.
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Évaluation de l’efficacité d’une désinfection renforcée des endoscopes digestifs après maintenance
S. Gotty, C. Gille, M. Antonietti, V. Merle, A. Grosjean, E. Lerebours, M. Nouvellon
Résumé > Une précédente étude réalisée au centre hospitalier universitaire de Rouen avait montré la contamination microbiologique anormalement élevée des endoscopes digestifs en retour de maintenance (ERM) et ayant subi un seul cycle de nettoyage/désinfection (ND). Une procédure de ND dite « renforcée » pour tout ERM avait été mise en œuvre, consistant en un nettoyage et un écouvillonnage de l’ensemble des canaux de l’endoscope, suivi de quatre cycles complets de ND. Après deux ans de mise en application, l’efficacité de cette procédure a fait l’objet d’une évaluation. Méthode. Les endoscopes étaient traités en laveur-désinfecteurs ASP 5000® (Johnson&Johnson), avec une désinfection de haut niveau. De janvier 2005 à décembre 2005 (période A), les contrôles microbiologiques ont été réalisés sur les ERM après un ou plusieurs cycles de ND jusqu’à obtention de résultats satisfaisants. De février à juin 2007 (période B), les ERM ont fait l’objet de prélèvements, après application de quatre cycles de ND. Pour chaque ERM, un endoscope témoin ayant subi un seul cycle de ND a été étudié en parallèle. Résultats. Au total, 40 endoscopes ont fait l’objet de prélèvements au cours de la période A et 28 pour la période B. Le nombre d’ERM ayant des résultats microbiologiques satisfaisants après quatre cycles de ND (N = 15/22) était significativement plus élevé que le nombre d’ERM ayant bénéficié de moins de quatre cycles de ND avec résultats satisfaisants (p = 0,00005). De plus, la qualité microbiologique des « témoins » restait significativement supérieure à celle des ERM et ce, même après quatre cycles successifs de désinfection de haut niveau (p = 0,02). Conclusion. La procédure de ND renforcée applicable systématiquement à tout endoscope revenant de maintenance est utile et contribue à la maîtrise du risque infectieux lié aux gestes endoscopiques.
Mots-clés : Endoscope, Gastro-intestinal – Désinfection – Maintenance – Lutte contre Infection – Gestion du Risque – Études d’Évaluation.
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Randomisation et taille de l’échantillon pour un audit en hygiène hospitalière
I. Fournel, M. Soulias, S. Lalléchère, C. Hua, M. Tiv, K. Astruc, L.-S. Aho
Résumé > Dans un audit clinique, l’évaluation exhaustive des pratiques professionnelles est difficile. En pratique, il faut chercher à constituer un échantillon d’observations représentatif de la population source et de taille suffisante. La population cible est définie selon le contexte et l’objectif de l’audit. Pour évaluer les pratiques d’hygiène hospitalière à l’échelle d’un établissement, il est nécessaire de tenir compte du fait qu’elles tendent à se ressembler au sein d’un même service (effet grappe) et le calcul du nombre de sujets nécessaires doit le prendre en compte. La définition du nombre d’observations nécessaires repose le plus souvent sur la précision souhaitée de l’estimation du pourcentage de conformité, mais elle peut aussi s’appuyer sur la comparaison du pourcentage observé au pourcentage attendu, ou sur la comparaison des pourcentages de conformité avant et après la mise en place des actions d’amélioration. Ainsi, pour obtenir un meilleur reflet de la conformité globale des pratiques au niveau d’un établissement, à moyens constants, les auteurs proposent de privilégier l’audit d’un nombre important de services, même si les observations au sein de chaque service sont peu nombreuses, plutôt que l’audit de nombreux soins dans un nombre restreint de services. Il conviendra, afin de garantir une bonne représentativité des résultats, de procéder à une randomisation des actes audités. Le choix de cette stratégie est toutefois à discuter en fonction du contexte de la demande d’audit, de son objectif et de la nature des actions d’amélioration à envisager.
Mots-clefs : Audit Clinique – Projet Recherche – Dimension des Echantillons – Randomisation – Analyse en Grappes – Etudes d’Evaluation – Contrôle de l’Infection – Qualité des Soins – Adhésion aux Directives – Hôpital.
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En direct des…31es Journées nationales d’études sur la stérilisation dans les établissements de santé - 8 et 9 avril 2009 - Marseille
V. Chaudier-Delage
Résumé > Le centre d’études et de formation hospitalières (CEFH) est une association de type loi 1901, créée en 1978 par un consensus entre les syndicats de pharmaciens hospitaliers, l’administration, les facultés de pharmacie et de médecine, et le syndicat national de l’industrie pharmaceutique. Dès ses débuts, le CEFH a développé une expertise dans le domaine de la stérilisation, en lien avec les experts du domaine et l’industrie pharmaceutique. Cette expertise a été officiellement mise au service des professionnels de santé par l’organisation de formations théoriques et pratiques depuis 1981, sous le patronage de l’école nationale de la santé publique, comme l’a indiqué la circulaire n° 702 du 7 avril 1982 relative aux Bonnes pratiques de stérilisation dans les établissements publics de soins. Parallèlement, chaque année depuis 1978, le CEFH organise les Journées nationales d’études sur la stérilisation dans les établissements de santé, qui constituent la plus importante manifestation en France dans ce domaine et l’un des événements majeurs au plan européen. Les 31es journées, qui ont eu lieu à Marseille, les 8 et 9 avril 2009, ont rassemblé 1 700 participants et une centaine d’exposants. Parmi les principaux thèmes abordés en séances plénières, figuraient « l’humain au cœur de la stérilisation », la gestion des risques en stérilisation, l’efficacité des produits détergents vis-à-vis des prions et la désinfection des dispositifs médicaux thermosensibles d’ophtalmologie.
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Hygiènes Volume XVII - n°3 Juin 2009 Thématique Recommandations pour l’hygiène des mains
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Hygiènes Volume XVII - n°2 Mai 2009 Thématique Recommandations pour la prévention de la transmission croisée
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Hygiènes Volume XVII - n°1 Mars 2009
18,00 €
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Hygiène des mains : audit des pratiques et évaluation de la perception des auditeurs au CHU de Poitiers
M. Albouy-Llaty, S. Ayraud-Thévenot, A. Bousseau, C. Pétonnet, J. Latus, C. Laland, V. Migeot, O. Castel
Résumé > Un audit sur l’observance et la qualité de l’hygiène des mains (DM) a été réalisé au centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers, puis complété d’une étude sur la perception des étudiants infirmiers (EI) ayant joué le rôle d’auditeurs vis-à-vis de l’audit. Méthode. L’audit a été réalisé un jour donné en 2006, par 83 EI de deuxième année spécifiquement formés pour ce projet, dans 78 services du CHU (blocs opératoires et consultations exclus). 22 situations de soins (SS) prédéfinies pour lesquelles une DM était recommandée ont été étudiées. Résultats. 1 150 observations ont été réalisées avant l’une des SS prédéfinies et 1 120 après, soit en moyenne 15 observations par EI. Les professionnels les plus fréquemment observés étaient les infirmières/puéricultrices (42 % des observations), les aides-soignants (34 %), les médecins (10 %). Les SS le plus souvent observées étaient le nettoyage de la chambre et du mobilier (11 % des SS observées), la manutention et le brancardage (10 %), l’examen clinique (9 %), les soins d’hygiène corporelle (9 %). Avant SS, le taux d’observance de la DM était globalement de 52 % et allait de 8 à 76 % en fonction des SS, les taux les plus faibles correspondant aux injections, prélèvements et autres gestes invasifs. Après SS, le taux d’observance global de la DM était de 72 % et allait de 41 à 86 % en fonction des SS. L’objectivité de l’audit a été considérée moyenne par les EI et leur position d’auditeurs plutôt difficile. Conclusion. Suite à ce travail, les efforts ont été axés sur la formation du personnel à la DM et sur l’implantation des solutions hydro-alcooliques (SHA) au sein du CHU. En 2009, un autre audit d’observance évaluera l’utilisation des SHA.
Mots-clefs : Lavage des Mains – Main – Désinfection – Mécanismes Évaluation Soins – Adhésion aux Directives – Connaissances, Attitudes et Pratiques (Soins) – Hôpital – Lutte contre Infection.
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Contamination des tenues professionnelles par Staphylococcus aureus résistant à la méticilline dans des services de soins de longue durée
P. Gaspard, E. Eschbach, D. Gunther, C. Roth, L. Hamouda, A. Kasser, S. Schelcher, C. Koch, M. Louahla, M. Schmidt, A. Witschula, P. Schmidt, T. Schneiderlin, B. Vautrin, C. Naegel, F. Tome, S. Gayet, X. Bertrand, D. Talon
Résumé > Une évaluation de la contamination des tenues professionnelles (TP) des soignants par Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) a été réalisée dans trois services de soins de longue durée. Méthode. Les indications des tabliers plastiques à usage unique (TUU) et le contenu autorisé des poches ont été définis. Au cours de la période étudiée, les activités des infirmières (IDE) et aides-soignants (AS), les modalités d’utilisation des TUU et des poches ont été décrites. Des prélèvements microbiologiques ont été ensuite réalisés en fin de service au niveau des poches (zone P) et de la face ventrale des TP (zone T). Résultats. 512 prélèvements ont été réalisés. En l’absence de TUU, la fréquence de contamination de la zone T par le SARM était comprise entre 27,3 et 80,0 %. Le port d’un TUU pour les toilettes et les changes (AS), ou pour les pansements (IDE) n’était pas suffisant pour réduire significativement cette fréquence. En revanche, celle-ci était significativement plus faible lorsque les AS portaient également les TUU pour les aides aux repas (8,7 vs 34,9 et 31,2 %, p = 0,001). Pour les IDE, le port du TUU pour les pansements et pour les prélèvements biologiques a conduit à une faible fréquence de contamination, mais sans différence significative (10,0 versus 31,8 et 43,7 %, p = 0,07). Les fréquences de contamination de la zone P par SARM étaient comprises entre 18,1 et 60,0 % en l’absence des mesures de maîtrise recommandées. Dans le service ayant demandé la suppression totale du contenu des poches, la fréquence de la contamination était de 3,6 %. Conclusion. Les modalités de bon usage de la TP doivent être parfaitement définies dans les services de soins, notamment concernant l’utilisation du TUU et des poches, pour limiter les risques de transmission croisée, en lien avec une hygiène des mains rigoureuse.
Mots-clefs : Staphylococcus aureus Résistant à la Méticilline – Vêtements – Personnel Infirmier, Hôpital –Infection Croisée – Contrôle de l’Infection – Établissements de Soins de Long Séjour – Études d’Évaluation.
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Évaluation des pratiques de préparation cutanée de l’opéré dans un centre hospitalier universitaire
F. Raymond, N. Dubré, M.-L. Joly-Guillou, M. Eveillard
Résumé > Au centre hospitalier universitaire d’Angers, le protocole de préparation cutanée de l’opéré (PCO), validé en 2004, présentait certaines différences par rapport aux recommandations de la conférence de consensus de 2004 sur ce sujet. Il a donc semblé intéressant d’évaluer les pratiques de PCO avant de réviser le protocole et l’établissement a choisi de participer à l’audit national POP en 2007. Méthode. L’étude a été réalisée dans l’ensemble des blocs opératoires (BO) et des services de chirurgie (SC), à l’exception de la chirurgie pédiatrique. L’audit était basé sur l’observation directe des pratiques au BO et sur l’interview du patient opéré le jour de son intervention. Le recueil des données a été réalisé sur deux semaines par le personnel des BO et des SC. Résultats. Au total, 349 fiches ont été exploitables. L’information au patient sur la toilette préopératoire a été transmise dans 88,9 % des cas. Cette toilette a été réalisée dans 73,3 % des cas. En excluant les spécialités pour lesquelles une dépilation est sans objet, 71,8 % des patients ont été dépilés. Parmi eux, 59,7 % ont été rasés. La proportion de PCO comprenant une détersion correcte était de 39,6 %. Au total, une désinfection a été réalisée pour 92 % des patients. La traçabilité des actions réalisées en préopératoire était totalement conforme pour 36,7 % des interventions. Conclusion. Grâce à cet audit, de nombreuses non-conformités ont été identifiées dans la réalisation de la PCO. En complément de la révision du protocole, parmi les actions visant à l’amélioration des pratiques, ont été prévus notamment une information du personnel des services s’appuyant sur les résultats de l’étude, la mise à disposition de savon antiseptique à base de chlorhexidine, l’achat de tondeuses et de consommables à usage unique ainsi que des rappels relatifs aux obligations de traçabilité.
Mots-clefs : Peau – Désinfection – Infection de Plaie Opératoire – Lutte contre Infection – Prévention – Lignes Directrices – Évaluation Méthodes Santé.
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Modalités de préparation de l’alimentation du patient greffé de moelle osseuse
E. Gardes, X. Verdeil, N. Marty
Résumé > Le but de ce travail était de faire le bilan des modalités de préparation de l’alimentation des patients greffés de moelle (APGM) dans les centres de greffe français (CGF), en l’absence de consensus à ce propos. Méthode. Une enquête par questionnaire a été effectuée auprès des responsables des cuisines et du service d’hématologie de 16 CGF en août 2006. Résultats. Au total, sur les 16 CGF sollicités, douze ont répondu. L’APGM était essentiellement de préparation hospitalière pour sept cas, faisait appel en supplément à des plats industriels achetés sous forme de conserves ou barquettes filmées pour cinq cas, et deux CGF utilisaient exclusivement l’alimentation parentérale pour les allogreffés. Les modalités de traitement de l’APGM étaient variées : stérilisation au four pour quatre établissements sur douze, stérilisation en autoclave dans trois, « pasteurisation » pour trois et aucun traitement particulier par rapport aux autres patients dans deux. Pour composer le plateau de service, l’alimentation était répartie soit sur le lieu de production (c’est-à-dire cuisine centrale ou cuisine diététique) dans quatre établissements, soit dans un office dédié dans le service, disposant d’un four et/ou d’une hotte à flux laminaire suivant le niveau de traitement des aliments et du contenant. Les prélèvements à visée d’analyses microbiologiques au moment du service au patient n’étaient réalisés que dans un établissement. Conclusion. Cette étude a fait apparaître une grande diversité dans les modalités de préparation de l’APGM. Le risque infectieux lié à l’alimentation chez ce type de patients mérite d’être pris en compte. Une réflexion nationale serait donc utile pour valider une stratégie consensuelle.
Mots-clefs : Transplantation Moelle Osseuse – Malade Hospitalisé – Traitement Aliments – Microbiologie Alimentaire – Évaluation Méthodes Santé – Lignes Directrices.
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Hygiène et soins : quelle pratique quotidienne de l’éthique ?
C. Bosi, C. Leonnet, L. Santens, A. Marro, Y. Salaun, A. Geissler
Résumé > L’éthique médicale a une place mal définie dans les pratiques quotidiennes de soins. L’objectif de ce travail était de connaître le niveau de perception de l’éthique dans les activités de routine des professionnels de santé et de déterminer si la réflexion éthique (RE) pouvait être une voie de sensibilisation efficace à l’observance de bonnes pratiques d’hygiène (BPH). Méthode. Des médecins et des infirmiers issus de sept établissements de santé ont été interrogés au moyen d’un questionnaire comprenant des questions générales sur l’éthique médicale et d’autres spécifiques au non-respect des BPH. Résultats. Sur les 70 questionnaires distribués, 36 seulement ont été complétés, soit un taux de réponse de 51,4 %. Les répondants se répartissaient en 16 médecins et 20 infirmiers. La place de l’éthique dans l’exercice médical a été affirmée par l’ensemble des répondants. Parmi les situations identifiées comme donnant lieu à une RE, les plus fréquemment évoquées étaient la prise en charge de la fin de vie, les pratiques quotidiennes, le diagnostic et la justification de décision thérapeutique pour les médecins et, pour les infirmiers, l’organisation, la qualité et la décision dans les soins. Les liens entre éthique et BPH étaient confus pour la plupart des répondants. Pour certains, le non-respect des BPH ne relevait pas de l’éthique mais de la faute professionnelle. Conclusion. Une RE dans le cadre des actes de soins de routine pourrait être un axe de travail dans la lutte contre les infections nosocomiales. Notre questionnaire, testé sur un faible effectif, a été une première initiative pour sensibiliser les acteurs de soins aux aspects éthiques des manquements aux BPH. Des initiatives dans ce domaine sont à développer, le manuel de certification V2010 soulignant l’importance de sensibiliser les professionnels à la réflexion éthique.
Mots-clés : Éthique – Lutte contre Infection – Infection Croisée – Adhésion à Directive – Personnel Médical, Hôpital – Personnel Infirmier, Hôpital – Études d’Évaluation.
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En direct…du GERES Quelles mesures de santé publique pour prévenir les infections transmissibles par le sang chez les professionnels de santé en Afrique ?
C. Ciotti, G. Pellissier, W. Tosini, I. Lolom, C. Rabaud, D. Abiteboul, E. Rouveix, E. Bouvet et le GERES
Résumé >
Symposium satellite organisé par le GERES - 4 décembre 2008, Dakar, Sénégal
Le Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (GERES) poursuit ses actions pour contribuer à faire émerger et à entretenir une dynamique de prévention, surveillance et prise en charge des accidents d’exposition au sang (AES) dans les structures de soins des pays d’Afrique francophone, en particulier dans le cadre de partenariats ESTHER/Entraide Santé 92. Ainsi, a été organisé un symposium satellite lors de la 15e Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), qui s’est tenue à Dakar, Sénégal, du 3 au 7 décembre 2008. Ce symposium s’est articulé autour de deux thématiques de base : la prise en charge des AES et la vaccination contre l’hépatite B d’une part, et la prévention des AES d’autre part. Il a réuni plus de 130 professionnels de santé, médecins et paramédicaux, issus de différents pays d’Afrique francophone, venus échanger sur les AES autour de retours d’expériences nord-sud de soignants et d’établissements.
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