Mettez le doigt sur vos erreurs avec l’immersion 3D

La chambre des erreurs virtuelle, voilà une innovation dont on n’a pas fini d’entendre parler ! Présentée au congrès de la SF2H du 7 au 9 juin dernier, elle y a rencontré un succès retentissant. Le principe est simple : plongés dans une chambre d’hôpital en 3D, rencontrant des soignants virtuels, les joueurs devaient retrouver en 5 minutes les 7 erreurs d’hygiène qui s’y étaient glissées. Les spectateurs pouvaient suivre ces recherches en direct, via un grand écran en 2D. « C’est fabuleux et c’est une très belle façon d’aborder la pédagogie », s’enthousiasme Sophie Desmons, infirmière, après s’être prêtée au jeu. « C’est ludique et très réaliste, grâce à des détails que l’on rencontre au quotidien, comme un journal posé, Questions pour un Champion qui passe à la télé… C’est génial, parce qu’il est impossible d’arriver dans une chambre réelle pour détecter ce qui ne vas pas, mais c’est très important de savoir le faire. Il faudrait que ce soit obligatoire dans toutes les formations. », renchérissent deux autres infirmières participantes et exerçant en CHU.

Une chambre des erreurs virtuelle et pédagogique

Cette ferveur collective récompense le travail de Medipix, une start-up créée il y a trois mois par Vincent-Dozhwal Bagot. Ce médecin interne en santé publique s’est appuyé sur sa propre expérience et sur son talent de développeur, pour créer un serious game aussi formateur qu’amusant. « L’objectif est avant tout pédagogique. Cette technologie est très pratique pour apprendre les procédés. Elle permet aussi de faire ce dont on rêverait parfois, par exemple tout envoyer valser sans que cela n’ait de conséquence. C’est fun et ça dédramatise ! », explique-t-il. Le logiciel proposé peut aussi réaliser des statistiques, ce qui permet de comparer des joueurs et de suivre leur progression.

Dans un avenir proche, l’équipe de cette nouvelle société souhaite développer d’autres modules de jeux, pour simuler le fonctionnement d’un bloc opératoire et pour se perfectionner en hygiène des mains. Elle travaille aussi à peaufiner son modèle commercial, basé sur la location du matériel à la journée autour de 1500 € et la vente de ce dernier aux établissements de santé. « Il faut tout de même être un petit peu vigilant, nuance le gérant Vincent-Dozhwal Bagot, car dans certains cas très rares, l’immersion 3D provoque une sensation de vertige. » Le jeu demande dans tous les cas un petit temps d’adaptation aux néophytes. Une invention promise à un bel avenir… à en perdre l’équilibre !

Pour en savoir plus : www.medipix.fr