Comment améliorer l’hygiène des mains dans un hôpital — Expérience d’un CHU

Auteurs: Clément Legeay 1, Jean-Ralph Zahar 2, Valérie Thépot-Seegers 3, Delphine Hilliquin 1


Affiliations :

  • 1 - Unité de prévention de lutte des infections nosocomiales – CHU d’Angers – 4, rue Larrey – 49933 Angers cedex 9
  • 2 - Département de microbiologie clinique, unité de contrôle et de prévention du risque infectieux, groupe hospitalier Paris Seine Saint-Denis, AP-HP, CHU Avicenne, Bobigny France, IAME, UMR 1137, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité
  • 3 - Structure fédérative de recherche du pôle santé : Interactions cellulaires et applications thérapeutiques, Université d’Angers

Auteur principal : Dr - Clément Legeay - Unité de prévention de lutte des infections nosocomiales – CHU d’Angers – 4, rue Larrey – 49933 Angers cedex 9 - Email : clement.pharma@gmail.com

2017 Equipe Opérationnelle d''Hygiène Evaluation des pratiques professionnelles Hygiène hospitalière Hygiène manuelle Solution hydro-alcoolique

Résumé

Objectifs. Décrire une campagne multimodale d’amélioration de l’hygiène des mains dans un hôpital universitaire et rechercher quelles interventions parmi celles mises en place sont les plus efficaces. Méthodes. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive. La campagne (2014-2016) comprenait les interventions suivantes : formations, amélioration de l’équipement, audits de terrain, implications de leaders d’opinion. L’étude se déroulait dans un contexte d’épidémie de bactéries hautement résistantes et émergentes sur l’hôpital entier. Nous avons analysé l’effet de cette campagne, au travers des consommations en solutions hydro-alcooliques (SHA) de 2011 à 2013 (pré-intervention) et de 2014 à 2016 (intervention). En matière d’analyse statistique, un suivi au cours du temps par méthode ANOVA a été réalisé ; les variables étant associées aux consommations moyennant un modèle mixte de régression linéaire. Une comparaison des services à consommation élevée par rapport à faible a également été effectuée, à l’aide de tests de Fisher et Kruskal Wallis. Un p < 0,05 était considéré comme significatif. Résultats. Sur la période d’étude, 5 825 observations ont été effectuées. L’observance de 54,9 % en début d’étude atteignait 61,3 % en entrées/sorties de chambre en fin d’étude. L’intervention a permis une augmentation significative de 42 % des consommations de SHA entre 2011 et 2016. L’équipement en SHA était associé à cette augmentation, et la formation médicale était associée aux services ayant une consommation élevée. Conclusion. Par un travail de terrain conséquent, et au travers de plusieurs interventions coordonnées, il est possible d’améliorer l’observance de l’hygiène des mains dans un hôpital universitaire.

En savoir plus

Se connecter
S'abonner