Analyse des prescriptions de glycopeptides dans un centre hospitalier universitaire tunisien

Auteurs: Mohamed-Ali Youssfi 1, Houda Khazri 2, Chaker Bouguerra 3


Affiliations :

  • 1 - Service de pharmacie, pharmacologie et de pharmacotechnie hospitalière – Hôpital militaire principal d’instruction – Centre hospitalier universitaire de Tunis – Mont Fleury – 1008 Tunis
  • 2 - Service d’anesthésie-réanimation – Centre hospitalier universitaire de Tunis – Hôpital militaire principal d’instruction – Tunis – Tunisie
  • 3 - Service de médecine préventive et d’hygiène hospitalière – Centre hospitalier universitaire de Tunis – Hôpital militaire principal d’instruction – Tunis – Tunisie

Auteur principal : Pr - Mohamed-Ali Youssfi - Service de pharmacie, pharmacologie et de pharmacotechnie hospitalière – Hôpital militaire principal d’instruction – Centre hospitalier universitaire de Tunis – Mont Fleury – 1008 Tunis - Email : medaliyousfi@yahoo.fr

Résumé

Objectif. Analyser les indications et la qualité des prescriptions de glycopeptides (GP) à l’hôpital militaire rattaché au centre hospitalier universitaire de Tunis. Matériel et Méthodes. Étude rétrospective, descriptive, d’une durée d’un an et effectuée sur la base des ordonnances validées (Orva) de vancomycine et de teicoplanine reçues par la pharmacie à usage interne. Résultats. Un total de 709 Orva a été étudié incluant la vancomycine dans 70,7 % des cas et la teicoplanine dans 29,3 % des cas. Un tiers des prescriptions (35,5 %) étaient conformes à l’AMM et 64,5 % étaient hors AMM. L’indication principale pour laquelle le GP était prescrit était une septicémie. La documentation concernait les indications curatives. Initialement, 14 % des prescriptions de GP étaient documentées d’emblée alors que 86 % étaient probabilistes. Après 5 jours de traitement, seules 19 % de ces dernières étaient secondairement documentées. Les germes isolés couverts par les GP étaient les staphylocoques suivis par les entérocoques. Parmi les prescriptions non documentées dont le prélèvement comportait un ou plusieurs germes non couverts par les GP, 73 % d’entre elles avaient été arrêtées tandis que 27 % d’entre elles n’avaient pas été réévaluées. Une dose de charge avait été réalisée dans 35 % des prescriptions. Conclusion. Cet état des lieux a permis de mettre en évidence plusieurs pratiques inappropriées, et ce malgré la mise en place de la prescription nominative validée pour rationaliser leur usage. Il est donc nécessaire d’optimiser l’utilisation des GP par des mesures correctives.

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