Étudier les réservoirs de bactéries responsables d’infections associées aux soins pour mieux les détecter : le cas des bactéries productrices de carbapénèmases

Auteurs: Sophie Baranovsky 1, 2, Estelle Jumas-Bilak 2, Patricia Licznar-Fajardo 2, Valérie Alarcon 2, Sylvie Parer 2, Sara Romano-Bertrand 2


Affiliations :

  • 1 - Centre hospitalier universitaire de Montpellier – 80 avenue Augustin Fliche – 34295 Montpellier cedex 5 – France
  • 2 - HydroSciences Montpellier – IRD – CNRS – Univ Montpellier – Département d’hygiène hospitalière – CHU de Montpellier – Montpellier – France

Auteur principal : Dr - Sophie Baranovsky - Centre hospitalier universitaire de Montpellier – 80 avenue Augustin Fliche – 34295 Montpellier cedex 5 – France - Email : s-baranovsky@chu-montpellier.fr

Résumé

  Objectif. L’objectif de cette étude était d’identifier les réservoirs environnementaux de persistance des bactéries productrices de carbapénémases (BPC) dans l’environnement proche du patient. Méthodes. Les surfaces de la chambre de patients porteurs ou infectés par des BPC ont été prélevées par écouvillonnage, 24 heures après l’entretien de la chambre. Après enrichissement puis isolement sélectif, chaque souche a été identifiée avec un instrument de type Matrix Assisted Laser Desorption Ionisation - Time of Flight (Maldi-Tof). Les pratiques d’hygiène ont été auditées et améliorées si besoin dans les 19 services accueillant ces patients. Résultats. 2 677 prélèvements ont été réalisés dans les chambres de 32 patients. Au total 238 souches ont été isolées dans les chambres des patients, et se répartissaient en : Klebsiella pneumoniae (n=100), Enterobacter cloacae (n=57), Escherichia coli (n=22) et Acinetobacter baumannii (n=59). Le taux de contamination des chambres variait de 0 % à 31,1 %. Il n’était lié ni aux espèces de BPC, ni au statut porteur ou infecté des patients, ni au type de service. Les catégories de surfaces présentant les plus forts taux de contamination étaient le mobilier (30 %) et les points d’eau (26 %). Conclusion. Ces résultats révèlent des surfaces à risque, formant des réservoirs privilégiés de transmission de bactéries responsables d’infections associées aux soins. Ces surfaces sont donc à cibler en priorité lors de l’entretien d’une chambre et lors des contrôles microbiologiques dans celle-ci, par exemple lors d’épidémies.

2019 Bactérie multi-résistante Décontamination Environnement Gestion des surfaces Prélèvement

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