Les freins à l’utilisation des produits hydro-alcooliques

Auteurs: Bérengère Derrien 1, 2, Sandra Colliaux 1, 3, Amélie Morin-Le Bihan 1, 4


Affiliations :

  • 1 - Réseau opérationnel rennais de lutte contre les infections nosocomiales (Rorlin), Rennes
  • 2 - Infirmière hygiéniste, pôle Saint Hélier, Rennes
  • 3 - Infirmière hygiéniste, centre hospitalier (CH), Saint-Méen-Le-Grand
  • 4 - Praticien hygiéniste – équipe opérationnelle d’hygiène – centre hospitalier universitaire – CHU de Rennes – 2 rue Henri Le Guilloux – 35033 Rennes Cedex 9

Auteur principal : Dr - Amélie Morin-Le Bihan - Praticien hygiéniste – équipe opérationnelle d’hygiène – centre hospitalier universitaire – CHU de Rennes – 2 rue Henri Le Guilloux – 35033 Rennes Cedex 9 - Email : amelie.morin@chu-rennes.fr

Résumé

Objectif. Une enquête a été proposée à 9 établissements d’Ille-et-Vilaine ayant une activité de soins de suite et réadaptation ou de gériatrie, notamment afin d’identifier les freins à l’utilisation des produits hydro-alcooliques (PHA) des professionnels. Méthode. Un questionnaire comportant 24 propositions de freins a été transmis ; les professionnels pouvaient cocher la ou les propositions correspondant à leurs opinions. Résultats. Huit des 9 établissements ont participé à cette enquête. 470 questionnaires ont été recueillis, représentant 1 293 freins à l’utilisation des PHA. Les 4 freins les plus fréquemment retrouvés étaient : le PHA est irritant, desséchant (49 % des professionnels) ; je préfère me laver les mains (38 %) ; j’oublie de montrer au patient comment utiliser le PHA (35 %) ; le PHA est possiblement toxique pour ma santé (31 %). Sur l’ensemble des réponses, 9 % des salariés déclaraient n’avoir aucun frein à l’utilisation des PHA et le nombre moyen de freins par salarié était de 2,75. Ce nombre moyen variait cependant beaucoup suivant les établissements ainsi que le pourcentage de salariés n’ayant aucun frein, ce qui montre que la perception des PHA est aussi liée aux représentations individuelles et socioculturelles des salariés. Conclusion. Développer l’utilisation d’outils pédagogiques permettant de travailler sur les représentations, les comportements, la perception de l’hygiène des mains au cours des formations futures, devrait permettre d’améliorer l’hygiène des mains par friction au quotidien.

2018 Croyance Culture Qualité Hygiène manuelle Prévention des infections Réticence Solution hydro-alcoolique

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