Place et efficacité de l’antisepsie et de la désinfection dans la transmission croisée de Staphylococcus aureus méticillino-résistant dans deux services hospitaliers

Résumé

Afin d’orienter les mesures de prévention de la colonisation croisée par Staphylococcus aureus méticillino-résistant, nous avons mesuré le taux de contamination de l’environnement dans deux services à forte prévalence de colonisation cutanée et la prévalence du manuportage ainsi que du portage chronique chez le personnel soignant. L’isolement technique et la décolonisation des sites positifs (nez et/ou plaies) étaient pratiqués vis-à-vis de tous les patients positifs à l’admission. Un suivi hebdomadaire des patients permettait de mesurer le taux d’acquisition et l’efficacité de la décolonisation. Une détection du portage nasal chez le personnel était réalisée ainsi que des empreintes bactériologiques des mains. Enfin des prélèvements d’environnement étaient réalisés sur différents sites dans les chambres des patients intégrés dans l’étude. La prévalence de la colonisation à l’admission était de 4,5 % patients admis et l’incidence de la colonisation acquise a été de 0,3 %. La décolonisation nasale par mupirocine a été efficace chez six des sept patients évaluables alors que la décolonisation cutanée sur plaie par Amukine® ne l’a été que chez deux des sept patients. Aucun prélèvement nasal n’était positif mais 8,3 % des empreintes de mains étaient positives, dans un cas sur deux sans aucun contact avec les patients. Six chambres sur sept occupées par des patients porteurs étaient contaminées sur un total de neuf sites. En conclusion, si le personnel soignant ne représente pas un réservoir de contamination, par contre l’environnement peut jouer le rôle de réservoir secondaire à l’origine de la transmission croisée de SAMR.

1999 Antisepsie Etablissement sanitaire Méticilline Prévention des infections Résistance aux antibiotiques Staphylococcus aureus Transmission croisée

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