Sécurisation de l’administration intraveineuse des médicaments : retour d’expérience d’un service de réanimation polyvalente

Résumé

Un suivi prospectif des complications infectieuses, ou non, liées aux sites implantables posés et suivis dans huit services du Centre Hospitalier Universitaire Lyon-Sud a été réalisé du 1er janvier 1996 au 31 décembre 1997, après la mise en place d'un protocole de soins proposant une asepsie simplifiée après cicatrisation. 549 sites implantables ont été posés chez 530 patients. L'indication principale était la chimiothérapie (94,5 %). 239 complications ont été observées (0,43 par site, 3,4 pour 1 000 jours-cathéter) : absence de reflux (82), obstructions (39), inflammations (25), infections (17, 0,031 par site, 0,24 pour 1 000 jours-cathéter), diffusions (15), autres (61). 209 sites ont subi une ablation. Les motifs ont été : décès (133), fin d'usage (37), infection (13), obstruction (12), désadaptation du cathéter (4), non précisé (10). Par rapport à des études réalisées dans des populations comparables, le taux de complications non infectieuses est élevé (1,9 pour 1 000 jours-cathéter), mais celui des complications infectieuses (0,24 pour 1 000 jours-cathéter) est proche des meilleurs résultats publiés (0,21 et 0,23). Ce résultat montre qu'un allègement des mesures d'asepsie après cicatrisation est possible.

2000 Épidémiologie Infection Réanimation Retour d'expérience Voie intraveineuse

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