Une EPP innovante en nutrition clinique et… en hygiène

Les accès veineux centraux pour la nutrition parentérale (NP) sont indispensables à la prise en charge des patients en insuffisance intestinale chronique ou aiguë. Leur utilisation requiert une rigueur absolue dans le suivi des protocoles de soins, rigueur garante d’une réduction du risque de complication. Ces complications multiples, mais au premier rang desquelles se trouve l’infection, altèrent la qualité de vie des patients, sont sources d’interruption du traitement de NP, de morbimortalité, d’hospitalisations imprévues, de surcoûts ; elles peuvent conduire au retrait de l’accès veineux et leurs répétitions à un épuisement du capital veineux préjudiciable à la prise en charge ultérieure. Les accès veineux centraux sont principalement des cathéters veineux centraux insérés directement dans le territoire veineux cave supérieur, généralement tunnélisés, avec ou sans manchon sous-cutané, avec ou sans valve terminale, reliés à une chambre implantable (cathéter à chambre implantable) ou non (cathéter à embout externe ou voies veineuses centrales). Plus récemment, les cathéters veineux centraux insérés sur des veines profondes des membres supérieurs (peripherally inserted central catheter [PICC]) ont connu une diffusion importante dans cette indication de NP suite à la vulgarisation de leur pose sous échographie. La connaissance des risques, l’éducation thérapeutique des patients et des proches, la formation des soignants intervenant, la mise à disposition de documents consensuels d’information, de gestion des soins et de prise en charge des complications sont parmi les éléments indispensables à la prévention et au traitement des complications des accès veineux (VVC) pour la NP. Ce document propose des critères d’évaluation et d’amélioration des pratiques issus principalement de recommandations nationales de bonnes pratiques et sur la prévention et le traitement des complications des VVC. Ce programme d’évaluation des pratiques professionnelles comporte deux parties. La première partie, organisationnelle, évalue l’état des moyens mis en place dans le secteur et/ou le réseau de soins donné. La seconde partie est proposée sous la forme d’un audit, afin d’évaluer le respect des procédures dans l’ensemble des secteurs de soins concernés, y compris le domicile, en comparaison des recommandations disponibles. Cette seconde partie d’audit, très exhaustive, porte sur de nombreux critères, et peut être limitée à certains d’entre eux en fonction des priorités institutionnelles et des possibilités locales.

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