Hygiènes XVIII - n° 3 Mai 2010
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Le Dernier Numéro
Risque infectieux chez les patients pris en charge en hospitalisation à domicile
S. Seveignes, S. David, C. Chemorin, P. Girardo, C. Del Signore, P. Vanhems
Résumé > Un programme de surveillance des infections a été développépar Soins et Santé, hospitalisation à domicile (HAD) à Lyon. Il s’agit dedécrire la population, de mesurer l’incidence des infections chez les patientsexposés aux dispositifs médicaux invasifs, voies veineuses centrales et sondesurinaires en 2003 et 2004. L’incidence pour 1 000 jours d’exposition a étérapportée ainsi que les germes impliqués. Seules les premières infectionsnosocomiales par site ont été analysées. Neuf cent vingt-quatre séjours ont étéanalysés, soit 658 patients. Les pathologies étaient dans 73,4 %, un cancer,25,8 %, une autre pathologie et 0,8 % un sida. Pour 20,2 % des séjours, il aété retrouvé une sonde urinaire et quinze infections urinaires sur sonde ontété identifiées, le taux brut d’incidence pour 1 000 jours a été de 1,4 (IC à95 % : 0,8-2,3), le délai moyen d’acquisition de l’infection a été de 77,8 j ±120,4. Pour 54 % des séjours, il a été retrouvé une voie veineuse centrale et23 premiers épisodes de bactériémie ont été identifiés, le taux brutd’incidence pour 1 000 jours a été de 1,1 (IC à 95 % : 0,7-1,6), le délai moyend’acquisition de l’infection a été de 51,8 j ± 72,3 (méd = 29 j). Dans uneinfection urinaire et deux bactériémies, des germes multirésistants ont étéretrouvés. On observe l’émergence de souches résistantes aux antibiotiques enHAD. Cette étude a permis de valider une méthodologie spécifique à l’HAD etd’évaluer la faisabilité d’une démarche continue de surveillance. Mots-clés : Contrôle de l’Infection ¬– Hospitalisation à Domicile – Incidence – Dispositifs invasifs.
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Enquête de prévalence des infections réalisée en 2008 dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes en Drôme-Ardèche
N. Armand, C. Faure, C. Comte, J. Hajjar
Résumé > L’équipe en charge du programme de prévention des infectionsassociées aux soins en EHPAD Drôme-Ardèche a réalisé une enquête de prévalencedes infections en octobre 2008. Objectifs. Estimer les taux de prévalence desinfections, des facteurs de risque, des antibiotiques, et des escarres ;mesurer les taux de vaccination contre la grippe et le pneumocoque ;sensibiliser les professionnels. Population et méthode. Elle incluait tous lesrésidents présents le jour de l’enquête sur l’EHPAD volontaire. La méthodologieet les définitions retenues étaient celles de l’enquête nationale de prévalencedes infections nosocomiales de juin 2006. Résultats. 1 479 résidents ont étéinclus, d’âge moyen 86 ans parmi lesquels : 42,2 % étaient dépendants ; 1,8 %était porteur de dispositifs invasifs : sondes urinaires et/ou cathétersvasculaires. Le taux de vaccination contre la grippe était de 76,8 % et contrele pneumocoque de 24,4 %. Les principaux sites infectés étaient peau et tissusmous, urinaire et respiratoire pour un taux de prévalence des infections à 6 %.La prévalence des escarres était de 5,2 %, celle des antibiotiques 3,9 %.Conclusion. De nouveaux objectifs de travail ont été fixés avec l’équiped’hygiène et les médecins coordonnateurs souhaitent continuer l’expérience dela surveillance. Mots-clés : Enquête de Prévalence – EHPAD – Infections – Personnes âgées – Surveillance.
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Prévalence des infections nosocomiales dans les hôpitaux préfectoraux de la région du Grand Casablanca (Maroc)
S. Hassoune, S. Nani, O. El Menzhi
Résumé > Une enquête de prévalence des infections nosocomiales a étémenée à la région du grand Casablanca en avril 2006. Objectifs. Établir un étatdes lieux initial et dégager les priorités d’action dans la lutte contre lesinfections nosocomiales. Méthodes. cette étude descriptive, transversale, aconcerné les huit hôpitaux préfectoraux de la région et a inclus tous lespatients qui étaient hospitalisés le jour de l’enquête. La collecte des donnéesa été faite par des questionnaires pré-testés remplis par des enquêteurspréalablement formés. Résultats. Le nombre de patients inclus était de 409. Laprévalence globale des malades porteurs d’une infection nosocomiale était de4,4 %. Le site opératoire occupait la première place et représentait 48 % del’ensemble des infections suivi par les infections sur cathéter puis les infectionsurinaires. La prévalence la plus élevée était retrouvée dans les services deréanimation où elle était de 20 % suivie par les services de chirurgie. Lesgermes les plus fréquents étaient Klebsiella pneumoniae et Staphylococcusaureus. Conclusion. Cette première enquête a permis de faire le point surl’ampleur du problème des infections nosocomiales dans les hôpitauxpréfectoraux de la région du grand Casablanca et de définir les sitesinfectieux les plus fréquents afin de guider les actions préventives et la miseen place d’une surveillance continue de ces localisations. Mots-clés : Infection nosocomiale – Prévalence – Enquête – Prévention.
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Le risque des savons contaminés : expérience du centre hospitalier universitaire de Rennes
S. Buffet-Bataillon, M. Aupée, H. Lerouge, I. Girot, M. Cormier
Résumé > Le lavage des mains avec de l’eau et du savon est unepratique essentielle afin de prévenir tout risque de transmission croisée demicroorganismes entre patients. Différents savons, distributeurs,conservateurs, durées de conservation existent sur le marché. Au centrehospitalier universitaire de Rennes, la survenue d’une épidémie à Serratiamarcescens a conduit à auditer les pratiques en hygiène, à réaliser uneinvestigation microbiologique environnementale et une enquête épidémiologiquede type cas-témoin. Cette démarche a permis de montrer que la contamination d’unsavon doux était la source de S. marcescens. Le lien entre la contaminationd’un savon et la survenue de colonisations ou d’infections nosocomiales a étépeu décrit dans la littérature ; il a été analysé dans cet article. Cetteanalyse montre qu’afin d’éviter la contamination des savons, une durée deconservation d’un mois après ouverture et un mode de distribution inviolablesans remontée d’air ambiant de ceux-ci est à promouvoir. Cet article insisteégalement sur l’importance de la désinfection hygiénique des mains parfriction. Mots-clés : Savon – Contamination – Serratia marcescens – Réanimation pédiatrique – Hygiène des Mains.
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Évaluation de la procédure d’éducation à l’hygiène des mains de patients hospitalisés en médecine physique et de réadaptation
B. Barrois, P. Ribinik, B. Davenne, O. Hassani, M.-C. Neusy, H. Boureau, C. Françoise, A. Quesnot, V. Kurer, S. Desmond, M. Thiessard
Résumé > De nombreux travaux démontrent l’intérêt de l’hygiène desmains des soignants pour prévenir la transmission manuportée desmicro-organismes et diminuer le développement des germes multirésistants. Peude travaux s’intéressent à l’hygiène des mains des patients qui participent aurisque de transmission manuportée des germes. En 2002 la survenue d’un pic debactéries multirésistantes et tout particulièrement de staphylocoques a conduità impliquer les patients dans l’amélioration de l’hygiène des mains, sous laforme d’une éducation pendant leur séjour en service de médecine physique et deréadaptation avec évaluation formalisée et étude de la corrélation avec l’écologiebactérienne du service. Les résultats obtenus par cette démarche continue sontpérennes depuis 2003 et très encourageants : avec une lente progression dunombre de patients éduqués mais une rapide diminution du pourcentage destaphylocoques epidermidis méthicillino-résistant. La formalisation des actionspermet, malgré l’évolution du personnel, le maintien des résultats. L’intérêtde l’éducation des patients est confirmé par les résultats obtenus. Mots-clés : Hygiène des Mains – Éducation des Patients – Bactérie multi-résistante – Coordination pluridisciplinaire.
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Les trachéobronchites chez les patients intubés : identification et prise en charge
S. Nseir, D. Makris, A. Durocher
Résumé > La trachéobronchite acquise sous ventilation mécanique(TAVM) est une infection fréquente en réanimation. Cette infection représenteune étape intermédiaire entre la colonisation trachéobronchique et la pneumonieacquise sous ventilation mécanique (PAVM). La TAVM est définie par tous lescritères suivants : fièvre (> 38°) en l’absence de toute autre cause,aspirations trachéobronchiques purulentes, absence de nouvel infiltrat à laradiographie thoracique et examen cytobactériologique trachéal positif(≥ 106 cfu/ml). Cette infection est souvent provoquée par Pseudomonasaeruginosa et caractérisée par l’inflammation des voies respiratoiresinférieures et l’augmentation du volume des sécrétions trachéobronchiquesprovoquant une prolongation de la durée de ventilation mécanique etd’hospitalisation. Une étude randomisée en double aveugle contre placebo aévalué l’impact de l’antibiothérapie par voie inhalée sur le devenir despatients présentant une TAVM. L’antibiothérapie inhalée a significativementaugmenté le nombre de jours sans ventilation mécanique et la probabilité dusevrage de la ventilation mécanique, et a réduit le risque de PAVM ultérieureet l’émergence de bactéries multirésistantes. Une autre étude récenterandomisée contrôlée a évalué l’impact de l’antibiothérapie systémique sur ledevenir des patients présentant une TAVM. L’antibiothérapie était associée àune augmentation du nombre de jours sans ventilation mécanique, et à uneréduction du pourcentage de patients présentant une PAVM ultérieure et du tauxde mortalité. Conclusion. L’antibiothérapie semble avoir des effets bénéfiqueschez les patients présentant une TAVM. D’autres études sont nécessaires afin deconfirmer ces résultats. De plus, la durée optimale de l’antibiothérapie chezces patients devrait être définie. Mots-clés : Trachéobronchite – Ventilation mécanique – Pneumonie – Infection nosocomiale.
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La sécurisation microbiologique de l’eau à son point d’usage : l’apport de la technologie Behring™
F. Squinazi, X. Pellet
Résumé > La technologie Behring™ associe au point d’usage de l’eauune cavitation hydrodynamique pour dissocier les agrégats bactériens présentsdans l’eau et une tête UV traitant l’eau uniquement lors de son passage. Lesessais réalisés en laboratoire sur des inoculums bactériens et dans desconditions réalistes sur le terrain avec présence de biofilm ont montrél’efficacité de la tête de débactérisation sur diverses bactéries (Pseudomonasaeruginosa, Escherichia coli, Legionella spp. et flore aérobie revivifiable).Ce nouveau dispositif de traitement terminal de l’eau est d’un intérêt majeurdans des environnements sensibles. Mots-clés : Cavitation hydrodynamique – Biofilm – Ultraviolets – Sécurité de l’Eau.
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