Intro | Guide de bonnes pratiques de traitement des dispositifs médicaux réutilisables

Les dispositifs médicaux (DM) sont des éléments importants dans la prise en charge des patients et font ainsi partie de l’univers des soins. La complexité de certains DM n’a cessé de croître ces dernières années, et la réglementation a évolué en réponse au besoin croissant de sécurité sanitaire et à leur évolution technologique. Si certains sont à usage unique, d’autres à usage multiple doivent subir un traitement (nettoyage, désinfection ou stérilisation) sans faille afin de ne pas être à l’origine d’infections associées aux soins (IAS). Aujourd’hui, les problématiques de développement durable et de limitation de l’impact environnemental font rediscuter le recours aux dispositifs médicaux réutilisables (DMR) par rapport aux DM à usage unique. Au cours des vingt dernières années, législation et recommandations ont décrit et optimisé la prise en charge spécifique de DM particuliers (endoscopes, sondes endocavitaires…).

La Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) a donc décidé d’actualiser le Guide des bonnes pratiques de désinfection des dispositifs médicaux, paru en 1998, élaboré à la fois par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) et le Comité technique national des infections nosocomiales (CTIN) et soutenu par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité. Ce guide a pour objectif de recenser les dernières recommandations en vigueur concernant ces traitements spécifiques en un document unique. Il aborde les différentes étapes et les divers procédés de traitement des DMR en excluant la stérilisation par autoclavage qui est par ailleurs bien définie et organisée. Ce guide aborde également le traitement de DMR spécifiques (units dentaires, oxygénation par membrane extracorporelle [ECMO], sondes d’échographie endocavitaires y compris celles utilisées en peropératoire…) ainsi que les équipements complexes tels que les respirateurs. Le traitement des endoscopes qui fait déjà l’objet d’autres guides/recommandations ne sera pas abordé.

Afin de faciliter le travail des acheteurs, des ingénieurs biomédicaux et des experts en prévention du risque infectieux (PRI), ce guide conseille d’aborder le traitement du DMR dès son projet d’achat (cahier des charges) afin de choisir la méthode la plus adaptée, c’est-à-dire sans risque de le détériorer, tout en garantissant la sécurité des usagers et des soignants ainsi que le respect de la législation française.

Nous remercions les membres du groupe de travail qui à travers leur expérience et leur expertise ont contribué à l’élaboration de ce guide qui, nous l’espérons, répondra à vos attentes et sera utile à la sécurité et à la prévention du risque infectieux lors des soins prodigués aux patients et résidents. Nous remercions également les membres du groupe de relecture pour le temps passé à la lecture du guide avant sa publication.