Le GERES doit-il disparaître par manque de financement public ?

La Direction générale de la Santé (DGS) a permis au GERES d’exister depuis sa création, au même titre que d’autres associations de lutte contre le VIH. Elle a aussi permis au GERES de dynamiser les acteurs de soins dans la prévention des AES puis dans la maîtrise des risques infectieux liés aux soins des soignants. Pour autant, en 2025, la DGS a décidé de suspendre la subvention annuelle qui rendait possible la poursuite des actions du GERES, notamment la pérennité de son site. Le versement d’une subvention en 2026 par la DGS est incertain.

Cette décision pourrait être considérée comme logique compte tenu de la réduction des AES et des contaminations professionnelles VIH, VHC, VHB, depuis les années 2000. Cependant, le champ d’action du GERES est beaucoup plus large que la prévention du VIH. En 35 ans d’existence, grâce à son approche pluridisciplinaire et à son large réseau, de la pandémie VIH à la pandémie Covid-19, des AES aux vaccinations des soignants et aux risques infectieux respiratoires, le GERES a activement participé à l’identification des risques infectieux des soignants et à leur prévention, avec un impact mesurable sur leur sécurité, une des facettes de la sécurité des soins et aussi sur leur qualité de vie au travail.

Pour autant le GERES ne baisse pas les bras et souhaite poursuivre ses actions d’information et ses collaborations. En attendant des jours meilleurs nous avons besoin de vous pour y parvenir pendant les mois à venir.

Contact : GERES Université Paris Cité Faculté de Médecine – Site Bichat – 16, rue Henri Huchard 75890 PARIS Cedex 18